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Des fois, vaut mieux l'écrire que de le subir. Confucius

dimanche 8 mars 2009

Pourquoi je n’ai pas fait plombier

Les français, je veux dire ceux de la France l’autre bord du trou d’eau, utiliseraient plus l’expression : « Pourquoi j’ai pas fait médecine? ». C’est beaucoup plus « hot » que plombier même si les deux travaillent des tuyaux. Enfin… dans le cas qui nous préoccupe, étant donné l’anecdote racontée, j’aurais été mal avisé d’utiliser les termes si chers à Hypocrate plutôt que les non-moins dispendieux de Crane.

L’autre jour donc, pour attirer un locataire potentiel et pour rendre l’endroit un epu plus attrayant, on décide qu’on va changer le comptoir dudit appartement. Le paternel du nouveau locataire était même prêt à participer! Il me dit que si je trouve le matériel, il s’occupait de l’installation. Le rêve pour un concierge. Ça fait que, en compagnie de mon ptit bonheur, je me rends tout pimpant chez Réno pour la cueillette des matériaux et l’accumulation des milles en prime. Avant même d’entrer dans la place, je me trouve un beau chariot vert-turquoise-un-peu-rouillé-énorme-et-qui-fait-un-vacarme-à-tout-casser-quand-je-le-fais-avancer. J’étais motivé. Couic-couic qu’il me répète sans arrêt, le chariot. Après une couple de tentatives infructueuses dans ma rencontre de bonshommes en tablier « vert-turquoise…un-peu-rouillé? », je me rends finalement dans la bonne allée; celle des comptoirs, juste à côté de celle de la plomberie. Le hasard es-tu assez ben fait pareil? Est-ce que je me choisis un comptoir et otus mes trucs ou bedon je trouve l’associé des comptoirs avant? Tellement de questionnements. Je prends donc le temps de choisir le bon comptoir qui équivaut pas mal selon moi au moins dispendieux. Un beau chamoiré pas trop foncé qui aura pour effet d’éclaircir la cuisine et qui ne sera pas salissant pentoute. Un vrai vendeur que je me dis. Parlant de vendeurs, y en a pas beaucoup par ici, hein? Je crois que j’en vois un qui se cache là-bas. Je vais m’approcher de lui, subrepticement.

- Salut!
Il fait comme s’il ne m’avait pas trop vu.
- Oui, oui, vous l’homme en vert-turquoise…
- Je peux vous aider?, semble-t-il me dire pas trop convaincu.
- Oui, pour mon comptoir si j’ai les mesures, pouvez-vous me le couper de la bonne longueur?
- Oui, sans problème.
- Et pour le trou?
- Quel trou?
- Ben c’est dans une cuisine qui va aller. Généralement, dans une cuisine, il y a un évier et tout aussi généralement, l’évier on le met dans le comptoir, non?
- Ah, ce trou là! Si on fait le trou, c’est nous qui devons l’installer.
- Ah oui?
- Ah oui.

Bon. Je me dis que finalement, ce n’est peut-être pas le père du nouveau locataire qui l’installera.

- Ok, c’est combien?
- Pour cela, il faut parler avec Roland.
- Allons voir Roland dans ce cas.
- Vous le retrouverez dans la rangée…
- Non non, tu viens chercher Roland avec moi mon ami. Tu ne t’en sauveras pas comme cela.
- Monsieur, ce n’est pas mon département et…
- Embarques sur le chariot qui couic si tu veux mais tu viens avec moi, ok?
Nous voilà donc en route vers chez Roland. Je raconte de nouveau mon histoire de comptoir à Roland en n’omettant surtout pas l’aventure du trou que je dois à nouveau lui expliquer. Peut-être suis-je un peu martien que de vouloir insérer un évier dans une cuisine après tout.
- Alors mon Roland, tu peux donc tout m’installer cela? Combien?
- Entre nous soit dit mon ami, nos installateurs de comptoirs ne sont pas tellement plombiers.
- Je ne comprends pas là, je devrai payer mais tu me dis qu’ils ne sont pas très bons?
- Non je veux seulement dire que vous devriez faire vous-même le travail de raccordement de la plomberie.
- En résumé, parce que je veux que tu fasses le trou dans mon comptoir, je dois utiliser tes services d’installation qui ne font pas tout le travail.
- …
Roland était un peu sans voix. On a continué à jaser. On a aussi argumenté quelque peu à propos de la date d’installation. C’est à ce moment qu’il a faillit complètement échapper la vente. Ceux qui font l’installation pas tout à fait au complet, ne le font pas le soir. Nous en sommes donc venus à une entente de principe pour le lundi suivant. Demain. Mon ami Roland me dit donc que l’installateur m’appellera pour me confirmer l’heure où il passera le lundi. Parfait mon Roland, merci bonsoir!

La semaine dernière, l’installateur m’appelle.

- Oui monsieur, pour l’installation du comptoir, je pourrais passer jeudi ou vendredi.
- Pardon?
- Jeudi ou vendredi…
- Je pense monsieur l’installateur qu’on ne se comprend pas parce moi jeudi ou vendredi je dois travailler pour payer le comptoir, l’installation et tout le bataclan. Monsieur Roland m’avait dit que ce serait lundi, alors…
- Il peut pas faire des affaires de même sans m’en parler, j’ai d’autres choses moi lundi!
- C’est donc un excellent temps de vous parler! Parce que moi, je ne peux pas jeudi ou vendredi! Clic.

Fin de la conversation. J’étais un peu fâché. Je dirais que moins d’une heure après, le même monsieur me rappelait pour me dire qu’il serait chez moi lundi matin. Bravo Alain!

Entretemps, hier je me suis lancé dans mon contrat de plomberie. J’ai coupé l’eau et suis monté dans l’appartement pour y effectuer mes travaux armé de mes outils et de toute ma bonne volonté. J’ouvre donc les robinets pour vider les tuyaux. Ça coule pis ça coule… Ai-je refermé le bon robinet. Redescends en bas, vérifie tout cela et réalise même si j’ai coupé le tout, le chauffe-eau était plein d’eau. Ça coule pis ça coule… Ça coule pis ça coule… Ça coule pis ça coule…un peu moins. Je me dis que c’est le temps de couper le tuyau et d’insérer ma nouvelle valve. Je coupe donc. Batinsse qu’il y en a de l’eau là-dedans encore. Ça coule pis ça coule…Je m’enfarge dans tout ce qui traine à côté de moi. Faut dire que quand je me déplace, ça en déplace de l’air et de l’eau aussi. Le doigt pris dans le tuyau m’empêche de me rendre à la chaudière. Je dois donc le lâcher pour attraper ladite chaudière. Ça coule pis ça coule… Dans une contorsion digne du Cirque du Soleil, j’y arrive finalement, non toutefois sans y avoir mouillé une partie du plancher ainsi que mon cul qui s’y trouvait. J’éponge un peu. La chaudière se remplit rapidement. Je la vide un coup dans l’évier. J’éponge un peu. Je me décide à effectuer le travail au travers de l’eau qui en coule encore. C’est tout à fait humide comme travail. La chaudière se remplit encore. Vais-je réussir avant qu’elle soit pleine? Non, vaut mieux la vider de nouveau avant de terminer. J’éponge un peu. Je termine la première valve. Ça ne coule plus. Pur couper le second tuyau, je devrai chauffer car la personne qui a fait le travail avant moi la dernière fois a soudé les deux tuyaux ensemble. Je ne peux couper s’ils sont collés. Je démarre la torche à souder que je viens d’acquérir pour les besoins de ces travaux. Ça marche. J’ai le feu. Non seulement au bout du chalumeau mais aussi ailleurs. Je chauffe, je chauffe. Assez pour me bruler sur le tuyau en essayant de le détacher de son ptit frère. Des vrais siamois ces deux-là. Après quelques brulures, quasiment au troisième degré, j’y arrive. Je recommence mon petit manège de coupure, d’éclaboussures et de fermeture. J’éponge un peu, je ramasse les preuves, dans un effort surhumain je me relève de là et d’un air satisfait, je contemple l’œuvre ainsi effectuée. Je suis donc prêt pour la prochaine étape qui sera demain, soit l’installation du fameux comptoir. Il a d’affaire à être à l’heure.

Dans le carnet

J’ai déjà reçu quelques suggestions pour le changement de nom du blogue suite à ma demande de la dernière publication. Denise me propose Vingt milles mots... sur le clavier! J’aime bien. Pierre, quant à lui, est influencé par le dernier écrit et me propose vingt milles lieux sous la terre.Matante Carole qui vit trop souvent dans le sud selon moi et a été trop longtemps éloigné du village me propose Sous les palmiers de Mont Réal. Il n’y en a pas de palmiers à Montréal matante! Lucie, la banlieusarde du 450 propose le Panthéron ou 20 minutes en métro. Comme suggestion, j’ai aussi eu de façon anonyme, la déroute dans ces lieux. J’aime aussi. Le concours n’est pas terminé, j’attends toujours vos suggestions.

Alain

mardi 3 mars 2009

Bravo...

Il y avait longtemps que j’avais sévit en ces lieux. Je me devais de réagir avant de ne plus agir. Comme mon mandat de voyageur est terminé et que je suis maintenant des plus sédentaires depuis un peu plus d’une semaine, j’étais en plein dilemme. Comment discourir de voyages et de déplacements parce le titre de mon blogue en fait état sans toutefois me déplacer sur les routes du Québec ou d’ailleurs sur une base régulière.

J’ai donc créé un comité consultatif sur le sujet qui est composé de moi-même, ma conscience, mes dix doigts et sur une base intérimaire et à temps partiel, mon cerveau pour évaluer la pertinence du site, ses incidences sur la société en général ainsi que l’influence que le tout pourrait avoir sur la migration des oies blanches le printemps prochain, si printemps il y a évidemment.

Après maintes discussions à n’en plus finir considérant le nombre de membres du comité. Le fameux dit comité en est arrivé à la conclusion suivante : « Le blogue nommé Vingt milles lieux… sur la route pourra continuer de publier des écrits non-essentiels au bien-être et à l’équilibre de la société en général si toutefois, dans un délai raisonnable de moins de 365 jours ouvrables il se débaptise pour ainsi retrouver dans une cure de jeunesse incommensurable un nom plus approprié. » Ça n’a vraiment pas été facile d’en arriver là. Je témoignerais bien des travaux mais une clause de non-divulgation m’a été imposée par les membres du comité pour une période plus ou moins égale à la somme de ses parties, ça fait que…

Je peux toutefois raconter un peu ce qui se passe dans mon « je » actuellement. Le tout se résume à quelques points sur lesquelles j’élaborerai mais pas trop quand même!
BMWÉpices et saveursL’académie des starsLa vie de barmanLes danseuses exotiques
Je trouve que ça augure bien. La BMW, comment dire? C’est un peu ma nouvelle vie. Non, je n’ai pas gagné à la loterie même si j’y pense un peu, à l’occasion. Tout le monde le sait, enfin presque tout le monde mais l’acronyme BMW est souvent utilisé pour Bus, Métro & Walk et comme j’ai récemment troqué mon véhicule moteur pour cette combinaison dans un but tout à fait environnemental, économique et pratico-pratique, je me dois de vous avouer que j’ai maintenant adhérer à cette secte sur une base quotidienne depuis plus d’une semaine sans tricher. Je crois entendre fuser quelques « Bravo Alain! » dans cette salle qui n’existe pas et qui contient quand même quelques chaises droites qui n’existent toujours pas mais qui sont quand même installées en rond et sur lesquelles sont assises des personnes que je ne connais pas et qui m’encourage dans une quête qui m’est inconnue mais dans laquelle je m’engage à fond au péril de ma vie.
Ce nouveau mode de transport m’emmène donc à vivre plusieurs aventures quotidiennes que je ne raconterai pas toutes par respect pour les personnes que je peux rencontrer mais il y en a tout de même quelques-une de « racontables » dont je me permettrai de faire profiter le public qui, s’il ne s’est pas encore endormi au moment de lire ces lignes, ne se peut plus d’attendre pour tout connaître à ce sujet.

Après ma marche quotidienne du matin, quelquefois agrémenté d’une superbe attrapée de l’autobus au passage se poursuit dans les bas-fonds de la grande ville par une course-poursuite à travers deux lignes différentes de notre charmant métro. Tout d’abord, montrajet débute par une descente du nord au sud sur ce que les sites touristiques du monde entier appelle la ligne Orange. Les différentes étapes ou stations que l’on y rencontre sont souvent parsemées de différentes saveurs ou même épices. Vous savez, les épices, ça peut aussi bien être intéressant pour les sens que non-intéressant. Il y des fois de ces odeurs dont on se souvient à jamais mais qu’on voudrait à tout prixé Batinsse qu’y en a qui ont de la misère avec leur hygiène. J’imagine que je vais m’y faire mais je me devais d’en parler, ne serait-ce que pour en parler… La suite de mon aventure se poursuite ensuite sur la ligne est-ouest du sud qui n’est pas vraimenrt est-ouest et qui s’appelle plus communément la ligne verte. Prenez tout ce dont je viens de parler à propos de la ligne orange et multipliez-le par environ un peu plus et vous pourrez visualiser le résultat à travers vos pensées les plus intimes. C’est juste que je trouve la verte un peu plus nauséabonde que l’orange mais ce n’est que mon opinion.

Dans le métro, on retrouve aussi plusieurs « tartistes ». Pas le matin parce qu’il est beaucoup trop tôt pour cette race de monde mais en fin de journée, ça commence à grouiller un peu. Ce n’est pas toujours agréable pour les appendices auditifs mais quand même, on s’en sort pas, il faut se le taper. Vendredi en sortant à la station Jarry, il y en avait un qui se lamentait tellement fort qu’on l’entendait déjà sur le quai. Dans ma tête, je me suis offert pour prendre son micro et dieu sait que le chant n’est pas tout à fait ma tasse de thé et j’aurais pourtant cru entendre dans le fond d’un de mes tiroirs du cerveau un genre de : « Bravo Alain !». Encore des bravos internes. Je ne fournis plus moi là! Alors des fois je me dis que l’académie qui passe à la tivi n’est pas si pire que cela.

Je sais que je ne suis pas tellement mon plan de match mais je me dois à ce stade-ci de parler des individus qui se lovent sur les poteaux dans le métro tels des danseuses exotiques comme ils disent dans les télé-séries pour éviter d’autres termes que des jeunes pourraient entendre en lisant ces lignes. J’ouvre donc une autre parenthèse : ces derniers, les jeunes, ne pourront entendre ces lignes qu’en les lisant à voix haute. Valait mieux le préciser! Je referme donc la parenthèse. Donc, pour conclure en matière d’exotisme, je me permettrai seulement une simple suggestion pour tous ces loveurs de poteaux de métro. Les poteaux de métro, c’est commun donc ça n’appartient pas seulement à une personne mais à tous. Est-ce que j’entends d’autres bravos dans mes oreilles tout à coup?

Pour conclure, je dois avouer que mon travail de barman me plaît énormément. Les histoires que les gens racontent pour se rendre intéressant peuvent être incroyables. Disons que je trouve cela très intéressant.

Je lance donc pour vraiment terminer pour vrai le concours pour donner un nouveau nom au blogue que vous lisez présentement. Les suggestions sont attendues avant une date quelconque. Je ne sais pas vraiment quand à vrai dire. Comme grand prix, je propose toute ma reconnaissance. Pas pire comme concours, hein? Qu'est-ce que j'entends donc? Bravo peut-être?

J’attends donc vos suggestions,

Alain

jeudi 12 février 2009

Phil ou Willy?

Je roulais paisiblement, le coeur léger, sur l’Autoroute 10 menant vers les Cantons de l’Est où les risques de tempêtes sont aussi présents en février qu’en juillet. Aucun problème que je me disais, en écoutant Yvon Pednault qui discourait sans peine à propos des Glorieux qui aurait bien besoin de se glorifier de quelque chose ces temps-ci, puisqu’il mouillait averse. Ça va être bon pour le char que je me suis aussi dit, ça le lavera un peu. Les pluies doivent probablement être moins acides lorsqu’elles sont froides. Enfin, c’est une théorie aussi vérifiable que peu probable mais connaissant mon niveau de "scientiferie" qui s’avère souvent être à la hauteur que mon niveau de classe…rie, rien n’est moins certain.

Je roulais toujours en pensant que dernièrement, trois personnes se sont plaintes en bon « uniforme » de mon manque de verbe en janvier sur les ondes. Ce fut effectivement la guigne. Le désert des mots sur la feuille. Le syndrome de la même feuille, mais blanche. Bref, une production pratiquement nulle du côté public.

Je pourrais bien me défendre en me plaignant du froid, de la mauvaise performance de mon équipe, de la gestion de mes pools, du trop grand nombre de séries télévisées monopolisant mon temps mais ne me croyez surtout pas, ce serait faux de le prétendre. Je n’ai pas vraiment de bonnes raisons, j’ai même voyagé un peu. J’aurais pu vous parler de mon périple à Baie-Comeau. Je suis aussi passé par Sherbrooke en janvier. Il y aurait surement des choses à raconter à ce sujet. Ce devait être les blues de janvier.

Il commence peu à peu à neiger sur ma route.

Au début de février, il y a eu un débat intéressant toutefois que j’aurais dû commenter. Phil et Willie ont effectivement eu mailles à partir concernant le reste de l’hiver. La marmotte US a effectivement eu très peur de son ombre tandis que les deux canadiennes elles, possiblement parce qu’elles étaient deux, n’ont pas eu peur du tout et une d’entre elles a même eu le temps de mordre le maire local avant de retourner à ses occupations. Le fameux maire n’en est toujours pas revenu et c’est Gérald qui est content de ne pas avoir sa marmotte locale. Ce qui fait qu’au sud, ils devront se contenter de ramasser les six semaines supplémentaires d’hiver tandis qu’ici, on pouvait espérer une fin plus précoce de cette satanée saison dans le style 42 jours seulement.
C’est maintenant la tempête. On y voit plus grand-chose mais comme je connais le chemin et le char aussi, soit dit en passant, aucun problème en perspective.

J’aurais donc une suggestion à faire aux marmottes de ce monde. Un forfait genre, appels entrants illimitées ou mes 5 meilleurs amis c’est gratuit, ça ne vous tenterait pas? Vous pourriez vous appeler le 1er février au soir pour vous dire quelle robe vous allez mettre le lendemain ou tout simplement si vous sortirez ou pas le lendemain. La température se fie sur vous autres les copains, pensez-y comme disait l’autre.

Heureusement qu’il ne me reste qu’une cinquantaine de kilomètres avant d’atterrir dans le stationnement du Delta Sherbrooke où Internet n’est pas gratuit contrairement à tous les établissements hoteliers que j’ai fréquenté durant les deux dernières années. Fallait que je le dise!

Ce soir donc, il s’agit probablement de ma dernière sortie pour le travail avant longtemps puisque mon mandat actuel tire à sa fin. Le prochain sera beaucoup plus sédentaire. Je changerai aussi de mode de transport et reviendrai au métro que je n’avais pas emprunté depuis longtemps. J’ai encore en mémoire les magnifiques odeurs qu’on peut y rencontrer au gré de ses déplacements. Ce sera un délice que de renouer avec tous ces plaisirs et d’en reparler dans ces murs.

Pour être plus sérieux, j’ai bien hâte de débuter ce nouveau défi. Complètement différent de ce que j’ai l’habitude de faire en tant que formateur, j’aurai quand même encore affaire à des humains ce qui ne risque pas d’être ennuyant! L’aventure débute dans environ une semaine. Ça me fait penser qu’il faudra que je change le libellé de mon blogue. J’y reviendrai pour cela aussi.
Bonne fin de semaine et à bientôt,

Alain

mardi 13 janvier 2009

Petite balade d'hiver

Sur le chemin, un ami m'attendait et m'a accompagné dans mon périple.

Ils ont, semble-t-il, manqué le dernier vol... vers le sud mais n'ont pas l'air de trop s'embêter pour autant!

Majestueux et à la fois sans attrait.


Et finalement, l'endroit local pour se sustenter, ça s'appelle le "RatSnack".
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mercredi 31 décembre 2008

Voyage du temps des fêtes

Il y a parfois des événements auxquelles on ne s’attend pas qui font que la vie est si mignonne. De quoi je parlerais bien comme exemple pour étoffer mon sujet. Tiens, j’ai une idée. Un boni de fin d’année non prévu attribué aux employés pour leur faire plaisir, tout simplement. Bon, ça ne m’est pas arrivé et j’aurais plutôt tendance à croire que pour plusieurs employeurs, le discours de fin d’année a plutôt été du genre : « … avec la récession qui se prépare aux USA, l’année sera probablement très difficile et nous aurons tous à nous serrer la ceinture. De ce fait, j’aurais une faveur à vous demander… ». OK, un autre exemple! Avant-hier, en patientant dans les bureaux de la SAAQ, j’ai aperçu par terre un objet louche. Je n’ai pas crié aux terroristes, je n’ai pas appelé le 911 mais je me suis plutôt approché tranquillement, mine de rien avec l’allure d’un spécialiste du contre-espionnage que même James Bond n’aurait pu reconnaître parmi mille. C’est au moment où je me suis penché pour le ramasser que mes allures à la Monte Carlo se sont vite dissipées et on aurait peut-être pu me voir venir avec mes gros sabots – comme Marilou me l’a si gentiment fait remarquer avec une remarque du genre : « Qu’est-ce que tu fais papa? » comme si je ne me penchais jamais – mais comme le but était pratiquement atteint, on n’y a vu que du feu. Et qu’est-ce qui était plié en milles plis comme cela, je vous le demande? Un beau dollar américain en papier vert. Un vrai! C’est-t’y pas un bel événement qui fait que la vie est mignonne, non? Je vais probablement m’en souvenir longtemps de celle-là, comme dirait l’autre.

Le temps des fêtes que je vis cette année est rempli de ce type d’événement. Tenez, pour ma fête, ce qui n’a rien d’inhabituel soit dit en passant puisque ça fait maintenant 45 fois que ça m’arrive dans le temps des fêtes, j’ai plutôt eu un cadeau bien spécial. Étonnamment, il ne se trouvait pas en-dessous de l’arbre parmi les autres destinés à l’autre événement secondaire qui vient de se passer comme d’habitude le sont mes cadeaux de fête. Il n’était pas non plus caché dans une garde-robe ou au grenier, bref, les endroits habituels où on vérifie lorsque l’on cherche ses cadeaux en catimini et en avance parce que l’on ne croit plus au Père Noël mais que l’on croit encore à l’événement marketing en soit. En fait, il est apparut comme cela sans rien dire et m’a fessé en pleine face, pas tout à fait en pleine face mais un peu sur le côté, directement dans l’oreille gauche. Une ottite. Je ne saurais dire s’il s’agit d’une ou d’un ottite même si ça l’a surement un genre puisque dans le temps où j’étais abonné, on appelait cela un mal d’oreille. Ce que le modernisme et la Révolution Tranquille ont pu apporter avec eux au Québec lorsqu’ils sont débarqués! Des noms scientifiques à des événements quotidiens de natures anodines. Je devais trainer cela depuis un de mes derniers voyages mais est-ce que je l’ai attrapé à 20 000 pieds d’altitude ou dans une réserve du nord du Québec, je ne saurais le dire. J’en étais donc à me poser ces questions existentielles en pleine nuit en m’enveloppant l’oreille de la main comme si ça pouvait améliorer mon sort lorsque je me suis dit qu’il serait temps d’aller faire un tour à l’urgence. Je me suis donc armé d’un bon livre, du DS à ma blonde et d’une bouteille d’eau pour ensuite réveiller ma blonde et l’affoler juste assez pour qu’elle ne se rendorme pas parce que je voulais l’avertir de ne plus me chercher dans le lit puisque je n’y serais plus, étant à l’urgence… Bref, à GO, on part! Je pars donc avec un léger arrêt au Tim pour faire le plein de café et virer à droite pour l’hosto. Le gardien de sécurité – dans ma tête, je n’ai pu m’empêcher de l’appeler Dieudonné mais comme il ne portait pas de pancarte avec son nom dessus… -- qui m’a vu arriver attriqué de cette façon a dû trouver que j’étais équipé pour veiller tard mais que voulez-vous, aller à l’urgence ça peut parfois être long et comme la patience n’est pas une de mes vertus et que mon mal d’oreille qui a maintenant un nom scientifique n’aidait en rien à l’améliorer, valait mieux être prêt!

J’ai donc suivi les panneaux qui m’indiquaient comment me rendre à l’urgence puisqu’il y avait des travaux d’améliorations temporaires à l’urgence comme il y a deux ans si je me rappelle bien. Telle une tête de bétail, je me suis rendu au triage. Personne à l’horizon. Pratiquement pas plus de monde dans la salle d’attente non plus. C’est bon signe, ce ne devrait pas être trop long. Ça y est, je suis déjà en train de me faire des « cartoons » quant au temps que ça prendra. Alain, calmes-toi, tu seras probablement déçu, tu es à l’urgence, comme son nom le dit, ce sera long! À l’occasion, une madame passe mais comme elle est armée d’une chaudière et d’une serpillère – lire moppe – je me dis qu’elle ne doit pas être docteur ou infirmière mais peut-être que je porte un jugement de valeur moi là! Le même agent de sécurité dont j’avais à peine mentionné le nom précédemment, passe devant moi d’un pas qu’on pourrait qualifier de décidé en me déclarant solennellement : « Je les ai appelé! » Content de l’apprendre parce que ça doit ben faire une quinzaine de minutes que je suis assis ici et que tel que stipulé sur l’affiche, j’ai enlevé mon manteau et j’ai sorti ma carte d’hôpital et ma carte d’assurance-maladie. Je dois avouer qu’après avoir remarqué ladite pancarte, je me suis dit l’espace d’un instant que peut-être il y avait une caméra avec laquelle les gens de l’hôpital vérifiait si les patients étaient vraiment prêts avant de les appeler mais après coup, je me suis vite ravisé puisqu’ils ne doivent plus avoir le droit de filmer parce que ça doit aller à l’encontre de la Chartre des droits et libertés.

Après 30 minutes, je m’agite un peu sur mon siège, plus pour me désengourdir qu’autre chose puisque je suis encore seul à attendre d’être trié. Toujours pas d’action et Dieudonné semble moins fier que tantôt. Apparemment que son appel n’a pas eu l’effet escompté. Encore un autre 15 minutes se passe avant qu’une madame, qui a l’air ben plus magannée que moi, vienne s’asseoir à mes côtés. Ça me donne par contre l’idée d’avoir l’air un peu plus malade moi aussi, ça m’aidera surement à passer plus vite si jamais je passe l’étape du triage. Pendant que je mijote mon coup, la porte s’ouvre subitement et Tina – je l’ai vu sur sa pancarte – apparaît sur le seuil en disant « suivant! ». Je bondis alors de ma chaise, toujours en ayant l’air malade quoique j’avais faillit l’oublier dans ma joie de la voir apparaître ainsi.

Je m’asseois, on jase et elle prend des notes sur l’ordi du triage. Je semble exister dans le système ce qui est une bonne nouvelle selon elle. Je ne souris pas trop, je fais un peu pitié pour garder ma stratégie. En terminant, elle me dit que ce ne devrait pas être trop long. Dois-je la croire? Et pour détourner mon attention, elle me dit que je dois maintenant passer par l’enregistrement. Je me lance donc vers l’enregistrement en question et devinez quoi? Il n’y a pas un chat là non plus. Remarquez que je comprends que personne ne veuille se tenir là, ça m’a l’air d’être d’un ennui mortel. Dans la salle d’attente, il y a une Tivi HD qui diffuse un vieux film de trois heures du matin. La madame de l’enregistrement – nous l’appellerons Doris, pas de pancarte – revient aussi motivée que possible de ce qui devait être sa pause. Elle aussi trouve que le fait que j’existe dans le système soit une bonne nouvelle. Ce doit être une rengaine pour encourager les gens à patienter. Elle termine notre conversation en me disant elle aussi que ce ne devrait pas être trop long. Ça doit faire partie du même « speech de vente ».

Je progresse, je suis maintenant assis dans la salle d’attente. Content, le gars? Pas vraiment puisque rien acquis pour le moment. Je sors le DS de ma blonde qui me fait une joke à l’ouverture que je trouve presque drôle. Je vais me faire un Sudoku ou quelques trucs du genre que je me dis, ça devrait passer le temps. Je n’ai pas vu passer le temps que j’ai entendu dans le micro : « Alain Bayeux, salle 3 ». Je me suis rapidement reconnu malgré l’accent et me suis dirigé d’un pas décidé vers ladite salle 3. En entrant, je me suis assis sur la table recouverte de papier en me disant que ça pourrait prendre un certain temps et mon ami Ben est arrivé immédiatement. Ben étant le nom que je viens d’attribuer au docteur. J’ai alors un peu hésité sur le choix du siège puisque je me suis dit que Ben aurait besoin d’une échelle pour aller voir mon oreille mais on s’est rapidement accordé sur le sujet. Il a vérifié cela, il a aussi rapidement conclu que c’était une ottite sans toutefois me préciser si le mot était féminin ou masculin. Il a décidé de m’insérer une mêche là-dedans et je ne vous répéterai pas les mots qui sont sortis de ma bouche au moment où il s’est exécuté parce que ce fut vraiment mais vraiment très douloureux. Il a fait glisser quelques gouttes de quelque chose dans ladite mêche, il m’a donné une prescription ainsi que deux Empracet qu’il m’a formellement interdit de prendre avant d’arriver chez moi et que je n’ai donc pas écouté et m’a donné rendez-vous dans quinze jours pour le revoir. Voilà tout était réglé et en moins de deux heures, j’étais de retour chez moi. Me semble que lors du débat, il y en a au moins un qui a martelé l’autre en parlant d’au moins 6 heures d’attente dans les urgences. Je crois donc qu’il faut avoir l’air malade pour passer rapidement dans les urgences. Ce n’est que mon opinion mais je la partage, encore une fois.

L’ottite va un peu mieux et j’espère que ce sera encore mieux demain et après-demain…

Sur ce, je tiens à souhaiter à toute la planète et ses alentours une excellente année 2009.

Alain

dimanche 14 décembre 2008

Sur les traces de Santa C...

Si je dis le 53e parallèle nord, à première vue ça vous évoque quoi? Personnellement sans y avoir trop pensé, ça ne me disait pas grand-chose. Vendredi dernier toutefois, je marchais dans les pas perdus de l’aéroport de Wemindji. Il faut dire que ces derniers ne peuvent pas tellement se perdre puisque l’aéroport en question est à peine plus grand que mon salon. Ce n’est pas très long qu’on y est fait le tour. On marche vers la fenêtre, on regarde un peu pour constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose sur la piste puisque le seul vol qui passera par ici aujourd’hui n’est pas encore arrivé. Pour continuer à passer le temps, on marche vers l’autre mur, c’est la fenêtre qui donne sur le stationnement. Sur le troisième mur, il y a le comptoir d’Air Creebec. Vide. L’hôtesse, le bagagiste, le technicien et tout le personnel est composé d’une seule personne qui est actuellement… ailleurs. Il me reste le quatrième. Je vais aller voir pour voir. Une belle carte du Québec y est affichée sans route mais avec le nom des villes – pas toutes mais quelques-unes – dont Montréal d’où je suis parti mercredi, Chibougamau ma halte routière ainsi que ma destination finale; Wemindji. C’est haut par rapport à Montréal. Très haut. J’observe donc le tout de plus près. Il y a des lignes qui traversent la carte. Je me souviens vaguement de mes cours de géographie. Ce sont les parallèles. Il y en a quelques-uns sur la planète, dont un qui passe juste sous Wemindji, je suis donc sa trace jusque sur le bord de la carte pour en trouver l’origine. C’est le 53e! et si je me souviens bien Montréal est au 46e, je ne l’affirmerais pas toutefois mais pour Wemindji j’en suis certain. Ai-je dit que je trouvais cela haut? Une belle place par zemple. Des maisons, toutes pareilles. Un genre d’hôtel de ville qui ne doit pas s’appeler ainsi puisqu’on est sur une réserve. Il y a comme un drapeau, mais pas de « warriors » puisque les gens là-bas me semblent assez pacifiques. Mêmes sympathiques. Un peu froid comme région par contre, moins trente quelques puisqu’à partir de moins trente, ce qui en dépasse n’a pas vraiment d’importance. C’est le genre « frette » parce que tout le monde sait que frette c’est plus froid que froid. Il y a un vent constant qui provient du trou d’eau en face du village. Le trou d’eau en question est gelé et et de plus. Il s’agit de la Baie James.

J’ai donc vu le 53e parallèle. Content, le gars!

Avant cela, je suis passé en banlieue de Chibougamau à Waswanipi. Une autre réserve. Là aussi c’était assez frette. D’autres gens fort sympathiques. Mais le tout a débuté à PET, encore. Une bonne place pour débuter un périple au loin. Mercredi n’était pas tellement une bonne journée pour partir de Montréal. Après la patinoire qui s’était formée partout à l’extérieur, il mouillait à mon départ du domicile familial. Il a donc fallut déglacer le véhicule moteur avant de partir. Résultat : le bonhomme était tout trempé en embarquant dans le char. Une très bonne idée de partir tout trempé lorsque l’on s’en va vers le nord où il fait environ moins vingt, peut-être un peu moins.
Pourquoi partir si tôt quand dans le fond, on sait bien que le vol sera en retard, comme d’habitude. Le temps passé dans un aéroport est parfois très long. On en vient à penser à toutes sortes de trucs. Je me suis souvenu de la joke des deux personnes qui parlait d’un avion au loin. Le premier qui dit au second : « As-tu vu la belle avion? » et l’autre de lui répondre que c’était un avion. Le premier s’interrogeant sur le fait de pouvoir reconnaître le sexe d’un avion de si loin et tout et tout… Je vous le confirme, même de proche, je n’ai pas réussi à déterminer le sexe de tous ces appareils qui étaient gelés au sol. Peut-être n’étais-je pas encore assez proche? Pourtant à cette grosseur là, ce devrait être évident, non? En tout cas, moi je ne l’ai pas trouvé. Celui ou celle qui l’a déterminé dans le premier dictionnaire avait probablement pu le voir de plus proche.

Le week-end s’est finalement pointé avec au rendez-vous une petite Marilou qui relevait d’une brosse. Non ce n’est pas vrai, elle relevait d’une gastro qu’elle a pogné la semaine passée à l’école. La résultante est quand même semblable. On s’est donc fabriqué une petite journée relaxe en allant chez Canadian Tire pour récupérer le sapin qui égaye maintenant notre salon. Un ben beau sapin! Ça a probablement fait du bien à Marilou puisque vers la fin de la journée, elle semblait aller beaucoup mieux déjà. Faut dire que je n’ai pas vécu la veille avec elle comme ma blonde l’a fait parce que, apparemment ce n’était vraiment pas beau à voir. Par les deux bouts que ça sortait! Enfin, je vous fais grâce des détails. Aujourd’hui, Marilou avait été invitée à une fête d’enfants, sa première. Je crois que ce ne sera pas la dernière parce que, depuis que celle d’aujourd’hui a été callée à l’école, toutes les filles rivalisent d’imagination pour s’inventer des nouvelles dates d’anniversaire ou autres trucs du genre. Bref, ce n’est pas fini et je crois même qu’il y aura ben du ptit monde dans la cour cet été pour la fête à Marilou.

Demain, j’ai pris congé question de régler certains petits détails de dernière minute qui se présentent généralement à ce temps-ci de l’année.

Ah oui, j’ai aussi entendu dire là-haut que le Père Noël, le vrai s’en venait et à très grands pas à part de cela. À grands coups de sabots de caribous! Ils me l’ont dit là-bas. Ils le savent car ils ont quasiment tous un caribou dans la boîte de leur « truck ». J’imagine qu’ils les font parler avant de les buter.

Bye là,

Alain

dimanche 7 décembre 2008

Wemindji Beach

Euh salut!

Belle journée en ville aujourd’hui pour toute la ptite famille. Ce matin, comme il se doit à ce temps-ci de l’année, nous nous sommes tapés « la traditionnelle visite » chesz le Père Noël du complexe Desjardins. Apparemment que ce serait le vrai. En tout cas, c’est ce qu’on dit dans la pub. Ça doit être vrai. Marilou a semblé le croire encore une fois cette année. C’est encore magique cette visite. Elle nous dit qu’elle préfère faire ses demandes en direct que par la poste. Je ne lui ai pouratant jamais parlé des vertues particulières de la malle royale, c’est promis. Elle lui a donc demandé son chandail des Canadiens, mais rose c’est mieux ainsi qu’une poupée princesse mais nous espérons fortement que le vieux a certains problèmes d’ouïes qui lui aurait fait entendre des souliers de princesse parce que, voyez-vous, ces derniers sont déjà cachés dans la garde-robe du sous-sol et attendre leur « call » pour faire leur apparition sous l’arbre qui poussera prochainement dans le salon familial.

Parlant de l’arbre, il a été jugé aujourd’hui que c’était assez froid et ma fille et moi avons donc exécuté la tâche de poser quelques lumières à l’extérieur dans les fenêtres pour ainsi égayer ces longues nuits d’hiver qui nous restent à passer d’ici Noël, étape fatidique qui donne en quelque sorte le départ à l’allongement de ces jours qui nous amènera ultimement au printempset ses beaux jours. Je sais, je fabule mais il n’y a rien que je puisse y faire, l’espoir fait vivre. Ça fait que, si on peut penser de monter l’interrupteur vers le haut au moment jugé opportun, il devrait y avoir de charmantes et jolies tites lumières qui scintilleront chez nous prochainement.

En attendant, le train-train quotidien m’emmènera au loin encore une fois cette semaine. Voici le tracé prévu Montréal – Laval – Montréal – Chibougamau – Waswanipi – Chbougamau tencore – Wemindji – Chibougamau retencore – Montréal. Avant que des sourires pointent à l’horizon, j’aimerais préciser que l’objectif ultime dans ce cas-ci est un retour possible vendredi.Comme on dit souvent : « C’est quoi ton feeling? » Dans mon moi-même, je dirais que mon feeling est plutôt bon. On verra bien. De toute façon, j’en reparle ici-même dedans le futur. Pour ceux ou celles qui se demanderaient c’est où au juste Wemindji, je vais tenter une légère précision. Vous souvenez-vous de mon voyage à Eastmain avant les fêtes l’an dernier? Pas vraiment, hein? Moi non plus en fait mais c’est parce que géographiquement c’était et ça doit l’être encore, assez près de l’objectif de ma semaine actuelle. OK, un autre essai. Chibougamau, est-ce plus clair? En partant de là, disons à vol d’oiseau direction nours-ouest, genre! Vers la Baie d’Hudson, pas le magasin mais le trou d’eau qui doit déjà être gelé, en fait un peu plus au sud dans l’autre Baie, celle de James, genre à la moitié de celle-ci à l’Est parce qu’à l’Ouest du fameux trou d’eau, c’est un peu l’Ontario et là-bas ce n’est pas tellement le territoire que je dois couvrir. Le beau côté de l’affaire c’est que cette fois je pars avec une autre compagnie aérienne que Air Labrador. Cette fois-ci, ce sera l’affaire d’Air Creebec. Me semble que ça augure mieux, non? J’en reparle prochainement.

Alain