Qui suis-je?
mardi 11 août 2009
Des signes qui ne trompent pas
Nous avons donc fait une seconde tentative ce week-end. C’était ouvert. Le Finnegan est un genre de marché aux puces. Avec plein de « peddlers » qui cherchent à écouler du stock de fond de cave. Évidemment, quelques artisans locaux figurent aussi au nombre des exposants mais cela, c’est un peu moins drôle. Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de plus drôle que de tenter de négocier le prix d’un article pour lequel on demande 1$. Quand on arrive à l’avoir pour 50 cents, c’est le délire. En plus, dans ce coin-là, tout se passe en anglais. Quel défi! Tout cela se passe littéralement dans un champ. Le stationnement – parce qu’il y a des véhicules qui trainent jusque dans les bois avoisinants – les stands de démo, pour la plupart ainsi que la majorité de l’activité se passe dans le milieu de nulle part. La température était idéale, c’était bondé et la joie était donc au rendez-vous.
D’ailleurs, les environs sont aussi très agréables. Une belle campagne sur le bord de l’eau comme dirait l’autre. En chemin, nous avions noté Chantal et moi le panneau indiquant la traverse Hudson-Oka. Sur le chemin du retour donc, nous avons proposé à notre 6 ans de Marilou de passer par le traversier. Elle était aux oiseaux comme on dit. Comble de bonheur, il n’y avait pratiquement pas d’attente. Il faut dire que la traversée est très courte mais on a quand même eu le temps de débarquer du véhicule pour prendre quelques clichés du moment. Un vrai Titanic, ce rafiot! Les filles… et le gars étaient donc ben contents.
Par la suite, nous avons tenté de faire croire à Marilou qu’elle aurait besoin d’une sieste étant donné qu’on voulait aller voir les feux d’artifice le soir et que c’est très tard, mais en vain! Elle n’a jamais dormi. Elle en avait beaucoup trop à raconter à ses nombreux amis toutous membres de l’équipage du navire qu’elle commande et qui s’appelle aussi un lit. Nous avons donc réédité l’événement de la semaine précédente pour une seconde tournée. Non mais c’est que ça commence à être une habitude! Après les États-Unis, c’était au tour de l’Afrique du sud de tenter de nous impressionné par des éclats dans le ciel étoilé. J’avais bien aimé la prestation américaine mais je dois avouer avoir été comblé par l’africaine. C’était tout simplement magnifique.
Golf
Dimanche, j’agissais à titre de caddie pour mon beau-père dans le cadre d’un tournoi Inter-Clubs dans la catégorie « B ». Ça se passait sur le parcours du Champêtre. Soit dit en passant, un très beau terrain de golf. L’équipe de St-Jérôme a encore une fois volé les honneurs en l’emportant contre le Club local ainsi que sur celui de Ste-Rose. Je suis allé surtout en observateur, dans le but d’améliorer mon golf. Des fois, en regardant des meilleurs, on risque de pogner un truc ou deux au passage. En tout cas, c’est ce que je me dis depuis 4 ans. Je n’ai toutefois pas noté d’améliorations directement reliées à ce que j’ai pu visualiser durant ces rondes. Je suis toutefois encore optimiste à ce sujet. Parlant de golf, je pourrais dire que ma saison prend son envol vendredi prochain avec ma première ronde au Québec de l’année. Certains diront que c’est un peu tard mais comme on dit, vaut mieux être en retard qu’en corbillard. Le début de ma saison a été retardé dû à une blessure au haut du corps. Si ça va bien, je vous en reparle, sinon, je trouverai autre chose…
Un signe
Une autre raison qui me fait dire que je débute ma saison sur le tard comme on dit c’est que j’ai vu deux signes qui ne mentent pas à propos de l’avancement de la saison. Hier, j’ai vu quelqu’un en sortant du bureau avec une tuque sur la tête. Bon, ça peut difficilement aller ailleurs que sur une tête mais bon. Mieux que cela, sur mon chemin de retour, toujours en sortant du bureau, il y avait la personne qui fait du bruit dans le métro et qui a un permis pour cela qui portait un joli bérêt en « velvet ». Je me dis que ce doit être un peu chaud mais comme ce n’est pas ma tête, je laisse aller. C’est tout de même un signe qui ne trompe pas.
dimanche 2 août 2009
Un samedi ensoleillé
De plus, tout près de cet endroit il y avait une ferme qui exploite des tournesols, ce qui en plus, ferait l’affaire de Chantal puisque Marilou et Alain seraient facilement attirés par la barbe à papa. Vendredi, j’en avais parlé au bureau et la réaction fut des plus mitigées. Bon, je n’avais parlé que des tournesols, dois-je avouer.
Samedi, de bon matin, nous avons donc quittés le nid familial en route vers Upton et ses magnifiques trouvailles. En partant, ma blonde me dit tout bonnement : « Tu prends le tunnel? » Je lui réponds qu’à ma connaissance, il n’est pas fermé cette fin de semaine mais un doute commence à poindre dans mon esprit. En arrivant sur la 25, ça ralentit joyeusement. Le doute se matérialise peu à peu à mesure que nous progressons tel un escargot en quête de sa pitance quotidienne. Je suis déjà paqueté de « j’aurais donc dû » et nous n’avons même pas traversé le fleuve. Sur la 20, ce n’est guère mieux au point qu’on tente même d’éviter le pire en empruntant la 116 pendant un bout. Pas assez longtemps cependant. En retournant sur la 20 trop rapidement, je m’enfonce de nouveau dans un bouchon. Que se passe t-il donc? Un autre détour nous emmène finalement à notre but avec quelques minutes de retard sur l’objectif initial.
C’est beau un champ de tournesols. Saviez-vous que contrairement à ce que l’on croit, le tournesol ne suit pas le soleil toute la journée. Ses feuilles le font mais pas la fleur. Elle demeure pour sa part toujours tournée vers l’est là où le soleil se lève le matin. Après avoir fait le tour de la question, jasé avec les mascottes géantes, pris un peu d’information sur le sujet pour la postérité, on rembarque dans le véhicule pour la suite…
Le général Upton tel que son nom l’indique est en quelque sorte un magasin général mais moderne. Moderne dans le sens ou la marchandise qui le remplit est plutôt orientée pour les touristes qui s’y aventurent. Pas comme dans le temps, j’imagine. Les poches de farine et les cannages sont remplacés par des bouteilles d’huile de tournesol, des ti pots de confitures locales ou des sacs de Barbe à papa à l’érable. Avant d’entrer à l’intérieur, nous décidons de prendre le lunch sur la terrasse à l’arrière. J’ai mangé une de ces pizzas! Une pizza aux saucisses de canards. On est très loin de la All dressed de chez Jonas! Ce fut tout simplement exquis. Ma blonde a accompagné la sienne avec un moult ou mou ou moux, je ne sais trop, de pommes. Apparemment que c’était bon. Marilou a troqué la pizza pour un sorbet de framboises. Pas très nourrissant, je trouve. L’ambiance de fond de cour avec vue sur grange, fontaine et … tournesols était des plus exquis. C’est après cet en cas que nous sommes entrés dans le magasin. Il y avait foule. Je dirais que ce n’était pas nécessairement des locaux qui varnoussaient dans les allées.
Nous nous sommes par la suite redirigés vers la ville en stoppant à un kiosque de maïs. La barbe à papa était déjà engloutie. Marilou et moi nous sommes pratiquement battus pour l’avoir mais avons finalement partagé en en laissant même un peu à chantal. Une bataille féroce. Le retour a été beaucoup plus facile. On a même pu visualiser l’origine du problème à notre aller. Tout allait bien dans les deux sens jusqu’à qu’on rencontre un twitt de la SQ parqué en plein milieu et qui, selon toute vraisemblance, ralentissait tout le traffic dans l’autre sens pendant quelques kilomètres. Ce devait être une raison écologique, encore. Si on va moins vite, on dépense moins d’essence. Je suis certain que c’est cela la vraie raison de son approche.
Dans la soirée, nous avions décidé d’aller voir les feux d’artifices. C’est très impressionnant mais il y a beaucoup de monde. Nous avons même été pris dans une congestion vers 23h00. Quelques rigolos impatients ont même trouvé le tour de rendre l’opération un peu moins agréable. À un moment donné, les membres d’une autre auto m’ont même traité de « white ass »! Pour les néophytes de la langue de Shakespeare, la traduction de cette expression est : « fesses blanches ». Je veux bien croire que les miennes doivent être relativement blanches compte tenu du contexte mais quand même. Les membres de ce véhicule, nul besoin de le rappeler, étaient quatre femmes à qui les fesses devaient être un peu plus foncées, malgré l’absence de plage nudiste dans les parages. Je dois avouer que nous avons été un epu surpris de leur réaction. Je n’étais même pas choqué au départ et même assez calme compte tenu du fait que je n’étais pas seul et que ma 6 ans de fille était présente. Dire qu’on se fait traiter de raciste pour bien moins que cela. Je me demande bien d’où peut bien originer le raciste des fois.
Un bien beau samedi donc, dans l’ensemble.
dimanche 26 juillet 2009
Voyage dans l'ouest (2)
Mardi 14 juillet
Lundi soir, on s’était dit dans notre grande sagesse qu’on devait placer notre visite à Marineland le mardi puisque la température prévue pour le mercredi était douteuse. Nous nous sommes donc dirigés vers la terre de la marine de bon matin ce mardi là.
Comme son nom l’indique, l’endroit est infesté de mammifères marins qui rivalisent d’imagination pour gagner le cœur des visiteurs. D’énormes bassins qu’on peut voir de l’extérieur ou d’en dessous pour différents effets sont étalés un peu partout sur le site. Dans un de ces bassins, il y avait une colonie de bélugas. C’est assez joli un béluga, mais imaginez qu’un des spécimens avait décidé de naître la veille de notre visite. Assez impressionnant. La bibitte devait faire environ 3 pieds pour les plus vieux et 1 mètre pour les autres et suivait sa mère – j’imagine que c’était sa mère en tout cas – pas à pas ou nageoire à nageoire sans jamais la quitter. À l’occasion, il se servait un ptit en cas directement au canal mammaire maternel sans que ladite maman ne s’arrête de nager. Faut le faire et il n’avait jamais l’air d’en renverser en plus.
Dans un autre bassin, un autre spécimen de la même espèce tentait par tous les moyens d’asperger les visiteurs en crachant par-dessus le mur en arrivant furtivement. En plus, on aurait dit qu’après coup, il esquissait un genre de sourire en coin. Un ptit comique, quoi!
Les épaulards nous ont quant à eux fait un très beau spectacle de sauts dans les airs avec comme résultat plusieurs personnes tout à fait trempées après le show. Il y avait une zone considérée humide dans laquelle on nous avait gentiment avertis juste avant le show de ne pas être si on ne voulait pas humidifier nos caméras. Chantal et moi n’avons pas hésité un seul instant à nous déplacer au grand dam de Marilou qui aurait préféré pour sa part se faire mouiller un peu comme elle dit. Ben quoi, on a des zooms sur ces machins-là, pourquoi ne pas les utiliser un peu?
Selon moi, le meilleur a toutefois été le show des dauphins qui incluait aussi une prestation de quelques phoques et d’un lion de mer. Les dauphins sont à mon avis et pas seulement le mien des êtres très intelligents. Oui, les animateurs les motivent en leur donnant des « candies » pour leurs actes mais non seulement cela, on dirait qu’ils apprécient le fait d’être les vedettes du show. Il y en avait un en particulier qui en mettait toujours un peu plus que le client en demandait. Les sauts, les virevoltes et les chants de ces Flipper m’ont comme qui dirait enchantés.
Évidemment, qui dit parc d’attractions, dit manèges. Il a donc fallut en essayer quelques-uns au grand plaisir de ma plus jeune, de ma plus vieille donc de mon unique. Ce n’est pas que j’apprécie ce genre d’activité mais quand il y a une mesure à l’entrès du manège qui dit que la six ans doit mesurer telle hauteur pour y aller seule ou à tout le moins une autre grandeur, si accompagnée d’un parent, c’est là que mon rôle entre en ligne de compte puisque sa maman devient malade juste à regarder un caroussel de chevaux de bois tourner. Je pense que la jeune, elle, elle adore se faire brasser. Moi je n’ai rien contre mais on dirait que tous ces manèges on t le même principe du « one size fits all… but me! ». Marilou s’est donc fait bardasser un peu plus que la moyenne parce que, elle ne remplissait pas l’espace tandis que son adorable père ressemblait à un saucisson attaché par le milieu ou mieux encore, une balloune qu’un clown travaille désespérément pour la faire devenir un caniche. J’imagine que vous voyez l’image un peu.
Après s’être fait brasser donc, il nous restait du temps et on est donc allés marcher aux abords des chutes et en ville. On en a profité pour prendre quelques clichés du haut du « Skylon », une sorte de tour du CN à deux choses près. Elle n’est pas à Toronto et un epu plus courte en hauteur. La vue y est toutefois phénoménale. Avais-je déjà mentionné à quel point les chutes sont magnifiques. Si oui, je le répète encore. Les chutes sont magnifiques. En plus, je ne voudrais pas me vanter mais les chutes canadiennes sont ben plus belles que les américaines. Tiens Elvis! Au fait. Est-il réellement mort? Je n’en suis toujours pas convaincu. Une autre belle journée à archiver au palmares des souvenirs familiaux à ne pas oublier.
Mercredi 15 juillet
Comme il était supposé faire moins beau, nous avions gardé des activités un epu plus humide au programme pour ce mercredi. Nous avions eu le plaisir de contempler les chutes d’en haut mais mais pas au niveau de l’eau comme tel. Non plus d’en dessous. De plus, il y avait une visite d’un vignoble en français à midi pour casser la journée.
C’est donc par une magnifique journée ensoleillée que nous sommes partis à la conquête de la Niagara à bord du « Maid of the mist ». Il ne fallait pas partir trop tard puisque notre journée était coupée en deux. Chantal nous avait dégoté un genre de forfait qui incluait en plus de quelques attractions, des passes de transport en commun pour nos déplacements du jour. Ce fut très utile. En arrivant sur les lieux du crime, le troupeau est savamment dirigé vers le bateau sans toutefois oublier de distribuer à chacun des participants un beau Baggies bleu avec un beau logo du Maid of the mist en plein sur le chest. On s’est donc cordé sur le bateau dans l’ordre malgré l’excitation qui nous tenaillait tous. Chantal, Marilou et moi nous sommes retrouvés sur le pont du haut en avant. La meilleure place selon moi. La clôture était un epu haute pour la jeune moussaillonne mais qu’à cela ne tienne, le vieux marin en moi s’est dévoué pour tenter de la tenir au-dessus du bastinguage à son plus grand bonheur. Je vous dis que ça tangue un bateau dans le bas d’une chute… Niagara. Quand on a été toutes trempes, la batrau a viré de bord pour nous ramenés au quai. On a bien ris!
Pas le temps de refaire le brushing qu’on était déjà en route pour le vignoble. Le temps comptait. D’autant plus que la pauvre Charlotte nous a fait rencontrer un pont fermé sur sa route. Comme quoi il n’y a apas qu’au Québec que les ponts et viaducs sont à refaire. Je lui ai donc dit de faire un détour et elle m’a écouté Nous sommes donc arrivés 10 minutes à peine avant la visite. Vive les vacances relax! Une visite des plus intéressantes et instructives que celle de ce vignoble. L’origine, la région, les cépages, les couleurs. Tout nous a été expliqué. Évidemment, je vous serais gré de ne pas trop me poser de questions puisque j’ai déjà presque tout oublié étant donné mes antécédents… originales. On nous a aussi fait goûter un blanc, un rosé et un rouge… dans l’ordre. Pour notre part, on s’est même permis un extra en essayant aussi un vin de glace. C’est tout simplement délicieux. On a donc ramené quelques bouteilles pour notre propre cellier qui n’arrive jamais à s’emplir.
On est par la suite retourné vers les chutes puisque nous voulions aussi les voir d’en-desssous. On pourrait appeler cela du voyeurisme mais je m’en fous un peu dans le fond. L’activité appelé « Behind the falls » se voulait donc très appropriée pour l’occasion. Encore des tunnels humides au programme. Je dirais en résumé que la douche est très puissante de cette place. Marilou a encore une fois adoré se mouiller. Là aussi, il y a des punchos de type Baggies mais jaunes qui sont distribués à chaque participant. Une ben belle journée aussi à mettre dans la pile.
Jeudi 16 juillet
Le jeudi était jour de retour pour nous. Pour faire changement, nous avions décidés de retourner par le sud du lac Ontario, soit par les États-Unis en passant par Rochester et Syracuse. Rien de spécial à signaler à propos de cette route si ce n’est que nous avons rencontré quelques Tim Hortons sur la route américaine. Sept heures de route. On avait espéré Chantal et moi que notre six ans de Marilou dormirait quelques heures en cours de route. Niet! Nada! No way Jose! Elle a placoté, chanté, raconté des histoires sans arrêt, sauf pendant une petite heure et demie pendant laquelle je l’avais branché sur des écouteurs qui étaient eux-mêmes branchés sur le portatif qui diffusait « Shrek the third », un classique s’il en est un qui a réussi à lui fermer le clapet sauf pour quelques éclats de rire et de répliques bien senties de sa part.
On a bien rit lorsque nous sommes rentrés au Québec. Nous roulions dans l’Ontario profonde depuis environ une heure lorsque nous avons aperçu un beau drapeau du Québec qui nous souhaitait la bienvenue au loin. Et comme un ne semble pas aller sans l’autre, la pluie s’est immédiatement mise à tomber. On était bien de retour à la maison.
Pour la suite, il faudra attendre encore un peu. À venir donc…
vendredi 24 juillet 2009
Voyage dans l'ouest (1)
Je vais donc peut-être le faire en quelques vagues pour na pas décourager le lecteur d’Amérique. Le lecteur d’Amérique est un oiseau rare d’Amérique comme son nom l’indique et qui se promène de texte en texte à la recherche de soit la vérité absolue ou tout simplement la vérité d’une vie passablement mouvementée ou bien tranquille d’un citadin et de sa petite famille. Voilà pour l’information de type scientifique du jour.
Aujourd’hui donc à 16h30, mes vacances prenaient officiellement fin. Demain c’est samedi et par le fait même la fin de semaine ce qui ne constitue pas une journée de travail normale ne doit pas compter comme des vacances. Une autre clarification de faite. Vivement la postérité pour les vérités toutes crues.
Dimanche 12 juillet
Nous sommes partis de bon matin vers l’ouest canadien en bonne famille que nous sommes. Le premier objectif de cette épopée était évidemment la ville-reine qui s’appelle aussi Toronto à temps perdus. Je crois qu’il devait être à peine 07h30 au départ. La dernière fois que j’avais emprunté la 401, Michael Jackson venait de quitter le Jackson Five pour une carrière solo en pleine ascension. Eh bien aujourd’hui, Michael n’est plus mais la 401 est toujours aussi plate. Il n’y a vraiment pas grand-chose à voir jusque vers une centaine de kilomètres avant Toronto où la banlieue doit débuter. Il y a bien Kingston en chemin mais encore là, ils ont monté des murs anti-son en bordure de l’autoroute ce qui fait qu’on y voit pas grand-chose non plus lors de ces incartades citadines. À part de cela, quelques champs, des forêts – souvent magannées comme on en voit parfois dans le parc de la Vérandrye – quelques villages au loin mais en résumé, c’est assez long avant d’avoir un peu d’action. Quand on arrive en banlieue par exemple, c’est du sport! La voie de service a trois voies et l’autoroute comme telle en a 4 et parfois 5. Disons qu’il faut s’y prendre un peu d’avance quand c’est le temps de sortir.
Quand on est arrivé en ville, on était un peu tôt pour prendre possession de notre chambre d’hotel, on en donc profité pour voir une attraction qu’on avait « spottée » dans les recherches faites avant le départ. En fait, je pense que ma belle-mère favorite en avait parlé avec Chantal. De toute façon, c’était sur la liste des choses à voir, alors pourquoi pas là? J’ai donc programmé Charlotte pour qu’elle nous conduise vers la ou le Casa Loma. Il s’agit d’un château qui fut bâti au début du 20e siècle par un excentrique du nom de… m’en souviens plus! Ça avait coûté près de 4 millions $ à fabriquer ce truc. Le monsieur désirait reproduire en plus petit le Château Frontenac. Un vrai château avec des tours, j’imagine avec dongeon, des tunnels secrets, des chambres à coucher somptueuses, une salle de bal, une bibliothèque plus grande que la maison chez nous. Bref, tout ce dont un excentrique bonhomme peut avoir besoin à portée de la main pour ses besoins primaires. On dit qu’il a fait faillite quelques années plus tard. No wonder. C’était beau à voir cependant. Notre princesse était toutefois un peu déçue de ne pas avoir rencontré une vraie princesse. Dans un château, c’est un minimum me semble. La visite nous a pris quelques heures. Bon, disons deux. J’ai ensuite demandé à Charlotte de nous ramener vers l’hôtel. Chose qu’elle a encore fait avec une précision suisse. À l’hôtel tout a bien fonctionné. On a même essayé la piscine en famille! Comme la journée du lendemain s’annonçait assez chargée, nous avons tenté de coucher la ptite assez tôt. Sans succès toutefois puisque de un, elle était bien trop énervée par toute l’aventure et de deux, encore plus excitée d’avoir à dormir juste à nos côtés pendant que nous autres on ne dormait pas. Bref, on s’est couché assez tôt nous autres aussi.
Lundi 13 juillet
Lundi matin, après un copieux déjeuner continental inclus, notre but était de se rendre au Zoo de Toronto pour y passer quelques heures. Charlotte a encore accomplit son œuvre avec succès. J’ai toutefois été un peu déçu du résultat. Comme la majorité des zoos dans le monde, Toronto a éliminé les cages de l’environnement. Ils ont donc aménagés de grands, très grands espaces pour accomoder les différentes espèces qui y vivent. Le résultat est que, la plupart du temps, où il y a des aires pour les visiteurs qui désirent voir les fameuses espèces en action, il n’y voit que dalle puisque les animaux sont … ailleurs dans les grands espaces. C’est comme si ces derniers s’étaient habitués à des coins spécifiques de leur environnement avec le temps qui ne correspondent pas du tout avec ce que les penseurs avaient prévus pour les visiteurs. Il y a aussi un genre de train pour se promener dans les différents secteurs de la place. Étrangement par contre, lorsque l’on se promène avec ce véhicule, il est très rare que l’on puisse y voir quelque chose d’intéressant. Je veux dire, ne serait-ce que quelques éléments pour se situer ou pour se guider. Bref, on a marché en masse, c’est bon pour le cardio, on a vu quelques bibittes dont les girafes et comme c’est ce que Marilou voulait voir, elle, elle fut comblée.
La journée n’était pas pour autant terminée. Nous devions par la suite traverser le grand Toronto pour se rendre jusqu’à Niagara pour la suite des événements. Je ne sais pas s’il y a eu un semblant de campagne entre notre point de départ et celui d’arrivée. Toujours de la ville, toujours beaucoup de monde. Autant de voies que précédemment mentionné. À un certain moment, le paysage a un peu changé. J’ai même vu une usine de Ford. Une usine qui fonctionnait avec de la boucane qui sortait des cheminées même si le Pape n’avait même pas à être élu. On a même cru voir un coyote ou deux en passant près de Hamilton. Bon, j’ai peut-être rêvé un peu éveillé mais je suis certain que c’est possible. C’est après toute cette jungle industrielle que les champs de raisins, de cerises et toutes ces patentes-là ont débuté leur parade. Et un peu plus loin, on a finalement vu apparaître un semblant de mini Vegas qu’ils appellent Niagara Falls. Les chutes, c’est quelque chose! Mais pour le savoir, faudra revenir demain parce que c’est tout pour aujourd’hui puisque non seulement j’ai atteint mes mille mots mais je les ai dépassé de pas loin de deux cent. Faudrait quand même pas exagérer.
dimanche 12 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
En vrac
Qui osera prétendre maintenant qu’il ne se passe rien l’été? Bon, tous ces événements ont été quelque peu dilués à travers la marée du décès de Michael même si je crois personnellement qu’il ne soit pas tout à fait mort mais plutôt allé rejoindre ses potes Elvis et Marilyn sur une ile déserte quelque part où il fait beau et chaud afin qu’il puisse rebronzer tranquillement peut-être. Je trouve qu’il avait l’air blême.
En Canada
Dans un autre ordre d’idée, il y a aussi Stephen qui en profite pour aller communier parce qu’il est à l’extérieur du continent. Je ne savais même pas qu’un protestant ne pouvait pas aller communier avec des hosties catholiques. Je n’ai jamais écris des hosties de catholiques là. N’allez surtout pas mal me citer, je pourrais me prendre pour un politicien ou un sportif célèbre à mon tour. Qu’arrivera-t-il à Stephen dans un cas comme celui-ci? Peut-il être excommunié de sa religion? Certainement pas de la nôtre puisqu’il ne contribue pas financièrement ou de sa personne. Mais la sienne. Tout à coup que le destin se met à lui mettre des bâtons dans les roues, genre former deux gouvernements minoritaires en ligne ou même avoir des ministres qui couchent à gauche et à droite en oubliant des dossiers super-confidentiels. Qui sait ce qui pourrait lui arriver? À sa place, je prendrais garde à mes fesses.
Des ptits nouveaux
Qui est ce Cammalleri au juste? Apparemment un bon ptit canadian parce que je l’ai vu sur un portrait avec dessus son jersey un beau drapeau du Canada. Peut-être qu’il vient de la Petite-Italie? En fait, je serais peut-être mieux d’arrêter d’en parler immédiatement question de sécurité. Je suis quand même le père d’une charmante six ans – dans huit jours. Gionta, est-ce italien aussi, peut-être portugais? N’en avons pas eu un autre il y a quelques années qui fut exporté vers les puits de pétrole parce qu’il festoyait un peu trop? Que dire maintenant du centre de ce nouveau premier trio? Gomez. Moi qui croyais qu’il était mexicain! Ben non, il vient de l’Alaska, faut le faire! Spacek ne vient quant à lui de Vulcain et apparemment sait patiner. On a aussi trouvé sur les tablettes des JA un jambon de 6pieds et 7 pouces je pense pour tenter de contrer le capitaine des méchants oursons. Parlant de capitaine, tout le monde se demande bien qui épinglera le fameux C sur son jersey puisque les deux enfants qui se chamaillaient pour l’avoir avant tous ces changements le feront dorénavant dans une autre cour. Ça va ben nous prendre une couple de matches pour les reconnaître nos nouveaux Canadiens! C’est de bon ton d’être nouveau de ce temps-ci. Quand on pense qu’il y a même un nouveau GM qui ne reconnaîtra même plus mon char qui est pourtant né chez eux. Est-ce qu’un test d’ADN pourrait lui faire reconnaître sa paternité vous pensez?
Érections municipales
Je vais penser à mes choix pour les élections municipales et j’en reparlerai parce que si demain matin ça avait lieu, je serais très embêté à savoir pour qui voter. De plus, c’est maintenant rendu un peu comme dedans les US où il faut voter en même temps pour douze postes. Le maire ou la mairesse, le ou la mairesse de quartier ainsi que la ou le conseiller municipal qui conseille quoi au juste?
No vacancy
Les vacances, en tout cas les miennes, s’en viennent à grands pas et c’est pourquoi je me mets immédiatement à courir pour être certain de pouvoir les attraper au passage. J’ai bien hâte de pouvoir parler de ces lieux que l’on visitera en famille.
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[1] Oiseau de l’ouest canadien de nature assez conservatrice qui migre vers l’Europe pour s’y faire voir à l’occasion de rassemblements de la même espèce accompagnée et d’autres provenant d’un peu partout sur la planète
lundi 6 juillet 2009
Est-ce qu’un bison bisonne?
Néotre premier arrêt fut justement un peu au nord de Rawdon dans une place appelée la Terre des bisons. La propriétaire, une ancienne montréalaise y habite avec sa famille depuis quelques années et élève des bisons. Vous avez bien lu, des bisons. Il y en a qui élèvent des vaches mais elle c’est plus des bisons qu’elle préférait. Une question de goût, j’imagine. À notre arrivée au bout du monde parce qu’il ne semble pas y avoir grand-chose dans ce coin là mise à part cette ferme, on peut apercevoir un troupeau de bisons dans le champ comme on pourrait voir un troupeau de vaches dans un autre champ. C’est pareil sauf que les vaches elles sont comme brunes foncées, très foncées même, et qu’elles ont une bosse dans le dos. Un peu dans le genre du chameau mais un peu moins prononcé. Je m’éloigne quelque peu géographiquement et aussi du sujet.
Après le fameux champ rempli de bisons, il y a une petite maison de cultivateur avec une grange à côté et une couple d’autres bâtiments adjacents. Une couple de tracteurs, des plus récents aux plus vieux et je ne parle toujours pas de la température. Il n’y a pas vraiment de stationnement avec des lignes mais j’ai quand même abandonné mon véhicule moteur en plein milieu de la place pour poursuivre notre route à pied.
Le premier spécimen que nous avons rencontré est dans un enclos tout près et est à peu près domestiqué. Il s’appelle Buffy – un genre de diminutif de buffalo, pas les ailes, si j’ai bien compris – qui est abreuvé par la propriétaire au moyen d’un énorme biberon contenant de l’eau. Marilou a même eu la permission de le flatter mais elle n’était pas très brave la pauvre devant cette grosse bébitte de poil qui pue un peu trop à son goût je pense. Chantal elle, n’a probablement pas encore réalisé l’effet nasal trop occupée qu’elle est à rire de sa pauvre fille et à prendre des clichés de la scène plutôt loufoque du moment.
D’autres enclos un peu plus loin renferment d’autres spécimens un peu moins domestiqué que Buffy et on est avertis de faire attention aux faux mouvements genre. Les bisons marmonnent entre eux. D’ailleurs, je me demande comment on appelle le cri du bison? Chantal suggère que les bisons bisonnent. Je ne suis pas certain mais mieux valait le mentionner tout d’un coup qu’elle aurait découvert un scoop.
Évidemment, la visite n’aurait pas été complète sans une visite au frigidaire pour l’achat de quelques victuailles en rapport avec l’idée du bison. Je suis très viande donc on en a acheté un peu. Juste un peu.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers un autre lieu de culture. Je ne me souviens ni du nom ni de l’endroit exact mais il y avait de la volaille qu’on ne pouvait plus voir « live » rapport aux nouvelles lois de grippes comme l’aviaire, porcine ou brutale. On avait le droit d’en acheter par exemple. On en a donc acheté un peu là aussi.
Sur notre route, on a aussi croisé une shoppe de farine. Devinez quoi, on en a acheté aussi! On s’est ensuite dirigés vers une bergerie pleine de moutons. Là non plus, je ne pourrais dire où on était exactement sur la planète Lanaudière puisque je me fiais entièrement à Charlotte mon GPS. Une erreur je pense. Ces petits gadgets sont tranquillement en train de me rendre « épais » -- me semble que j’entends déjà certains des lecteurs penser tout haut que c’était déjà fait, mais je vous prie de vous abstiner un peu svp – car ça n’incite pas tellement à penser quand la machine le fait à ta place. La bergerie donc, pleine de moutons nous attendait quelque part par là. Je voulais simplement mentionner que c’est vraiment imbécile un mouton. Imaginez 150 de ceux-là ensemble. Quand on dit qu’un mouton c’est suiveux, c’est juste vrai. Fallait que je le dise.
Pour les plus sérieux d’entre vous qui aimerait en savoir plus sur les bisons et qui auraient encore le courage de continuer à lire, j’ai aussi emprunté un peu d’informations à mon ami Wikipédia pour la partager sur ce blog. Intéressant quand même l’idée du bison.
Le bison est un grand bovidé ruminant dont il existe deux espèces vivantes : celle d'Amérique du Nord (Bison bison) et celle d'Europe (Bison bonasus). La première vit essentiellement dans les steppes nord-américaines tandis que la seconde est forestière.
Les relations entre les deux espèces vivant actuellement ne sont pas totalement claires. Elles sont sans conteste très proches, puisqu'elles font des hybrides fertiles. Il semble que la fertilité des hybrides soit la même que celle des animaux non hybridés. Il existe d'ailleurs des troupeaux d'hybrides vivant en liberté dans le Caucase russe depuis les années 1950. Il faudrait donc considérer Bison bison et Bison bonasus comme deux sous-espèces, et non comme deux espèces distinctes. Certains biologistes défendent d'ailleurs cette position, mais la majorité des auteurs considèrent cependant toujours que les deux groupes sont des espèces distinctes.
Le bison a été un animal caractéristique de l'Amérique du Nord et une idole de nombreuses cultures amérindiennes. Les Amérindiens des grandes plaines de l'Amérique du Nord avaient une économie largement basée sur le bison.
Les bisons d'Amérique du Nord étaient encore 50 à 70 millions avant l'arrivée des Européens en Amérique, vivant et migrant sur les plaines herbeuses d'Amérique du Nord, du Mexique au Canada.
Ils ont frisé l'extinction avec la conquête de l'Ouest, l'introduction des chevaux et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880), où le massacre des bisons fut une entreprise économique à très grande échelle, mais aussi une stratégie pour affecter les Amérindiens. Buffalo Bill (William Frederick Cody) fut un des plus grands chasseurs de bisons.
L'animal est alors protégé, et sa population en 2005 est estimée entre 200 000 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux É.-U. et au Canada). Ce dernier groupe, les seuls bisons vivant en liberté, est très minoritaire (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont plusieurs dizaines de milliers sont abattus chaque année pour leur viande.
Il existe deux sous-espèces de Bison bison en Amérique du Nord : celle du bison des plaines (Bison bison bison) et celle du bison des bois (Bison bison athabascae). Cette dernière, qui a toujours été moins abondante, habite le Canada (environ 3 000 têtes dans les années 1990) et est majoritairement composée d'animaux vivant en liberté. La sous-espèce des plaines n'est pas protégée par la CITES, tandis que la sous-espèce des forêts est classée en annexe II. Certains scientifiques (Reynolds, 1982 ) estiment qu'il n'y a pas lieu de différencier deux sous-espèces, tant elles se ressemblent.
mardi 23 juin 2009
C'est l'été
C’est un peu dommage d’affirmer sa fierté de cette façon. Enfin, je le pense. En pensant à tout ceci avant d’entreprendre mon épopée sur le clavier à ce propos, je me suis même permis de demander l’avis d’une collègue blogueuse à ce propos. C’est peut-être délicat comme sujet. Comme elle m’a affirmé d’un ton des plus déterminés qu’on était dans un monde libre et qu’on pouvait écrire ce que bon nous semble et de plus, que le monde – qu’il en soit ou non – est aussi libre de le lire, de l’approuver ou non s’il le désire ou non. Partant de là, je me permets donc…
La St-Jean…
Les souvenirs de ma jeunesse à propos de cette fête se résument à des beuveries – n’ayons pas peur des mots, c’est la St-Jean après tout – qui se terminaient sur les lieux de travail le lendemain. Tout ce qu’il y a de plus normal au Lac-St-Jean dans le temps. Je ne crois pourtant pas que la situation ait changé depuis. Dans le temps, on était jeune et fou et les lendemains de veille n’étaient pas trop ardus. Après une couple de jours, on oubliait et on recommençait. C’était simple comme cela. J’imagine bien que la jeunesse d’aujourd’hui nous imite encore, mais bon, je n’y suis plus vraiment pour vérifier. Est-ce un peu triste? Non pas du tout. C’est comme cela la vie. On passe au suivant comme on dit. Ce soir, je vais probablement célébrer le congé, avec une bière à la main mais il y en aura beaucoup moins de consommées qu’il y a 20 ou 30 ans. Déjà dans mon temps la fibre nationaliste était plus que présente pour nous rappeler que c’était la fête des Québécois qu’on célébrait ce jour-là. La question est maintenant de savoir qui est un québécois et qui ne l’est pas. Je pense être un peu québécois pour être né dans la province. Est-ce qu’une personne née ailleurs peut se considérer québécoise. Je pense que oui, sous certaines réserves. L’autre question d’actualité est à savoir s’il faut parler français pour être québécois? Je ne sais pas. Dans mon livre à moi comme dirait Stan, il y a des anglais ben plus québécois que certains français. Mais bon, ce n’est que mon opinion.
Moi je dis qu’il faut prendre le congé pour le congé qu’il est et non pour l’idée, c’est plus simple. Si on se disait cette année que le 24, on fête le début de l’été et que le 1er c’est pour les déménagements. Je trouve ça bon.
Fête à Marilou
On a fêté un peu la fête de notre petite dernière en avance en fin de semaine. Vendredi, nous sommes allés, Chantal et moi, faire un tour dans la classe de Marilou en après-midi avec des carrés au Rice Krispies en forme de rond montés sur des bâtons de PopSicle avec un peu trempés dans le chocolat blanc pis des ti-bonbons dessus. C’était très beau et bien bon, je pense puisque je n’ai pu vérifier par moi-même puisque les gloutons présents se sont garrochés là-dessus comme la misère sur le pauvre monde, comme qu’on dit dedans la vraie vie. Samedi, pour poursuivre dans la même veine, Marilou avait invité quelques amies pour un party de Barbie, accompagné de fabrication de brochettes de bonbons et d’autres cossins du genre que les 6 ans aiment généralement beaucoup.
Sur ce, je m’en vais à la bière, raisonnablement, soit dit en passant.
Alain
mardi 16 juin 2009
50 ans, ça se fête!
Je passais donc par là en fin de semaine. Comme c’était le 50e anniversaire de mariage de mes parents, en fait pas seulement les miens mais aussi ceux de mon frère puisqu’on est deux illustres enfants issus de cette non moins célèbre union, et que le party avait été organisé au Baluchon qui est à St-Paulin, je n’ai pu m’empêcher de passer dans le coin. Le Baluchon, qui est aussi comme le St-Paulin, un fromage a aussi une autre vocation. Il s’agit aussi d’une magnifique auberge champêtre avec spa santé, gastronomie et tout le tralala qui va avec.
Nous avions donc convié familles, parents et amis en ces lieux pour festoyer non pas un mais deux 50e puisqu’à l’époque, ma mère qui n’est pas seulement la mienne, avait célébrer ses noces la même journée et la même heure que sa sœur. De nos jours, on ne ferait plus cela car ce pourrait être une occasion manquée de faire un second party compte tenu du fait que des mariages, il y en a moins qu’il y en a déjà eu. À preuve, dans ce temps-la, ils manquaient de samedi et en faisaient donc deux à la fois. Les temps changent. Les Fréchette, Thiffeault et Balleux étaient donc présents en grand nombre pour ce rendez-vous qui n’arrive pas souvent. J’ai fait un calcul rapide et dans 50 ans, ma 6 ans de Marilou se préparera tranquillement pas vite à sa retraite et pour ma part, je friserai – finalement – la centaine. Ce qui me fait dire que la plupart des gens présents à cet événement mangeront soit les pissenlits – dont j’ai déjà traité – par la racine, soit ne s’en souviendront même plus, je veux dire de leurs propres noms. Mon père devrait avoir environ 123 ans. On a donc bien fait d’en profiter.
L’effet de surprise fut, je dirais, assez puissant. Les jubilés – même si on utilise ce terme pour un cinquantième et qu’il y en avait deux à fêter ce qui fait selon moi 100 ans à fêter, je n’ai pas osé utiliser le terme centenaire – étaient très heureux de revoir les leurs pour cette fête. Enfin, je le crois. On s’est remémoré de beaux souvenirs, on a bien mangé, on a bien fêté – pas trop quand même – sur un très beau site. Apparemment que les chambres sont très belles, la bouffe est excellente et en plus, on peut y pratiquer différentes activités comme l’équitation, la randonnée et même des trucs sur l’eau que je ne saurais décrire étant donné mon état d’anti-flotteur. Il y a aussi des trucs de spas, de massages et d’autres patentes dans ce style de disponible. Définitivement un beau spot à visiter je pense. Et pour un léger supplément que vous n’avez pas à débourser, il y a aussi en prime de petites bestioles.
Ma 6 ans – parce qu’elle est maintenant rendue à 5 ans et 11/12 et que je trouve cela trop long à dire et que je dois aussi m’habituer – de citadine étant née dans le 514 et ayant toujours demeurée dans cette région du pays n’a pas eu souvent à côtoyer les maringouins et les petites mouches noires bouffeuses de peau a trouvé l’expérience un peu dérangeante pour sa personne. Elle m’a déclaré après l’événement d’un ton plus que solennel : « Papa, j’ai quelques rouges, regardes! » Pour éclairer les lanternes un peu éteintes sur le sujet, laissez-moi vous expliquer ce qu’est un « rouge ». Quand Marilou se fait un bobo quelconque, comme ça devient rouge, elle a alors baptisé toutes ces inexactitudes qui lui surviennent sur la peau de « rouges ». C’est assez simple comme concept mais ça a le mérite d’être clair et simple. En tout cas, elle, elle le comprend et moi aussi. Ç’aurait pu être plus compliqué et sa mère quand même compris, c’est sa mère. Mais pour un père, tout concept doit rester simple. Tiens, c’est un truc dont je pourrais traiter éventuellement! Marilou m’a donc montré tous ses rouges et combien elle en souffrait. Sa mère aussi s’était fait piquer. J’ai compatis avec elles tel un père et un conjoint des plus compréhensifs. Je ne sais pas si c’est parce que j’y ai déjà vécu et que les bébittes se souvenaient de ma personne ou bien que j’ai maintenant de la peau de crapaud non intéressante pour ces bestioles mais ils ne m’ont pas achalé du tout.
En revenant, je voulais me vanter un peu et rendu à Louiseville, j’ai montrer une couple d’écoles où je suis allé dans le temps. Des fois, elle s’informe de même, du noms de l’école où on est allé sa mère et moi. Elle est toujours surprise de constater et de un, que Chantal et moi n’avons pas fréquenté les mêmes écoles – pour elle, nous nous sommes connus dès la naissance – et de deux que nous ayons fréquenté plusieurs écoles. Pour elle, il n’y en a qu’une et c’est St-Isaac-Jogues. Comment pourrait-on en fréquenter d’autres. Je pense qu’il faudra que je prenne le temps de lui expliquer que sa carrière scolaire ne fait que débuter et que, malheureusement elle ne fait que commencer et qu’en plus des lettres qu’elle a apprises cette année, il lui faudra les assembler et faire des mots avec. Par la suite, il y aura les phrases et les compréhensions de texte compliquées. C’est rien cela! Il y aura aussi les chiffres ainsi que toute la panoplie de calcul qui s’y rattache. Quand ils en seront rendus à mélanger les chiffres et les lettres, je n’y comprendrai plus rien mais vaut mieux ne pas lui avouer immédiatement. Toujours est-il que je lui ai montré tout cela et je me suis aussi rendu vers l’ancien lieu de résidence qui n’existe plus d’ailleurs pour y réaliser que je demeurais vraiment très près de l’école. C’est fou ce que le temps peut arriver à nous faire croire. Moi qui croyais qu’il y avait une bonne marche à faire pour se rendre à l’école. Faut croire que déjà dans ce temps, j’aimais la marche.
Grosse journée donc! On s’est un peu reposés dimanche en ne faisant rien sauf les commissions, le gazon, le désherbage ainsi que toutes les tâches reliées au beau temps. Nous sommes maintenant en mode préparation pour la fête de Marilou que nous fêterons avec ses amies en fin de semaine. Pourquoi si vite? Si on attend en juillet, toutes ses amies seront parquées ailleurs en vacances ou autre. Même elle n’y sera pas à sa propre fête selon mes calculs. Pas facile la gestion des activités d’une six ans. Selon mes calculs, toujours aussi savants, aux alentours de sa fête, on devrait être en Canada ou aux Etats-Unis d’Amérique. On s’en va en famille dans le coin de Niagara et comme je ne sais pas encore si on logera du côté Amérécain ou Canayen, peut-être sera-ce en Canada, peut-être en Amérique.
J’en reparle dans une autre édition…
Alain
mardi 19 mai 2009
Las Vegas (première partie)
À un certain moment en vol entre Denver et Las Vegas pendant que Chantal luttait fébrilement contre ses Gravol avalées à ses différents départs, je me suis penché vers son hublot pour vérifier que nous étions bien aux alentours des 35 000 pieds d’Altitude tel que mentionné précédemment par le machin qui se disait capitaine et qui avait tenté de cracher quelque chose dans son parloir. Nous étions bien, haut. Je ne saurais dire exactement à quelle altitude mais haut. Dans le bas toutefois, un phénomène m’a frappé. Pas de vert d’arbres ou de quelconque vertdure. C’était comme beige, je dirais plutôt sable comme couleur. Montagneux aussi par moment. Un genre de paysage qu’on ne voit pas souvent par ici. Rien à part le beige, pas d’agglomération ou de cités perdues. Rien. Ça doit être cela le désert! Retout à mon « Anne Robillard » et ses idées divines donc. Tout à coup, sortie de nulle part, voici la chose. « En 1855, des fermiers mormons s'installent alors que les Espagnols avaient déjà nommé le lieu « Las Vegas », ce qui signifie « les prairies » ou « les vallées fertiles », à cause de l'eau présente dans le sous-sol. » [1] Il fallait bien que je mette une citation ou une source quelconque officielle pour ajouter un peu de crédibilité à ces loufoques idées qui sont miennes.
La première image qui m’a frappée en sortant de l’avion vers 15h, heure locale, fut probablement en arrivant dans le terminal, tout de suite, simple comme cela, il y avait des machines à sous en plein milieu de la place. Le vice en pleine face de même, sans aucune gêne. Dire que chez nous ça prend des gants blancs pour toutes sortes de raisons et qu’on est même pas capable de pouvoir construire un Casino où il y a de la place, de la volonté et avec une pléiade de possibilités économiques alentours pour faire rouler une économie locale, disons pas très performante sans devoir demander la permission à tout un chacun pour finalement se la faire refuser parce que, moralement, ce n’est pas très bon pour l’être humain qui ne peut lui-même se contrôler et que l’on doit surveiller sans toutefois trop le faire pour ne pas le priver de ses droits. Fallait que je l’écrive. Je n’ai pas visité grand-chose à part les casinos de la place mais je suis certain qu’il y en a partout. Cette remarque sans justification est toutefois sujette à vérification de la part d’une autre source indépendante qui pourra ou non confirmer ou infirmer ces affirmations. Je m’égare.
L’aéroport n’est vraiment pas très loin de la ou du « strip ». Dépendamment du site ou du livre touristique que l’on consulte, le terme « strip » qui désigne la rue où se situent tous les casinos modernes de la place peut être utilisé soit au féminin ou au masculin. Une autre patente asexuée, une vraie grenouille !
Repérage
Après s’être débarrassé de nos bagages dans notre unité du Summer Bay Resort et s’être loué un magnifique véhicule moteur koréen et pas nécessairement dans cet ordre, nous sommes partis faire un peu de repérage sur la strip. Je l’utiliserai pour ma part au féminin parce que c’est comme cela que j’ai été habitué. Première constatation : tout est plus gros que nature là-bas. On ne parle pas d’hôtels de quelques centaines de chambres avec casinos attenant mais plutôt de complexes hôteliers de 5000 chambres avec casinos, concepts quelconque comme cirque ou zoo ainsi que centres commerciaux inclus pour s’y changer les idées. À force de rouler ainsi, la noirceur ou plus communément appelée là-bas « Black Nun » est apparue. Les lumières et néons sont aussi sortis de nulle part comme par enchantement. Il y en a de la lumière dans ce village. Tout est illuminé. Peut-être un peu trop. Il est très difficile de conduire le véhicule en regardant dans les airs, je trouve. Il pourrait faire quelque chose pour aider les touristes en ce sens. Pendant que j’essayais de conduire le cou tordu vers le haut, j’entendais la caméra de Chantal qui clique-cliquait sans arrêt. Petite parenthèse pour vous dire qu’à peine quelques clichés ont été pris durant ces quelques jours. De retour au bercail après un copieux souper, nous ne nous sommes pas couchés très tard. Et de un, on voulait se lever très tôt le lendemain pour notre visite au canyon et de deux, on n’en pouvait plus après cette virée de quelques milliers de kilomètres du jour.
Red Rock Canyon
Le lendemain matin, effectivement très tôt, parce qu’on arrivait plus à dormir, nous sommes partis vers le Red Rock Canyon. Comme nous ne passions en fait que deux jours au Nevada, il aurait été trop long de descendre vers le Grand Canyon – environ 6 heures d’auto – qui est situé dans l’Arizona. Le Red Rock Canyon était donc la destination toute indiquée pour satisfaire nos yeux et leurs caméras. Comment dire : de par ses couleurs éclatantes et son immensité infinie le petit Red Rock Canyon que nous avons visité nous a tout simplement éblouit. Comme environnement, il est constitué de montagnes de différentes couleurs parsemées de désert. Étonnamment, il y avait un peu de végétation. Comme Cahntal me l’a si bien mentionné : Dans le désert, on n’est pas supposé voir juste du sable? Bonne question Watson! Je lui ai donc répondu avec un air pratiquement condescendant et sur de moi que ce devait être le printemps et que comme la chaleur n’avait pas vraiment faite son apparition pour de bon – il devait faire environ 35 degrés ce matin-là – que la végétation n’était pas encore tout à fait morte de sécheresse. J’ai eu l’air crédible et je crois même que ça peut avoir un certain sens comme explication. Encore une fois, rien de scientifique et la ressemblance de certains personnages avec toute personne existante n’est que pure coincidence et spéculation de votre part. À propos de la faune, nous n’avons toutefois pas été gâtés. Il y a bien eu quelques tamias ou suisses si vous préférez qui nous ont frôlé les jambes, de discrets lézards lézardant au travers des touffes de buissons qui étaient supposés être morts mais comme c’était supposément le printemps, étaient encore présents et vivants. Deux « roadrunners » semblaient faire leurs emplettes au loin à un certain moment mais aucun coyote ne les poursuivait. C’est à peu près tout. Nous avons toutefois adoré ce court moment dans la nature névadienne.
Pour vous laisser sur votre faim et ne pas trop décourager vos pauvres yeux par la longueur de mes récits, je vous convie à la suite de cette aventure très prochainement, genre demain.
Bip! Bip!
vendredi 1 mai 2009
Des yeux qui voient trop petits
J’en reviens donc à ma fameuse recette. Imaginez un peu de me voir tourner le truc dans tous les sens en pensant que la luminosité n’était pas adéquate, en tentant de m’allonger le bras pour arriver à le lire parce que les maudites lettres bougent ou ne sont pas claires.
Pour les habitués de la chronique avec plus d’ancienneté, vous sourirez probablement en lisant ceci puisque j’avais déjà placoter du fait que mon optimiste que je trouvais plutôt pessimiste lors de ma dernière visite pour l’état de mes charmants yeux m’avait gentiment parlé des foyers progressifs et que je l’avais moi-même renvoyé sur les roses parce que mon « je » n’était tout simplement pas prêt à cela. J’avais plutôt opté pour deux paires de lunettes, une pour tout le temps et l’autre pour lire. Je m’étais dit à l’époque. Pas de problème, je sortirai les lunettes de lecture le soir quand je lirai un peu, ce sera suffisant. Sachez que j’avais tort.
Travaillant dans un bureau, en face d’un ordinateur, j’utilise un peu plus souvent mes lunettes de lecture dans le cadre de mon travail. Mon principal problème se situe au moment où je me lève de mon poste, mais sans enlever lesdites lunettes. C’est un peu flou. Je dois avouer qu’après quelques pas, on s’habitue mais c’est probablement parce que je connais mes chemins. Vive les repères. Si je sors des sentiers battus toutefois, je ne suis pas tout à fait à l’aise. C’est généralement à ce moment que je les enlève du bout de mon nez pour réaliser que je n’ai pas mes autres lunettes avec moi. Ceux qui me connaissent un peu plus me diront, « Hey le smart, tu vois pareil sans tes lunettes ». Ce n’est effectivement pas comme si je n’y voyais rien mais je me dis que c’est quoi le point d’avoir des lunettes si je ne les ai pas avec moi lorsque je devrais les avoir en face des yeux. Encore questionnements.
J’ai déjà en tête certains de mes lecteurs ou lectrices qui sourient à la lecture de ces lignes. Riez tant que vous voulez, un jour viendra où autres non plus vous n’aurez plus le choix d’avoir vos châssis doubles à l’année comme mon humble personne ainsi que beaucoup d’autres de nos pairs.
Erratum
Ça a l’air – une collègue qui check la game mieux que moi – que les lignes cellulaires rentrent aussi sur la ligne orange entre Berri et Square-Victoria. Comme je descends à Berri le matin pour changer de ligne, je n’avais pu le vérifier. Dorénavant, avant d’affirmer de telles aberrations, je promets de peut-être m’informer auprès d’autorités compétentes.
Truc du jour avec des rimes qui riment en crime!!!
La nuit, tous les chats sont gris.
Lorsque le temps est gris lui aussi,
trainez un parapluie.
Culture
Si vous plantez vos plantes trop tôt en saison, vous risquez de les voir geler. Une année en Abitibi ma mère avait fait l’erreur de le faire avant la St-Jean-Baptiste et un matin on s’était levé pour constater qu’une mince couche de neige était venue s’étendre au sol pour nous faire un ptit coucou. Si c’est pas de la culture ça!
mercredi 29 avril 2009
Doux printemps, quand reviendras-tu?
Je m’adresse donc à mes antennes qui sont ailleurs, genre à Amos, Québec, Chicoutimi ou même Sept-Iles; Y a-t-il déjà des gougounes avec des orteils qui dépassent qui se poussent dans le métro à la sortie de Berri-UQAM dans votre coin? Voilà, c’est tout simplement impossible de retrouver cette espèce à ce temps-ci de l’année à cet endroit précis! J’adore les études sociologiques où les hypothèses de base sont impossibles. Ça peut donner libre cours à de savants penseurs qui arriveront sans aucun doute à des résultats d’études rocambolesques que la majorité des ours ne pourra comprendre mais qui sera d’autant plus indispensable à l’avancement de la science. Je m’écarte toutefois de mon objectif de base.
J’en reviens donc à ce dont je voulais traiter aujourd’hui. Le printemps. Est-il vraiment arrivé? Et quand est-il de l’été. Il y a vraiment lieu de s’interroger. En tout cas, j’en ai une à la maison qui est vraiment intriguée. Non mais si le mercure monte à 32 degrés une journée pour retomber à 12 degrés le lendemain, remonter à près de 30, redescendre dans la quinzaine une couple de jours et ainsi de suite, il y a de quoi se poser quelques questions. Je me dis que c’est peut-être le réchauffement de la planète qui fait une répétition générale un samedi, effectue quelques peaufinages le dimanche, fait un autre test le lundi et ainsi de suite. Peut-être n’est-ce aussi que l’effet du hasard qui fait que les citations que l’on se répète d’une génération à l’autre puissent avoir l’effet désiré. Serait-ce simplement ceux ou même celles qui tirent les ficelles en haut qui s’amusent à nous mélanger pour que les cinq ans et trois quarts puissent s’éveiller aux différents phénomènes naturels? Ça doit être juste cela. Ça doit être ce que l’on appelle le printemps. OK, je vais en parler à Marilou en ces termes : « C’est l’histoire d’une saison, comprends-tu… » J’imagine de voir ses yeux me regarder en disant : OK papa! Ça va, je n’ai pas compris mais qu’importe, viens te rouler dans le gazon jaune et vert avec moi. Ma fête est juste au mois de juillet et ce n’est pas tout de suite. Fais-moi signe le 15 juillet et ce sera parfait. »
À un moment donné, le bonhomme va comprendre lui aussi. Il est jeune encore, c’est le seul espoir.
Trucs du jour
- En ressortant un manteau de printemps, fouillez dans toutes les poches, vous y retrouverez peut-être un beau billet du Dominion de 10$. Remarquez que, comme moi, vous y retrouverez peut-être 2 ou 3 vis et quelques boulons que je traîne d’une saison à l’autre parce que à un certain moment, j’ai dû monter un truc quelconque dans lequel il y avait des instructions, des pièces et des vis correspondantes et que, à la fin, j’avais trop de pièces. Ça m’arrive des fois.
- Demain sera la dernière journée internationale de transmission de vos déclarations d’impôts sur le revenu au fédéral et provincial pour 2008. Repérez la petite boîte rouge au plus vite ou bien tentez l’expérience de la transmission via le NET. Parlant du NET, je ne sais pas dans quel état comment seront les serveurs des deux ministères – fédéral et provincial – demain vers, disons 23h45? Une question de même.
- Si jamais vous recevez un appel – je veux dire au téléphone et que vous possédez l’option Afficheur – et que vous voyez 438 comme indicatif régional, il s’agit peut-être seulement de votre voisin et non quelqu’un des USA ou même du Nouveau-Brunswick. Depuis octobre 2007, il y a un nouvel indicatif régional pour accompagner le fameux 514 dont je me suis si souvent glorifié face à des 450. Le fameux adage qui dit que quand on crache en l’air, ça peut nous retomber sur le nez s’applique donc tout à fait à mon cas puisque mon nouvel appareil mobile a un numéro débutant avec le 438. C’est toujours un peu embêtant d’avoir à expliquer des nouveautés semblables à chaque appel.
- Une petite dernière. Si vos pneus d’hiver sont encore en train de rouler sous votre véhicule moteur, vous pourriez considérer le changement dès maintenant. On devrait être assez chanceux pour ne plus avoir de neige avant octobre prochain, peut-être même novembre si on est chanceux. Encore une fois, au risque de me répéter, ce commentaire s’applique à la région dans laquelle je survis. Des exceptions pourraient s’appliquer dépendant des régions.
Culture
Si en travaillant sur un « Mots croisés » un jour, on vous demande le mot correspondant à la définition de « Esquimau », la réponse sera très certainement Inuit. Sachez toutefois que la vraie définition du mot esquimau – qui provient de l’inuktitut, la langue parlée par les Inuits – est « mangeur de viandes crues » et que ce terme est une insulte pour ces populations et qu'eux-mêmes déplore son usage. Pour avoir vu de mes yeux vus de vrais Inuits en personne, je peux vous affirmer que ce ne sont pas nécessairement juste des mangeurs de viandes crues. Ils sont souvent mieux équipés que beaucoup de gens en ville dans leurs cuisines, genre pour faire cuire la viande. Et seconde preuve de mon affirmation, je n’ai pas vu de restos de Sushis dans le coin. Bon, est-ce que le poisson c’est de la viande? Non mais comme j’y voyais un rapprochement dans le fait que ce soit cru aussi, je me suis senti dans l’obligation d’en parler, vous me connaissez.
Si je dis « tarmac » maintenant? Certains penseront peut-être à l’abréviation déguisée d’un gros mot que je ne devrais jamais utiliser devant Marilou parce qu’elle a tendance à répéter tous ces mots – jamais au bon moment – et à me demander à quoi ça sert – surtout quand je lui dis que ce n’est pas tellement beau provenant de sa bouche à elle – et est-ce qu’on peut les utiliser durant telle ou telle saison. La vraie définition est plutôt « La partie d’un aérodrome réservée à la circulation, au stationnement et à l’entretien des avions. Au Québec, on utilise plutôt aire (de trafic, de manœuvre, de service, de stationnement). Cet anglicisme est toléré ailleurs dans la francophonie ». C’est ce qu’en pense Antidote. Le mot m’est venu tout bonnement en tête en pensant au prochain qui s’en vient pour nous. Est-ce que j’avais mentionné que « je vais aller au cirque! »?
samedi 21 mars 2009
Récits du capitaine Moton
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Aujourd’hui fut une grande journée pour la famille. Une grande journée et une première aussi. C’est la première fois que l’on tentait l’expérience de partir de Plattsburg pour la Floride. Un peu d’anxiété de la part de papa. L’inconnu n’est pas facile à gérér pour le paternel qui est en moi. Notre vol était à midi mais ma blonde me connaissant n’a annoncé aucune difficulté quand je lui ai mentionné mon idée de quitter tôt, juste en cas.
Ça fait qu’on est parti assez tôt. Le coq étant réveillé vers 06h00, le reste de la famille a très tôt emboîté le pas. Vers 07h30 donc, nous étions dans le véhicule moteur à chanter notre départ pour les vacances. En plein trafic montréalais, on se croyait quasiment s’en aller au travail mais avec un sourire supplémentaire comparé à tous ces individus motivés par le boulot qui se rapprochait d’eux peu à peu, pare-chocs à pare-chocs. Un peu de résistance rencontrée donc sur Papineau ne nous a toutefois pas empêchées de se rendre au Pont Jacques-Cartier. Ce fut très facile de traverser puisque nous étions à l’envers du fameux trafic entrant en ville. Je tiens à réitérer encore une fois mon très grand respect pour les banlieusards qui se tapent le trafic tous les jours pour entrer en ville. Batinsse que ce doit être long!
La 132 nous a mené très rapidement à la 15. Et sur la 15, nous sommes arrivés en un rien de temps aux douanes américaines. Une longue file d’attente… de deux chars nous attendait là-bas. Nous avons donc perdu environ 11 minutes – vraiment approximatif – de temps à cette étape. Un pet! Le douanier américain a même été sympathique. À 09h15, on était en ligne pour domper nos bagages au comptoir d’Allegiant Air Lines. Un autre élément d’incertitude pour moi et ma famille. C’est tout à fait joli comme aéroport à Plattsburg. Le stationnement est pas mal gratuit, en plus! Ce n’est pas rien.
L’avion est même arrivé bien avant son temps. Nous sommes donc partis à temps. Le vent nous a même aidés. Ce qui fait que nous avons atterris à Fort Lauderdale en avance. Les bagages ne se sont même pas perdus en chemin. À date donc, la conclusion est excellente!
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Aujourd’hui, ce fut la journée plage et marche. Ce matin, on est allé en famille pour étudier le phénomène plage et mer avec Marilou. Le sable, les coquillages, les jelly fishs et tout le kit. C’est fou ce que les questions incessantes d’une cinq ans et demie peuvent être intéressantes. Et Dieu sait qu’elle en a des questions. Je dirais, en résumé, qu’elle a encore un peu peur des vagues. Bonne nouvelle! On a poursuivi l’épopée vers la piscine. Ça c’est un peu plus cool car il y a moins de vagues que dans la mer. Grand-maman nous a gentiment offert de s’occuper de la cinq ans et demie en après-midi si on voulait se faire une séance de photos dans le quartier « Art Déco » de Miami. Après un lunch bourratif mais très rapide, on est donc partis pour l’aventure. On s’est donc tapé, ma blonde et moi, une marche de la première rue jusqu’à la 36e en passant par Ocean Drive et le Boardwalk qui longe la mer.C’est le Défi 5/30 qui va être fier de moi. On en a vu de toutes les couleurs dans ce quartier et je ne parle pas seulement de l’architecture. Ils sont drôles les Amérécains! Quoi de mieux qu’un bon caffe latte, du soleil, la mer et les palmiers pour passer du bon temps en compagnie de ma blonde. Heureusement que la batterie de la caméra de Chantal a lâché car on a quand même pris 401 photos. OK, je le dis tout de suite, ce blog en est un de paroles et les photos ne pleuvent donc pas ici. J’en mettrai probablement quelques-unes sur ma page question d’impressionner la collectivité facebookienne mais sans plus. Je crois bien que Chantal en « postera » quelques unes sur « Flickr » mais pour en être certain faudrait lui demander. Nous avons terminé la journée par un souper exotique dans un réel « Buffet chinois amérécain ».
Là, tout le monde dort parce que demain, une autre journée de plein air floridien nous attend. Dire que je ne peux même pas vérifier si nos glorieux gagnent encore.
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Saviez-vous que l’eau de la fontaine sise en face de la Maison Blanche est verte aujourd’hui? Non, il ne manque pas de chlore, c’est juste que c’est la St-Patrick et que tout semble vert ou presque dans le coin. Ça me rappelle un Pub Irlandais que j’avais visité un 17 mars en compagnie de Chantal et de mon filleul Jean-François il y a quelques années. Même ma Bud m’avait été servi en vert! Pour ce qui est du jeune Jeff qui n’avait pas encore l’âge légal de consommer mais qui paraissait vraiment plus que son âge, il s’était laissé aller dans une sorte de jus huileux noirâtre qu’il n’avait pas détesté du tout. Quel dévergondé je fus de le laisser faire ainsi. Enfin…
Pour en revenir à la présente aventure, tout se déroule bien pour le moment. Notre magasinage de cancer de la peau se porte à merveille. Le soleil est beau et il fait chaud en masse.
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Non mais quelle routine! Ça faisait bien une semaine qu’il faisait beaucoup trop beau pour faire autre chose que de la plage ou de la piscine. C’est ce que nous avons donc fait avec un réel plaisir. Aujourd’hui, la pluie nous a attaqué de plein fouet et nous avons donc été forcés de concéder ce point à la température et ainsi trouver une activité intérieure. Nous nous sommes donc rués vers le Sawgrass Mills Mall. Comme tout le monde l’aura deviné, il s’agit d’un magnifique centre commercial avec tout pleins de « Outlet boutiques ». Pleins de boutiques mais aussi pleins de québecois qui parlent en français. Selon moi, on y parle plus Français là qu’au Rockland Center qui est à peine dans l’ouest, à Montréal.
Qu’est-ce que j’y ai vu aussi? Ah oui! Les amérécains sont beaucoup plus « accrocs » à leurs appareils cellulaires que nous pouvons l’être ici. Enfin, c’est mon impression. Tout le monde jase ou texte sur son cellulaire. En mangeant, en marchant, en cyclant et il va sans dire en conduisant. C’est épouvantable, un vrai fléau. On nous a interdits de le faire au Québec en conduisant récemment et avec le recul, je crois de plus en plus que ce fut une excellente idée. Cette loi n’englobe toutefois pas les marcheurs, cyclistes ou autres mouvances quelconques et c’est un peu dommage. Nous serons bientôt envahis par ce monstre, je le prévois.
J’ai aussi vu un autre drôle de phénomène dans le mail. Comme dans n’importe quel mail, il y a des ilots dans lesquels les vendeurs s’évertuent et rivalisent d’imagination pour nous vendre leurs cossins. Ça, je n’en avais encore jamais vu – même si je ne suis pas celui qui se tient nécessairement là – de ce type. Il s’agit d’un kiosque autour duquel sont alignés, disons 4 fauteuils qui font face audit kiosque. Sur ces fauteuils, il y a généralement du monde assis, je veux dire du vrai monde. Comment exprimer ce qui se passe par la suite. Je cherche un peu… Bon, j’ai trouvé! Vous souvenez-vous du temps où on roulait en vélo? Nous n’avons pas tous le même âge mais pour préciser un peu l’époque, essayer de vous souvenir des « bycicles Mustang à siège banane ». Une image se fait-elle tranquillement dans votre esprit? Quand on installait un miroir – genre rectangulaire – dans lequel on ne pouvait jamais rien voir sur la poignée. Ce fameux miroir me ramène donc à mon sujet de kiosque. Les gens assis dans les fauteuils ont ce genre de truc qui leur est comme rentré dans la bouche et qui sert à blanchir les dents. Sans rire, c’est vrai je l’ai vu et ma blonde aussi. Apparemment que 15 minutes de ce traitement miracle et votre dentition redevient d’une blancheur éclatante. Je n’ai pas osé m’informer du prix parce que mon sourire à moi était beaucoup trop éclatant. Je ne pouvais m’empêcher de rire, c’était plus fort que moi. Parlant de sourire, je ne sais comment est celui de notre ami Bob. Ce fameux Bob qui a congédié le général Carbo la veille de mon départ et à qui j’avais souhaité intérieurement, malgré mon attachement pour la Sainte-Flanelle, d’en perdre quelques-unes. Mon souhait se serait-il réalisé par hasard? Comme ce n’est pas exactement facile de se connecter sur le web ici et que les nouvelles sportives ne font pas nécessairement état de ce qui se passe dans les arénas du circuit Bettman, je me demandais. Fallait que j’en parle.
Il ne nous reste qu’à boucler nos valises pour boucler la boucle car c’est déjà le temps pour nous de rentrer au pays. C’est beau comme expression, non? Demain matin, nous rembarquons dans l’avion qui nous ramènera vers le nord et surtout vers Plattsburg. Nous devrions rentrer à la maison vers 13h00.
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On est finalement débarqués comme prévu hier après-midi. Tout s'est très très bien déroulé. Je recommande donc très facilement et sans aucune obligation de ma part que la prochaine fois que vous irez dans le sud, l'idée de Plattsburg est très intéressante.
Aujourd'hui, c'est la fête de ma blonde. Un printemps de plus à son compte. Plus ça va et moins la différence de nos deux âges par rapport à notre âge total divisé par deux est grande. Avez-vous compris mon raisonnement? Je n'ai pas trop compris moi non plus mais moi et les calculs ça fait deux. Bonne fête Chantal!
Tel que prévu aussi selon ma profhétie du sud, notre ami Bob et son centenaire sont de plus en plus dans le trouble pour se rendre à la fête.
C'est le retour au boulot dès lundi. Yé!
Bye là,
Alain
mercredi 31 décembre 2008
Voyage du temps des fêtes
Le temps des fêtes que je vis cette année est rempli de ce type d’événement. Tenez, pour ma fête, ce qui n’a rien d’inhabituel soit dit en passant puisque ça fait maintenant 45 fois que ça m’arrive dans le temps des fêtes, j’ai plutôt eu un cadeau bien spécial. Étonnamment, il ne se trouvait pas en-dessous de l’arbre parmi les autres destinés à l’autre événement secondaire qui vient de se passer comme d’habitude le sont mes cadeaux de fête. Il n’était pas non plus caché dans une garde-robe ou au grenier, bref, les endroits habituels où on vérifie lorsque l’on cherche ses cadeaux en catimini et en avance parce que l’on ne croit plus au Père Noël mais que l’on croit encore à l’événement marketing en soit. En fait, il est apparut comme cela sans rien dire et m’a fessé en pleine face, pas tout à fait en pleine face mais un peu sur le côté, directement dans l’oreille gauche. Une ottite. Je ne saurais dire s’il s’agit d’une ou d’un ottite même si ça l’a surement un genre puisque dans le temps où j’étais abonné, on appelait cela un mal d’oreille. Ce que le modernisme et la Révolution Tranquille ont pu apporter avec eux au Québec lorsqu’ils sont débarqués! Des noms scientifiques à des événements quotidiens de natures anodines. Je devais trainer cela depuis un de mes derniers voyages mais est-ce que je l’ai attrapé à 20 000 pieds d’altitude ou dans une réserve du nord du Québec, je ne saurais le dire. J’en étais donc à me poser ces questions existentielles en pleine nuit en m’enveloppant l’oreille de la main comme si ça pouvait améliorer mon sort lorsque je me suis dit qu’il serait temps d’aller faire un tour à l’urgence. Je me suis donc armé d’un bon livre, du DS à ma blonde et d’une bouteille d’eau pour ensuite réveiller ma blonde et l’affoler juste assez pour qu’elle ne se rendorme pas parce que je voulais l’avertir de ne plus me chercher dans le lit puisque je n’y serais plus, étant à l’urgence… Bref, à GO, on part! Je pars donc avec un léger arrêt au Tim pour faire le plein de café et virer à droite pour l’hosto. Le gardien de sécurité – dans ma tête, je n’ai pu m’empêcher de l’appeler Dieudonné mais comme il ne portait pas de pancarte avec son nom dessus… -- qui m’a vu arriver attriqué de cette façon a dû trouver que j’étais équipé pour veiller tard mais que voulez-vous, aller à l’urgence ça peut parfois être long et comme la patience n’est pas une de mes vertus et que mon mal d’oreille qui a maintenant un nom scientifique n’aidait en rien à l’améliorer, valait mieux être prêt!
J’ai donc suivi les panneaux qui m’indiquaient comment me rendre à l’urgence puisqu’il y avait des travaux d’améliorations temporaires à l’urgence comme il y a deux ans si je me rappelle bien. Telle une tête de bétail, je me suis rendu au triage. Personne à l’horizon. Pratiquement pas plus de monde dans la salle d’attente non plus. C’est bon signe, ce ne devrait pas être trop long. Ça y est, je suis déjà en train de me faire des « cartoons » quant au temps que ça prendra. Alain, calmes-toi, tu seras probablement déçu, tu es à l’urgence, comme son nom le dit, ce sera long! À l’occasion, une madame passe mais comme elle est armée d’une chaudière et d’une serpillère – lire moppe – je me dis qu’elle ne doit pas être docteur ou infirmière mais peut-être que je porte un jugement de valeur moi là! Le même agent de sécurité dont j’avais à peine mentionné le nom précédemment, passe devant moi d’un pas qu’on pourrait qualifier de décidé en me déclarant solennellement : « Je les ai appelé! » Content de l’apprendre parce que ça doit ben faire une quinzaine de minutes que je suis assis ici et que tel que stipulé sur l’affiche, j’ai enlevé mon manteau et j’ai sorti ma carte d’hôpital et ma carte d’assurance-maladie. Je dois avouer qu’après avoir remarqué ladite pancarte, je me suis dit l’espace d’un instant que peut-être il y avait une caméra avec laquelle les gens de l’hôpital vérifiait si les patients étaient vraiment prêts avant de les appeler mais après coup, je me suis vite ravisé puisqu’ils ne doivent plus avoir le droit de filmer parce que ça doit aller à l’encontre de la Chartre des droits et libertés.
Après 30 minutes, je m’agite un peu sur mon siège, plus pour me désengourdir qu’autre chose puisque je suis encore seul à attendre d’être trié. Toujours pas d’action et Dieudonné semble moins fier que tantôt. Apparemment que son appel n’a pas eu l’effet escompté. Encore un autre 15 minutes se passe avant qu’une madame, qui a l’air ben plus magannée que moi, vienne s’asseoir à mes côtés. Ça me donne par contre l’idée d’avoir l’air un peu plus malade moi aussi, ça m’aidera surement à passer plus vite si jamais je passe l’étape du triage. Pendant que je mijote mon coup, la porte s’ouvre subitement et Tina – je l’ai vu sur sa pancarte – apparaît sur le seuil en disant « suivant! ». Je bondis alors de ma chaise, toujours en ayant l’air malade quoique j’avais faillit l’oublier dans ma joie de la voir apparaître ainsi.
Je m’asseois, on jase et elle prend des notes sur l’ordi du triage. Je semble exister dans le système ce qui est une bonne nouvelle selon elle. Je ne souris pas trop, je fais un peu pitié pour garder ma stratégie. En terminant, elle me dit que ce ne devrait pas être trop long. Dois-je la croire? Et pour détourner mon attention, elle me dit que je dois maintenant passer par l’enregistrement. Je me lance donc vers l’enregistrement en question et devinez quoi? Il n’y a pas un chat là non plus. Remarquez que je comprends que personne ne veuille se tenir là, ça m’a l’air d’être d’un ennui mortel. Dans la salle d’attente, il y a une Tivi HD qui diffuse un vieux film de trois heures du matin. La madame de l’enregistrement – nous l’appellerons Doris, pas de pancarte – revient aussi motivée que possible de ce qui devait être sa pause. Elle aussi trouve que le fait que j’existe dans le système soit une bonne nouvelle. Ce doit être une rengaine pour encourager les gens à patienter. Elle termine notre conversation en me disant elle aussi que ce ne devrait pas être trop long. Ça doit faire partie du même « speech de vente ».
Je progresse, je suis maintenant assis dans la salle d’attente. Content, le gars? Pas vraiment puisque rien acquis pour le moment. Je sors le DS de ma blonde qui me fait une joke à l’ouverture que je trouve presque drôle. Je vais me faire un Sudoku ou quelques trucs du genre que je me dis, ça devrait passer le temps. Je n’ai pas vu passer le temps que j’ai entendu dans le micro : « Alain Bayeux, salle 3 ». Je me suis rapidement reconnu malgré l’accent et me suis dirigé d’un pas décidé vers ladite salle 3. En entrant, je me suis assis sur la table recouverte de papier en me disant que ça pourrait prendre un certain temps et mon ami Ben est arrivé immédiatement. Ben étant le nom que je viens d’attribuer au docteur. J’ai alors un peu hésité sur le choix du siège puisque je me suis dit que Ben aurait besoin d’une échelle pour aller voir mon oreille mais on s’est rapidement accordé sur le sujet. Il a vérifié cela, il a aussi rapidement conclu que c’était une ottite sans toutefois me préciser si le mot était féminin ou masculin. Il a décidé de m’insérer une mêche là-dedans et je ne vous répéterai pas les mots qui sont sortis de ma bouche au moment où il s’est exécuté parce que ce fut vraiment mais vraiment très douloureux. Il a fait glisser quelques gouttes de quelque chose dans ladite mêche, il m’a donné une prescription ainsi que deux Empracet qu’il m’a formellement interdit de prendre avant d’arriver chez moi et que je n’ai donc pas écouté et m’a donné rendez-vous dans quinze jours pour le revoir. Voilà tout était réglé et en moins de deux heures, j’étais de retour chez moi. Me semble que lors du débat, il y en a au moins un qui a martelé l’autre en parlant d’au moins 6 heures d’attente dans les urgences. Je crois donc qu’il faut avoir l’air malade pour passer rapidement dans les urgences. Ce n’est que mon opinion mais je la partage, encore une fois.
L’ottite va un peu mieux et j’espère que ce sera encore mieux demain et après-demain…
Sur ce, je tiens à souhaiter à toute la planète et ses alentours une excellente année 2009.
Alain
dimanche 14 décembre 2008
Sur les traces de Santa C...
J’ai donc vu le 53e parallèle. Content, le gars!
Avant cela, je suis passé en banlieue de Chibougamau à Waswanipi. Une autre réserve. Là aussi c’était assez frette. D’autres gens fort sympathiques. Mais le tout a débuté à PET, encore. Une bonne place pour débuter un périple au loin. Mercredi n’était pas tellement une bonne journée pour partir de Montréal. Après la patinoire qui s’était formée partout à l’extérieur, il mouillait à mon départ du domicile familial. Il a donc fallut déglacer le véhicule moteur avant de partir. Résultat : le bonhomme était tout trempé en embarquant dans le char. Une très bonne idée de partir tout trempé lorsque l’on s’en va vers le nord où il fait environ moins vingt, peut-être un peu moins.
Pourquoi partir si tôt quand dans le fond, on sait bien que le vol sera en retard, comme d’habitude. Le temps passé dans un aéroport est parfois très long. On en vient à penser à toutes sortes de trucs. Je me suis souvenu de la joke des deux personnes qui parlait d’un avion au loin. Le premier qui dit au second : « As-tu vu la belle avion? » et l’autre de lui répondre que c’était un avion. Le premier s’interrogeant sur le fait de pouvoir reconnaître le sexe d’un avion de si loin et tout et tout… Je vous le confirme, même de proche, je n’ai pas réussi à déterminer le sexe de tous ces appareils qui étaient gelés au sol. Peut-être n’étais-je pas encore assez proche? Pourtant à cette grosseur là, ce devrait être évident, non? En tout cas, moi je ne l’ai pas trouvé. Celui ou celle qui l’a déterminé dans le premier dictionnaire avait probablement pu le voir de plus proche.
Le week-end s’est finalement pointé avec au rendez-vous une petite Marilou qui relevait d’une brosse. Non ce n’est pas vrai, elle relevait d’une gastro qu’elle a pogné la semaine passée à l’école. La résultante est quand même semblable. On s’est donc fabriqué une petite journée relaxe en allant chez Canadian Tire pour récupérer le sapin qui égaye maintenant notre salon. Un ben beau sapin! Ça a probablement fait du bien à Marilou puisque vers la fin de la journée, elle semblait aller beaucoup mieux déjà. Faut dire que je n’ai pas vécu la veille avec elle comme ma blonde l’a fait parce que, apparemment ce n’était vraiment pas beau à voir. Par les deux bouts que ça sortait! Enfin, je vous fais grâce des détails. Aujourd’hui, Marilou avait été invitée à une fête d’enfants, sa première. Je crois que ce ne sera pas la dernière parce que, depuis que celle d’aujourd’hui a été callée à l’école, toutes les filles rivalisent d’imagination pour s’inventer des nouvelles dates d’anniversaire ou autres trucs du genre. Bref, ce n’est pas fini et je crois même qu’il y aura ben du ptit monde dans la cour cet été pour la fête à Marilou.
Demain, j’ai pris congé question de régler certains petits détails de dernière minute qui se présentent généralement à ce temps-ci de l’année.
Ah oui, j’ai aussi entendu dire là-haut que le Père Noël, le vrai s’en venait et à très grands pas à part de cela. À grands coups de sabots de caribous! Ils me l’ont dit là-bas. Ils le savent car ils ont quasiment tous un caribou dans la boîte de leur « truck ». J’imagine qu’ils les font parler avant de les buter.
Bye là,
Alain
dimanche 7 décembre 2008
Wemindji Beach
Belle journée en ville aujourd’hui pour toute la ptite famille. Ce matin, comme il se doit à ce temps-ci de l’année, nous nous sommes tapés « la traditionnelle visite » chesz le Père Noël du complexe Desjardins. Apparemment que ce serait le vrai. En tout cas, c’est ce qu’on dit dans la pub. Ça doit être vrai. Marilou a semblé le croire encore une fois cette année. C’est encore magique cette visite. Elle nous dit qu’elle préfère faire ses demandes en direct que par la poste. Je ne lui ai pouratant jamais parlé des vertues particulières de la malle royale, c’est promis. Elle lui a donc demandé son chandail des Canadiens, mais rose c’est mieux ainsi qu’une poupée princesse mais nous espérons fortement que le vieux a certains problèmes d’ouïes qui lui aurait fait entendre des souliers de princesse parce que, voyez-vous, ces derniers sont déjà cachés dans la garde-robe du sous-sol et attendre leur « call » pour faire leur apparition sous l’arbre qui poussera prochainement dans le salon familial.
Parlant de l’arbre, il a été jugé aujourd’hui que c’était assez froid et ma fille et moi avons donc exécuté la tâche de poser quelques lumières à l’extérieur dans les fenêtres pour ainsi égayer ces longues nuits d’hiver qui nous restent à passer d’ici Noël, étape fatidique qui donne en quelque sorte le départ à l’allongement de ces jours qui nous amènera ultimement au printempset ses beaux jours. Je sais, je fabule mais il n’y a rien que je puisse y faire, l’espoir fait vivre. Ça fait que, si on peut penser de monter l’interrupteur vers le haut au moment jugé opportun, il devrait y avoir de charmantes et jolies tites lumières qui scintilleront chez nous prochainement.
En attendant, le train-train quotidien m’emmènera au loin encore une fois cette semaine. Voici le tracé prévu Montréal – Laval – Montréal – Chibougamau – Waswanipi – Chbougamau tencore – Wemindji – Chibougamau retencore – Montréal. Avant que des sourires pointent à l’horizon, j’aimerais préciser que l’objectif ultime dans ce cas-ci est un retour possible vendredi.Comme on dit souvent : « C’est quoi ton feeling? » Dans mon moi-même, je dirais que mon feeling est plutôt bon. On verra bien. De toute façon, j’en reparle ici-même dedans le futur. Pour ceux ou celles qui se demanderaient c’est où au juste Wemindji, je vais tenter une légère précision. Vous souvenez-vous de mon voyage à Eastmain avant les fêtes l’an dernier? Pas vraiment, hein? Moi non plus en fait mais c’est parce que géographiquement c’était et ça doit l’être encore, assez près de l’objectif de ma semaine actuelle. OK, un autre essai. Chibougamau, est-ce plus clair? En partant de là, disons à vol d’oiseau direction nours-ouest, genre! Vers la Baie d’Hudson, pas le magasin mais le trou d’eau qui doit déjà être gelé, en fait un peu plus au sud dans l’autre Baie, celle de James, genre à la moitié de celle-ci à l’Est parce qu’à l’Ouest du fameux trou d’eau, c’est un peu l’Ontario et là-bas ce n’est pas tellement le territoire que je dois couvrir. Le beau côté de l’affaire c’est que cette fois je pars avec une autre compagnie aérienne que Air Labrador. Cette fois-ci, ce sera l’affaire d’Air Creebec. Me semble que ça augure mieux, non? J’en reparle prochainement.
Alain
samedi 22 novembre 2008
Extrait du journal
Log # 200811221135
Je suis assis dans un aéroport, genre à Sept-Iles pour faire changement, perdu dans mes pensées. Il y a 45 ans, JF Kennedy se faisait tirer. Un grand choc pour nous tous à l’époque. Je m’en souviens, j’étais confortablement installé dans le ventre de ma mère lorsqu’elle a légèrement tressaillit en écoutant les nouvelles à la radio. Elle en a même versé quelques larmes. Je le sais, car à l’époque rien ne nous séparait. Le temps a passé et l’événement est un peu moins médiatisé maintenant. Quoiqu’avec Obama au pouvoir, on risque d’entendre ou de voir des choses jamais ou presque jamais vues auparavant. Soyons prêts!
Je regarde donc la neige tomber en me disant que mon vol peut encore être annulé. C’est arrivé déjà cette semaine. J’ai bien hâte de revoir ma blonde et ma fille que j’ai abandonnées dans la grande ville à leur propre sort. Je crois qu’elles peuvent se débrouiller. Après tout, ma blonde est en compagnie d’une vraie montréalaise qui sait comment se débrouiller dans cette brousse urbaine. Aux dernières nouvelles, mon vol avec la prestigieuse Air Labrador prévu pour hier à 19h30 et reporté aujourd’hui à 12h50 est maintenant prévu pour 13h50. Il y a de l’espoir. Quoiqu’avec la tempête qui sévit, je ne crierai victoire qu’au moment de quitter la piste. Beaucoup de quoique en jeu. Le monsieur qui conduisait le taxi que je vais appeler Edgar m’a dit qu’on devrait partir sans problème. Il doit le savoir lui puisque son métier c’est de conduire. En tout cas c’est ce que je me dis. Apparemment qu’il fait beau à Montréal.
Je bois mon café tranquillement et je me sens observé puisque les locaux m’ont immédiatement repéré puisque je ne prends pas mon café avec une paille. J’ai noté cela ce matin au Tim, tout le monde ici et plus à l’est d’ailleurs prend son café avec une paille. Bizarre. Il doit bien y avoir une raison. Je vais tenter d’en apprendre davantage avant de décoller. Peut-être est-ce une affaire de secte ou je ne sais trop.
Si j’arrive à temps, j’aimerais bien pouvoir voir la montée du numéro 33 dans les hautes sphères du Centre de la téléphonie Alexandrienne. Le match aussi devrait avoir un certain intérêt puisque ce sera le retour de Milan, pas la ville mais le gars de Boston en terre montréalaise. Tout le monde s’attend à voir notre nouveau Georges lui souhaiter la bienvenue! C’est important un comité d’accueil pour un ptit gars qu’on aime bien comme Milan.
Pour le moment donc, je fais ce que j’ai fait toute la semaine, j’attends. Je ne peux malheureusement pas publier le tout immédiatement, faute de connexion avec le nuage quoique des nuages j’en entrevois ou plutôt je les imagine puisqu’avec la neige qui tombe actuellement, c’est certain qu’il y a au moins un nuage dans le ciel. Aucun nuage du web à l’horizon toutefois.
J’écris donc la suite un peu plus tard pour la conclusion de mon épopée sur la basse côte.
Log # 200811221935
Les brins de neige virevolte au gré du vent qui lui, rafale sans arrêt depuis le milieu de l’avant-midi. Je surveille cela de la fenêtre de ma chambre d’hôtel, toujours à Sept-Iles. Ben oui, je ne suis toujours pas parti, cette fois-ci à cause de la température. La vie n’est quand même pas trop dure pour moi compte tenu du fait que je vais quand même pouvoir assister au match des Glorieux directement de ma chambre. Patrick vient d’être honoré et est revenu à la maison. Gino vient de passer pour me livrer une belle peperoni-fromage. Toute ma chambre sent maintenant la pizzeria du coin. Quelle ambiance! Je me suis trouvé différents trucs pour passer la soirée.
Je ne suis toutefois pas rendu à Montréal. Mon vol de retour est maintenant cédulé pour demain dimanche à 16h40. La fatigue commence à se faire sentir mais on y arrivera.
Je vais donc tenter de relaxer un peu en surveillant le tout tel un vrai gérant d’estrade. J’espère ne pas avoir à trop échanger de joueurs ce soir.
On s’en reparle,
Alain
