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mardi 10 novembre 2009

Dilemme

Encore. Quand j'ai des cas de conscience dans ce genre, ça me fait un peu de bien de l'écrire. J'ai parfois même des réponses sensées à mes questions tordues. Pas toujours. Mais comme ça libère comme ils disent dans la pub, autant utiliser ce remède à profusion. Un remède c'est un peu comme un vaccin. Pas tout à fait, ok! Les deux sont là pour aider. Le remède est supposé guérir et le vaccin devrait prévenir. N'y a-t-il pas un adage qui dit : « Vaut mieux prévenir que guérir »?


Vous aviez deviné, hein? La fameuse grippe du code postal, mieux connue sous le vocable de A (H1N1) commence à me fatiguer un peu. Qui croire? Au début, avant les folies de files d'attentes interminables, j'étais assez convaincu que la petite famille Balleux irait tranquillement se faire vacciner et que tout irait bien un peu comme dans une histoire de Disney. Dans les histoires de Disney toutefois, il y a toujours des problèmes qui arrivent en cours de route avant la fin heureuse de l'histoire. Genre, une centaine de petits dalmatiens qui se font voler, tout à fait par hasard, par une dame pas très gentille et même vraiment méchante selon les dires d'une experte en la matière d'environ 6 ans.


Depuis que j'ai commencé à écrire cet article, j'ai eu droit à un appel de Chantal jeudi matin qui m'annonçait que Marilou était restée à la maison avec elle parce qu'elle commençait une fièvre. N'est-ce pas un des symptômes? Ne nous affolons surtout pas, nous rappelait constamment un des super héros dont j'ai oublié le nom. Facile à dire. Où est-il ce fameux super héros que je lui parle dans le blanc des yeux? J'ai même pas le temps de m'interroger sur un point qu'un autre se pointe à l'horizon. Dans le fond, peut-être que je n'aurai même pas besoin de me taper les files d'attentes pour avoir le vaccin. Tout d'un coup qu'on la pognerait avant! On serait, comme qui dirais, immunisés! Je ne sais pas.


Bling! Crack! Kaput! Zip! Brisé!


DIng dong dong – Interruption de service sur les lignes orange, verte, bleue et jaune pour une durée indéterminée, d'autres messages suivront.


Papa était très inquiet de la situation. Une situation qu'on ne peut comprendre parce que plutôt nouvelle.


L'idée de ce blog à l'origine était surtout de me plaindre un peu. Pas trop quand même! Mon dilemme est né quand mon employeur a fait un beau plaidoyer pour nous inciter nous, les employés, à aller se faire vacciner. Où et quand, on ne le savait toujours pas, mais bon, il a dit : « Allez-y donc que je remplisse mon devoir de citoyen corporatif responsable en me vantant que je l'ai dit à mon monde de faire attention pour ne pas contaminer les autres ». Bon, ce n'était probablement pas le sens du message mais de mon œil à moi, c'est ce à quoi ça ressemblait. Tout est une question de point de vue, j'imagine. D'un autre côté, je me dis aussi que son dévouement ne va pas trop loin puisque dans le même souffle, il affirme que la façon dont on se fera vacciner ne le regarde pas vraiment et qu'on doit se débrouiller pour y arriver. En plus, je crois que je n'ai pas vraiment le choix puisque si je la pogne, je devrai m'absenter pour au moins sept à dix jours, toujours pour ne pas infecter les autres. Sans paie toutefois étant donné ma situation contractuelle.


J'en étais là dans mes pensées vendredi après-midi. En plus, difficile de bloguer avec une six ans qui a besoin d'un peu d'attention, en fait un peu plus que d'habitude à cause de la fièvre qui la titille. Probablement.


DIng dong dong – REPRISE GRADUELLE de service sur les lignes orange, verte, bleue et jaune, d'autres messages suivront.


Depuis ce temps, Marilou a refilé le tout à papa, qui ne semble pas récupérer aussi vite que sa fillette.


Samedi donc, en parfait citoyen, nous avons donc été faire quelques emplettes, Marilou et moi, confinés dans l'auto pour ne pas propager la bibitte tandis que « Nurse » Chantal s'appropriait le nécessaire au siège qui risquait de s'ensuive. L'opération stérilisation de la vie prenait aussi officiellement son envol chez nous. Marilou commençait déjà à rebondir dans le véhicule moteur pendant que papa s'éteignait peu à peu. Et Chantal elle? Elle courait. On est revenus à la maison et papa est allé s'étendre. Pas le choix. De plus, la position couchée me rapprochait dans ma tête de celle où je séjournerais dans pas grand temps. Le petit dodo m'a presque fait du bien, mais pas tout à fait. La fièvre a complètement disparue pour Marilou mais il fallait passer le « 4 heures » de l'après-midi pour voir si ce n'était qu'une passade, autrement dit dans le monde du sport, un feu de paille. Non mais quelle allusion la fièvre avec le feu. Fallait y penser. Je pense que ça n'éclaire toujours pas fort dans mon cas.


Dimanche matin, j'étais presque en forme. Et comme la température était tout simplement splendide, on s'est dit qu'une ballade à l'extérieur ne pourrait faire de tort à personne. Le parc sur le bord de l'eau ferait probablement l'affaire. On s'y est donc rendus à notre grand plaisir. Sauf qu'après une petite demi-heure de marche, le père était déjà un peu fatigué. Comme on ne l'avait pas vraiment prévu de cette façon, nous avions une bonne demi-heure à faire pour revenir au véhicule si confortable à mes yeux et mon arrière-train. Une bien belle promenade que je n'ai malheureusement pas pu apprécier à sa juste valeur. Retour au dodo pour le papa. Encore. Marilou n'a jamais recommencé sa fièvre. Bravo Marilou, tu as survécu à la A(H1N1) sans trop de dommages.


L'épreuve du week-end a aussi ramené à notre mémoire un vieux film de 1993 dont le résumé dit à peu près ceci :


1996. Le sergent John Spartan (Sylvester Stallone), as de la Police, est sur le point d'attraper le psychopathe Simon Phoenix (Wesley Snipes), mais se retrouve inculpé d'homicide involontaire par imprudence. La peine pour les deux hommes est l'hibernation.
2032. Simon Phoenix parvient à se réveiller et à échapper au système de surveillance. Mais la société a complètement isolé toute source de trouble et ne sait pas comment réagir à ce criminel d'un autre temps. Seul solution : trouver un agent de police qui vient de la même époque, le sergent John Spartan...


Dans ce chef-d'œuvre cinématographique, on y retrouve donc une société du futur où tout le monde est heureux où il n'y a aucun combat ou violence, aucun échange de fluides comme ils disent et sans problèmes comme le cholestérol ou le diabète parce que toutes les sources de ces problèmes comme le sucre ou le sel ont carrément été éliminés. Presque éliminés puisqu'une société parallèle vit sous terre avec tout ce fléau… Bref, je pourrais passer des heures à vous le raconter mais aller plutôt le louer et ainsi encourager votre économie locale, c'est vraiment un bon film comme je les aime et comme il ne s'en fait plus. Dans ce film donc, tout y est stérilisé. En voyant le gallon de Purell en fin de semaine, en voyant ma fille qui me montrait sans arrêt à tousser dans mon coude parce que cette méthode ne fait vraiment pas partie des us et coutumes de ma génération et un merci en passant à sa gardienne de l'époque, Ginette, qui le lui a montré, en nous voyant nous laver les mains à tout minute, j'ai eu deux pensée. La première étant qu'on y est presque à ce stade de notre évolution et la seconde étant que le créateur de ce film ou livre s'il en est un, était vraiment visionnaire.


Hier, lundi, au réveil j'avais encore cet impression qui dit : « Cou donc, est-ce un dix roues qui m'est passé sur le corps encore ?» J'ai gardé Marilou avec moi à la maison puisqu'elle avait une pédagogique de toute façon. Ça y est, Marilou m'ayant vu ronfler « live » peut l'affirmer haut et fort. En revenant d'aller reconduire Chantal au Métro, parce la chanceuse, pouvait retourner au travail, je me suis évaché sur la causeuse pendant que Marilou me racontait toutes sortes de choses dont je n'ai plus aucun souvenir puisque je me suis endormi devant elle et la « nurse » en elle a tout de suite pris la relève de docteur maman qui s'était absenté pour le travail. Elle n'a pas tenté de me réveiller. Elle a essayé de m'abriller avec comme couverture sa petite robe de chambre. Cute comme tout. Sauf que si vous aviez vu l'état du salon après ma sieste. Elle avait fait du bricolage pendant qu'elle me surveillait qu'elle a dit. Dans l'après-midi, j'ai fait une autre sieste, mon sport préféré du week-end et nous avons tenté en équipe de fabriquer un souper. Opération réussie! Mais j'étais brulé après.


Aujourd'hui, je me sens bien. Je serais prêt à retourner au boulot dès demain. Des opinions contradictoires se sont toutefois fait entendre qui me font réfléchir un peu. Ma blonde, « nurse » Chantal me dit de passer ma journée au complet avant de décider et qu'une journée de plus ne me ferait probablement pas de tort. Je suis un peu marabout dernièrement. Un appel d'une collègue qui s'informe pour la gang à savoir comment je vais et qui, en arrière-plan me fait poindre l'idée qu'il y a peut-être des craintes en ce qui a trait à mon retour. Probablement que si j'étais resté au bureau et qu'un membre de l'équipe avait eu la grippe en octobre 2009, je serais le premier à lui conseiller de se reposer, de prendre soin de lui, pendant que dans mon Ford intérieur, je me dirais, prends donc six mois au moins mon champion comme ça, tu ne nous la ramèneras pas. Mais ce ne sont là que de vagues pensées d'un bonhomme qui ne file actuellement que pour aller faire une autre sieste. Peut-être juste un peu de projection ou simplement l'effet de la drogue qui commence à agir sur autre chose que la grippe comme tel.


Comme résumé de ma fin de semaine, je me suis inspiré d'une publicité d'Expedia.ca à propos de Vegas. Pour l'apprécier, c'est utile de l'avoir vu mais il faut aussi la lire très très rapidement comme la fille à la tivi le fait.


  • Pis, qu'est-ce que t'as fait de beau en fin de semaine?
  • Ben, je suis allé sur pandemie.qc.ca, j'ai lu un peu, je l'ai pogné, je me suis fait soigné par ma blonde, je me suis lavé les mains, j'ai toussé dans mon coude, je me suis relavé les mains, j'ai dormi, j'ai évité les contacts avec les autres, j'ai bu beaucoup de liquide, j'ai ingurgité du Bio K et du Danactive, je me suis lavé les mains, j'ai toussé dans mon coude, je me suis relavé les mains, j'ai dormi, j'ai évité les contacts avec les autres, j'ai bu beaucoup de liquide, j'ai ingurgité du Bio K et du Danactive, je me suis lavé les mains, j'ai toussé dans mon coude jusqu'à m'en faire une tendinite, je me suis relavé les mains, j'ai dormi, j'ai évité les contacts avec les autres, j'ai bu beaucoup de liquide, j'ai ingurgité du Bio K et du Danactive, et la bibitte est partie.
  • Wow, toute une fin de semaine!
  • Mets-en mon Armand!


Pour terminer ce récit, une question et un clin d'œil.La question sera où sont donc disponibles les autocollants avec comme inscription : « J'ai vaincu la H1N1 sans les services de soins de santé »? Si on peut voir des véhicules avec un autocollant du genre : « This car climbed Mount Washington » ou « Les fusions municipales, je m'en souviendrai », je ne vois pas pourquoi on se priverait de produire ces nouvelles vignettes.


Le clin d'œil pour sa part : Quand les statistiques post-grippe sortiront aux nouvelles, je me demande dans quelles catégories je vais être classé? Peut-être serons-nous quelques-uns qui n'auront pas eu la chance d'être en prison ou d'évoluer au sein d'une équipe professionnelle de hockey de l'ouest canadien et d'avoir pu bénéficier en priorité de ce vaccin si précieux avant les autres et ainsi s'être immunisé de façon tout à fait naturelle mais combien laborieuse contre ce vilain virus qui nous provient des airs.

mercredi 4 novembre 2009

Un nouveau sport

Y a de la grosse disco qui fait boum-boum dans mes oreilles. Un peu étourdissant. Je dirais bien que ça me rappelle mes bonnes années lorsque je portais une belle chemise avec de très belles grandes pointes de collet et toute ouverte pour montrer mon beau poitrail avec pas de poil pentoute mais comme ce n’est pas arrivé – en tout cas, je n’en ai pas de souvenir – je devrai me contenter de mentionner que ça ne fait que boum-boum dans mes oreilles.

D’habitude, le fond musical est plutôt du type « ascenseur » qui monte et qui descend comme un vrai ascenseur plutôt que comme une taxe qui n’est jamais revenue au sol. Mais ça c’est un autre débat. Jacques n’étant plus présent sur la place publique – moins présent devrais-je dire – on ne lui remettra pas celle-là en pleine face de peur qu’il ne resurgisse en foutant un nouveau et combien intéressant bordel dans son parti. Je m’éloigne. Comment peut-on en arriver à parler de Jacques Parizeau en ayant débuté par le disco. Est-ce simplement la rime ou l’époque? Bref…

Pour en revenir au machin poussiéreux et bruyant qui orne le plafond au-dessus de ma tête, des gens bien pensants avaient pris la décision vendredi dernier de changer le poste pour avoir un rythme plus « Halloween ». Personne n’a pensé de le remettre à la chaine précédente. Et voilà Michael qui vient d’entrer en scène… Je le savais qu’il n’était pas mort celui-là!

Parlant de l’Halloween, j’ai pu expérimenter un tout nouveau sport pour moi samedi soir. Je l’ai appelé « New Age Aerobic ». Je pense que ça pourrait être vendeur. Il ne me reste qu’à en développer les règles et adapter sa récurrence pour en faire un malheur. Ça se passe en milieu urbain mais on pourrait toutefois le pratiquer en campagne avec un niveau de difficulté différent. Le soir, c’est mieux parce que c’est un peu plus dangereux. L’été, il faudrait donc commencer plus tard en été et on aurait plus de temps en hiver pour le faire. Ça doit aussi être frais, bon disons un peu plus frais que cela, pour le pratiquer. Pas de pluie par exemple parce que c’est trop froid à ce moment. On peut donc exclure l’hiver mais pas trop, on oublie donc définitivement ça l’été. Quel autre ingrédient donc?

Les règles sont pour leurs parts très simples. Il n’y en pas si ce n’est que de stresser les plus âgés. Les coaches si on peut dire. Vous auriez dû voir cela. On avait quatre 6 ans à la recherche de l’arche perdue. Un beau trésor sucré à retrouver. À go, on remplit le sac et peu importe le moyen. Tout ce que leur avait appris concernant les règles de sécurité aux intersections avaient été enfouies aux plus profonds espaces de leurs cerveaux. Des fois même, on oubliait le fameux merci si tendre à mes oreilles et si chèrement inculqué depuis la naissance, presque. À 6 ans, ça court en TA… Plus qu’à trois ans. Et à quatre, c’est plus facile de s’ambitionner, je dirais. Après avoir rencontré maints et maints personnages horribles et sympathiques à la fois, nous étions finalement revenus au point d’origine et la 6 ans avait finalement son voyage. On a donc pu retourner dans le douillet confort du nid familial où quelques Coors Light attendaient patiemment leur tour dans le frigo. On a fait un tri familial de la récolte. Nous avons aussi effectué une séance de dégustation. Cela va de soi! Comme il y avait encore quelques excitations à l’ordre du jour, une autre séance de négociation fut aussi nécessaire et Marilou est monté dans son lit et s’est endormi en quelques micro-secondes. Maman et papa en ont ensuite profiter pour relaxer en ce magnifique samedi soir en ne regardant même pas les Glorieux pour une de leurs rares victoires. Le NAA est donc né chez nous et Dieu merci, on a un an pour s’en remettre.

J’ai vu une pub de Noël à la tivi dimanche pendant OD. Ça s’en vient ça aussi.

mercredi 21 octobre 2009

Une belle journée

Lundi matin, Chantal avait rendez-vous à 07h00 pour une chirurgie d’un jour. Une belle aventure s’annonçait donc pour ce début de semaine familial.

Vers 06h00, on roulait vers le sud de l’Ile et un des pavillons de son hôpital universitaire francophone. Assez tranquille sur la route mais pas tellement dans le véhicule moteur puisque notre Marilou nous entretient aisément d’à peu près tout ce qui lui passe par la tête et Dieu sait qu’il y en a des choses qui se promènent dans ce petit coco. Je me demande bien où elle va chercher tout cela. Surtout à 06h00! J’ai donc laissé Chantal là-bas assez tôt parce que je devais remonter vers le nord puisque la jeune doit quand même continuer l’école. C’est jeune un peu pour le décrochage. Surtout qu’elle aime encore cela. Un bon petit déj en passant par la maison et le dompage numéro deux s’effectue dans l’ordre. Marilou est un peu inquiète pour sa mère qu’elle me glisse à l’oreille. Six ans et déjà maternelle dans l’attitude. Une vraie fille, quoi!

Je redescends donc en me demandant si ma blonde est déjà en salle d’opération. Je rêve un peu, c’est permis. Je laisse mon chariot dans un enclos où ils doivent faire des affaires d’or puisque les véhicules y sont cordés assez serrés et que les tarifs quoiqu’exhorbitants soient des plus légaux. Les préposés n’ont pas de cravates mais ça ne m’empêche pas pour autant de me demander si mon char est en sécurité dans cet espace ou si nous ne nous retrouverons pas en plein scandale financier. On n’est jamais trop prudent que je me dis. Quand je passerai à LCN pour en parler plus tard lorsque le scandale sera dévoilé, je ne voudrais surtout pas que les auditeurs puissent se dire avec un sourire en coin : « Tu parles d’un épais, comment n’a-t-il pas pu réaliser ce qui se passait? » Je dois avoir un faible pour la célébrité et ça doit être la raison pour laquelle j’essaie de toujours être prêt. Je laisse donc finalement mon véhicule sans surveillance dans ce stationnement.

En arrivant à l’étage prévu, je m’informe de la situation. Chantal est dans une chambre de chirurgie d’un jour. Une grande chambre quand même! Il faut quand même admettre que ça prend un peu d’espace pour corder 20 lits. L’image qui me vient en tête en pénétrant dans ce local est l’étable où étaient alignés les animaux chez mes amis fils de cultivateurs quand je demeurais à Louiseville. Chacun des lits ou plutôt civières est bien rangé dans une zone d’environ 6 pieds – la longueur de la civière – par pas plus de 4 je pense. Toutes ces stalles sont bien séparées par des rideaux blancs sales dans un style très hôpital. Quand on parle de promiscuité, je considère que c’est un très bel exemple. Je trouve Chantal dans la sienne, sourire aux lèvres, comme d’habitude. C’est la cacophonie là-dedans. Tout le monde s’exprime sur son état ainsi que sur celui de ses voisins immédiats. De vrais beaux gérants d’estrades dont certains intervenants du secteur de la santé doivent s’inspirer dans leurs réponses à leurs patients. Nos voisins immédiats maintenant. À la droite de Chantal se trouve septuagénère peut-être même octogénaire – en tout cas avec beaucoup d’ancienneté – qui râle déjà en dormant et il n’est même pas passé par le bistouri. À gauche c’est un peu plus drôle. Roland est là pour une pierre au rein. Je l’ai bien écrit au singulier parce qu’il n’en a qu’un. La vessie est aussi absente parce qu’il est abondamment question de son ptit sac qui l’accompagne partout. Le gars semble maganné, je dirais. Il est aussi un peu sourd et le fait savoir à la planète entière en parlant très fort avec sa conjointe Fernande. Avec son ami Parkinson, sa demi-surdité ainsi que probablement d’autres petits bobos dont nous n’avons pas eu l’opportunité d’entendre ou de voir les détails, Fernande ne donne d’ailleurs pas sa place. Toujours est-il que leur conversation a à peu près l’air de cela.
- C’est ben long!
- Je te l’avais dit de rester à maison…
- Comment ça c’est long de même? Il pourrait nous dire ce qui se passe!
- Fernande, arrêtes, tu me fatigues!
- Écoute Roland, moi j’ai faim!
- Toi, tu peux manger, pas moi et depuis hier à part de cela.
- …
- Je suis le septième sur la liste
- Il y en a combien de passé tu penses?
- Je l’sais-tu moé. Je vois rien couché icitte. Pis j’ai de la misère avec mon sac à part de cela.
- Ouin
- J’espère qu’on va avoir le temps d’aller manger à la cafétéria.
- Fernande, tu m’énarves…
La mignonne conversation s’est ensuite poursuivie entre les deux belligérants jusqu’à ce qu’ils viennent ramasser Roland pour son enlèvement de sa ou de ses pierres sur le rein qui lui reste encore. La vie n’est parfois pas facile… à vivre. Je le sais maintenant parce que c’est Fernande et Roland qui me l’ont si savamment appris.

Le courrier est venu ramasser Chantal vers midi. Je me suis donc dirigé d’un pas assuré vers le casse-croûte pour la casser. J’avais faim comme le mentionnait si justement Fernande mais je m’étais abstenu pour ma part de le mentionner à ma blonde qui souffrait probablement plus que moi de ce fait pour n’avoir ni consommé de café ni de déjeuner comme mes toasts au beurre de pinotte que j’avais ingurgité un peu plus tôt malgré mon allergie aux dites arachides selon un allergologue reconnu à travers sa confrérie. De toute façon, la médecine étant ce qu’elle est, il ne faut surtout pas trop s’en faire avec toutes ces pécadilles. J’en avais d’ailleurs déjà traité dans un article parue dans « Enfants Québec » en 2003, je pense. Peut-être en 2004 aussi, je ne me souviens plus très bien, il faudrait bien que j’en parle à ma Quiche.

En lisant le dernier Anne Robillard, j’étais plongé en plein 13e siècle sur le bord de la Méditerranée, lorsque j’entendis dans mon oreille un léger bourdonnement. C’était Fernande qui était stationné derrière moi dans la salle d’attente et qui attendait son Roland en se disant qu’elle avait probablement faim. Ce n’était qu’un chuchotement mais il m’a quand même sorti de ma rêverie passagère. J’ai réalisé que j’étais assis dans la salle d’attente depuis une couple d’heures et heureusement l’ascenseur s’est écrié tout à coup : « 8e étage, on monte! ». Ma blonde est alors sortie, pseudo-victorieuse, de l’ascenseur.

L’opération n’a pas été réussi qu’ils ont dit. Je n’ai pas vraiment été surpris. Chantal non plus. Pour ce qui est de renverser des probabilités basses, on est fort chez nous. On est aussi un peu déçus de la tournure de la situation mais comme on dit : « Dans la vie comme au hockey, un peu de Quick et l’affaire est ketchup! »

Je me suis donc éclipsé après m’être assuré que tout était sous contrôle en ce qui a trait à Chantal puisque je devais aussi aller récupérer notre charmante 6 ans à l’école du quartier. Marilou et moi avons donc effectué la routine du « War zone » ensemble sans trop se chicaner pour une fois, en attendant que l’hôpital nous appelle pour récupérer Chantal qui aurait ainsi son congé. Vers 18h15, Chantal m’a appelé en me disant qu’elle était un peu tannée et que, de toute façon, le département fermait à 19h00. J’espère qu’elle aura son congé que je me suis dit mentalement parce que ça ne doit pas être drôle d’être SDF dans un hôpital. Marilou, son pyjama et moi nous sommes donc pointés là-bas vers 19h00. Elle n’avait pas eu son congé encore mais on ne l’avait pas mis dehors. Armée de son poteau roulant, elle s’est donc mise à arpenter les lieux en compagnie de Marilou qui était toute fière de pousser sur ledit poteau. On attendait les résultats de tests sanguins avant qu’ils puissent la libérer.

On est revenus à la maison vers 20h. Claqués. Toujours aussi convaincus de l’efficacité du système.

mercredi 7 octobre 2009

Le grand décompte

1, 2, 3, je m’en vais au bois, 4, 5, 6… c’était quoi donc la fin de ce toune là? Qui chantait cela donc? Mireille Mathieu, la grande sœur de l’autre ou bien les Vilains Pingouins? Je ne me souviens plus très bien.

Que la nouvelle soit répandue tel le pollen au printemps dans les champs, les villes et partout dans mes voies nasales, l’automne est bel et bien arrivé! Les preuves sont toutes là qui nous épient avec un sourire en coin. Il fait encore noir lorsque mon gras et gracieux corps s’étire et veux – pas tout le temps – s’extirper du nid douillet qu’est le confortable lit qui a enveloppé ce voluptueux corps – toujours le même – qui est le mien pendant une nuit de sommeil réparateur. Au coucher de Marilou, on n’a plus besoin de lui faire croire que le soleil est « sur le bord » d’aller faire dodo parce qu’il est déjà presque endormi, le salaud. Le temps est plutôt gris, foncé même, assez pour que le véhicule moteur qui est le mien passe son temps les lumières allumées. Les vents d’automne qui dépeignent – pas mes cheveux quand même! – sont aussi arrivés. Il y a de moins en moins de gougounes – pas des gens mais ce qui peut servir de chaussures – dans le métro et ailleurs.

7, 8, 9, pour manger un œuf? 10, 11, 12, je m’éloigne de la pelouse. Ma mémoire me joue vraiment des tours. Ce n’était pas une chanson de filles, cela? Dites-moi oui quelqu’un que je me rassure en me disant que c’est normal que je ne m’en souvienne plus du tout?

Un autre signe que l’automne est revenu parmi nous c’est que nos Rouges ont perdus hier. Bon, ça n’arrive pas qu’à l’automne vous me direz mais comme la saison débute à l’automne, je crois que ça balance un peu. Une bizarre note au dossier toutefois pour me rappeler, le printemps venu, que les ptits nouveaux sont intéressants à voir aller. Bizarre encore mais il a fallut une défaite pour que tout le monde disent – dedans les hotlines en tout cas – qu’ils avaient finalement bien joués. Est-on devenus SM à ce point en ce qui concerne nos Glorieux et leur rendement? Moi et mes questionnements. Si la vieille garde ne peut me répondre à toutes ces questions, j’espère que la nouvelle le pourra. Ces jeunes malades ont toujours une réponse à tout. Pas toujours logique et brillante mais une réponse. J’attends donc vos réponses au 1-800… Faudrait pas capoter quand même!

13, 14, 15, quelque chose qui rime avec quinze. 16, 17, 18, j’ai mangé des huitres. Ça compte dans ma tête. Trop. Si la journée peut commencer, j’arrêterai ce décompte… peut-être. Je suis rendu à 106 et j’en ai encore au moins 360 à ajouter. Quelle journée qui s’annonce. Un compteur qui pourrait le faire à ma place? Tiens, c’est une idée cela!

Pour votre information, Marilou, 6 ans est maintenant responsable des absences en classe qu’elle m’a annoncé toute fière d’elle-même. Déjà des responsabilités à un si jeune âge. Je lui ai donc demandé candidement en quoi tout cela consistait. « Ben c’est facile papa, j’ai juste à mettre un carton bleu quand Ayoub est pas là! » Ben sur ma grande, facile comme tout. Aqui? Je lui ai donc demandé si elle avait besoin de mettre d’autres sortes de cartons pour les ceuzes qui sont là, genre? « oui, un jaune ou un vert! » Pourquoi un jaune ou un vert, y a-t-il des classifications ou des trucs dans ce style là que tu dois considérer? « Non, juste jaune ou vert », me dit-elle en me regardant comme si je venais de Mars. Déjà pas sur la même planète qu’elle et on n’a même pas de relation. Pauvre gars, je veux dire dans le futur. La vie est tellement simple à six ans. Je lui ai donc demandé si elle compilait des statistiques de quelque nature que ce soit à ce propos mais je ne crois pas finalement après avoir constaté encore une fois ce regard… absent ou venant d’ailleurs. J’en viens donc à la conclusion que Ayoub n’est pas là souvent et que dans le fond, ça n’a pas vraiment d’importance, pour Marilou en tout cas. Pour en revenir à la responsabilité toutefois, est-ce qu’on en est rendu au point où les profs délèguent à ce point? Ça doit être comme Hydro qui augmente ses tarifs en me faisant prendre les compteurs à leur place. Encore des questions.

Encore des chiffres! Ma voisine d’en face, je veux dire, le bureau voisin, vient de déclarer et tout haut à part de cela, « Si lundi on était le 5 et que hier on était le 6, aujourd’hui on doit être le 7, hein? Ça doit être un signe.

Faut que j’y repense.

dimanche 13 septembre 2009

Dans le temps

Je roulais les cheveux au vent au volant de ma Corolla familiale 1983, probablement à Montréal ou aux alentours. Je devais être dans le coin de Ville d’Anjou parce que j’y habitais. La vie était belle, j’imagine. J’étais jeune et rempli d’espoir. Environ 27-28 ans. Je revenais de chez le médecin. Un médecin de la CSST. C’est lui qui, dans sa grande connaissance et sa meilleure sagesse, avait décidé que ma tendinite au coude était officiellement guérie. Ce médecin allait probablement changer ma vie sans le savoir.

J’arrive donc à l’appartement du temps et me mets à en jaser avec ma future ex-épouse. Bon, elle ne le savait pas encore et moi non plus d’ailleurs mais l’avenir et la la vie le savaient déjà mais ne nous avaient pas envoyé le mémo par courriel puisque le phénomène du courriel n’était même pas encore à la mode dans ce temps-là.Les téléphones cellulaires étaient encore énormes et encombrants. Genre, qui n’entre pas dans une poche. Un autre temps. Une autre vie. La fameuse future-ex me lance donc du tac au tac, de même, « Il n’y a pas une job qui pourra remplacer la santé. » Venant de cette personne que je ne nommerai pas et que moi seul connaît, c’était déjà surprenant comme pensée. À mon travail, il y avait la pression du retour au travail et en même temps d’autres sortes de pression que je n’expliquerai pas sur cette tribune. Bref, en additionnant tous les facteurs, nous avons pris une décision de couple. C’était la bonne décision. Ma carrière de fonctionnaire a donc abruptement pris fin. À ce moment là, je ne savais pas vraiment ce que l’avenir me réservait. D’ailleurs, qui pourrait le faire? L’avenir a, somme toute, été bon avec moi.

J’ai plongé vers l’inconnu. J’ai fait plusieurs tentatives, j’ai découvert l’informatique, ses bienfaits et ses mauvais côtés. Je n’ai pas tout su puisqu’on ne sait jamais tout de ce domaine. Heureusement, je suis encore jeune. Les canadiens ont gagné leur dernière Coupe Stanley, Jacques Villeneuve le neveu est devenu champion lui aussi. Le verglas a fait ses ravages dans le triangle. On a tourné le siècle et le millénaire en évitant le « bug ». Ben Laden a détruit la confiance de l’Amérique et de toute la planète capitaliste qui gravite alentour. J’ai rencontré l’âme sœur, je suis devenu un papa comblé et j’ai même atteint la quarantaine quasiment en santé. Même si les Canadiens ont flanché lamentablement depuis le temps, autant que Jacquot d’ailleurs, pendant que moi j’ai continué. 2009 achève et vous savez quoi? Ma tendinite me fait toujours souffrir.

Je l’ai réalisé en fin de semaine après avoir monté le nouveau lit de Marilou. La semaine dernière, nous sommes allés chez Brault & Matineault où nous l’avons trouvé. Trois lourdes boites ont été livrées ce matin. Pour assemblage. Vu la petitesse de sa chambre, nous avions opté pour un lit un peu plus haut avec un pupitre et une commode en dessous. Quelque chose de pratique, quoi! Mais il fallait quand même l’assembler. Chose que j’ai effectué un bonne et due forme. Je ne sais pas combien de vis exactement ça peut représenter mais beaucoup et c’est il est bien stipuler sur le plan qui n’était pas en suédois côté langue mais très proche de la Scandinavie côté compréhension que le tournevis est proscrit. Moi je vote pour que l’expression « Tennis Elbow » soit officiellement modifiée pour « Screwdriver Elbow », ce serait beaucoup plus approprié. Le module lit en hauteur-pupitre-rangement est toutefois parfait et Marilou l’adore. Affaire classée.

L’automne est à nos portes ainsi que le début de saison des Canadiens qu’on ne connait plus beaucoup. Je me suis donc trouvé un projet pour l’automne; apprendre à mieux les connaître. J’y travaille. Je vous laisse, je dois retrouver mon râteau à feuilles.

mercredi 2 septembre 2009

Je, tu, il, nous vous, ils...

J’étais patiemment et docilement installé, debout et cordé entre plusieurs personnes, dans le métro sur la ligne orange au retour du bureau lundi. Comme j’étais planté devant l’écran qui nous donne de l’info pertinente comme la prochaine station à venir ainsi que les correspondances disponibles, la météo d’hier ou des faits insolites de tous genres et par-dessus tout, beaucoup de publicités…J’en étais à peut-être considérer 1200$ à « casher » pour quelques visites dans une pharmaceutique quelconque sans effet secondaire lorsqu’une autre bande-annonce a soudainement attirée mon attention. Heureusement!

Je crois que c’était le Conseil Supérieur de la langue française ou quelque chose du genre qui parlait que la langue française avait évoluée et surtout, changée. Pour plus de détails, on m’invitait à consulter un site web. Tout se passe maintenant sur le web, hein? En passant, j’en profite pour souhaiter « Bonne fête! » à Internet qui célèbre aujourd’hui ses 40 ans. Presque mon âge. Que de grandes et belles naissances sont survenues dans les années soixante! Internet, la révolution tranquille, le métro de Montréal, les Expos, moi-même. Les exemples sont nombreux.

J’en reviens donc à ce site du Conseil de bande, oups, le Supérieur dont l’adresse est : www.orthographe-recommandee.info et que j’ai d’ailleurs consulté. La langue française change, elle évolue et c’est ce qui fait probablement que contrairement au Latin qui est mort de sa belle mort, notre belle langue survivra. Il ne nous reste qu’à la suivre maintenant. Je croyais qu’étant donné mon âge, que certaines personnes de mon entourage professionnel considèrent comme étant avancé, c’était la raison pour laquelle je trouvais le tout difficile à suivre mais après en avoir parlé avec d’autres personnes – pas dans la même tranche d’âge – je crois que le consensus est pas mal présent. La conclusion à laquelle j’en arrive est que les gens faisant trop de fautes en écrivant notre belle langue, les autorités en facilitent donc l’usage. Comme on ne peut plus montrer comment l’écrire, on préfère simplifier l’opération. Si la montagne ne va pas à vous… Un autre exemple de nivellement par le bas si vous voulez mon avis. Mais bon, c’est la norme de nos jours. Il ya donc près de deux-milles – un vrai exemple – mots qui sont touchés par ces nouvelles normes. Bon prince, je me fais un plaisir d’effectuer un beau copier-coller du résumé avec quelques commentaires personnels que j’ai inclus en italique :

Résumé des principales nouvelles règles
Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d'union.Exemples : vingt-et-un, deux-cents, trente-et-unième
Vu qu’on est jamais certain quand les mettre, aussi bien en mettre partout. Ça me fait vaguement penser à certaines réponses que je donnais en Philo au Cégep et j’avais réussi à survivre ainsi si je me souviens bien.

Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.Exemples : un compte-goutte, des compte-gouttes ; un après-midi, des après-midis
Je vis bien avec celui-ci, pas trop de changement à gérer.

On emploie l'accent grave (plutôt que l'accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder.
Exemples : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient
Moi qui s’est toujours battu contre le « évènement », faudra que je m’avoue vaincu et abdique contre l’ennemi supérieur en nombre.

L'accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et dans cinq cas d'ambigüité.
Exemples : cout ; entrainer, nous entrainons ; paraitre, il parait
Je devrais faire des fautes pendant quelques mois encore à propos de celles-là.

Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler).
Exemples : j'amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras
Moi qui croyais qu’ils éliminaient tranquillement les exceptions…

Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s'appliquent aux mots français.
Exemples : des matchs, des miss, révolver
Me semble qu’un révolver, ça fait moins viril. Question d’opinion j’imagine.

La soudure s'impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-, dans les mots composés avec des éléments « savants » et dans les onomatopées et dans les mots d'origine étrangère.
Exemples : contrappel, entretemps, extraterrestre, tictac, weekend, portemonnaie
Pourquoi pas, tant qu’à y être.

Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s'écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu'un nom en -otte (comme botter, de botte).
Exemples : corole ; frisoter, frisotis
Encore des exceptions. Non mais…

Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots.
Exemples : aigüe, ambigüe ; ambigüité ; argüer
On n’aurait pas pu tout simplement l’enlever, il est tellement difficile à retrouver sur le clavier.

Enfin, certaines anomalies sont supprimées.
Exemples : asséner, assoir, charriot, joailler, relai
Je trouve que le relais avec pas de « s » semble plus éloigné. À cause du nouveau joailler, il y aura encore plus de questionnements à propos de mon nom de famille. Le chariot à 2 « r » doit rouler mieux. Je dirais que de s’asseoir de cette façon sonne plus comme un temps de la journée.

Bon courage donc dans votre réapprentissage – peut-être que ça ne prend plus ni deux « s » ou « p » – de cette belle langue qui est la nôtre.

Ma nouvelle première année

Marilou a débuté sa première année la semaine dernière. On n’a pas eu de devoir à faire ni jeudi ni vendredi. On s’en est sauvé mais pas pour longtemps puisque notre carrière de parents qui font des devoirs s’est amorcé pas plus tard que lundi soir. Pour le moment, ça va très bien pour Marilou. Le plus difficile est probablement pour les parents je crois. Les instructions pour faire les bons devoirs aux bonnes places ne sont pas toujours claires. Je crois avoir réussi hier soir à faire faire les bons devoirs à ma fille. Bon père, va!

Les conjugaisons et les tables ne sont pas encore débutées et je ne suis même pas certain qu’il y aura un début. J’aime mieux m’attendre à n’importe quoi. Prévoir l’imprévu. Comme un bon vieux scout, je me tiens les trois doigts en l’air paré à toute éventualité.

On s’en reparle.

mardi 18 août 2009

Sous les tropiques

Gentlemen only…(je n’oserais mentionner le reste)

Vendredi dernier j’effectuais un retour sur les tertres. Au golf, il y a un principe tout à fait « All Bran » à respecter; la régularité. Pour espérer progresser dans cette science, on doit être régulier. Il faut jouer souvent. Un jour que j’assistais à un genre de séminaire – rare dans mon cas – gratuit sur le golf avant un tournoi, j’écoutais un « pro » -- tout aussi rare sinon plus – qui mentionnait que les muscles de notre corps – oui oui, j’ai ça aussi en cherchant un peu – avaient en quelque sorte la mémoire très courte – ça me rappelle quelqu’un que je connais très bien mais dont le nom m’échappe – ce qui faisait que d’une fois à l’autre, ils ne se souviennent pas nécessairement du bon mouvement à effectuer au bon moment lors de l’élan, de l’adresse ou de je ne sais quoi encore.

Mon répertoire de raisons n’est pas encore épuré mais je crois avoir démontré mon point. Ça n’a pas été facile! En plus, il faisait très chaud et il a fallut prendre de la bière. La vie n’est vraiment pas facile. L’affaire c’est que je dois me pratiquer un peu pour le tournoi annuel de l’entreprise dans laquelle j’évolue si joyeusement. Dans mon plan de match, mon genre de camp d’entrainement, j’avais prévu vendredi dernier, vendredi cette semaine ainsi que le jeudi suivant. L’aréna étant occupée ce vendredi, je dois déjà me rabattre sur un plan « B ». Plan « B » qui n’a pas encore l’honneur d’exister. La gestion sportive est un continuel combat. Je travaille là-dessus.

Canicule

Le temps chaud et humide s’est poursuivi samedi mais comme il doit y avoir trois jours en ligne d’intense chaleur pour qu’on puisse parler de canicule, on ne pouvait en parler officiellement. Aujourd’hui mardi, on peut affirmer sans se tromper qu’à ce moment précis, on était en plein dedans, mais on ne le savait pas encore samedi. Me semble que je tourne en rond. Ça doit être la chaleur. Dire qu’on va s’en ennuyer très rapidement. Et dire qu’on s’est plaint qu’on n’en avait pas eu assez. Gang de plaignards, va! Et je ne m’inclus surtout pas dans le lot car j’aime bien suer un petit coup à l’occasion. Je ne suis pas certain toutefois que les gens que je côtoie puissent apprécier le phénomène à sa juste valeur.

Pour fêter l’événement donc, Marilou s’est littéralement lancée à l’assaut d’une pieuvre qui balance de l’eau à qui mieux-mieux dans toutes les directions et qui donne l’impression qu’il fait un peu moins chaud mais juste un peu plus humide. Après un après-midi de ce traitement, notre 6 ans en avait plein son casque je dirais. Elle a même réussi à dormir en plein spectacle des feux d’artifice du samedi.

À sa décharge, il faut dire que par rapport aux deux semaines précédentes qui mettaient en vedette l’Afrique du Sud et les États-Unis, celui de samedi dernier était un spécial 25e anniversaire pour rendre hommage et au Cirque du soleil et aux feux comme tel. Je me dis que ce devait être français. Comme leurs films, leurs feux étaient un peu plus ordinaires. Comme quand on se dit pendant un film : « Ça va venir bon. » et que, sans cesse, on se répète la même phrase pour s’encourager à terminer le visionnement. À la fin, on se fait toujours la même réflexion du genre, c’aurait pu être bon. Disons que ça a pris un bout de temps avant de pétasser pour la peine et que Marilou n’a tout simplement pas pu résister aux bras de Morphée, surtout bien affalée qu’elle était sur son confortable père que je suis.

Dimanche, on s’est caché parce que la canicule qu’on ne savait pas son nom encore, elle se poursuivait de plus belle. Les « faucons » d’usage ont donc été effectués à l’air clamitisée comme le dirait si élégamment Marilou.

En attendant la fin de la semaine, je prépare la phase deux de mon camp d’entrainement ce vendredi.

jeudi 13 août 2009

Un peu d’astronomie ou d'astrologie

Ce printemps dernier, je ne sais plus exactement quand, j’ai reçu un courriel d’une collègue qui partage un peu comme moi la même passion; la photo. Le courriel annonçait que le 27 août 2009 à minuit 30 environ, il y aurait un phénomène astral intéressant dans le sens que la planète Mars serait visible et serait environ la même grosseur que la lune dans le ciel. Intéressant, me dis-je en pensant aux belles photos que je pourrais en tirer. J’avais déjà élaboré certains plans, une logistique pour arriver à mes fins. Non mais deux lunes en même temps! Ça ne doit pas arriver souvent.

J’ai appris hier que toute cette histoire n’était qu’une machination, un canular. Je suis même allé vérifier sur différents sites, dont des forums de discussion d’astronomie et c’est confirmé; c’est impossible! Selon la taille et la distance des deux astres en question pour qu’ils apparaissent de la même grosseur dans le ciel, il faudrait que Mars soit tellement près de la Terre qu’il y aurait risque de collision. Il faut comprendre que ça ne fonctionne pas tout à fait comme sur l’autoroute Métropolitaine ce genre de trucs. Ces énormes masses de, masse de quoi au fait je ne sais trop, doivent une « bulle » assez limitée qui fait que c’est mieux qu’elles ne se rapprochent pas trop l’une de l’autre. C’est une théorie, la mienne, qui n’a toutefois pas été vérifiée mais que je désirais partager.

Est-ce que c’est ce à quoi ils font allusion lorsqu’ils parlent de « Saturne en Venus », genre? Non, hein? J’ai dû bifurquer vers l’astrologie plutôt qu’en astronomie. Ça reste dans le ciel. Je ne m’égare pas trop. Non mais tout cela aurait pu tourner en une chance quelconque. Du genre qu’on peut lire dans le journal le matin en prenant le métro. Genre, pour s’assurer qu’on va passer une bonne journée ou à la limite qu’on devrait rester à la maison.

Je songe sérieusement à rester à la maison le 27 en signe de protestation et j’invite d’ailleurs toutes les personnes qui liront ces lignes à faire de même sinon la chance vous lâchera carrément dans les 72 prochaines heures. De plus, si ce texte n’est pas envoyé dans les trois prochaines minutes à vos 72 correspondants les plus réguliers, et pas un de moins, le ciel, qui soit dit en passant doit être en Saturne lui aussi, vous tombera assurément sur la tête, pour paraphraser un gaulois bien connu.

C’est même pas vrai! Je vous ai bien eu, hein? Chacun son tour. Moi et mes deux lunes VS votre absence au bureau et votre méga-envoi de… pas grand-chose. Je serai quand même absent le 27 puisque, en plus de la saison de l’école qui débute officiellement pour Marilou, j’en profiterai aussi entre l’heure de la rentrée et la sortie de la cour de récréation pour m’éclipser sur un vert parcours. Pour l’occasion, j’ai commandé du beau temps. Ce n’était pas en « Back order » puisque, apparemment il y en a encore beaucoup en stock. On prévoit même une diminution considérable des prix de ce produit due à un écart considérable entre l’offre et la demande. Pourtant. On me dit que malgré les nombreux formulaires acheminés au service du beau temps, on n’a pu les satisfaire puisqu’une technicalité, probablement informatique, empêchait la demande d’être acceptée comme telle.

Parlant de ma 6 ans, elle a perdu sa seconde dent mardi soir avec un peu d’aide de la part de son père. Je crois qu’elle – la dent – ne tenait qu’à un fil mais le travail n’a pas été facilité dû au fait que c’est petit en titi une dent de six ans. Je n’arrivais pas à l’accrocher à mes doigts. Disons qu’il n’y a rien comme une pince à sourcil pour ces travaux de précision. Mes pinces « Long Nose » auraient même été trop grosses selon l’autre spécialiste qui se tenait à mes côtés muni de son appareil à elle, la caméra. Toujours est-il que le travail est fait. La fée est aussi passée avec le cash et le cadeau – une belle sacoche en forme de chat pour se vanter et mettre ledit cash dedans. Une vraie fille!

mercredi 12 août 2009

Dans le jardin

Dans la vie, il y a des compromis à faire pour passer à travers. Des sacrifices qui disaient dans le bon vieux temps. Évidemment, les compromis augmentent à mesure que soit l’âge augmente ou bien que le nombre de personnes nous entourant progresse dans le même sens, soit par en haut. Seul, c’est simple. Si tu te plantes dans quelque chose, tu paies pour sans déranger personne. C’est de même pour les bons coups, ça se passe en solo. Arrive donc le moment où le groupe unique passe à deux. Une augmentation de 100% du groupe cible.

Parallèlement, le nombre de chiffres au cadran de l’horloge biologique continue d’augmenter aussi. C’est bizarre comme ça se suit. Ah oui, les compromis aussi se multiplient. C’est normal. Quand la vie est bonne et que les compromis sont mutuels, il en résulte assez souvent une augmentation de la population initiale cible. Ils sont maintenant trois. Ce que je peux aimer les études démographiques, c’est tellement passionnant.

Tout à fait par hasard, notre famille comporte trois membres. Des fois le hasard fait drôlement les choses mais tel n’est pas le but de l’étude actuel. Depuis que Marilou est née qu’on fait un peu plus attention à ce que l’on dit, ce que l’on fait et surtout à ce que l’on mange. Chantal et moi, surtout moi, ne sommes pas nécessairement des exemples en matière de nutrition. Chantal est meilleure que moi mais ce n’est surtout pas une référence quand on se compare à moi dans ce domaine. Depuis toutes ces années, j’ai travaillé fort à faire croire à Marilou que j’aimais les fruits et légumes en en mangeant pas mal. Ce n’est pas que j’aie appris à apprécier, j’ai plutôt appris à faire semblant. Marilou est quand même bonne. Les fruits sont souvent une partie de plaisir pour elle. Les légumes, c’est moins facile. Alors, on mange des légumes. On tente d’en ajouter dans les lunchs du midi. Le soir au souper, on essaie d’en avoir le plus souvent possible dans l’assiette. On est plutôt bons, je trouve.

En matière de légumes, j’avais remarqué que dernièrement, à moins que ce ne soit depuis longtemps, je ne saurais dire exactement que les concombres avaient maintenant une option intéressante. Il y a maintenant des concombres qu’ils appellent sans graines. Je ne sais pas pourquoi parce qu’il y en a quand même mais elles sont minuscules ce qui fait que ma Marilou et moi on aime mieux cela. Toujours est-il que je ne me souvenais plus que les concombres puissent avoir de grosses graines. Mes beaux-parents qui ont un jardin magnifique mais avec tout pleins de légumes de toutes sortes. De plus, ils sont très frais, ce qui n’est pas négligeable. Ils aiment beaucoup les légumes eux autres. En tout cas, j’aime à le croire puisqu’ils en cultivent et en mange pas mal facilement. C’est bon pour la santé que mon beau-père dit souvent. J’ai aussi un beau-frère qui a souvent vu un reportage ou lu un article qui me dit souvent que de manger des tomates c’est bon pour la clavicule ou la prostate, je ne me souviens jamais. Je devrais peut-être me mettre à regarder les reportages ou à lire ces fameux articles, ça m’instruirait un peu. Peut-être aussi que je n’oublierais plus. Il y a surement un légume qui fait la job dans ce domaine. En tout cas…
Hier, à notre arrivée à la maison du travail, il y avait un beau sac de légumes, justement. Soit dit en passant, merci. J’en viens justement à mon idée de départ. Des fois ça prend quelques détours…

Il y avait des concombres dedans. Des vrais concombres, avec des vraies graines. C’est là que j’ai réalisé le principe des différentes grosseurs de graines. J’en ai immédiatement parlé avec Chantal parce que c’est important d’en parler dans le couple. Elle m’a donc suggéré d’en traiter dans un blog et m’avait même suggéré un titre que j’ai apprécié à première vue mais beaucoup hésité avant même de l’écrire dans ce texte. Essayez d’imaginer l’environnement du blog avec comme titre : « J’aime pas les grosses graines ». Ça pourrait porter un peu à confusion et je ne voudrais surtout pas partir dans cette tangente, plutôt glissante. Ça pourrait être embêtant. C’est pour cette raison qu’il y a un autre titre un peu moins accrocheur en rubrique. Je ne pourrais vous le dévoiler à ce moment-ci puisque le comité de rédaction n’a pas encore statué sur le sujet. Il se réunira au moment de la publication et prendra décision.

Dans la prochaine rubrique, je discute d’astronomie un peu.

mardi 11 août 2009

Des signes qui ne trompent pas

En fin de semaine dernière, nous sommes allés nous balader en campagne. L’an dernier, nous avions comme plan d’aller faire un tour au Finnegan’s Market d’Hudson. Nous avions fait une tentative pour nous cogner le nez sur une porte barrée. Ce n’était pas vraiment une porte puisque l’activité est extérieure mais vous avez probablement compris l’allusion.

Nous avons donc fait une seconde tentative ce week-end. C’était ouvert. Le Finnegan est un genre de marché aux puces. Avec plein de « peddlers » qui cherchent à écouler du stock de fond de cave. Évidemment, quelques artisans locaux figurent aussi au nombre des exposants mais cela, c’est un peu moins drôle. Personnellement, je trouve qu’il n’y a rien de plus drôle que de tenter de négocier le prix d’un article pour lequel on demande 1$. Quand on arrive à l’avoir pour 50 cents, c’est le délire. En plus, dans ce coin-là, tout se passe en anglais. Quel défi! Tout cela se passe littéralement dans un champ. Le stationnement – parce qu’il y a des véhicules qui trainent jusque dans les bois avoisinants – les stands de démo, pour la plupart ainsi que la majorité de l’activité se passe dans le milieu de nulle part. La température était idéale, c’était bondé et la joie était donc au rendez-vous.

D’ailleurs, les environs sont aussi très agréables. Une belle campagne sur le bord de l’eau comme dirait l’autre. En chemin, nous avions noté Chantal et moi le panneau indiquant la traverse Hudson-Oka. Sur le chemin du retour donc, nous avons proposé à notre 6 ans de Marilou de passer par le traversier. Elle était aux oiseaux comme on dit. Comble de bonheur, il n’y avait pratiquement pas d’attente. Il faut dire que la traversée est très courte mais on a quand même eu le temps de débarquer du véhicule pour prendre quelques clichés du moment. Un vrai Titanic, ce rafiot! Les filles… et le gars étaient donc ben contents.

Par la suite, nous avons tenté de faire croire à Marilou qu’elle aurait besoin d’une sieste étant donné qu’on voulait aller voir les feux d’artifice le soir et que c’est très tard, mais en vain! Elle n’a jamais dormi. Elle en avait beaucoup trop à raconter à ses nombreux amis toutous membres de l’équipage du navire qu’elle commande et qui s’appelle aussi un lit. Nous avons donc réédité l’événement de la semaine précédente pour une seconde tournée. Non mais c’est que ça commence à être une habitude! Après les États-Unis, c’était au tour de l’Afrique du sud de tenter de nous impressionné par des éclats dans le ciel étoilé. J’avais bien aimé la prestation américaine mais je dois avouer avoir été comblé par l’africaine. C’était tout simplement magnifique.

Golf

Dimanche, j’agissais à titre de caddie pour mon beau-père dans le cadre d’un tournoi Inter-Clubs dans la catégorie « B ». Ça se passait sur le parcours du Champêtre. Soit dit en passant, un très beau terrain de golf. L’équipe de St-Jérôme a encore une fois volé les honneurs en l’emportant contre le Club local ainsi que sur celui de Ste-Rose. Je suis allé surtout en observateur, dans le but d’améliorer mon golf. Des fois, en regardant des meilleurs, on risque de pogner un truc ou deux au passage. En tout cas, c’est ce que je me dis depuis 4 ans. Je n’ai toutefois pas noté d’améliorations directement reliées à ce que j’ai pu visualiser durant ces rondes. Je suis toutefois encore optimiste à ce sujet. Parlant de golf, je pourrais dire que ma saison prend son envol vendredi prochain avec ma première ronde au Québec de l’année. Certains diront que c’est un peu tard mais comme on dit, vaut mieux être en retard qu’en corbillard. Le début de ma saison a été retardé dû à une blessure au haut du corps. Si ça va bien, je vous en reparle, sinon, je trouverai autre chose…

Un signe

Une autre raison qui me fait dire que je débute ma saison sur le tard comme on dit c’est que j’ai vu deux signes qui ne mentent pas à propos de l’avancement de la saison. Hier, j’ai vu quelqu’un en sortant du bureau avec une tuque sur la tête. Bon, ça peut difficilement aller ailleurs que sur une tête mais bon. Mieux que cela, sur mon chemin de retour, toujours en sortant du bureau, il y avait la personne qui fait du bruit dans le métro et qui a un permis pour cela qui portait un joli bérêt en « velvet ». Je me dis que ce doit être un peu chaud mais comme ce n’est pas ma tête, je laisse aller. C’est tout de même un signe qui ne trompe pas.

lundi 27 juillet 2009

La fin des vacances

17 juillet 2009

Il y a dix jours environ, c’était jour d’anniversaire officiel chez nous. Effectivement, il y a six ans de cela, après une très dure journée de labeur de la part de Chantal, naissait notre petite poule adorée Marilou. Je sais, je sais, la dénomination aviaire à laquelle je fais allusion ne pourra être utilisée longtemps encore mais pour le moment, ça passe encore. Pour cette journée donc, Marilou avait décidé qu’elle déciderait tout. Je ne sais pas si nous répéterons l’idée dans le futur mais disons simplement qu’elle a été des plus raisonnable pour l’édition de ses six ans.

Une nouvelle façon de voir les choses

Le 19 juillet 2009 est un jour historique chez nous. Dans le futur, nos historiens locaux affirmeront en mentionnant cette date que ce fut officiellement l’arrivée du HD dans la maison. Remarquez que dans une vingtaine d’années, l’idée du HD n’aura rien de particulier. De mon côté par contre, il y a plus d’un an que je regarde tout cela avec une curiosité inhabituelle. Marque, Plasma, ACL, dimension de l’écran, combien de P donc? Ah oui, il y a aussi le prix à considérer. Dépendant à qui on a affaire, toutes ces options ne sont jamais les mêmes que je devrais considérer pour mon achat. Alentour, il faut aussi penser à un nouveau meuble, un nouveau décodeur ou terminal, appelez-le comme vous le voulez. Toujours est-il que les Canadiens n’ont toujours pas perdus en HD sur ma Tivi depuis dix jours. Je trouve cela tout à fait intéressant comme « record ». Certains petits comiques s’empresseront de crier sur les toits que la saison n’est même pas commencée mais qu’à cela ne tienne, j’y crois encore un peu. D’ailleurs j’ai bien hâte de les voir perdre en HD cet automne. Me semble que ce sera plus élégant.

Emmenez-en des projets!

Les vacances sont aussi synonymes de projets. Comme projet sur la liste, il y avait entre autres l’idée de repeinturer les portes avant de la maison. On est passé un beige au brun. Un beau brun Nutella. Ça fait le travail. Je sais, ce n’est pas aussi « glamour » qu’un tournoi de tonte de gazon et pour ce qui est des compétitions de pissenlits à 4, la saison est passée. C’est un message pour mon frangin pour qui les pissenlits doivent être en pleine mousson présentement. On voulait aussi ajouter un peu de verdure à quelques endroits stratégiques, alors on est passé par chez Rona pour ses Air Miles pour y trouver des campanules ainsi que deux plants de faux tournesols. C’était bien joli.

C’est la guerre

Les fleurs, c’est bien beau mais si un être animal quelconque décide qu’il ne les veut pas ou qu’elles le dérangent sur son chemin, on est dans le trouble. Alors voilà, il se trouve qu’on a une bibitte à quatre pattes – on pense à un gentil et sympathique Raton laveur ou à une marmotte qui a aussi été vue dans le coin – qui n’aime pas beaucoup nos nouvelles plantes et qui creusait à tous les soirs pour les déterrer. On a essyé le stuff appelé « Fout le camp » qui est supposé éloigner les rats et leurs lignées des plantes et paysagement. Il a quand même creusé. Je dis « il » mais ça peut aussi être une « elle ». Je dis ça de même, ce n’est qu’une hypothèse. Aux grands maux, les grands moyens donc. J’ai décidé de littéralement broché le sol de mes plantes. Ça fait très cartésien mais je ne peux encore conclure à une victoire puisque je crois qu’hier soir la chose a tout simplement été dérangée par le déluge qui nous est tombé sur la tête hier soir. J’ai confiance en mon système par ailleurs. Il n’est pas breveté et je ne compte de droits pour mais j’ai confiance. J’ai joint un petit portrait pour appuyer mes dires.


vendredi 24 juillet 2009

Voyage dans l'ouest (1)

Une image vaut mille mots qu’il disait et qu’il dit probablement encore s’il est toujours vivant. Au fait, qui a dit cela? De toute façon, comme j’ai déjà flanqué une douzaine de photos précédemment sur le blog sans le dire à personne, si je voulais raconter tout cela, ça me prendrait au moins 12 000 mots pour balancer.

Je vais donc peut-être le faire en quelques vagues pour na pas décourager le lecteur d’Amérique. Le lecteur d’Amérique est un oiseau rare d’Amérique comme son nom l’indique et qui se promène de texte en texte à la recherche de soit la vérité absolue ou tout simplement la vérité d’une vie passablement mouvementée ou bien tranquille d’un citadin et de sa petite famille. Voilà pour l’information de type scientifique du jour.

Aujourd’hui donc à 16h30, mes vacances prenaient officiellement fin. Demain c’est samedi et par le fait même la fin de semaine ce qui ne constitue pas une journée de travail normale ne doit pas compter comme des vacances. Une autre clarification de faite. Vivement la postérité pour les vérités toutes crues.

Dimanche 12 juillet

Nous sommes partis de bon matin vers l’ouest canadien en bonne famille que nous sommes. Le premier objectif de cette épopée était évidemment la ville-reine qui s’appelle aussi Toronto à temps perdus. Je crois qu’il devait être à peine 07h30 au départ. La dernière fois que j’avais emprunté la 401, Michael Jackson venait de quitter le Jackson Five pour une carrière solo en pleine ascension. Eh bien aujourd’hui, Michael n’est plus mais la 401 est toujours aussi plate. Il n’y a vraiment pas grand-chose à voir jusque vers une centaine de kilomètres avant Toronto où la banlieue doit débuter. Il y a bien Kingston en chemin mais encore là, ils ont monté des murs anti-son en bordure de l’autoroute ce qui fait qu’on y voit pas grand-chose non plus lors de ces incartades citadines. À part de cela, quelques champs, des forêts – souvent magannées comme on en voit parfois dans le parc de la Vérandrye – quelques villages au loin mais en résumé, c’est assez long avant d’avoir un peu d’action. Quand on arrive en banlieue par exemple, c’est du sport! La voie de service a trois voies et l’autoroute comme telle en a 4 et parfois 5. Disons qu’il faut s’y prendre un peu d’avance quand c’est le temps de sortir.

Quand on est arrivé en ville, on était un peu tôt pour prendre possession de notre chambre d’hotel, on en donc profité pour voir une attraction qu’on avait « spottée » dans les recherches faites avant le départ. En fait, je pense que ma belle-mère favorite en avait parlé avec Chantal. De toute façon, c’était sur la liste des choses à voir, alors pourquoi pas là? J’ai donc programmé Charlotte pour qu’elle nous conduise vers la ou le Casa Loma. Il s’agit d’un château qui fut bâti au début du 20e siècle par un excentrique du nom de… m’en souviens plus! Ça avait coûté près de 4 millions $ à fabriquer ce truc. Le monsieur désirait reproduire en plus petit le Château Frontenac. Un vrai château avec des tours, j’imagine avec dongeon, des tunnels secrets, des chambres à coucher somptueuses, une salle de bal, une bibliothèque plus grande que la maison chez nous. Bref, tout ce dont un excentrique bonhomme peut avoir besoin à portée de la main pour ses besoins primaires. On dit qu’il a fait faillite quelques années plus tard. No wonder. C’était beau à voir cependant. Notre princesse était toutefois un peu déçue de ne pas avoir rencontré une vraie princesse. Dans un château, c’est un minimum me semble. La visite nous a pris quelques heures. Bon, disons deux. J’ai ensuite demandé à Charlotte de nous ramener vers l’hôtel. Chose qu’elle a encore fait avec une précision suisse. À l’hôtel tout a bien fonctionné. On a même essayé la piscine en famille! Comme la journée du lendemain s’annonçait assez chargée, nous avons tenté de coucher la ptite assez tôt. Sans succès toutefois puisque de un, elle était bien trop énervée par toute l’aventure et de deux, encore plus excitée d’avoir à dormir juste à nos côtés pendant que nous autres on ne dormait pas. Bref, on s’est couché assez tôt nous autres aussi.

Lundi 13 juillet

Lundi matin, après un copieux déjeuner continental inclus, notre but était de se rendre au Zoo de Toronto pour y passer quelques heures. Charlotte a encore accomplit son œuvre avec succès. J’ai toutefois été un peu déçu du résultat. Comme la majorité des zoos dans le monde, Toronto a éliminé les cages de l’environnement. Ils ont donc aménagés de grands, très grands espaces pour accomoder les différentes espèces qui y vivent. Le résultat est que, la plupart du temps, où il y a des aires pour les visiteurs qui désirent voir les fameuses espèces en action, il n’y voit que dalle puisque les animaux sont … ailleurs dans les grands espaces. C’est comme si ces derniers s’étaient habitués à des coins spécifiques de leur environnement avec le temps qui ne correspondent pas du tout avec ce que les penseurs avaient prévus pour les visiteurs. Il y a aussi un genre de train pour se promener dans les différents secteurs de la place. Étrangement par contre, lorsque l’on se promène avec ce véhicule, il est très rare que l’on puisse y voir quelque chose d’intéressant. Je veux dire, ne serait-ce que quelques éléments pour se situer ou pour se guider. Bref, on a marché en masse, c’est bon pour le cardio, on a vu quelques bibittes dont les girafes et comme c’est ce que Marilou voulait voir, elle, elle fut comblée.

La journée n’était pas pour autant terminée. Nous devions par la suite traverser le grand Toronto pour se rendre jusqu’à Niagara pour la suite des événements. Je ne sais pas s’il y a eu un semblant de campagne entre notre point de départ et celui d’arrivée. Toujours de la ville, toujours beaucoup de monde. Autant de voies que précédemment mentionné. À un certain moment, le paysage a un peu changé. J’ai même vu une usine de Ford. Une usine qui fonctionnait avec de la boucane qui sortait des cheminées même si le Pape n’avait même pas à être élu. On a même cru voir un coyote ou deux en passant près de Hamilton. Bon, j’ai peut-être rêvé un peu éveillé mais je suis certain que c’est possible. C’est après toute cette jungle industrielle que les champs de raisins, de cerises et toutes ces patentes-là ont débuté leur parade. Et un peu plus loin, on a finalement vu apparaître un semblant de mini Vegas qu’ils appellent Niagara Falls. Les chutes, c’est quelque chose! Mais pour le savoir, faudra revenir demain parce que c’est tout pour aujourd’hui puisque non seulement j’ai atteint mes mille mots mais je les ai dépassé de pas loin de deux cent. Faudrait quand même pas exagérer.

jeudi 9 juillet 2009

En vrac

Notre « Harper »[1] national ingurgite des substances interdites par sa religion en en se défendant de ne pas les avoir dissimulées dans ses poches. Tout cela en plein rassemblant de 8 qui « G » tous ensemble. Nos Glorieux font un grand ménage de leur salle de lavage du fameux linge qu’ils ont toujours tenté de laver en famille. La température ne semble pas avoir réalisé que l’été soit arrivé. Roger est redevenu le maître de la raquette. Michael Jackson est mort parce que sa quincaillerie était quelque peu défaillante. Johnny Charest travaille fort en compagnie d’une romaine quoiqu’il n’ait même pas traversé l’océan atlantique. En France surtout mais un peu en Espagne, il y a quelques centaines de gars qui pédalent comme des malades dans des côtes à n’en plus finir pour pouvoir porter un t-shirt jaune. Le jazz laissera peu à peu sa place à l’humour à Montréal en attendant le vrai festival de l’humour des élections municipales de l’automne

Qui osera prétendre maintenant qu’il ne se passe rien l’été? Bon, tous ces événements ont été quelque peu dilués à travers la marée du décès de Michael même si je crois personnellement qu’il ne soit pas tout à fait mort mais plutôt allé rejoindre ses potes Elvis et Marilyn sur une ile déserte quelque part où il fait beau et chaud afin qu’il puisse rebronzer tranquillement peut-être. Je trouve qu’il avait l’air blême.

En Canada

Dans un autre ordre d’idée, il y a aussi Stephen qui en profite pour aller communier parce qu’il est à l’extérieur du continent. Je ne savais même pas qu’un protestant ne pouvait pas aller communier avec des hosties catholiques. Je n’ai jamais écris des hosties de catholiques là. N’allez surtout pas mal me citer, je pourrais me prendre pour un politicien ou un sportif célèbre à mon tour. Qu’arrivera-t-il à Stephen dans un cas comme celui-ci? Peut-il être excommunié de sa religion? Certainement pas de la nôtre puisqu’il ne contribue pas financièrement ou de sa personne. Mais la sienne. Tout à coup que le destin se met à lui mettre des bâtons dans les roues, genre former deux gouvernements minoritaires en ligne ou même avoir des ministres qui couchent à gauche et à droite en oubliant des dossiers super-confidentiels. Qui sait ce qui pourrait lui arriver? À sa place, je prendrais garde à mes fesses.

Des ptits nouveaux

Qui est ce Cammalleri au juste? Apparemment un bon ptit canadian parce que je l’ai vu sur un portrait avec dessus son jersey un beau drapeau du Canada. Peut-être qu’il vient de la Petite-Italie? En fait, je serais peut-être mieux d’arrêter d’en parler immédiatement question de sécurité. Je suis quand même le père d’une charmante six ans – dans huit jours. Gionta, est-ce italien aussi, peut-être portugais? N’en avons pas eu un autre il y a quelques années qui fut exporté vers les puits de pétrole parce qu’il festoyait un peu trop? Que dire maintenant du centre de ce nouveau premier trio? Gomez. Moi qui croyais qu’il était mexicain! Ben non, il vient de l’Alaska, faut le faire! Spacek ne vient quant à lui de Vulcain et apparemment sait patiner. On a aussi trouvé sur les tablettes des JA un jambon de 6pieds et 7 pouces je pense pour tenter de contrer le capitaine des méchants oursons. Parlant de capitaine, tout le monde se demande bien qui épinglera le fameux C sur son jersey puisque les deux enfants qui se chamaillaient pour l’avoir avant tous ces changements le feront dorénavant dans une autre cour. Ça va ben nous prendre une couple de matches pour les reconnaître nos nouveaux Canadiens! C’est de bon ton d’être nouveau de ce temps-ci. Quand on pense qu’il y a même un nouveau GM qui ne reconnaîtra même plus mon char qui est pourtant né chez eux. Est-ce qu’un test d’ADN pourrait lui faire reconnaître sa paternité vous pensez?

Érections municipales

Je vais penser à mes choix pour les élections municipales et j’en reparlerai parce que si demain matin ça avait lieu, je serais très embêté à savoir pour qui voter. De plus, c’est maintenant rendu un peu comme dedans les US où il faut voter en même temps pour douze postes. Le maire ou la mairesse, le ou la mairesse de quartier ainsi que la ou le conseiller municipal qui conseille quoi au juste?

No vacancy

Les vacances, en tout cas les miennes, s’en viennent à grands pas et c’est pourquoi je me mets immédiatement à courir pour être certain de pouvoir les attraper au passage. J’ai bien hâte de pouvoir parler de ces lieux que l’on visitera en famille.

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[1] Oiseau de l’ouest canadien de nature assez conservatrice qui migre vers l’Europe pour s’y faire voir à l’occasion de rassemblements de la même espèce accompagnée et d’autres provenant d’un peu partout sur la planète

lundi 6 juillet 2009

Est-ce qu’un bison bisonne?

En fin de semaine, on est allé faire un tour dans Lanaudière voir des bibittes. Samedi, on a décidé donc de faire un pied de nez à la météo qui nous promettait de la pluie en se pavanant tous les trois dehors dans le nord. Enfin, faut s’entendre, pas tout à fait le nord. Je dirais plus le nord-est de Montréal. En s’en allant vers Rawdon et tout ce petit coin de pays fort agréable… au soleil. Chantal nous avait déniché quelques destinations gourmandes à ne pas manquer.

Néotre premier arrêt fut justement un peu au nord de Rawdon dans une place appelée la Terre des bisons. La propriétaire, une ancienne montréalaise y habite avec sa famille depuis quelques années et élève des bisons. Vous avez bien lu, des bisons. Il y en a qui élèvent des vaches mais elle c’est plus des bisons qu’elle préférait. Une question de goût, j’imagine. À notre arrivée au bout du monde parce qu’il ne semble pas y avoir grand-chose dans ce coin là mise à part cette ferme, on peut apercevoir un troupeau de bisons dans le champ comme on pourrait voir un troupeau de vaches dans un autre champ. C’est pareil sauf que les vaches elles sont comme brunes foncées, très foncées même, et qu’elles ont une bosse dans le dos. Un peu dans le genre du chameau mais un peu moins prononcé. Je m’éloigne quelque peu géographiquement et aussi du sujet.

Après le fameux champ rempli de bisons, il y a une petite maison de cultivateur avec une grange à côté et une couple d’autres bâtiments adjacents. Une couple de tracteurs, des plus récents aux plus vieux et je ne parle toujours pas de la température. Il n’y a pas vraiment de stationnement avec des lignes mais j’ai quand même abandonné mon véhicule moteur en plein milieu de la place pour poursuivre notre route à pied.

Le premier spécimen que nous avons rencontré est dans un enclos tout près et est à peu près domestiqué. Il s’appelle Buffy – un genre de diminutif de buffalo, pas les ailes, si j’ai bien compris – qui est abreuvé par la propriétaire au moyen d’un énorme biberon contenant de l’eau. Marilou a même eu la permission de le flatter mais elle n’était pas très brave la pauvre devant cette grosse bébitte de poil qui pue un peu trop à son goût je pense. Chantal elle, n’a probablement pas encore réalisé l’effet nasal trop occupée qu’elle est à rire de sa pauvre fille et à prendre des clichés de la scène plutôt loufoque du moment.

D’autres enclos un peu plus loin renferment d’autres spécimens un peu moins domestiqué que Buffy et on est avertis de faire attention aux faux mouvements genre. Les bisons marmonnent entre eux. D’ailleurs, je me demande comment on appelle le cri du bison? Chantal suggère que les bisons bisonnent. Je ne suis pas certain mais mieux valait le mentionner tout d’un coup qu’elle aurait découvert un scoop.

Évidemment, la visite n’aurait pas été complète sans une visite au frigidaire pour l’achat de quelques victuailles en rapport avec l’idée du bison. Je suis très viande donc on en a acheté un peu. Juste un peu.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers un autre lieu de culture. Je ne me souviens ni du nom ni de l’endroit exact mais il y avait de la volaille qu’on ne pouvait plus voir « live » rapport aux nouvelles lois de grippes comme l’aviaire, porcine ou brutale. On avait le droit d’en acheter par exemple. On en a donc acheté un peu là aussi.

Sur notre route, on a aussi croisé une shoppe de farine. Devinez quoi, on en a acheté aussi! On s’est ensuite dirigés vers une bergerie pleine de moutons. Là non plus, je ne pourrais dire où on était exactement sur la planète Lanaudière puisque je me fiais entièrement à Charlotte mon GPS. Une erreur je pense. Ces petits gadgets sont tranquillement en train de me rendre « épais » -- me semble que j’entends déjà certains des lecteurs penser tout haut que c’était déjà fait, mais je vous prie de vous abstiner un peu svp – car ça n’incite pas tellement à penser quand la machine le fait à ta place. La bergerie donc, pleine de moutons nous attendait quelque part par là. Je voulais simplement mentionner que c’est vraiment imbécile un mouton. Imaginez 150 de ceux-là ensemble. Quand on dit qu’un mouton c’est suiveux, c’est juste vrai. Fallait que je le dise.
Pour les plus sérieux d’entre vous qui aimerait en savoir plus sur les bisons et qui auraient encore le courage de continuer à lire, j’ai aussi emprunté un peu d’informations à mon ami Wikipédia pour la partager sur ce blog. Intéressant quand même l’idée du bison.

Le bison est un grand bovidé ruminant dont il existe deux espèces vivantes : celle d'Amérique du Nord (Bison bison) et celle d'Europe (Bison bonasus). La première vit essentiellement dans les steppes nord-américaines tandis que la seconde est forestière.

Les relations entre les deux espèces vivant actuellement ne sont pas totalement claires. Elles sont sans conteste très proches, puisqu'elles font des hybrides fertiles. Il semble que la fertilité des hybrides soit la même que celle des animaux non hybridés. Il existe d'ailleurs des troupeaux d'hybrides vivant en liberté dans le Caucase russe depuis les années 1950. Il faudrait donc considérer Bison bison et Bison bonasus comme deux sous-espèces, et non comme deux espèces distinctes. Certains biologistes défendent d'ailleurs cette position, mais la majorité des auteurs considèrent cependant toujours que les deux groupes sont des espèces distinctes.

Le bison a été un animal caractéristique de l'Amérique du Nord et une idole de nombreuses cultures amérindiennes. Les Amérindiens des grandes plaines de l'Amérique du Nord avaient une économie largement basée sur le bison.

Les bisons d'Amérique du Nord étaient encore 50 à 70 millions avant l'arrivée des Européens en Amérique, vivant et migrant sur les plaines herbeuses d'Amérique du Nord, du Mexique au Canada.

Ils ont frisé l'extinction avec la conquête de l'Ouest, l'introduction des chevaux et la construction du chemin de fer (vers 1870-1880), où le massacre des bisons fut une entreprise économique à très grande échelle, mais aussi une stratégie pour affecter les Amérindiens. Buffalo Bill (William Frederick Cody) fut un des plus grands chasseurs de bisons.

L'animal est alors protégé, et sa population en 2005 est estimée entre 200 000 à 300 000 bisons, vivant dans des zoos, des parcs animaliers, des élevages privés (pour la viande) et des réserves naturelles (aux É.-U. et au Canada). Ce dernier groupe, les seuls bisons vivant en liberté, est très minoritaire (quelques milliers). Le groupe le plus important est celui des bisons d'élevage, dont plusieurs dizaines de milliers sont abattus chaque année pour leur viande.
Il existe deux sous-espèces de Bison bison en Amérique du Nord : celle du bison des plaines (Bison bison bison) et celle du bison des bois (Bison bison athabascae). Cette dernière, qui a toujours été moins abondante, habite le Canada (environ 3 000 têtes dans les années 1990) et est majoritairement composée d'animaux vivant en liberté. La sous-espèce des plaines n'est pas protégée par la CITES, tandis que la sous-espèce des forêts est classée en annexe II. Certains scientifiques (Reynolds, 1982 ) estiment qu'il n'y a pas lieu de différencier deux sous-espèces, tant elles se ressemblent.

mardi 30 juin 2009

Une première

Hier était la première journée de la carrière de Marilou au camp de jour. Un événement s’il en est un. Pour son père en tout cas. Il voudrait bien qu’elle soit nommée recrue de l’année. Comme son père n’a jamais eu beaucoup de talent du côté des sports, il se dit que c’est peut-être la seule chance qu’elle puisse avoir dans ce domaine.

Hier, en fin de journée, je me suis donc pointé à l’aréna dans lequel étaient parqués pleins d’enfants qui couraient et tournaient en viraillant et se fonçant dedans à qui mieux mieux et dans lequel on entendait un individu qui crachait sans arrêt dans un micro des mots inintelligibles.

Après une certaine attente à surveiller d’un œil ce qui se passait sur la patinoire qui soit dit en passant n’était pas recouverte de glace, une charmante personne que nous appellerons Gustave m’a demandé :
- C’est pour qui?
- Euh, ma fille?
- Son nom svp?
- Ah! Marilou Balleux svp.
- Marilou Maheu, qu’elle s’est empressée de garoché dans sa radio.
- Non, Marilou Balleux!
- Marilou Valleu, renchérit-elle dans son machin.

J’ai abandonné d’autant plus que le DJ sur la scène s’était déjà mis à beugler des choses qui se rapprochaient sensiblement du nom de ma fille. Je ne voyais toutefois pas ma fille à l’horizon. J’ai même pensé l’espace d’un instant leur demander d’arrêter de bouger mais j’ai aussi abandonné cette idée. Je tente tout de même un scan de la situation mais je ne la vois toujours pas. Et le petit copain au micro a semblé lui aussi abandonné l’idée de la retrouver puisqu’il crache maintenant d’autres noms dans son parloir. Je reviens auprès de la dame qui est devenu un monsieur entre-temps et lui dit :

- Y aurait-il moyen de la rappeler parce…
- Ce ne sera pas long monsieur, il y en a d’autres à appeler.
- Je m’excuse mais avant d’en appeler d’autres, on va commencer par trouver celle-là, d’accord.

À regret il abandonne à son tour sa chaise et prend son émetteur et tente à nouveau son nom. Le gars du « stage » ne réagit pas. C’est parce qu’il appelle ailleurs. Elle doit être au bricolage me dit-il avec son plus beau sourire en regardant vers le ciel qui n’était en fait que le deuxième étage. Pas de réponse. Son regard me dit qu’il préfère maintenant ne pas m’en aviser et plutôt agir. Sans un mot, il part rien que sur une … et grimpe en haut. Comme si grimper en bas n’avait soudainement aucun sens. Après un temps qui m’a parut une éternité et qui, en fait, n’a dû être que de quelques secondes, il est redescendu tel un projectile et m’a dit à bout de souffle :

- Elle s’en vient.
- Merci, que je lui ai rendu en voyant apparaître ma puce de fille.
- Vous pouvez maintenant aller avec elle pour récupérer son sac à dos.
- Et c’est par où? Mais ma Marilou était déjà partie, je l’ai donc suivie au grand soulagement de Gustave.

Rendu au vestiaire dans lequel son sac devait, nous avons réalisé qu’il était vide! La bouche de Marilou tremblait déjà sa minuscule bouche. J’ai tenté de la rassurer un peu en lui posant quelques questions anodines du genre, ne l’aurais-tu pas changé de place toi-même durant la journée? J’ai cru voir un éclair dans ses yeux. Sur la patinoire, m’a-t-elle affirmé, folle de joie. Nous sommes donc partis à la course, fallait que je tente de la suivre, vers ladite patinoire qui n’avait toujours pas de glace dessus fort heureusement. Un nouveau plancton que nous nommerons Georges se tenait là et faisait office de vigile pour l’accès à l’aire de jeu. Je lui ai expliqué et il m’a laissé passer d’un ton qui se voulait très autoritaire même s’il ne m’imposait pas grand-chose. Mieux valait ne pas lui laisser savoir. À l’endroit où devait se tenir le fameux sac, il n’y était pas. De retour à Georges.

Georges avait dû entendre parler de moi car il n’a fait ni une ni deux quand je lui ai mentionné la disparition. On s’est donc mis à chercher tous les deux comme des damnés mais pas trop quand même dans mon cas. Marilou, quant à elle faisait semblant de chercher elle aussi. Mais pas ben plus que moi dans le fond. Une chance que Georges était là pour nous sauver. Lui aussi a grimpé les marches quatre à quatre jusque vers le haut des gradins pour faire semblant de vérifier si le sac à dos de princesse de la mienne s’y trouvait. Nouvel interrogatoire de moi à elle. Plus sérieux un peu car la bouche ne tremblait plus du tout. Dans son élément avec ses amies, elle se sentait un peu plus brave. Elle a finalement eu un autre éclair de génie et s’est soudainement souvenue que son sac avait peut-être atterrit ailleurs finalement par pur hasard. Georges avait de la broue dans le toupet parce que lui, avait la chance d’en avoir encore un. On a donc retrouvé le sac dans son entièreté. Bravo!

J’ai demandé à Marilou si elle avait passé une belle journée et elle m’a dit que oui. Je lui ai demandé aussi ce qu’elle avait fait. Elle m’a dit qu’elle avait été aux jeux d’eaux mais avec pas d’eau. J’ai renoncé à comprendre cette partie de la journée. C’était trop pour mon cœur de papa-poule pas tout à fait endurci encore.

J’imagine qu’on va venir meilleur dans nos démarches de camp de jour. Aujourd’hui, elle est supposée aller à la piscine. Elle espère qu’il y aura de l’eau dedans. Moi pas trop, ce sera plus safe.

Alain

mardi 23 juin 2009

C'est l'été

Je lisais hier sur une page du livre de la face – comprendre Facebook – une amie parce qu’on en a plusieurs de cela quand on navigue là-dessus, avait écrit sur sa page qu’elle était québécoise de souche et qu’elle souhaitait une bonne St-Jean à tous.

C’est un peu dommage d’affirmer sa fierté de cette façon. Enfin, je le pense. En pensant à tout ceci avant d’entreprendre mon épopée sur le clavier à ce propos, je me suis même permis de demander l’avis d’une collègue blogueuse à ce propos. C’est peut-être délicat comme sujet. Comme elle m’a affirmé d’un ton des plus déterminés qu’on était dans un monde libre et qu’on pouvait écrire ce que bon nous semble et de plus, que le monde – qu’il en soit ou non – est aussi libre de le lire, de l’approuver ou non s’il le désire ou non. Partant de là, je me permets donc…

La St-Jean…

Les souvenirs de ma jeunesse à propos de cette fête se résument à des beuveries – n’ayons pas peur des mots, c’est la St-Jean après tout – qui se terminaient sur les lieux de travail le lendemain. Tout ce qu’il y a de plus normal au Lac-St-Jean dans le temps. Je ne crois pourtant pas que la situation ait changé depuis. Dans le temps, on était jeune et fou et les lendemains de veille n’étaient pas trop ardus. Après une couple de jours, on oubliait et on recommençait. C’était simple comme cela. J’imagine bien que la jeunesse d’aujourd’hui nous imite encore, mais bon, je n’y suis plus vraiment pour vérifier. Est-ce un peu triste? Non pas du tout. C’est comme cela la vie. On passe au suivant comme on dit. Ce soir, je vais probablement célébrer le congé, avec une bière à la main mais il y en aura beaucoup moins de consommées qu’il y a 20 ou 30 ans. Déjà dans mon temps la fibre nationaliste était plus que présente pour nous rappeler que c’était la fête des Québécois qu’on célébrait ce jour-là. La question est maintenant de savoir qui est un québécois et qui ne l’est pas. Je pense être un peu québécois pour être né dans la province. Est-ce qu’une personne née ailleurs peut se considérer québécoise. Je pense que oui, sous certaines réserves. L’autre question d’actualité est à savoir s’il faut parler français pour être québécois? Je ne sais pas. Dans mon livre à moi comme dirait Stan, il y a des anglais ben plus québécois que certains français. Mais bon, ce n’est que mon opinion.

Moi je dis qu’il faut prendre le congé pour le congé qu’il est et non pour l’idée, c’est plus simple. Si on se disait cette année que le 24, on fête le début de l’été et que le 1er c’est pour les déménagements. Je trouve ça bon.

Fête à Marilou

On a fêté un peu la fête de notre petite dernière en avance en fin de semaine. Vendredi, nous sommes allés, Chantal et moi, faire un tour dans la classe de Marilou en après-midi avec des carrés au Rice Krispies en forme de rond montés sur des bâtons de PopSicle avec un peu trempés dans le chocolat blanc pis des ti-bonbons dessus. C’était très beau et bien bon, je pense puisque je n’ai pu vérifier par moi-même puisque les gloutons présents se sont garrochés là-dessus comme la misère sur le pauvre monde, comme qu’on dit dedans la vraie vie. Samedi, pour poursuivre dans la même veine, Marilou avait invité quelques amies pour un party de Barbie, accompagné de fabrication de brochettes de bonbons et d’autres cossins du genre que les 6 ans aiment généralement beaucoup.

Sur ce, je m’en vais à la bière, raisonnablement, soit dit en passant.

Alain

jeudi 18 juin 2009

Questions

Jeudi après-midi. La pluie tombe, presque abondamment. Le temps est assez moche. En contemplant le centre-ville par la fenêtre, je peux y voir un genre d’échafaudage dans le haut d’un édifice qui sert aux laveurs de vitres. Le genre de nacelle accrochée à un treuil et qui permet de descendre tranquillement ou de remonter aussi des fois. L’autre jour je me promenais à la pluie comme cela sans but précis si ce n’est de me cacher un peu de cette dite pluie et j’ai soudainement remarqué un de ces machins dans les airs avec des vraies personnes dedans qui se faisaient aller à nettoyer les fenêtres armés de leurs squeegees. Je me suis alors questionné. Me semble que de laver des fenêtres à la pluie ce n’est pas une bonne idée. J’ai dû entendre cela de ma mère ou de la mère d’un autre quelque part dans ma vie. D’un autre côté, si on attend qui fasse soleil, c’est pas mieux parce que les fenêtres vont « barioler » comme le dirait encore ma mère. Finalement y a-t-il un bon temps pour laver les fenêtres?

Parlant de pluie, il y a une mouette ou est-ce un goéland – la différence entre les deux est au niveau de la taille et du lieu de naissance, je crois mais je ne me souviens jamais du quel qui est lequel – qui se promène tranquillement, toujours sous la pluie et il a l’air franchement dépeigné et tout mouillé en plus. J’imagine que l’odeur vient avec mais heureusement, les fenêtres font un très bon travail pour couvrir l’odeur. L’imagination est toutefois forte, comme la senteur j’imagine.

Pendant que j’y suis, la pluie me bogue un peu parce que ce week-end, c’est la fête à Marilou en avance, qu’on aimerait bien faire à l’extérieur, mais à la pluie, les princesses sont malheureuses. Je le sais pour l’avoir lu quelque part dans un conte des mille et une nuits. De plus, la période internationale des déménagements à Montréal et alentour s’en vient à grands pas et c’est tellement plus drôle de suer dans un escalier en colimaçon en dessous d’un frigidaire pendant qu’il fait soleil que sous la pluie. Je souhaite donc à tous les déménageurs en herbe du week-end et de la semaine à venir du beau temps. La pizza et la bière seront justes meilleures.

Dans un autre ordre d’idées, une de mes collègues est entrée au bureau ce matin en s’insurgeant contre un scandale du 21e siècle mais qui perdure depuis le siècle dernier. Je peux l’affirmer pour l’avoir souvent constaté par les années passées. Moi je dis que ce devrait être passible d’amende mais soyons quand même un peu plus tolérants que la moyenne des ours dans ce cas. Que pensez-vous des gens qui se promènent en public avec des sandales avec des bas dedans? Ce n’est pas très chic, je vous l’accorde mais j’imagine que c’est confortable. Il doit certainement y avoir une raison?

Tellement de questions sans réponse…

Bye là,

Alain

mardi 16 juin 2009

50 ans, ça se fête!

St-Paulin. Ce n’est pas seulement un fromage. Il s’agit aussi d’une localité remplie de… fermes et de probablement bien d’autres choses. Au milieu des années ’70, j’ai eu le plaisir et le privilège de demeurer non loin de St-Paulin, à Louiseville, en plein cœur de cette très charmante Mauricie. Évidemment que dans ce temps-là, j’étais un peu plus jeune, en fait pas mal plus jeune et donc, considérant le temps et ma mémoire défaillante, les souvenirs qui s’y rattachent ne sont pas très clairs. Ce que je me souviens c’est que tous mes confrères écoliers du temps qui demeuraient auprès d’un Saint quelconque alentour étaient pour la plupart des fils et filles de cultivateurs.

Je passais donc par là en fin de semaine. Comme c’était le 50e anniversaire de mariage de mes parents, en fait pas seulement les miens mais aussi ceux de mon frère puisqu’on est deux illustres enfants issus de cette non moins célèbre union, et que le party avait été organisé au Baluchon qui est à St-Paulin, je n’ai pu m’empêcher de passer dans le coin. Le Baluchon, qui est aussi comme le St-Paulin, un fromage a aussi une autre vocation. Il s’agit aussi d’une magnifique auberge champêtre avec spa santé, gastronomie et tout le tralala qui va avec.

Nous avions donc convié familles, parents et amis en ces lieux pour festoyer non pas un mais deux 50e puisqu’à l’époque, ma mère qui n’est pas seulement la mienne, avait célébrer ses noces la même journée et la même heure que sa sœur. De nos jours, on ne ferait plus cela car ce pourrait être une occasion manquée de faire un second party compte tenu du fait que des mariages, il y en a moins qu’il y en a déjà eu. À preuve, dans ce temps-la, ils manquaient de samedi et en faisaient donc deux à la fois. Les temps changent. Les Fréchette, Thiffeault et Balleux étaient donc présents en grand nombre pour ce rendez-vous qui n’arrive pas souvent. J’ai fait un calcul rapide et dans 50 ans, ma 6 ans de Marilou se préparera tranquillement pas vite à sa retraite et pour ma part, je friserai – finalement – la centaine. Ce qui me fait dire que la plupart des gens présents à cet événement mangeront soit les pissenlits – dont j’ai déjà traité – par la racine, soit ne s’en souviendront même plus, je veux dire de leurs propres noms. Mon père devrait avoir environ 123 ans. On a donc bien fait d’en profiter.

L’effet de surprise fut, je dirais, assez puissant. Les jubilés – même si on utilise ce terme pour un cinquantième et qu’il y en avait deux à fêter ce qui fait selon moi 100 ans à fêter, je n’ai pas osé utiliser le terme centenaire – étaient très heureux de revoir les leurs pour cette fête. Enfin, je le crois. On s’est remémoré de beaux souvenirs, on a bien mangé, on a bien fêté – pas trop quand même – sur un très beau site. Apparemment que les chambres sont très belles, la bouffe est excellente et en plus, on peut y pratiquer différentes activités comme l’équitation, la randonnée et même des trucs sur l’eau que je ne saurais décrire étant donné mon état d’anti-flotteur. Il y a aussi des trucs de spas, de massages et d’autres patentes dans ce style de disponible. Définitivement un beau spot à visiter je pense. Et pour un léger supplément que vous n’avez pas à débourser, il y a aussi en prime de petites bestioles.

Ma 6 ans – parce qu’elle est maintenant rendue à 5 ans et 11/12 et que je trouve cela trop long à dire et que je dois aussi m’habituer – de citadine étant née dans le 514 et ayant toujours demeurée dans cette région du pays n’a pas eu souvent à côtoyer les maringouins et les petites mouches noires bouffeuses de peau a trouvé l’expérience un peu dérangeante pour sa personne. Elle m’a déclaré après l’événement d’un ton plus que solennel : « Papa, j’ai quelques rouges, regardes! » Pour éclairer les lanternes un peu éteintes sur le sujet, laissez-moi vous expliquer ce qu’est un « rouge ». Quand Marilou se fait un bobo quelconque, comme ça devient rouge, elle a alors baptisé toutes ces inexactitudes qui lui surviennent sur la peau de « rouges ». C’est assez simple comme concept mais ça a le mérite d’être clair et simple. En tout cas, elle, elle le comprend et moi aussi. Ç’aurait pu être plus compliqué et sa mère quand même compris, c’est sa mère. Mais pour un père, tout concept doit rester simple. Tiens, c’est un truc dont je pourrais traiter éventuellement! Marilou m’a donc montré tous ses rouges et combien elle en souffrait. Sa mère aussi s’était fait piquer. J’ai compatis avec elles tel un père et un conjoint des plus compréhensifs. Je ne sais pas si c’est parce que j’y ai déjà vécu et que les bébittes se souvenaient de ma personne ou bien que j’ai maintenant de la peau de crapaud non intéressante pour ces bestioles mais ils ne m’ont pas achalé du tout.

En revenant, je voulais me vanter un peu et rendu à Louiseville, j’ai montrer une couple d’écoles où je suis allé dans le temps. Des fois, elle s’informe de même, du noms de l’école où on est allé sa mère et moi. Elle est toujours surprise de constater et de un, que Chantal et moi n’avons pas fréquenté les mêmes écoles – pour elle, nous nous sommes connus dès la naissance – et de deux que nous ayons fréquenté plusieurs écoles. Pour elle, il n’y en a qu’une et c’est St-Isaac-Jogues. Comment pourrait-on en fréquenter d’autres. Je pense qu’il faudra que je prenne le temps de lui expliquer que sa carrière scolaire ne fait que débuter et que, malheureusement elle ne fait que commencer et qu’en plus des lettres qu’elle a apprises cette année, il lui faudra les assembler et faire des mots avec. Par la suite, il y aura les phrases et les compréhensions de texte compliquées. C’est rien cela! Il y aura aussi les chiffres ainsi que toute la panoplie de calcul qui s’y rattache. Quand ils en seront rendus à mélanger les chiffres et les lettres, je n’y comprendrai plus rien mais vaut mieux ne pas lui avouer immédiatement. Toujours est-il que je lui ai montré tout cela et je me suis aussi rendu vers l’ancien lieu de résidence qui n’existe plus d’ailleurs pour y réaliser que je demeurais vraiment très près de l’école. C’est fou ce que le temps peut arriver à nous faire croire. Moi qui croyais qu’il y avait une bonne marche à faire pour se rendre à l’école. Faut croire que déjà dans ce temps, j’aimais la marche.

Grosse journée donc! On s’est un peu reposés dimanche en ne faisant rien sauf les commissions, le gazon, le désherbage ainsi que toutes les tâches reliées au beau temps. Nous sommes maintenant en mode préparation pour la fête de Marilou que nous fêterons avec ses amies en fin de semaine. Pourquoi si vite? Si on attend en juillet, toutes ses amies seront parquées ailleurs en vacances ou autre. Même elle n’y sera pas à sa propre fête selon mes calculs. Pas facile la gestion des activités d’une six ans. Selon mes calculs, toujours aussi savants, aux alentours de sa fête, on devrait être en Canada ou aux Etats-Unis d’Amérique. On s’en va en famille dans le coin de Niagara et comme je ne sais pas encore si on logera du côté Amérécain ou Canayen, peut-être sera-ce en Canada, peut-être en Amérique.

J’en reparle dans une autre édition…

Alain