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Des fois, vaut mieux l'écrire que de le subir. Confucius

dimanche 24 juillet 2011

Quelque part en Mauricie

Aujourd’hui dimanche, dernière journée de mes vacances officielle, on avait décidé de faire un tour en Mauricie. La première raison, l’officielle, était que quelque part à St-Léon-le-Grand, il y avait « Les vivaces nordiques ». Avec full d’hémérocalles, c’était comme un incontournable. Pour attirer Marilou, on avait pensé à une halte aux chutes Ste-Ursule. Un bon plan. De plus, ce tour me permettait de remonter dans le passé. Pour les néophytes, sachez que j’y ai vécu quelques années de ma vie de 1974 à 1979. Pour les ceuzes qui le savaient, ben, vous le saviez déjà!

De bon matin – en fait, il était pratiquement 11h – nous sommes partis gaiement d’une Ile, une ville vers l’Est qui n’est pas tout à fait l’Est puisque notre bon et unique fleuve n’est pas vraiment franc Est. Mon instinct m’a fait sortir de la 40 un peu avant Louiseville pour arriver directement au coin de la Caillette – qui est maintenant Saputo mais bon! – pour y prendre un léger sac de fromage en grains ainsi qu’un autre de beignet aux patates, question de survivre même si Chantal nous avait concocté un lunch des plus bourratifs, mais comme la route peut être parsemée d’embûches, mieux vaut ne pas prendre de chance!

De la 138, on est tourné sur la 348 qui mène aux chutes mais aussi à St-Édouard où était situé le chalet familial que fuyait comme la peste mon frère! Mais pour moi, c’était un peu le bonheur! Deuxième bon souvenir de la journée et elle ne faisait que débuter.

La dernière fois que j’étais passé par les chutes de Ste-Ursule, c’était gratos! Fini les gratuités maintenant. Ça en valait quand même le coût puisque durant le périple, en plus de voir un magnifique paysage, la chute la vue et tout le tintouin, on a réussi à monter et descendre plus de 500 marches. Même pas sur les genoux et même pas pendant les séries! Faut le faire. Quand Marilou a eu un peu son voyage des chutes, de l’eau et des moustiques, on a fait un « move »!

Il était temps de reprendre la route… 348 vers le nord, mais pas pour longtemps puisqu’à la 350 qui menait à Ste-Angèle-de-Prémont, on a tourné. Si je me rappelle bien, c’est de là que venait ma blonde de l’époque; une certaine Jeannine… Pauvre fille, s’appeler Jeannine! Je ne me souviens plus du nom de famille, il y a tellement longtemps! Me semble qu’elle était bien gentille. Troisième souvenir!

On  a tourné à droite pour se rendre aux hémérocalles. C’était pas tellement loin, à St-Léon! Le site était plein de ces fleurs qui font la joie de ma blonde. De toutes les sortes, de toutes les couleurs et surtout… de tous les prix!  On en a embarqués 4 plants du nom de Black-cat-woman-straberry-field-forever-honesty-whatever… Je vous dis que ça va être beau en joualvert! On a continué la route en redescendant vers Louiseville et on est arrivés là-bas par la 349, soit la route qui croise presque l’école dans lequel j’ai fait ma 6e année, la Jean XXIII. Marilou était bien contente de voir une des écoles de son vieux père… Quatrième souvenir!

Tant qu’à être dans le coin, on a continué vers l’Est qui n’est pas vraiment l’Est pour y faire une halte-souper au fameux Restaurant le Grec. C’est son nom. C’est aussi de là que vient la meilleure pizza au monde selon mon humble avis et celles de bien d’autres. Faut l’essayer! Pour ma part, je la connais depuis le milieu des années ’70, c’est tout dire! Cinquième souvenir!

Une journée que je classerai dans la catégorie : Belle journée en famille à ne surtout pas oublier. Que ma mémoire déficiente et surtout celle Marilou puissent ainsi la garder dans le bon tiroir…

jeudi 21 juillet 2011

La journée

Comme à tous les ans chez nous avait lieu aujourd’hui la journée « je décide tout » de Marilou. Effectivement, à sa fête ou alentour quand la journée de sa fête est trop chargée logistiquement parlant, il y a une journée durant laquelle Marilou décide de tout ce qui se passe pour la famille.

Quand nous avons débuté cela il doit bien y avoir cinq ans, peut-être quatre, ce fut relativement simple, les demandes étant plutôt limitées par les connaissances…

Je me demandais bien de quoi aurait l’air celle de cette année et comme elle vient à peine de se terminer, je voulais partager mes états d’âme avec d’autres.

Il y avait un bout de temps qu’elle voulait retourner au musée des enfants à Laval et ça n’adonnait pas vraiment dans les plans et on en revenait toujours à se dire que lors de sa journée « je décide tout », elle pourrait se reprendre. Elle ne l’avait donc pas oublié. Ce matin, à son réveil, la première chose qu’elle m’a dite après s’être assuré que nous étions bien la bonne journée même si on en avait jasé abondamment la veille ce fut que la première activité de la journée serait d’aller au Musée des enfants. Comme la dernière fois qu’elle y était allée c’était avec sa mère, il allait de soi que mon tour était arrivé. Idéalement, on essaie de ne pas payer deux fois pour la même chose à moins que ce soit fort intéressant comme dans le genre fort fort lointain de notre ami Shrek. De plus, Chantal et moi doutions un peu des capacités de ce site pour notre grande de 8 ans. Nous sommes donc montés joyeusement vers le 450 du nord. Chantal nous a donc laissé là-bas et est repartie vers le Botanix du coin et vers d’autres soudaines obligations. Faut dire que pour la journée qu’on vivait, les allées extérieures du Botanix devaient être dans le très ensoleillé et surtout très chaude. Non, plutôt très très chaude.

Marilou et moi sommes entrés dans le musée sans plus attendre. La madame qui nous a accueillis était vêtue comme un docteur et c’est la raison pour laquelle quand elle a voulue étamper la main du ti-pou qui nous précédait, il s’est soudainement mis à s’époumonner en se sauvant de l’étreinte de sa mère. Je crois qu’il pensait se faire piquer par le méchant médecin au si charmant sourire mais l’histoire ne le dit pas. Marilou n’a pour sa part aucunement hésité. Une étampe ça ressemble un peu à un tattoo, alors… C’est Roxanne qui serait fier d’elle dans ses occasions! Pas tellement son père, mais ça c’est une autre histoire qu’on verra un peu plus tard. Le musée fait surtout référence à différents métiers, nous avons donc eu droit à une ambulance avec petits costumes d’ambulanciers, auto de police avec les costumes appropriés, pompiers, vétérinaire, épiciers, restaurateurs, instituteurs, aviateurs, cosmonautes – c’est certain, à Laval! – artistes de tous genres, hommes des cavernes – celui-là, je ne l’ai pas pogné – fermiers, gens de la construction et j’en oublie probablement considérant ma toujours légendaire mémoire un peu déficiente. Marilou a bien aimé! Après quoi j’ai callé le mom’s taxi et nous nous sommes dirigés vers le McDo le plus près parce que son Joyeux festin de wrap au poulet avec pommes au lieu des frites ainsi qu’un délicieux Frutopia l’attendaient avec impatience. C’est elle qui décidait!

Après tout cela, elle nous a proposé d’aller jouer au parc mais étant donné le 45 degrés qui trainait dehors, nous avons osé influencer un peu sa journée en lui proposant une séance de cinéma. Parents indignes que nous sommes, va! Elle a accepté avec joie. Sans aucun problème même! Nous sommes donc allés voir « Le gardien du zoo » avec en vedette le gars qui joue un gardien de zoo et dont le nom m’échappe… encore! La clim fut appréciée de tous et je croyais bien que le cinéma serait bondé mais c’était même tranquille. Tant mieux! Le film était… correct.

Au retour à la maison, c’était un peu l’heure de Toc Toc Toc à la télé, il a donc fallut l’attendre un peu. On en a profité pour prendre l’apéro tranquilles. Une séance d’arrosage de fleurs, de Marilou et d’un peu tout le monde a suivie pendant que pour ma part, je poursuivais l’apéro. Vers vingt heures, quand la majorité des membres du groupe ont été mouillés à point et que je trouvais que j’avais pris assez d’apéros – lire bière, nous avons décrété tous en cœur que l’heure était venue de souper. Nous avons donc préparé Marilou et moi une bonne platée de pastas pour toute la famille. Une vraie belle journée santé!

L’heure du dodo étant pratiquement passée rendu au souper, nous avons comme oublié la douche mais pas les dents parce que c’est important les dents et surtout le rituel qui va avec.

Elle dort déjà. Je suis certain qu’elle a un sourire angélique qui accompagne son léger ronflement au moment où j’écris ces quelques lignes. Ce ne fut donc pas compliqué encore cette année. Peut-être que dans le futur… qui vivra verra! Dans dix ans, lorsqu’elle en sera rendue à célébrer sa majorité et qu’elle décrètera en ce jour de « je décide tout » que nous ne faisons pas partie du party du jour encore une fois… comment réagira-t-on?

Ça s’en vient vite quand on y pense. Dix ans!

Si je recule de dix ans, Marilou n’existait pas. Je ne connaissais même pas Chantal. On était sur le bord de vivre la pire journée nord-américaine de terrorisme jamais connue de ce côté-ci du trou d’eau qu’on appelle l’océan Atlantique. Les cellulaires servaient encore à parler et réussissaient enfin à se faufiler dans une poche. Pour ma part, sans le savoir, j’achevais ma carrière de formateur aux États-Unis à cause d’un événement qui n’avait pas encore eu lieu mais précédemment mentionné. Il s’en est passé des choses depuis ce temps. Alors, que se passera-t-il d’ici dix ans! Va savoir, comme le disait si bien un de ces cousins germains de l’autre côté du même trou d’eau dont je faisais allusion encore précédemment.

 Bonne canicule là!

mardi 19 juillet 2011

Toujours vivant

Ohé du navire! Je suis ici… pareil que sur l’affiche dans le centre commercial. Je suis ici. Vous me voyez tout près du point rouge? Non non, je ne suis pas le point rouge, je suis juste à côté! À sa gauche… Difficile de me manquer pourtant!


Fallait que je m’exprime un peu puisque je ne le fais plus ni dans les sondages ni sur mon blog depuis quelques temps. En fait, j’avais bien exprimé une opinion quelconque sur mon blogue le 1er juillet dernier mais comme tout le monde s’évertuait à tenter de célébrer soit un déménagement, soit la fête du Canada, appelée affectueusement la Confédération que pratiquement personne n’avait même remarqué les installations quasi-olympiques que j’avais opérées dans la cour arrière de la demeure familiale.

Et voilà que je rencontre des gens, genre de vraies personnes, qui prétendent que j’ai pris ma retraite, genre encore! Je n’ai pas pris ma retraite, je suis simplement en vacances. On en a fait des choses en famille depuis une semaine et demie.

Nous avons passé une belle fin de semaine dans le nord avec mes beaux parents. Les filles ont eu le temps d’aller voir « Au pays des merveilles ». Je n’ai malheureusement pu les accompagner étant appelé sur les verts cette journée-là! J’étais vraiment déçu… Bon, OK, pas tant que ça mais bon! Les filles ont bien aimé, surtout les deux cousines de Marilou, un peu plus jeunes qu’elle, qui l’accompagnaient pour l’occasion avec leur mère. Apparemment que Marilou était limite question âge pour apprécier le tout. Mais elle a bien aimé qu’elle m’a avoué. Peut-être a-t-elle bien aimé accompagné ses cousines après tout. Je n’ai pas creusé l’investigation plus à fond étant trop préoccupé par mon jeu de pieds sur les verts. C’est qui le pied, vous pensez? Un indice : il est gaucher et sait probablement mieux taper sur un clavier que sur une petite balle blanche!!!

Nous avons aussi eu l’occasion de visiter « Pure Lavande » à St-Eustache. C’est beau, ça sent plutôt bon et il y a des guêpes à profusion. Je crois que ce que j’ai apprécié le plus de cet endroit est sa proximité avec Montréal. Nous avions visité « Bleu Lavande » en Estrie il y a une couple d’années et mon souvenir le plus marquant de la place est probablement la distance même si c’était très bien. Morale de l’histoire : Pure Lavande doit être bon pour l’environnement puisqu’on économise de l’essence en y allant par rapport à un voyage dedans les Cantons de l’Est. C’est une théorie comme une autre… On en a aussi profiter pour visiter une pépinière en passant dans le coin. Je pense que Marilou commence à trouver les fleurs un peu moins belles qu’au début de notre pèlerinage d’été. Un peu de jalousie?

Le cours de natation que Marilou avait à tous les jours a aussi monopolisé un peu de notre temps. En passant, elle vient de passer un autre niveau à CAMO. Elle est maintenant bleue. Rassurez-vous, ce n’est pas parce que l’eau est froide, c’est simplement une codification, elle en serait maintenant à une autre couleur que moi, son digne père indigne, je ne me rappelle plus très bien, alors plutôt que de vous enduire d’une mauvaise couleur qui risquerait de ne pas très bien aller avec votre propre palette, je préfère me confesser et avouer mon manque de mémoire flagrant dans ce domaine et bien d’autres.

En fin de semaine, c’était aussi le 8e anniversaire de naissance de notre plus vieille qui est aussi notre plus jeune : Marilou. Il ya donc eu quelques préparatifs pour y arriver et finalement je dirais que tout le monde était content en débutant par Marilou elle-même qui adore les rassemblements familiaux quels qu’ils soient. C’est une « sôciale » je dirais. La pluie s’est pointée le bout du nez au moment où les derniers invités se préparaient à quitter, en tout cas j’espère que c’était leur intention parce qu’on s’est soudainement levés toute la gang en ramassant quelque chose et en un temps record, tout était ramassé, la toile de gazebo incluse. Merci à mon ami Yves, à sa dextérité légendaire ainsi qu’à Véronique, toute aussi rapide qu’efficace dans la catégorie « on se vire su un dix cennes ».

Hier c’était une pièce de théâtre de Pinocchio dans un parc de Montréal qui a attiré notre attention. Surtout que Marilou a pu y retrouver son ami de toujours : Daryel! Après la pièce, on s’est déniché un snack santé non loin d’un parce avec jeux d’eaux et l’affaire était ketchup! Question d’en remettre, on s’était donné rendez-vous, toujours avec Daryel et sa mère Chantal, aujourd’hui pour une visite de la ferme du bassin dans le coin de Drummondville. Un bien bel endroit à visiter pour occuper des jeunes de 8 ans. On est revenu sur l’Ile sains et saufs sans qu’aucun pont ne nous tombe dessus ou qu’on dégringole d’un autre. Bravo aux infras qui ont surmonté ce fléau potentiel. Les jeunes semblaient exténués par leur journée et moi aussi d’ailleurs…

Il nous reste en stock un souper chez meman demain, un 20e anniversaire mais faut pas que j’en parle parce que c’est secret ainsi qu’une pépinière d’hémérocalles à St-Léon juxtaposée à une visite aux Chutes Ste-Ursule, question d’intéressée une 8 ans un peu jalouse des tites fleu-fleurs.

Alors pour celles ou ceux qui pensaient que j’étais mort ou pire encore, à la retraite, détrompez-vous, je suis toujours vivant comme le disait ou chantait si bien Gerry!

vendredi 1 juillet 2011

Ballon-poire express

On a lâché les tites fleu-fleurs aujourd’hui pour le béton. Un peu différent comme activité, mais bon, faut ce qui faut comme disait l’autre.

Vous avais-je dis précédemment que je m’étais doté d’une structure en acier qui accueillera un ballon-poire incessamment pour ma 7 ans, bientôt 8 ans de Marilou? Eh bien, oui, j’ai fait cela récemment. Il s’agissait maintenant de trouver une journée ensoleillée assez longtemps avec Marilou à mes côtés pour entreprendre les travaux en bon « uniforme ». Ce matin était le bon matin!
On s’est donc installés ma fille et moi avec mes deux poches de ciment, ma truelles, un niveau, un bout de bois trop long, une chaudière, ma brouette déjà trop vieille pour ce genre de travaux et une pelle, juste en cas, pour exécuter les travaux nécessaires à l’accomplissement du projet « Ballon-poire »!!!

Marilou a dû « toffer » au moins cinq minutes à mes côtés pour me regarder brasser le ciment avec l’eau, avant de finalement abandonner pour d’autres activités plus… intéressantes. Avez-vous déjà brassé du ciment? Ça a l’air de rien vite de même mais ça demande quand même un effort que je n’avais pas considéré du tout avent de débuter…
À force de zigonner dans le ciment et d’ajouter de l’eau – pas pentoute tel que suggéré par la recette – je suis arrivé à quelque chose qui ressemblait un peu à du béton. En passant, je crois que la recette a vraiment été créée par un vrai chef parce qu’à un certain moment sur la poche écrit en orange sur fond beige, c’est écrit : le ciment brassé doit avoir une consistance humide « juste assez, mais pas trop »!!! J’exagère, mais à peine…

Je crois donc avoir trouvé la bonne consistance parce que le truc semble av oir pris. En tout cas, mieux que les derniers sucres à la crème que j’avais testé un certain mercredi… je vous en reparlerai un moment donné!
Le gars chez Réno – oui j’en avais trouvé un de disponible pour m’expliquer – m’avais donné le truc suivant : « Quand ton béton sera presque pris, mets ta structure dessus et visse tes vis avant qu’il ne prenne complètement, tu vas voi, c’est bien plus facile que de visser dans du béton déjà pris! » c’est un bon truc, je dois l’admettre! Mais il me reste à voir si ça fonctionnera. On verra bien dans un jour ou deux!!!

Après cela, on s’est mis en mode « relax » et on a vérifié si le béton prenait en même temps qu’on s’assurait que toutes nos nouvelles plantations croissaient parallèlement. On l’a fait. Dans les règles.
Le camp de jour « Balleux & Balleux » ouvre ses portes lundi prochain et nous sommes très fébriles Marilou et moi à l’idée de débuter cette nouvelle étape ensemble.  Comme vous pouvez l’imaginer, je vous en reparlerai probablement.

Demain, j’entreprends d’autres travaux de béton, ça aussi, je vais vous en reparlerai…

jeudi 23 juin 2011

Les vacances!

Les vacances! Enfin! La vie familiale s’en trouve changée. Quelle dynamique allons-nous privilégier? Celle des activités à tout prix : inscription aux camps de jour, aux camps spécialisés, aux sorties éducatives, récréatives… Ouf! Et le farniente?
Si cela est possible, pourquoi ne pas laisser les enfants et les adolescents vivre au gré du temps? Bien sûr, ils seraient encadrés par des règles inévitables, mais ils n’auraient pas à courir, à arriver à temps, à répondre aux attentes des autres… Il faut essayer de se libérer des contraintes imposées par notre rythme habituel et prendre un vrai repos!
Pourquoi ne pas observer son enfant exercer sa créativité par l’observation de la nature, l’exercice physique simple, la bicyclette, la promenade au parc, l’observation des fourmis? Écoutez le vent! Combien savent que le vent parle? Trouvez un petit plan d’eau pour un pique-nique; étendez-vous dans l’herbe pour imaginer l’histoire que les nuages racontent.
Je trouvais l’idée plutôt bonne et je l’ai volé sur la lettre électronique que je reçois régulièrement de mon commissaire scolaire… Mon commissaire a l’air de « tripper » un peu des fois, mais seulement dans ses écritures! J
Plusieurs me diront que ce n’est pas évident de donner un « break » à son ou ses enfants et je le comprends très bien! J’aurai toutefois la chance cet été d’écouter le vent, de vérifier les « trails » que les fourmis empruntent ou même de me raconter l’aventure des nuages avec Marilou. Et quelle chance à part cela! Mon travail me le permet, alors pourquoi ne pas en profiter!
Chantal nous a préparé quelques activités en cas de pluie ou de lassitude hâtive de la part de Marilou. Elle nous a même fabriqué un bocal à idées dans lequel on pourra piger au hasard des jours une activité spéciale qu’on a déterminée toute la famille. Ensemble. Marilou aura quand même droit à certains enseignements cet été – même si je ne veux absolument pas me substituer au corps professoral de son école qui fait tout cela tellement bien –question que son cerveau ne s’atrophie pas complètement. Une session ou deux de natation sont prévus à l’horaire dans un format de deux semaines à raison d’une heure par jour avec CAMO.
J’ai aussi comme mandat de lui parler le plus souvent possible en anglais pour avancer aussi ce dossier. Un dossier d’ailleurs qui ne lui plaît pas toujours. Le français c’est tellement facile, pourquoi se torturer avec autre chose qu’elle semble me dire avec ses magnifiques yeux bruns lorsque je lui en parle? Mais comme sa mère et moi y tenons beaucoup, elle aura droit à une petite torture estivale qui sera l’anglais! Peut-être aussi un peu de révisions de ses tables qu’elle semble adorer tout autant parce que ça aussi c’est un sujet assez « hot ». Ne vous en faites toutefois pas trop pour elle, le tortionnaire que je suis saura l’épargner. So, 254-6011 – à prononcer en anglais svp – ,here we are!
Entre-temps, la St-Jean nous fait encore un ptit coucou cette année. Comme à tous les ans, elle semble être le coup d’envoi des festivités estivales. Ce doit être la fin de l’école l’élément déclencheur! En tout cas, j’imagine. Les vacances suivront pour plusieurs et l’été passera… pour faire place à l’automne, déjà!!!
Non, ce n’est qu’une blague. Je vais tenter de ne pas trop prendre congé de blogue cet été question de contenter la meute de lecteurs que vous êtes mais il pourra m’arriver de « skipper » comme on dit dans le milieu du centre, à l’occasion. Je m’en confesse donc immédiatement. C’est comme, genre, prendre de l’avance sur les péchés à venir. Tiens, je viens de trouver un concept religieux qui pourrait être vendeur, je pense. Si quelqu’un d’autre veut bien l’exploiter, ce sera ma contribution pour le futur de… ce que vous voudrez!

vendredi 17 juin 2011

Un ptit souper de famille

Si je vous dis qu’on peut mettre des ananas dans le four à micro-ondes, me croirez-vous? Peut-être que oui, peut-être que non. Vous seriez mitigé, sceptique? En tout cas, c’est ce que devais avoir l’air ma face quand une amie m’a sorti ça de son sac. Pas l’ananas mais bien l’idée. Faut dire qu’autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille, surtout une bonne bouteille, les idées fusent généralement de toute part. Pour ce qui est des idées, elle ne donne pas sa place la fille et avec même pas de vin, souvent.

Je ne donnerai pas de nom mais elle se reconnaîtra probablement mais disons simplement qu’elle fait partie du corps enseignant de l’école de Marilou. Vous savez, Marilou ma fille de bientôt huit ans qui se pose des millions de questions et qui espère gros gros gros passer en troisième l’an prochain. On ne le saura officiellement que mercredi prochain mais je pense qu’elle a bien travaillé pour y arriver.

Je reviens à mon fameux souper d’hier qui consistait à souligner la fin d’une belle année avec du bien bon monde. Tout le bon monde n’y était malheureusement pas tous mais les survivants étaient sur place. Nous étions donc une bonne dizaine à rigoler et à discuter de toutes sortes de sujets aussi variés les uns que les autres. Un peu de hockey parce qu’un fafan des Bruins était assis à la table – nous avons été assez gentils pour l’accepter malgré tout. Ça parlait aussi de politique, mais pas trop. J’ai entendu deux gars discuter très sérieusement de cuisine! D’autres jasait « école » et enseignement pendant que tout près, des parents évoquaient des situations auxquelles leurs enfants avaient été confrontées. Toutes sortes d’expériences! Probablement d’autres sujets ont été abordés mais comme mon ouïe n’est pas des plus efficaces et que mon ptit côté féminin n’est pas encore assez développé pour capter et surtout comprendre plus d’une conversation à la fois, j’en ai manqué plus d’une.

Je reviens donc à mon ananas… apparemment qu’il faut le laisser dans le micro-ondes pas plus de 45 millisecondes! Votre micro-ondes chez vous est gradué comment? Me semble que celui qui trône dans la cuisine chez moi ne peut pas se graduer en si petite portion. Je repensais à cela ce matin et je me disais que ça n’avait pas de bon sens. Venant d’une personne aussi exceptionnelle qu’elle dit d’elle-même par contre, c’est possible. OK, je vous raconte. À un moment donné elle m’a déclaré le plus sérieusement du monde qu’elle n’avait qu’un rein, le gauche – le fait que ce soit le gauche ne doit pas être très grave, mais bon – elle a aussi en stock un utérus en forme de cœur – ça c’est elle qui le dit et on doit la croire sur parole parce qu’elle me semble une femme de parole – un œsophage rétrécit – j’imagine qu’elle l’a mesuré à un certain moment et qu’à un autre moment, genre moment X + 1, elle l’a remesuré et qu’il y avait une différence, un écart, genre, type – elle a aussi un fil de métal dans le nez mais je n’ai su le déceler à l’œil nu comme qu’on dit dans les films et en terminant cette interminable phrase sans prendre son souffle, elle a ajouté toujours du même souffle qu’elle était une personne vraiment exceptionnelle! Moi, j’étais essoufflé! Pas elle. J’ai repris une autre gorgée de vin, ça a passé. Pas juste le vin mais l’idée aussi.

Comme quoi, on est souvent entouré de gens exceptionnels et on ne s’en rend pas toujours compte.

Dans le carnet

Je marchais l’autre soir sur Ste-Catherine dans le coin de Papineau, c’est le coin où je travaille… et la rue est fermée aux automobiles pour l’été et soudainement, sort d’une maison un bonhomme qui me semble tout à fait normal, sauf qu’il porte sur ses épaules deux magnifiques aras – des perroquets, genre – d’un vert, comment dire, de perroquets. Je le suis un peu parce que les oiseaux en général me fascinent toujours un peu. À un moment donné, le monsieur ara ralentit sa démarche, je me demande bien pourquoi. Je diminue donc le rythme aussi question de m’inventer une autre aventure à raconter. En face de lui s’approche à ce moment une femme à peu près normale… pour le coin dans lequel nous sommes. Le seul point de démarcation que j’ai pu noter à ce moment, ce sont ses cheveux : Ils étaient verts, le même vert que celui des aras sur les épaules du monsieur tout aussi normal. J’en ai déduit qu’elle devait être la mère des deux oiseaux et j’ai continué mon chemin.

lundi 13 juin 2011

C’est quoi faire le sexe?

Ça y est je crois! Notre fille est rendue grande… Trop grande, trop vite!

Même si nous n’avons que fêté son huitième anniversaire beaucoup trop en avance – question que lesdits amis ne soient pas partis aux quatre vents lors du réel événement en juillet, nous avons pris l’habitude de devancer un peu – samedi dernier avec ses amis en jouant aux quilles, il y a des paroles ou des signes qui ne trompent pas.

On est allés jouer aux quilles! Pour des huit ans, c’était tout à fait approprié! Ils en ont garroché de la bouboule! Pas de points comptés, juste des bouboules à tirer à qui mieux mieux. Ils étaient six et on avait trois allées. Le party! Z’auriez dû voir cela. Quétaine à souhaits comme endroit! À part les 168 000 allées de quilles, il y avait le traditionnel comptoir où on peut commander à la fois souliers de quilles très usagés et hotdog… un peu moins usagés. Beau mélange et surtout faites attention de ne pas vous tromper parce que le hotdog risque d’être quelque peu cuirassé! Ah oui, on pouvait aussi se procurer n’importe laquelle des loteries de notre nationale société en magasin. Y a rien comme de gratter un peu entre deux parties, j’imagine. Et comme si ce n’était pas assez comme ambiance, il y avait aussi un genre de garde-robe, un grand garde-robe, qui contenait aussi son lot de vices en la personne de machines de loteries vidéos avec comme accessoire principal une « geurda » directement sortie des années… je ne sais trop pour servir les substances qui se trouvait en arrière du comptoir servant de « barrrrrrrrrrrr ». Une très ancienne jeune fille, quoi! Tout était donc au rendez-vous mais, honnêtement, je ne crois pas que les enfants s’en soient même rendu compte. Ou peut-être que oui mais je ne l’ai pas trop réalisé.

Les enfants en sont ressortis ravis. En tout cas, selon le sondage que j’ai pu effectuer, la réponse en fut fort positive. Qui aurait seulement osé imaginer ce que j’ai entendu ce soir lorsque ma douce et moi tentions de préparer le souper.
« Maman, c’est quoi faire le sexe? »

Heureusement que j’étais dos à la petite! La réaction de Chantal qui n’est pas « poker face » pour rien au monde valait aussi son pesant d’or! Elle a donc utilisé la même stratégie que j’adopte suivant pour prendre le temps de se trouver une réponse, à savoir, répondre par une question!
« Qui est-ce qui t’a dit cela Marilou? » Évidemment demandé avec la douceur propre à une mère mais qui, en dedans se demandait exactement la même chose que moi : « C’est qui le ptit %&(! »)%$ ???
Je ne le nommerai pas question de confidentialité mais comme la mère de l’amoureux de toujours à Marilou lit mes billets, je l’affirme immédiatement, il ne s’agit pas du tien! Ouf!
Marilou a répondu à sa mère en nommant le garçon en question tout en retournant tout à coup au dieu tivi qui avait terminé sa publicité et reprenait le cours normal de sa vie… Elle a aussi ajouté que vu que lui aussi était amoureux d’elle, il lui avait demandé de faire le sexe avec elle.
Sa mère a trouvé que côté romantisme, le jeune avait beaucoup de croûtes à manger pendant que je ramassais encore mes deux dentiers que je n’ai pas mais qui sont momentanément retrouvés au plancher.

On a arrêté le souper… Je me suis pris une bière… et on est allé jaser avec elle.

On lui a expliqué tant bien que mal, un peu mais pas trop, les choses de la vie. Genrte qu’elle était encore un peu jeune pour « faire le sexe », qu’elle ne le connaissait pas encore beaucoup, bref de vieux principes qui nous ont probablement déjà été expliqué presque dix ans plus tard. Je crois que l’explication a été bien reçue et comme Chantal l’a dit : au moins, elle est venue nous en parler…
On est retourné finir le souper un peu perturbé. Chantal a terminé la discussion en disant à Marilou : « Tu lui parleras des préliminaires, ça devrait calmer un peu ses envies! » Pauvre enfant, elle cherche encore …

J’en suis donc rendu à cet étape dans ma vie de parents et fallait que j’en parle un parce que je dois avouer que ça donne un léger choc! Ce n’est que le début, vous me direz mais quand même! Pourquoi les enfants ne se contentent-ils pas d’être des enfants quand c’est le temps d’être des enfants? On va faire avec. De toute façon, il vaut peut-être mieux que ces questionnements arrivent avant que je ne sois complètement sénile, de cette façon mes réponses auront peut-être un meilleur sens.

Une bien drôle de semaine que celle qui vient de passer. Et je ne parle même pas des amis qui s’éloigneront plus ou moins à cause du repêchage des joueurs plus ou moins autonomes au sein de la CSDM!