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Des fois, vaut mieux l'écrire que de le subir. Confucius

vendredi 20 juin 2008

Mardi à 2 pour 1

Salut,

C’est l’histoire d’un gars, un très vieux gars en fait, si l’on considère l’âge de l’histoire en question. On va l’appeler Johnny. Le gars qui s’appelle Johnny avait comme fâcheuse habitude de marcher et de jaser. Comme il jasait parfois dans le désert, il devait constamment se déplacer. La télétransportation telle qu’on l’a connue dans une histoire du futur et qui mettait en vedette un autre gars qui lui, marchait autant qu’il jasait, c’est-à-dire pas beaucoup et qui de surcroît, ne venait pas tellement de la planète Terre. Lui, on pourrait l’appeler Ken ou Spock mais ça n’a pas vraiment d’importance dans le fond puisque ce personnage ne fait pas partie de l’histoire de Johnny.

Maintenant que tout le monde est situé et comprend bien le contexte, on va reprendre le fil de l’histoire de Johnny. Vu que le gars jasait pas mal, il fallait à un moment donné qu’il en invente des histoires parce qu’à un moment donné, un gars a beau avoir de la mémoire, il peut venir à court de souvenirs. Comme il avait une très bonne imagination, il était un peu considéré comme un genre de devin, un prophète moderne. Un genre de Trevor Timmins, éclaireurs de juniors talentueux. À un certain moment, Johnny s’est mis à répéter sans arrêt le même refrain à propos d’un de ses cousins qui marchait et jasait comme lui. Je crois que ce devait être de famille comme manie. Ce dernier fait d’arme de notre ami Johnny s’est avéré être d’une très grande justesse puisque son cousin est devenu célèbre pour ses propos politiques qui sont peu à peu devenus plus spirituels et colportés depuis maintenant des milliers d’années.

Je ne sais pas comment c’est devenu ainsi mais les prophéties de Johnny ont faites en sorte qu’à un moment donné les nationalistes d’une sympathique petite contrée elle-même située à l’intérieur d’un énorme pays (genre, le deuxième sur la planète sur laquelle Ken qui ne faisait pas partie de l’histoire ne provenait pas).

Aujourd’hui, le ptit frisé blond qui ne devait pas être tellement blond à l’origine a gracieusement donné son nom, l’a-t-il vraiment donné en personne, on pourrait en douter, à un événement à n’en pas douter aussi populaire que le ragoût de pattes de cochon dans nos chaumières pendant le temps des fêtes.

La question est maintenant de savoir si ce sont les idéologies politiques, religieuses, de saison ou de houblon qui font que cette fête est si populaire. Chacun a probablement son idée à ce sujet mais tel un membre libéral du parlement fédéral, je ne me prononcerai pas là-dessus de peur de me retrouver en élections que je pourrais encore perdre.

Je vais donc me contenter de souhaiter à tous les braves lecteurs de cette parodie socio-politico-sporto-expresso allongé une très joyeuse St-Jean.

Je vous laisse, je dois aller faire provision de liquide en vue de ma future méditation spirituelle ou spiritueuse idéologiques.

Bye là,

Alain

samedi 7 juin 2008

Un petit tour aux Iles

Il s’en est passé des affaires depuis la dernière fois. J’étais pas mal dans la région métropolitaine dernièrement mais cette semaine j’ai eu `me rendre dans un coin de pays que je n’avais jamais eu le plaisir de visiter auparavant. Vous savez, la petite parcelle de terre qui se trouve à l’est de la Gaspésie, les Iles-de-la-Madeleine. C’est beau, comme ils disent dans l’annonce de la quincaillerie qui ne parle même pas des Iles.

La façon de s’y rendre a pourtant été un peu plus compliqué que je ne l’aurais espéré!

Mercredi matin vers 06h30, je démarre de chez moi. Déjà du trafic sur le métropolitain. Faudra penser à repenser cette voie qui traverse Montréal parce qu’elle est de plus en plus congestionné et de plus en plus longtemps. Mais cela, c’est une autre histoire qui nécessitera probablement plein de poste de péage et plein d’autres commisions d’enquête et de consultations sans lendemain mais qui rassure un peu tout le monde dans le domaine des... consultations.

J’arrive finalement à Montréal-Trudeau comme ils disent dans les grandes ligues vers les 07h00. Je me rends vers une borne libre-service vraiment bilingue, en fait bien meilleurs dans ce domaine que les agents dit-bilingues de chez Air Canada. Je glisse donc le code à barres du billet électronique sous le lecteur de codes à barre de la fâmeuse borne. Sur l’écran, quel bonheur, ça me dit Bonjour Monsieur Balleux! Sans aucune faute dans mon nom en plus. La journée part vraiment bien. Je passe au travers des dédales de la sécurité qui ne sonne même pas à mon passage. Non mais, je devrais me prendre un billet (pas d’avion), c’est définitivement mon jour de chance.

Je me rends donc à la porte 34 sans plus tarder. Je me trouve une place pour m’asseoir non loin du lieu du crime pour ne rien manquer. Oups! Un nouveau petit panneau glissant vient de s’insérer sous l’annonce de mon vol en direction de Québec-Gaspé-Iles-de-la-Madeleine. « Retardé – Delayed ». Ah comme c’est fort le bilinguisme... écrit. Un bris mécanique. C’est peut-être mieux de prendre un peu de temps pour réparer le coucou. Je vais donc porter un peu de café question de laisser un souvenir dans les égoûts de Dorval. En y revenant, je constate sur le panneau électronique que mon vol est non seulement retardé mais aussi annulé. Re-oups! C’est le temps de se manifester au comptoir.

- Euh salut! Je suis supposé me rendre aux Iles aujourd’hui mais il me semble que vos panneaux sont en contradiction.
- Pardon me!
- C’est de votre faute?
- Can I help you?
- Je ne comprends plus tellement, vous l’avez brisé et maintenant vous voulez m’aider. Faudrait se faire une idée!
- Are you going to les Iles-deu-la-Madelyne?
- Ouais, dans ce bout là, autant que possible.

Bref, je vous fais grâce des détails mais il faut comprendre que mes amis d’Air Canada décident donc de nous shipper vers Québec, la Capitale et de là, il y aura un vol qui se rendra aux Iles. Tant qu’on se rend! Après une couple de retards sur le vol de retard, nous embarquons pour Québec. 26 minutes pour s’y rendre. Ça équivaut à environ 600 kilomètres à l’heure, pas pire! Un bon vent de dos peut-être. Dans l’avion, j’étais asis à côté d’une future vedette de la LNH. Le jeune homme arrivait de Val d’Or. Il a joué toute l’hiver pour les Forestiers d’Amos dans le midget AAA et il s’en allait vers Québec rejoindre ses parents pour partir de nouveau pour Cap-Breton où le repêchage junior aura lieu en fin de semaine. Il croit qu’il sera repêché en troisième ronde. Un défenseur avec comme agent Enrico Ciccone qui a comme oncle Mario Marois, un ancien défenseur des Nordiques que j’avais côtoyer dans le temps que je travaillais dans un dépanneur non loin de Loretteville. Le jeune homme donc, se nomme Philippe Pépin. Un nom à surveiller comme dirait l’autre.

Après une petite heure d’attente dans le magnifique aéroport de Québec, moi et mon nouveau « Fan club » de l’âge d’or nous dirigeons vers le non moins magnifique Dash 8 d’Air Canada Jazz. Trajet sans histoire vers les Iles. Il pleut à boire debout rendu là-bas. Drôle d’expression encore! J’arrive donc à l’hotel-motel Bellevue vers 17h15. Il ne me reste qu’une chose à faire pour compléter cette journée de rêve. Un bon snack est de rigueur. La Factrie s’avère donc un choix logique en cette saison.

La Factrie c’est une usine de traitement du poisson et de ses dérivés comme le beurre à l’ail, je pense. Au rez-de-chaussée, on y retrouve la poissonnerie conventionnelle avec toutes les espéces locales exposées telles dans un salon D’urgel Bougie... en tout cas, je l’imagine puisqu’à mon arrivée, cette partie de l’établissement était déjà fermée. Ah, ces travailleurs syndiqués saisonniers! Au premier étage se situe ce qu’ils appellent la partie restaurant. Je dirais plutôt cafétéria mais cela n’a pas vraiment d’importance puisque l’idée première n’était pas le décor mais plutôt la boustifaille qui était offerte. Deux choix s’offrent à vous à l’entrée, la « boose » ou la bouffe. Je commence par le côté bouffe. Il y a même un menu d’offert qui fait aussi office de napperon dans le fond du splendide cabaret de pléstique. Je fais la ligne parce que je ne suis pas seul à saliver. En fait, une bonne partie des amis que j’ avais découvert sur le vol pour les Iles semblent s’êtrte donnés rendez-vous ici! Et moi qui n’était même pas invité. À moins que ce ne soit un « surprise party » en reconnaissance de mes loyaux services? Peu importe, je ne les connais même pas de toute façon. Mon tour arrive... enfin. Je demande d’avoir une femelle d’une livre, une livre et quart, ayant l’air de très bien connaître cela et espérant surtout qu’il n’y aura pas trop de questions pièges par la suite. La madame en choisit donc un rouge dans la pile. Ne me demandez surtout pas comment elle fait pour déterminer la différence entre une femelle et un mâle car je n’en ai aucune idée. C’est un peu comme savoir si on doit dire un ou une avion, la plupart du temps, elles ou ils sont bien trop haut dans les airs pour qu’on puisse y voir la différence. Oh! En passant, quelqu’un peut me dire comment on appelle le mâle de la panthère? Ça fait partie des sujets préoccupants de ce temps-ci au bureau et comme on ne connait pas la réponse, ni même wikipédia, je me disais que certains érudits pourraient connaître la réponse à cette épineuse question qui tracasse certains d’entre nous. La madame ramasse donc la homarde et lui flanque quelques coups de machette à des endroits bien précis, me sacre le machin rouge à moitié démanché dans une belle assiette de carton mou comme dans les épluchettes de blé d’inde et me dit : « Beurre à l’ail? » et moi de répondre : « Je vais en prendre deux petits plats SVP! ».

Je passe donc au deuxième comptoir, celui de la « boose » pour y commander un demi-litre de blanc. Ce sera meilleur pour ma santé que de la broue que je me dis. Maintenant que mes remords de santé se sont assoupis momentanément, je me dirige vers l’une des énormes tables en rangée pour déguster la chose tranquillement. Les vin est bon, la homarde ainsi que ses oeufs savoureux et les mains de plus en plus sales. Heureusement que j’avais pris la peine d’enfiler le sexy tablier de papier fourni généreusement par l’établissement pour éviter les ptits malheurs. Après deux pinces, quelques pattes, un ventre et toutes les parties que je ne peux malheureusement pas nommées et n’écoutant que mon courage, je me lève, accompagné de mon tablier qui a déjà l’air d’avoir effectué quelques chirurgies majeures, pour me rendre vers le comptoir, encore!

- Je vais prendre une autre femelle, question d’être certain qu’elle est encore aussi bonne.

Sourire entendu de la madame qui signifie probablement « Un autre gros cochon qui va s’empiffrer ici aujourd’hui »
Je retourne vers l’abattoir pour achever une autre victime. Pour ne pas que mon geste ne soit interprécomme étant en série, je m’arrête à deux. Il me reste encore un peu de force pour me rendre à ma chambre et m’effondrer dans les bras de Morphée. Après cela, je ne me souviens plus de rien, inspecteur.

Le lendemain, après mon cours, je me suis élancé sur les dunes pour y capter quelques images de la place. J’en ajouterai probablement quelques-unes prochainement sur ce site.

La rentrée

Je dois aussi avouer mon désarroi suite à la mini-rentrée de Marilou à l’école. Ce ne fut pas facile pour papa mais je crois qu’il y arrivera avec le temps. Je me donne jusqu’à la fin du secondaire et je devrais être plus sécure concernant le sujet.

Le Grand Prix

C’est en fin de semaine que toutes les pitounes de la planète se donne rendez-vous sur l’Ile Notre-Dame pour le Grand Prix de Montréal. Ah oui, il y aura aussi quelques bolides de course pour l’occasion.

Golf

Ma saison est aussi commencé mais comme les résultats ne sont pas encore appréciables, je vous en reparlerai dans une couple de rondes.

En terminant, je vous laisse sur une ou plus de pensées d’une de mes collègues de travail. Qui parle de briques propres dans nos têtes, je crois. Quoi de mieux qu’une citation pour étayer ces sages pensées :

« Il faut garder pur le foyer de nos pensées. »

C’est beau, hein? J’ai commencé à faire le ménage en ramassant la cendre et les vieilles bûches du foyer. Elle m’a aussi dit de surtout faire attention aux égrégores de pensées. Celle-là, je n’ai pas commencé à la travailler parce que je dois la digérer et l’assimiler avant de la mettre en pratique. En tout cas, je le pense. Et vous?

Alain

jeudi 15 mai 2008

Pôpa n'était pas fier

Non mais! Il y a quand même des limites!

Lundi matin, avant de partir pour les lointaines contrées de l’Estrie, de la Beauce et des Bois-Francs, j’ai agit en tant que citoyen responsable. J’ai mis ma poubelle au chemin parce que chez nous, le ravage des vidanges se fait les lundis et jeudis soirs. Je suis donc parti gaiement vers les montagnes et vallées le coeur joyeux.

Le voyage

À Sherbrooke : rien de spécial à signaler si ce n’est que le Delta veut toujours avoir de ma poche 10$ pour que j’utilise Internet. Pas fort! De plus, il en coûte 1$ pour faire un appel local. Peut-être que ses dirigeants devraient aller faire un tour sur la planète « réalité » pour voir comment ça se passe dans la vraie vie. Je leur ai d’ailleurs mentionné en passant. En m’en allant vers St-Joseph-de-Beauce (au motel Le Journel qui soit dit en passant offre Internet sans fil dans toutes ses chambres et grétisse à part de cela), je suis passé par Thetford Mines. C’était la première fois pour moi. Je m’en allais dire : « Fascinant » mais je me contenterai d’irréel. J’ai trouvé un peu bizz les montagnes grises qui poussent un peu partout. La première que j’ai décelé au loin me donnait l’impression qu’il y avait une montagne qui avait oublié de fondre mais tout plein de calcium dessus qui la faisait paraître plus grise que blanche. Un peu moins joli que les neiges éternelles, disons. À mesure que je m’approchais, je réalisais que ce ne pouvait pas être de la neige. On est quand même rendu au mois de mais et je n’étais pas à Québec. Pas loin mais quand même! En m’approchant, j’ai pu constater la chose! C’est tellement... laid! Laid et irréel à la fois.

Bien que je ne sois jamais allé sur Mars, ce doit être un peu comparable. Le rouge en moins. Et plus ça va, plus je trouve mon exemple boiteux. Comme nous vivons dans une société moderne, nous devons faire preuve d’équité, qu’elle soit de type religieuse, de sexe ou même d’handicap. J’accepterai donc la comparaison en lui donnant une chance. À chacun sa chance disait l’autre jour un électeur moyen qui votait partiellement. Je m’éloigne de mon sujet de départ qui parlait quelque part de fierté. Qu’importe puisque cette tribune me sert de porte de sortie ou de soupape de sécurité.

J’arrive pas à m’en sortir. Les fameuses montagnes grises, il y en a partout. Quand je dis partout c’est vraiment partout. En plein milieu d’un champ ou au travers d’une forêt. Sur le bord de la route ou au loin dans la vallée. Partout.

Je suis passé par la suite à Princeville. L’endroit où la poutine a été inventée apparemment. C’est du moins ce que m’a affirmé le plus sérieusement du monde le tenancier de l’établissement où je logeais. Il me l’a racontée lui la vraie histoire de la poutine. En tout cas, il a vraiment l’air d’y croire, lui. Ça viendrait apparemment de quelqu’un qui travaillait à la fromagerie Princesse qui, quand son « shift se terminait le matin, allait toujours prendre une bière avec du fromage en crottes dans un sac de papier dans une taverne je crois et à un moment donné, il s’est dit que ce serait bon avec des frites et de la sauce. J’oublie probablement quelques détails mais selon lui, c’est très vrai comme histoire. De là à savoir si ladite invention de Princeville est arrivée avant celle de Warwick, de Victo, de Louiseville ou même de Ste-Ursule, je ne saurais le dire puisque l’histoire locale ne semble pas en parler.

Le retour

Aujourd’hui à mon retour, j’ai d’abord vidé les détritus (comme le dirait si gentiment Craquepoutte, charmant personnage de la très populaire série télévisée sur Télé-Québec et que ma fille adore) de mon véhicule moteur vers la poubelle parce qu’à la suite d’un périple semblable, il y a un paquet de trucs qui peuvent s’amonceller et qui font de mon « Winnebago » qui n’en est pas vraiment un, un lieu qui pourrait avantageusement se comparer à un dépotoir. J’ouvre donc le compartiment à déchets et quelle ne fut pas ma surprise de constater que ma poubelle n’y est plus. Je ne m’affole pas. Peut-être que Chantal avait des plans pour ledit contenant et que je n’étais pas au courant. Quel mystère! Sans plus attendre, je décroche le combiné d’Alexandre pour tenter une communication conventionnelle versus IP. Quel bonheur, ma blonde répond. Sans trop montrer mon actuel désarroi, je m’informe discrètement à propos de la poubelle. Genre, l’a-t-elle ramassé mardi matin? Avait-elle des plans la concernant? Aucun plan et elle ne l’a même jamais vue. Quelle misère! Je me suis fait voler ma poubelle et pire encore, peut-être même son contenu! Où s’en va-t-on? Je vous le demande.

Pour ceux qui n’auraient pas trop d’idées sur le sujet, je serais tenté de répondre que c’est probablement vers une longue fin de semaine. Vivement qu’elle arrive avec sa pluie et tous ses nuages.

Bref, vive la Reine, Dollard ou même les patriotes. En autant qu’on a le congé!

dimanche 11 mai 2008

Gazon jaune

Pis? Quoi de neuf? De que cé que t’as fait de beau en fin de semaine?

Je suis convaincu que personne ne me parlera de la neige qu’il ou elle a pelleté à cause d’un déluge quelconque. Quoique peut-être qu’à Québec! On ne sait jamais, surtout cette année.

Dans mon cas, samedi matin j’ai eu un petit choc. Pas blanc mais plutôt jaune. Avec la semaine que j’avais eue, je n’avais pas vraiment eu le temps de mettr ele nez dans la cour arrière chez moi. En fait, durant n’importe laquelle de mes semaines, je ne vais pas tellement souvent en arrière. C’est comme cela. Ça doit être comme dans l’expression « Métro-Boulot-Dodo ». Le métro ne doit pas passer par ma cour et de toute façon, je ne le prends même pas.

Pourquoi jaune? Parce qu’il devait y avoir des milliers, non pas des milliers mais plutôt des millions de ces magnifiques petites fleurs jaunes que plusieurs considèrent comme des mauvaises herbes, que d’autres utilisent pour en faire du vin, je pense. Personnellement, je les trouve tout à fait mignonnes. Vous les aurez probablement reconnues; les pissenlits. Je trouve cela pas mal beau quand ils ou elles (est-ce qu’on doit considérer les pissenlits comme étant des gars ou des filles donc?) sont jaunes. Quand elles deviennent nuageuses ou toiles d’araignées, quand elles volent au vent, on pourrait les considérer comme... quasiment romantiques mais pour moi, il s’agit plutôt d’un picottement dans le nez qui ne finit plus, alors c’est un peu moins beau.

Sur le terrain de ma voisine qui est probablement la personne qui prend le plus grand soin de son terrain à Montréal, il n’y en avait pas un. Pas le choix. J’ai donc sorti mon machin que j’avais acheté l’an dernier pour enlever ces machins. Il s’agit d’un outil un peu moins long qu’une pelle que l’on enfonce dans le sol et qui permet lorsqu’enfoncé au bon endroit, de ressortir avec la carotte du pissenlit. Tiens, me voilà rendu agronome averti maintenant! Alors tel un berger assidu, je me mets sans plus attendre à arpenter le terrain armé de mon arme de destruction massive... de pissenlit! Les terrains en ville ont beau ne pas être très vaste, après une heure de travail, je n’avais fait que 25 pieds carré. Pour les plus jeunes, un pied carré devrait équivaloir à environ 30 centimètres par 30 centimètres. Voilà pour l’information plus tendance. Heureusement que ma blonde avait prévu une autre activité dans la journée pour occuper toute la petite famille. Sauvé par la cloche, j’ai dû abandonner la corvée des pissenlits momentanément.

L’autre activité consistait en une balade en vélo. La première de l’été. Un nouveau genre en fait pour nous puisque j’ai fait l’acquisition cette année de ce que l’on peut appeler une girafe. Un genre de vélo sans roue avant qui est plutôt remplacer par un grand manche qu’on peut accrocher au vélo du papa. Le papa, c’est moi. J’avais aussi équipé la 4 ans et trois quart d’un nouveau casque de vélo... de princesse puisque l’autre n’entrait plus sur sa grosse tête. Il me semble l’entendre encore me dire : « je suis grande, hein papa? ». Oui, pas mal grande et surtout de plus en plus lourde. Avec le casque, j’ai aussi trouvé le kit de la parfaite cascadeuse. Coudes, genoux et mains sont ainsi protégés en cas de déroute du genre : « Oh le joli chien! » affirme t-elle en le pointant du doigt et en lâchant ainsi un des guidons. Comme l’équilibre n’est actuellement pas sa première qualité, j’entends continuellement dans mes pensées le son de ses genoux, coudes ou mains éraflant l’asphalte. Quelle horreur! En tant que citoyen exemplaire, je me préoccupe aussi de l’état de nos routes qui sont déjà en si piteux état. Il serait dommage de les abimer davantage avec des marque de coudes, de genoux ou autres os de ma fille. La « ride » s’est finalement bien passée. Je veux dire pour Marilou, je ne vous parle pas des ptits bobos qui sont ressortis suite à l’exercice en question. Je ne préciserai pas les endroits sur le corps où sont situés lesdits bobos mais vous pouvez imaginer ce qui est le plus sensible après ce genre d’activité.

Aujourd’hui, c’était la fête des mères. Au réveil, la petite s’est empressé de se « garocher » dans notre chambre avec le cadeau qu’elle avait confectionné cette semaine en secret! Un genre de plante en cartron de toutes sortes de couleurs. Un bien beau bicolage qui était accompagnée d’une belle carte de souhaits aussi confectionnée de sa main. Une artiste quoi! Comme sa mère. Elle lui a souhaité bonne fête, donné un beau gros bisou et s’est « regaroché » vers le salon pour aller voir ses ptits comiques à la tivi. Il ne faudrait quand même pas exagérer sur les sentiments quand même!

Nous avons par la suite fait une visite-éclair dans le 450 à Verchères pour aller souhaiter bonne fête à ma mère. Le reste de la journée a été consacré à un peu de « faucons », une séance de lecture dans la cour arrière et un bon souper en famille. Oups!, je n’ai pas retouché aux pissenlits. La semaine prochaine, peut-être.

Dans le carnet

Je me demandais quand j’enlèverais mon ti-drapeau des Canadiens sur mon char. Les événements auront décidé pour moi. Je me disais que je le garderais quelques temps pour démontrer mon appréciation pour la belle saison.Je n’ai tout simplement pas pu le faire puisque des « pas-gentils » l’ont tout simplement arraché dimanche soir dernier!

Cette semaine je retourne faire un tour dans l’Estrie, les bois-francs et la Beauce. J’espère bien pouvoir utiliser ma caméra et vous ramener quelques portraits de ce voyage.

À un de ces quatres!

Alain

jeudi 1 mai 2008

Un choc

Une étape importante est survenue dans ma vie aujourd’hui. Une première! Le genre d’événement qu’on ne peut simplement pas oublier. À inscrire dans les annales. D’autant plus qu’avec l’amère défaite que nos Glorieux avaient encaissé hier soir, je n’étais pas vraiment à mon mieux. Le moral n’étant pas à son zénith, le choc que j’ai vécu a comme été amplifié.

117,45$!!!

C’est ce que ça m’a coûté! Vous me direz que ce montant n’est pas exhorbitant mais tout dépend de quoi on parle. Moi, ça ne m’était jamais arrivé. Toujours est-il que ce midi je m’arrête à ma station-service préférée ( ce n’est pas que je puisse réellement avoir de favoris dans ce domaine de consommation mais puisque je peux accumuler des milles de récompense de ma carte bleue quand j’arrête à la station jaune, aussi bien en faire une favorite quelconque) pour faire le plein. L’indicateur me disait que j’étais fortement dans le « E ». Autrement dit, j’étais sur le point de rouler en mode « É »conomique, c’est-à-dire ne plus rouler du tout, faute de carburant. En prime j’ai eu droit à une station avec service (de plus en plus rare, comme dans les banques, quoi!) à un prix plus que raisonnable, 134,9. Le bonheur! Après un temps interminable, la pompiste, avec son plus beau sourire j’imagine, me dit : « J’ai fait un chiffre rond... 72$. » Non mais, il est où le rond dans ce chiffre là? Je trouve que les gens ont trop tendance à dédramatiser les situations tragiques. Comme la dame semblait tout de même sympatique et que surtout, je n’avais pas vraiment le choix, j’ai payé. Aussi simple que cela dans le fond.

Mon après-midi a passé sans trop de dommage. Après le travail, j’avais rendez-vous avec mon médecin. J’ai comme pris un abonnement avec lui et ses confrères il y a quelques années lorsque ces sbires ont tout à coup découvert que j’étais gros. Je trouve que le mot « gros » est un peu gros, dans les circonstances. Un peu enveloppé peut-être mais pas gros! Toujours est-il que les guerres de gangs ont à ce moment débuté entre les deux clans; les hypocrates contre moi et mes bourrelets. J’ai donc gagné la bataille d’aujourd’hui puisque mon ptit docteur ne m’a pas dit une seule fois que j’étais gros lors de notre rencontre.

Après un copieux repas composé entre autres de délicieux légumes, je décidai d’aller me chercher un ptit café chez le Rouge. Pour m’y rendre, j’utilise le véhicule moteur de ma douce puisqu’elle m’avait mentionné la veille que sa cocotte était quelque peu assoiffé elle aussi. Je m’arrête donc de nouveau à la station jaune munie de ma carte bleue tel que précédemment mentionné quelque part dans un des paragraphes un peu plus haut. Le véhicule en question étant beaucoup plus petit que le mien et le prix spécial proposé (133,9) beaucoup plus satisfaisant, je me suis dit que la facture serait beaucoup moins salée que celle du midi. Pas un trop gros risque. Effectivement, beaucoup moins onéreux, 45,45$! Tiens? Un autre chiffre rond. Quel heureux hasard! Devrais-je m’acheter un « ticket »? serait-ce mon jour de chance? Non non mon Alain, calme-toi le ponpon, tu ne viens seulement que d’investir l’équivalent du prix d’un baril de brut dans le butin de ces chères pétrolières. Évidemment, l’investissement en question s’envolera en fumée, mais enfin!

C’était donc la première fois de ma vie que je dépensais plus de 100$ en essence dans la même journée. Un bien triste record! Heureusement que mon employeur a généreusement augmenté de ½ cent le taux pour le kilométrage. Quelle chance!

Je songe donc à une publicité que j’ai récemment entendu à la radio. C’est Rogatien qui nous vante les mérites des petites annonces du journal rouge, lui aussi! Il parle d’un poney nain roux de deux ans de race (je ne sais plus laquelle) à vendre pour cause de déménagement... Je pense que je vais appeler.

Demain à l’horaire, les marches de l’Oratoire. Faut que je fasse cela demain si je veux avoir le temps de finir de les monter, de mourir un peu faute de « plus de genoux » comme hiboux, cailloux, choux, genoux, et poux, et de revenir à la maison avant le début du match ... de samedi.

Bonne fin de semaine et surtout, ne dépensez pas trop d’énergie.

Alain

mardi 22 avril 2008

De tout et de rien

Je n’étais pas prisonnier dans une prison souterraine munie de murs magiques et invisibles. Je n’étais pas à l’extérieur du pays dans un endroit inaccessible par les ondes internetiennes. Mon ordi n’était pas en panne. Aucune raison valable, quoi!

Ma boîte à idées était tout simplement vide. Une panne d’idée ce n’est pas drôle pour un obsédé du clavier. Le syndrome de la feuille blanche même s’il n’y a aucune feuille réelle d’impliquée. Peut-être était-ce la série impliquant notre flanelle avec les oursons de la mettachaussette? Qui sait?

Je n’ai toujours rien à dire de brillant mais comme mes dix doigts me picotent énormément que je devais les laisser aller un peu. Juste un peu. Qu’ai-je donc fait durant ces 18 derniers jours qui m’a empêché d’écrire quelques lignes? Je suis passé devant la Citadelle de Québec, qui n’a maintenant plus de toit. C’est un peu dommage. En passant, je dois avouer que je me suis plaint pour rien à propos de la neige qui nous était tombée sur la tête au cours de la dernière froide et blanche saison. Après être passé par la vieille Capitale, je dois reconnaître que c’est ça d’avoir de la neige! C’est tout simplement épouvantable. Dans les quartiers résidentiels où la neige est tout simplement soufflée sur les terrains au lieu d’être ramassée, on a l’impression de se promener dans des corridors. Une collègue m’avait mentionnée en février je pense, le lendemain d’une autre tempête, que le problème de déneigement en était rendu au fait que nos voisins québecois n’était pas équipés pour ramasser la neige puisqu’ils la soufflent généralement mais que là, ils ne pouvaient tout simplement plus la souffler. Je ne comprenais pas à ce moment là. Je comprends maintenant. Rassurez-vous, je suis repassé hier et les tas ont passablement diminués. Si la tendance se maintient, cette chose blanche, plutôt grise par les temps qui courent, devrait être disparue pour les festivités estivales du 400e.

Hier soir, j’étais confiné à ma chambre d’hôtel pour suivre la septième partie. J’étais un peu nerveux, dois-je l’avouer. Les appels téléphoniques que j’ai reçues m’ont grandement rassuré. Même ma blonde s’est permis d’écouter la dernière minute d’effervescence qui régnait au Centre Bell « live ». Ce que les séries peuvent faire sur le peuple. La ville est hockey? Je dirais plutôt la province pour y avoir vu flotter des fanions bleu-blanc-rouge un peu partout, même à Québec. C’est beau la solidarité. Dire qu’ils nous restent encore 12 matches à gagner pour que nos guerriers puissent tremper leurs lèvres abimées par la guerre dans la coupe du Graal de Lord Stanley.

Je suis donc revenu de Québec aujourd’hui, fanion au vent en poursuivant ma croisade d’évangélisation, en passant par … la Beauce et l’Estrie! Petit détour me direz-vous. Bof! Quand faut y aller, faut y aller qui disait dans un film. J’y suis donc passé. C’est beau ce coin-là. Les champs, les montagnes, les chevreuils (des vrais), les nids-de-poules. Bref, tout ce qu’il faut pour agrémenter un voyage.

Sur ces mots, je vous laisse donc en plan puisque je n’ai pas grand-chose à dire.

Bye là,

Alain

vendredi 4 avril 2008

Entre deux capitales

Je suis passé par Gatineau non loin d'Ottawa cette semaine. Croyez-moi, la ville est hockey là-bas aussi. Contrairement à ce que j’aurais pu prétendre toutefois, elle n’est pas nécessairement hockey des Sénateurs mais beaucoup des Canadiens. Hé ben… Ça doit être à cause des performances de leur équipe locale. Ils ne sont pas habitués de voir le classement ainsi. C’est comme, mettons, qu’il serait comme inversé, comme dirait l’autre. S’ils sont si désemparés, je les invite à m’en parler, je sais ce que c’est que d’avoir une équipe non nécessairement gagnante à encourager. Ça m’est arrivé! Et plus d’une fois! Enfin, c’est maintenant chose du passé et nous pourrons bientôt célébrer quelque chose… comme des vitrines fracassées et des chars de police renversés. J’ai tellement hâte qu’on passe de nouveau pour des « sauvages », comme le disaient nos amis de l’autre bout de la 20 dans le temps et comme se feront probablement un plaisir de nous rappeler les mêmes amis de la 417 très bientôt je l’espère. Eh oui, je rêve! C’est permis de rêver, ils l’ont dit l’autre jour à la tivi sur internet. Et puis avec l’employeur que j’ai, c’est un mot courant dans les promotions.

La semaine prochaine, je visiterai l’autre capitale, la provinciale celle-là! J’ai bien hâte de voir si les gens de la place pensent toujours à feu les Nordiques ou s’ils espèrent un futur et impossible National. Peut-être y en a-t-il quelques-uns qui se sont adoptés une nouvelle équipe depuis le temps? Peut-être est-ce la plus près géographiquement? Ou peut-être que leurs cœurs a aussi déménagé dans les montagnes, quelque part dedans les Etats-Unis de l’Amérique profonde? Qui sait? Je verrai bien en me baladant dans mon véhicule moteur maintenant doté d’un magnifique étendard! Euh … oui, j’avais oublié de mentionner que la semaine dernière, je m’étais équipé, tel un valeureux chevalier, d’un magnifique petit drapeau que l’on accroche sur le bord de la fenêtre dudit véhicule moteur. Vous aurez deviné les couleurs de ce bout de tissus volant au vent.

Parlant de véhicule, aujourd’hui était pour moi jour international du char puisque, après être passé par le lave-auto (après tout ce qui nous est tombé sur la tête, je ne comprends toujours pas mon comportement du jour), j’en ai profité pour faire changer mes pneus d’hiver sur les deux véhicules familiaux. Ok, je ne comprends toujours pas mon comportement du jour! Tant qu’à y être, je suis aussi passé chez Vitro-Plus pour faire réparer une minuscule trace qui était apparue à la suite d’une attaque de météorites routiers dernièrement en revenant de Mont-Laurier. Chez Vitro-Plus, il y avait un paquet de Air Miles en banque juste pour moi pour me permettre un jour de voyager en avion qui vole vers des lieus plus clément lors de la saison qui nous amène son lot de machin blanc à « lancer » le plus loin possible de soi avec un outil de plastique, généralement, qui permet de soit, s’éreinter ou bedon de se créer une autre patente du même genre que l’on peut aussi appeler un genre de bursite à l’épaule! Vivement qu’elle fonde au PC qu’on reprenne un autre genre de bâtons et ainsi avoir une bonne raison de souffrir.

Au programme en fin de semaine : j’me pogne le beigne mais juste un peu. D’autres activités sont aussi prévus mois dont j’ignore pour le moment la forme.

Toujours est-il qu’on s’en reparle plus tard,

Alain