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Des fois, vaut mieux l'écrire que de le subir. Confucius

mardi 26 avril 2011

Pluie et beau temps

Quand on en est rendu à parler de la pluie et du beau temps c'est généralement qu'on ne sait plus trop quoi dire ou qu'on fait partie de la catégorie très passionné par les actualités de Météomédia. Je n'ai rien contre Météomédia, soit dit en passant. Très pratique s'il en est un. Alors, imaginez un peu ma surprise lorsqu'une blogueuse de mes connaissances m'a dit être tellement en manque d'inspiration qu'elle songeait à écrire sur la température… Un défi?

J'ai eu quelques occasions d'écrire dernièrement. Je veux dire des sujets intéressants mais comme l'élément clé était manquant, soit le temps, il y a maintenant quinze jours que je n'avais pas sévit sur ces ondes.

Comme la saison télévisuelle tire à sa fin, que les mélodrames qui s'y vivent sont pratiquement découverts, que la saison de Canadien est au bord du gouffre et qu'on ne peut pratiquement plus s'en plaindre, que les parcours de golf sont encore trop mous tels mes pneus de vélo qui se plaignent encore de la dernière balade que je leur ai fait subir.

J'ai pourtant bien analysé le travail qu'il me reste à accomplir dans la cour arrière de la demeure mais je ne peux pas vraiment le débuter encore pour toutes sortes de raisons occultes que je ne peux énoncer ici en cas que de très jeunes yeux se risqueraient à « zieuter » le contenu de celui-ci à une heure de grande affluence, je dois seulement m'abstenir d'en découdre tel une mêlée générale en plein devant le filet de Price avec moins de deux minutes à faire à la troisième du septième match d'une série finale… Je rêve, je sais!

Où en étais-je donc? Je dois traiter de la température ou de la pluie surtout sans beau temps puisque les susnommés de la météo me prédisent une semaine … assez humide, je dirais. Les températures grimpent par contre! Bonne nouvelle, mais à la pluie.Mon père dirait probablement que ce sera bon pour le gazon mais qui s'en soucie! Si c'est trop bon, il poussera et s'il pousse, il faudra le tondre… à la pluie probablement.

Vous ai-je raconté que dans mes projets publiables, j'ai comme plan de fixer au sol une base de ballon-poire pour Marilou? Mes plans sont tous construits… dans ma tête! J'ai acheté la base qu'il me reste à assembler et à bétonner dans le sol sans attendre, pour que la petite puisse s'amuser toute l'été durant. Un beau projet… Je voulais commencer à creuser ce matin mais comme il mouillait averse, j'ai renoncé. Maintenant que je suis installé mi-au clavier, mi-aux chaudrons, y a le soleil qui me fait un clin d'œil! Sacré coquin, va! On en revient encore à cette satanée température. Ça doit être cela un climat tempéré. On y traite de température. J'imagine que dans les zones tropicales, on tropique pour passer le temps. Est-ce qu'on antartise dans l'antartique? Je ne sais pas non plus. Enfin…

Je pense que je vais retourner à mes chaudrons. C'est plus productif que mes projets d'écritures ou extérieurs.

mercredi 13 avril 2011

Un ptit café… politique

Je prenais mon café ce matin en me demandant bien pour qui je voterais bien le 2 mai prochain. J'avais d'autres soucis en tête mais cette situation me turlupinait un peu, je me suis donc mis à la recherche des candidats pour qui je pourrais voter. Première consolation, le choix semble moins grand à l'heure actuelle que ce que j'avais au menu en 2008. Faut croire qu'avec des élections aux deux ans, les candidats ont un peu moins d'argent à dépenser. C'est la crise, il ne faut pas l'oublier, pour eux aussi. J Voici donc la liste que j'ai à jour pour le moment dans le très versatile comté d'Ahuntsic :

  • Noushig Eloyan, Parti libéral du Canada
  • Jean-Olivier Berthiaume, Parti Rhinocéros
  • Constantin Kiryakidis, Parti conservateur du Canada
  • Theodore Kouretas, Le Parti Vert du Canada
  • Maria Mourani, Bloc Québécois
  • Chantal Reeves, Nouveau Parti démocratique

Je les ai placés en ordre alphabétique de noms de famille, c'est plus simple et surtout plus neutre. Au premier coup d'œil sur la liste, on comprend immédiatement l'expression que j'utilise à profusion quand je dis que ma fille est une minorité visible à l'école. Ce n'est pas tout à fait vrai, mais proche de la réalité. Comment analyser tout cela? Trois candidates, trois candidats. J'ai tenté de les « connaître » un peu en « zieutant » les binettes sur les panfiches – sur lesquelles j'ai l'œil, soit dit en passant, question de récupération parce que c'est très pratique quand on se sert de l'endos, blanc, pour écrire autre chose dessus – dans les rues avoisinantes. J'ai réussi à n'en voir que trois, dont un qui me semble avoir à peine 16 ans. Des fois, les partis plantent un candidat dans un comté parce qu'ils le savent perdu d'avance. Ça me donne une idée de l'intérêt de ce parti pour notre comté. Les Verts n'ont pas d'affiches parce que ce n'est pas très vert que d'en avoir, les oranges ne savent probablement pas où est le comté dans lequel ils doivent afficher lesdites pancartes tandis que les Rhinos ont probablement foncé dans un poteau et cherche encore à s'en extirper. Alors, la question est de savoir lequel de ces individus peut faire le mieux pour moi et ma famille dans le futur.

Je me dis que c'est important d'essayer de connaître ces individus parce qu'une personne parmi cette liste me représentera pendant peut-être les quatre prochaines années au Parlement. Rêve-je? Peut-être… mais si mon ou ma représentante fait des bourdes durant cette période, je pourrai au moins le ou la critiquer. C'est le sul droit qui me reste. Si je ne vote pas, rien ne me sert de le faire, c'est du vide. Vous remarquerez aussi que je n'ai pas mentionné une seule fois le nom d'un chef. C'est voulu parce que, pour moi, ça n'a aucune importance puisque que je ne vote pas pour eux. Je ne pourrai jamais le faire puisque nous vivons dans un système ministériel et non présidentiel. Non, je n'ai jamais vu le nom d'un chef de parti sur un de mes bulletins de vote, je ne suis pas dans le bon comté. Remarquez bien que si c'était le cas, je le verrais encore moins dans mon coin parce qu'il serait probablement plus occupé à sauver d'autres comtés dans lesquels il n'est pas candidat! Quel étrange phénomène!

En attendant, je peux me consoler un peu en me disant que pour ce qui sont des idées générales, je pourrai en connaître un peu plus en syntonisant un canal quelconque de tivi ce soir puisque je n'ai maintenant plus la raison, « il y a un match ce soir » pour me défiler. Ah tiens! J'allais oublier, je travaille ce soir! C'est vraiment malheureux que je doive manquer le débat, non?

Le 2 mai, je voterai donc! Je l'ai dit sur Facebook, je me suis commis, pas le choix.

Pour qui vais-je voter, sais pas encore parce que du choix, j'en ai!

lundi 11 avril 2011

Par un beau samedi

Et tout à coup, le monde s'écroula…

Si au moins je pouvais utiliser ce bout de phrase pour raconter l'aventure que nous avons vécu samedi ensemble en famille. Eh non! Pas de violence au programme, seulement un peu de déception et beaucoup d'incertitude. Voici donc comment tout cela est arrivé :

Comme il faisait beau samedi matin, nous nous étions dit dans notre très grande sagesse Chantal et moi : « Tiens, si nous allions faire le tour du parc de Lile de la Visitation! ». On aime bien s'y promener. C'est un peu comme la campagne en pleine ville et surtout, très près de la maison. Il y avait quand même quelques obstacles à contourner avant d'atteindre notre but. Le cours de « clown » à Marilou, une légère épicerie ainsi qu'un lunch vite fait et nous étions en route vers l'aventure.

La promenade fut des plus « bienfaisante ». C'est beau le retour du printemps. L'air frais, le retour des oiseaux qui gazouillent ça et là, les sentiers pas toujours secs et remplis de défis pour ne pas être trop « mouillés ». L'eau et la boue pour une 7 ans et demie, c'est un peu comme du métal face à un aimant : c'est assez attirant. Y a absolument rien à faire pour combattre cela, on pourrait appeler cela une force de la nature. Peu importe, il n'y a pas eu trop de casse à ce niveau. Comme on a répété à Marilou, elle est rendue raisonnable maintenant qu'elle a 7 ans, bientôt 8! Je ne suis pas certain qu'elle apprécie ce bout là de sa vie tout le temps, mais… À la fin du parcours, on a fait une petite session de frottage de chaussures dans un peu de neige restante, question de la salir davantage, pas la fille mais la neige, et l'affaire était ketchup!

En approchant tranquillement de la place où j'avais garé le véhicule-moteur, j'ai même fait une farce en fouillant dans mes poches en déclarant à ma blonde avec un sourire en coin : « Bon, j'ai mes clés, tout va bien! » Elle a sourit, je lui rendu son sourire, il faisait beau et Marilou était perplexe, un peu. À l'intersection, quand j'ai vu le véhicule sur lequel mon fanion des Canadiens voltigeait au rythme du vent, j'ai ajouté : « Et on a encore un char, ça va bien! » comme pour attiser le trouble maintenant que j'y pense. Tout le monde a embarqué, j'ai même enlevé ma petite laine parce que le temps était encore meilleur qu'au départ, j'ai inséré la clé dans le démarreur et puis : …rien. Même pas de clic pour me signifier que ma batterie était morte. Décevant comme réaction de la part d'un véhicule moteur, trouvez pas?

Armé de tout mon courage, je suis débarqué, j'ai ouvert le capot sans trop de conviction parce que pour moi la mécanique ça restera toujours un peu étrange. J'ai zigonné sur les fils menant vers la batterie en me demandant sérieusement si je ne m'électrocurais pas en le faisant. Je ne me suis pas électrocuté, bonne nouvelle! Je me suis rassis au volant, j'ai tourné la clé et il est reparti. Drôlement mais il tournait quand même. Ma blonde a eu la brillante idée de me faire aller vers chez Daniel. Daniel pour moi équivaut au garage. Un bon gars qui a toujours été correct et qui gère un garage. Je me suis dit que peut-être en pleine saison de changement de pneus qu'il aurait ouvert un samedi, chose qu'il ne fait pas habituellement. Il n'était pas ouvert. Je le sais parce que d'abord, j'ai appelé pour vérifier mais un peu plus tard. Nous roulâmes donc vers le lieu de mécanique tranquillement au vent de la légère brise qui frappait le fanion bleu-blanc-rouge et tout à coup, je me suis arrêté à un feu rouge. Je n'aurais probablement pas dû mais considérant la société dans laquelle nous vivons, le traffic qu'il y avait et la belle journée que nous passions, c'était sans doute la meilleure décision à prendre. Le char s'est tranquillement éteint… pour ne plus jamais redémarrer. Un char presque neuf! Je veux dire quand ma blonde l'a acheté il y a près de neuf ans, il était neuf. On a jamais eu de problème avec avant samedi dernier. Ah! Les enfants…

On a appelé le remorquage… on a attendu! Pendant qu'on attendait, Marilou paniquait un peu. Je crois qu'elle souffre d'une légère insécurité parce que, à quelques occasions, elle nous a demandé, à travers tout le babillage qui sortait de cette bouche, si on pourrait dormir à la maison ou si on était perdus à jamais, genre! Elle était un peu nerveuse et quand elle est nerveuse ça sort par la bouche. OK, elle a de qui tenir me direz-vous. Le remorqueur est finalement arrivé, il a accroché le char après son truc, m'a donné son avis au passage, a trainé le tout jusque chez Daniel, a décroché la bastringue, je l'ai payé, il est reparti. Beau-papa est venu nous chercher, nous a embarqué, nous a laissé sa fourgonnette – il est donc gentil! – et je suis revenu à la maison après l'avoir laissé chez lui, j'ai soupé et je suis parti travaillé!Je ne vous parle même pas de ma soirée de travail!

Je suis repassé dimanche devant la cour du garage. Il était là, tranquille à attendre que Daniel arrive aujourd'hui.

Ç'aurait pu être bien pire! Il aurait pu faire -40 dehors! Je me dis des fois que la vie est quand même bonne pour nous. Trouvez pas?

J'attends donc des nouvelles de l'hopital du garage, genre!

jeudi 31 mars 2011

Banales conversations

Il y a de ces questions parfois! Surtout provenant d'une 7 ans et demie.

  • Papa? … Combien ça prend de mètres pour faire le tour de la terre?
  • Pourquoi? As-tu l'intention de partir prochainement pour une petite balade?

Regard pénétrant et surtout très moralisateur d'une fillette de 7 ans sur son vieux père qui fait encore de l'esprit pour gagner un peu de temps, question de se trouver une réponse acceptable.

  • Ben, par cœur de même, je ne pourrais te dire…
  • On va demander à Google?
  • Bonne idée! Demandons à ce cher Google!

On m'a dit parce que moi, je n'en ai aucun souvenir que j'ai moi-même posé beaucoup de questions dans ma jeunesse. Je me demande bien ce que pouvait bien imaginer mes parents aux nombreuses questions que je pouvais leur poser. Apparemment qu'à 5-6 ans lors d'un voyage de l'Abitibi vers le Cap-de-la-Madeleine, pendant que mon frère combattait une envie irrépressible de vomir, j'avais passé près de 7 heures à interroger mon père à propos des différents panneaux de circulation. Ça l'avait aidé à rester éveillé me dit-on. À l'époque, je devais donc connaître mon code de la route mieux qu'aujourd'hui. C'est certain!

Nos parents – je veux dire pour les « ceuzes » d'à peu près ma génération puisque nombre d'entre celles et ceux qui liront ceci me nargueront déjà à propos du fait qu'eux. Ça ne leur est pas arrivé, je le sais, c'est comme cela – n'avaient donc pas accès à de l'information instantané comme nous pouvons en profiter aujourd'hui. Est-ce à dire qu'ils étaient plus brillants que nous ou simplement plus imaginatifs? Faudrait bien que je leur pose la question un de ces quatres. Est-ce que ça se pose comme question au juste? Hey p'pa, étais-tu plus brillant que moi? Ou c'est comme les joueurs de hockey qu'on ne peut comparer dans le temps? Jean Béliveau avait-il un meilleur lancer que Michael Cammalleri?

Je m'éloigne de ma première idée encore! Je trouve que ça m'arrive de plus en plus. Faudrait bien que j'en parle à un spécialiste des éloignements fréquents un de ces quatres aussi! Quelqu'un a noté à qui faut que je parle de quoi?

Je reviens donc à Marilou et ses questions.

Nous voilà donc installé devant l'ordi à ouvrir les internets. Je tape « diamètre de la terre »… Google me renvoit comme réponse « Environ 6 280 000 résultats (0,21 secondes) ». Lequel choisir? Marilou me regarde, regarde le chiffre de nouveau, fait des placements de chiffres dans sa tête, on voit que son processeur travaille à plein, elle me regarde de nouveau et déclare :

  • Il y en a beaucoup, hein?

Bonne réponse ma grande que je me dis en moi-même. Y a rien comme une réponse vague, accompagnée d'une question toute aussi vague pour gagner du temps et penser à une vraie pendant que l'interlocuteur s'interroge encore à propos de la première. Tes profs de philo devraient par contre te le reprocher éventuellement. Je le sais, je m'en souviens parce que ça m'a déjà coûté. J

  • Oui, il faudrait bien prendre la bonne.
  • Il y en a des pas bonnes?
  • Sur 6 280 000 , il y en a surement des trafiquées ou à tout le moins « moins officielles ».
  • Laquelle on prendre d'abord?
  • Laisses-moi vérifier un peu les provenances…
  • Les provenances? Ça peut venir d'ailleurs que Montréal?
  • Euh, oui, ça peut. Effectivement!
  • D'où ça peut venir?
  • De partout… Je tente de me concentrer à lire ce que je vois en répondant à ses quelques questions, mais ce n'est pas de tout repos.
  • Partout sur la planète?
  • Oui, partout sur la planète. Est-ce qu'on essaie celle qui vient de Wikipedia?
  • Wikipedia?
  • Oui, le site avec pleins de réponses aux nombreuses questions qu'une jeune fille comme toi peut poser! Ce n'est pas toujours officiel comme réponse, mais généralement c'est ok.
  • Je pose beaucoup de questions, hein?
  • C'est parfait! La curiosité c'est important. Surtout quand on a accès à des outils comme Wikipedia ou Google.
  • Papa, c'est combien de mètres?
  • Ben oui, on focus un peu papa! La réponse à ta question est :
    diamètre de la terre = 12 756,2 kilomètres
  • Oh! c'est beaucoup de kilomètres ça! Plus loin qu'aller en Floride chez grand-maman?
  • Oui, à peu près quatre fois la distance.
  • Je n'ai pas appris les « fois » encore papa! Là, on fait des soustractions.

Et elle repart, me laissant en plan avec mon ordi. Simple comme cela! Si j'avais su immédiatement quand elle me l'a demandé, aussi! Bon ben, je vais aller « checker » ce qui se passe dans le merveilleux monde du sport d'abord.

mardi 29 mars 2011

Les grands frères


Peut-être penserez-vous en voyant ce titre trônant au sommet de la page que vous êtes en train de lire que je voulais rendre un hommage à l'institution que nous connaissons tous pour les nombreux services qu'elle a pu rendre ou rendra à cette jeunesse en manque de parents présents pour toutes sortes de bonnens ou moins bonnes raisons. Et bien non! Pas que la cause ne soit pas noble, mais je voulais plutôt profiter de la tribune ainsi que de la date du jour avec laquelle coincide ce pianotement sur le clavier usé que j'utilise pour écrire des mots.
En effet, demain le 30 mars 2011 sera la date, il y a 51 ans, à laquelle mon grand frère avait choisi de mettre le pied sur cette planète! Si je vous dis que je m'en souviens? Quelle est votre réaction? Si d'instinct vous avez pensé : « Ben non Alain, t'en ben trop jeune! » et bien, Bravo!, ça prouve que vous savez reconnaître de la jeune qualité! Si vous avez hésité, tâchez d'aiguiser vos réflexes à ce sujet parce que je pense qu'ils en ont besoin. Et si, finalement, sans aucune hésitation, vous vous êtes dit que, sans problème il devait y être, je crois que vous avez un certain problème avec votre calcul mental, je dirais. Ne vous en faites surtout pas, ça se soigne ou se répare. On appelle cela une calculatrice ou plus simplement Excel.
Je vous raconte donc l'histoire très très abrégé de mon grand frère Claude qui sévit à l'occasion en commentant mes blogues de façon anonyme mais tellement propre à lui. Mon père m'a donc raconté que le 29 mars, en attendant l'arrivée du rejeton qu'il n'était pas encore, il – mon père – écoutait les séries de la NHL à la télé? Pas certain que ce fut à la télé, faudrait que je vérifie mes sources, en l'occurrence mon père pour certifier le tout. Ce devait plutôt être à la radio. Des séries en mars! Wow! Montréal jouait en demi-finale contre les Chicago Black Hawks et ce soir-là, ils avaient remportés 4 @ 0. La série ainsi que la finale furent aussi remportées 4 @ 0, mais la finale contre Toronto. Il n'y avait que six clubs. C'était dans le temps des six clubs comme qu'on pourrait dire. La soirée s'était donc très bien terminée. Canadien avait gagné et maman n'avait pas encore accouchée.
Ce fut le lendemain que le petit héros choisit pour apparaître sur la planète Sorel. Eh oui, mon frère est un sorelois. De souche. La période des couches est quelque peu nébuleuse pour moi étant donné que je n'étais même pas né. Disons qu'il a dû en remplir quelques-unes. À un moment donné de sa vie, un événement très important pour la suite des choses lui est arrivé. Il a vu naître son frère favori. Bon OK, il n'en a eu qu'un mais si on considère que j'aurais pu être son pire, je trouve que je me suis retrouvé haut dans la hiérarchie. L'école a commencé pour lui, je crois que ça s'est bien passé. On devait être à St-Charles-de-Bellechasse dans le temps. Il devait déjà en être à son premier amour; la belle Marie-Claude à qui il avait promis son cœur! C'est un plus après ce temps que mon père avait décidé, tel les premiers colons, de s'expatrier vers le nord, le très grand nord dans le temps, à savoir l'Abitibi, à Senneterre plus précisément. On est rendus en 1969. Ma blonde vient juste de naître et je ne le sais même pas encore. Mon frère joue déjà au hockey et est déjà bon tandis que moi j'ai peine à flotter sur mes patins à quatre lames. Sa carrière n'a cessé de progressé, tant mieux pour lui. Après tout, on dit dans les milieux bien informés que ses talents sportifs lui viennent de mon père. Et je suis en droit de croire qu'il ne m'en a pas laissé un seul. Bravo Claude, dans le fond, je suis bien content pour toi. Je toruve que tu as le physique de l'emploi. Enfin, tu l'avais encore il n'y a pas si longtemps. Tu sais, avec le temps, c'est un peu normal de ralentir! Oups!, je suis encore en train de glisser, non pas vers le troisième, mais à l'extérieur des cadres que je m'étais donnés en débutant ces quelques lignes.
En 1974, la famille von Trapp, euh…, je voulais plutôt dire Balleux, est revenue vers la civilisation. Ça s'appelait et ça doit encore s'appeler Louiseville. Le long de la 138, juste entre Yamachiche et Maskinongé! Tout le monde me suit. C'est là, ou peut-être avant, que le petit balleux a commencé à se dévergonder… un peu. Juste un peu à ce que je sache. Le secondaire, le cégep, ça peut mener bien loin. À trois-Rivières dans son cas, là où il a appris la valeur… d'un pot de beurre d'arachide. Selon lui, ça vaut plusieurs repas de cégepien. Saviez-vous que dans les salles de cours des cégeps de ce temps-là, les individus avaient le droit de fumer. Ça fait longtemps, hein?
Je crois que sa vie de jeune adulte a débuté dans ce coin-là si on considère l'âge qu'il avait plutôt que la maturité très difficile à déceler qu'il pouvait contenir. Son séjour dans la métropole a débuté vers la fin des années 70 si je ne m'abuse. Il s'est marié. Oui, ça se faisait encore dans ce temps-là, et a connu la belle vie de locataire à Rosemont. C'est dans ce temps là aussi qu'il a été victime d'un hold-up dans la banque dans laquelle il travaillait. Ça l'a marqué. Un de ses habits n'a plus jamais été le même. Avant de quitter le centre urbain, il avait concocté en secret deux petits mousses du nom de Guillaume et de Frédéric. Ils sont grands maintenant, très grands selon leur cousine nouvelle qui n'est plus si nouvelle mais quand même petite quand elle se compare à eux.
Pour progresser dans sa carrière, il a accepté un poste à Matagami après avoir transité par Amos, un peu plus bas ou c'est après, je ne sais plus exactement. OK, séance de repérage! Voyez-vous sur la carte l'Abitibi dans le haut? Ben, montez un peu plus haut, oui, c'est ça, là où il n'y aplus de carte, c'est exactement là. Que dire de Matagami? … Laissez-moi y penser pour ne pas offenser personne. Euh!... C'est loin?
Son séjour en Abitibi n'est pas encore terminé. Il y est encore et très heureux de l'être. À preuve, il a récemment convolé en juste noces, avec une autre fille du coin. Beau ptit coin de pays apparemment pour s'y marier! Les gens de la place qui liront ceci, je n'ai qu'un mot ou deux à vous dire : « Bon ok, je vous le laisse quoique je m'en ennuie assez souvent! Il a l'air heureux là-bas avec vous autres. Je crois que mes chances de le revoir habiter le coin de pays où je vis s'amenuise de jour en jour, hein? Prenez donc soin de lui et des siens, je vous fais confiance. »
J'aurais dû écrire tout cela l'an dernier lors de son arrivée dans la cinquantaine mais j'avais décidé de lui donner une petite pause, question de le laisser vieillir tranquille tel un bon fût en chêne, il le mérite bien à son âge.
Je voulais donc en profiter, vieux frère, pour te souhaiter une très belle journée demain en ce début de 52e année!
PS: Bonne fête aussi à mon beau-père Réjean qui aura quelques années de plus que Claude!

Grand-maman Yvette


Grand-maman est morte hier. En fait, ce n'est pas vraiment ma grand-maman à moi mais plutôt celle de Chantal et indirectement celle de Marilou. Elle l'avait adoptée comme sa troisième grand-mère, après la maternelle et la paternelle. Grand-maman Yvette! On lui répétait souvent comment elle était chanceuse d'avoir encore tous ses grands-parents et en plus, une arrière-grand-mère. Quand je lui réexpliquais tout cela, avec le peu de savoir que je peux posséder sur les liens familiaux, je me demandais bien si elle en comprenait un peu le sens. En fait, je l'espérais…

Marilou est très proche de ses grands-parents et c'est tant mieux! Elle me dit des choses qui parfois me renversent à propos de ses grands-parents. Qu'elle me sorte un détail pertinent à propos de sa grand-maman Laliberté m'étonne toujours un peu mais je me dis que ça se peut même si je ne peux pas toujours le confirmer étant donné mon manque d'information évident de ce côté de la famille. C'est le bord de ma blonde et comme je ne suis pas toujours très bon en « mémoire », je préfère toujours confirmer avec Chantal avant de me le confirmer à moi-même. Par contre, quand elle me raconte un truc à propos de ma mère ou de mon père que je devrais savoir, ça me chavire un peu plus. Des fois, les relations grands-parents – fille, ça peut être un peu surprenant!
Je pense donc que le sens de nos paroles à Chantal et à moi à propos de la famille ont dû passé parce qu'elles ont pleuré la mort de leur grand-mère. Ensemble entre filles! La complicité c'est beau. Enfin, c'est ce que je me suis dit en les voyant, enlacées ainsi, partageant cette même peine. Le lien mère-fille venait de franchir une autre étape. Je pense qu'une maille supplémentaire venait juste de s'ajouter au tricot de cette relation. Tant mieux. C'est bien le tricot.
Selon des sources généralement bien informées, Grand-maman Yvette approchait du 95 ans. Pour Marilou, 95 c'est déjà un gros chiffre – moins maintenant parce qu'elle se dit « grande » et qu'en deuxième année, on compte au moins jusqu'à mille, même si quand je lui demande, elle trouve cela joliment long à énumérer et trouve toujours 56 raisons pour ne pas le faire. 95 ans c'est encore dur à avaler pour elle. Elle l'a fait le calcul de 95 – 7! Ça lui a donné un gros 88 ans de différence. C'était encore beaucoup. Grand-maman Yvette est partie voir les anges et Jésus qu'elle nous a dit en reniflant un bon coup. Elle a eu un autre épisode de grand-peine en demandant à sa mère si elle allait mourir elle aussi. Explication de l'âge avancée de grand-maman Yvette par rapport à celle un peu moins avancée de maman. Un autre calcul rapide. Marilou a semblé rassurée un peu. Maman était là, heureusement parce que papa… ben, papa n'est pas très bon dans ces occasions-là!
Maman lui a donc expliqué que grand-maman préfèrerait que Marilou continue sa vie de façon heureuse parce que quand on l'avait vue dernièrement, elle semblait sereine face à tout cela. Marilou a ensuite voulu savoir dans son esprit pratique, j'imagine, si on reverrait grand-maman Yvette bientôt! Il y avait encore un peu de renforcement à faire. Chantal lui a expliqué qu'il y aurait des funérailles avec en prime, explication du mot comme tel. Toujours le côté pratique ressortant du lot, elle a voulut savoir quand exactement. Chantal lui a expliqué que ses enfants décideraient ensemble ce serait quand. Elle a donc voulut savoir si ce serait elle avec Charlyne et Olivia qui décideraient tout cela. Charlyne et Olivia sont les cousines de Marilou. Chantal est retournée dans l'arbre généalogique mais à une couple de rangs plus haut pour préciser que les enfants d'Yvette étaient plutôt, genre son grand-père à elle, Réjean en l'occurrence, avec son frère René qu'elle connaît un peu et quelques autres… Moi j'aurais rajouté que dans ce temps-là, les familles étaient plus nombreuses mais comme ce n'était pas moi qui tenait le micro…
Dans son regard, on a tout de suite vu que pour elle, son grand-père n'était plus tellement un enfant… après quelques autres explications, je crois qu'elle a compris. En tout cas, je l'espère bien! De cette façon, peut-être pourra-t-elle me l'expliquer un jour. Je fonde de grands espoirs sur ses capacités à le faire dans un futur assez rapproché.
Que d'explications à donner à une enfant! Elle veut savoir malgré la peine. C'est beau à voir mais quand j'y pense, on n'a pas fini de lui en expliqué des affaires pas facile à expliquer.
Yvette nous a quittés hier. Pour un monde meilleur, on l'espère tous! Et pendant que Marilou s'occupe du pratico-pratique d'Yvette et des autres, Yvette veille sur elle et bien d'autres.
 Paix à votre âme grand-maman Yvette.

samedi 26 mars 2011

Un petit samedi tranquille

Un samedi après-midi de mars, c'est encore frisquet dehors. Marilou a eu son cours de cirque – que moi j'appelle de clowns – ce matin. Je ne travaille pas ce soir, on prend donc la vie un peu relax. Remarquez bien que la tâche du ménage maintenant terminée ou presque, c'est calme mais bon… on en profite un peu. L'idée m'est donc venue de bloguer un peu.

M'a dire comme on dit, de quoi je traiterais bien? Canadien ne jouait pas hier soir et n'a donc pas perdu. Première bonne nouvelle! Motion de blâme, de censure ou de je ne sais plus trop comment l'appeler à Ottawa qui fait que Steven est allé prendre un thé ce matin avec le Gouverneur Général et que nous retournerons voter … encore d'ici quelques semaines. Moins bonne nouvelle pour l'environnement qui sera de nouveau placardée de visages souriants qui nous feront croire être les meilleurs pour gérer la patente, espérons-le, pour au moins quatre ans cette fois. Quoi d'autre?

Hier soir, je travaillais et ma blonde m'en a conter une autre bonne de notre Marilou nationale. Elle jouait tranquillement, pas à la maîtresse d'école mais plutôt à la directrice puisque ses ambitions semblent avoir changé dernièrement. C'est de toute beauté à écouter quand elle entre dans la peau de son personnage. L'autre jour, je l'ai vu montrer la table de 5 je pense à toutes ses poupées et toutous qui étaient docilement « cordés » dans le salon à l'écouter et observer ses explications. Je dirais que si le syndicat avait constaté la scène, on aurait probablement eu droit à un potentiel grief. Je pense que le quota d'élève devait surement être dépassé. Mais bon, elle n'en fait pas trop de cas, je pense.

Hier soir donc, dans son rôle de directrice, elle en était à quelques avertissements à un élève en particulier dont je ne nommerai pas le nom de peur d'offusquer des parents déçus lorsque tout à coup elle s'est retournée vers Chantal et lui a demandé : Maman! À 10 retenues, est-ce qu'on va voir la directrice le samedi? Chantal était du genre, pas mal crampée en me racontant la scène ce matin. Faudrait bien que je m'informe à sa directrice pour voir! Je ne la nommerai pas mais je pense qu'elle lit ces lignes à l'occasion, je suis donc dans le mode attente pour une réponse officielle de sa part. Si ça se répète, je vous en ferai probablement part, si je réussis à m'en souvenir lorsque reprendrai le clavier pour sévir à nouveau dans ces lignes.

Dans un autre registre, ce matin, Marilou nous a aussi déclaré que, deux paires de lunettes ce n'était pas suffisant, que ça manquait un peu de variétés. J'ai alors tenté de lui expliqué que dans ma jeunesse, j'ai été environ une vingtaine d'années avec seulement une seule paire à ma disposition. Chantal a timidement rétorqué, sans trop de conviction, qu'elle aussi n'en a qu'une seule paire. Marilou lui a répondu, du tac au tac, que c'était normal avec des verres de contact! Touché. Pour changer de sujet, Chantal a répondu en nous déclarant solennellement que, de toute façon, elle n'avait plus rien à se mettre et qu'on devait passer sur St-Hubert cet après-midi. On y est allés. Chantal a aussi dit à Marilou qu'elle lui en commanderait d'autres paires.

Une qui manque de lunettes et l'autre qui n'a plus rien à se mettre. Vivre avec deux filles, ça donne parfois ce genre de situation.

Chantal écoute actuellement un livre en tentant de tricoter un foulard, je pense pendant que je tape ce court texte au travers des différentes questions de ma 7 ans et demie du genre : Papa, pourquoi dans ton blogue il y a toujours long long de mots? Parce que tu en dis beaucoup que je lui ai répondu. Tu ne parles même pas toujours de moi, qu'elle me rétorque le plus sérieusement du monde. Je suis sans voix. En fait, c'est préférable ainsi parce que, généralement mes réponses amènent des questions. Elle est curieuse, que voulez-vous?

Il me reste un peu de temps pour une virée à la régie comme le disaient si bien nos ailleuls. SAQ pour les plus récents. Un petit vino, un blanc sera execellent pour accompagner notre petit souper familial du week-end même si je peux vous l'affirmer, Marilou n'en aura pas une seul goutte! Je suis assez égoïste pour ce qui est du vino. Ça, j'ai encore le contrôle, mais comme le reste, ça viendra.