Qui suis-je?

Ma photo
Des fois, vaut mieux l'écrire que de le subir. Confucius

mardi 14 avril 2009

Mémoires d’une 5 ans et demie

Pour le congé de Pâques, j’ai décidé de faire un spécial. C’est donc ma Marilou, 5 ans et demie qui commentera les événements de la fin de semaine avec ses yeux de 5 ans… et demie.

Je vous dis qui s’en est passé des affaires en fin de semaine, j’ai même pris des notes dans mon carnet pour ne pas oublier. Beaucoup pourront penser que je ne sais pas écrire, mais ça c’est votre problème. Moi, je prends des notes!

Vendredi


Vendredi, on n’avait pas d’école alors à mon réveil, j’ai fait comme la fin de semaine. Je n’ai surtout pas réveillé mes parents parce que ces matins-là, ils disent qu’ils dorment même si mon père ne tarde jamais à se lever et ma mère elle, fait semblant de dormir plus tard. J’ai donc été allumé la télé. Maintenant je sais comment changer les postes et monter le son sans me lever du divan. Il y a la manette qui a plein de pitons qui fait ce travail. Changer les postes, c’est pas pire mais comme il n’y a pas grand-chose d’intéressant aux autres postes… Moi c’est le 08 qui m’intéresse parce que Dora c’est là qu’elle passe! Mon père lui, c’est le 33. Pour le hockey. Des fois, je l’écoute un peu avec lui mais je ne comprends pas tout encore. C’est très difficile parce que les Canadiens ne sont pas toujours de la même couleur. Des fois, ils sont rouges et des fois blancs. Moi j’aime mieux la couleur de mon chandail qui est rose mais papa dit que c’est pas simple comme cela. Mais là je me fais penser à mon père, je m’éloigne.

J’écoutais donc tranquillement la télé lorsque j’ai entendu mon père se lever. Ça c’est normal. Mais ma mère a suivi quasiment tout de suite. C’était louche. Mon père n’a même pas eu le temps de faire le café qu’elle était levée. Ah oui, je me souviens tout à coup qu’ils m’avaient dit qu’on ferait une activité spéciale ce matin. Me semble que ça concernait les œufs. Bon OK, faudra déjeuner avant. C’est toujours comme cela, il faut toujours faire des choses plates avant les activités quoique pour manger, ça vaut la peine je crois. Après un copieux déjeuner de toasts au Cheez Whiz. J’aime le Cheez Whiz, surtout quand mon père prépare la toast parce qu’il met de la margarine.

Ça me revient tranquillement, on doit peinturer les œufs pour Pâques aujourd’hui. C’est cela. On les a vidés la semaine dernière. Quel cauchemar! J’ai essayé d’en vider un en soufflant dedans et j’ai tellement forcé que je l’ai pété dans mes mains. Ça me dégoulinait partout et ma mère n’arrêtait pas de rire. Mon père aussi d’ailleurs. Et moi j’ai pleuré tellement fort. J’avais de la peine pour le poussin que je venais d’écraser. Anyway… je l’avais déjà oublié ça a l’air. Les œufs viennent d’arriver sur la table mais que se passe-t-il? Il y en a un énorme que je ne connais pas. Il est très gros. Au moins dix fois plus gros que les autres. Ma mère me dit que c’est un œuf d’oie. C’est quoi une oie? Elle me dit aussi que c’est un collègue qui lui a donné cet œuf spécialement pour moi. Il faut donc le vider. Wow! Mon père a même été dans le garage pour remonter sa perceuse. Une perceuse c’est une machine qui fait encore plus de bruit que le « blendeur ». Et ça fait des trous aussi. Il ne faut pas que je m’approche trop de cette machine parce que ça pourrait être dangereux. Une autre affaire de dangereux. Moi je trouve pas ça dangereux. Faut faire un gros trou dans un gros œuf. La mèche est grosse comme mon doigt. C’est gros, hein? Bon, mon père a réussi le premier trou. Il faut aussi en faire un autre pour souffler dedans. Je m’en rappelle l’autre jour, j’avais essayé avec un petit que j’avais craqué en le serrant trop fort. J’ai eu beaucoup de peine. Fiou, mon père a réussi le second trou sans le péter. Il est fort mon père.

Ensuite, on peinture tous les œufs. Ce qui est intéressant dans cette étape c’est qu’on peut prendre n’importe quelle couleur avec n’importe quelle couleur. Ça ne dérange jamais ma mère. Elle dit que c’est artistique de mélanger tout cela. Mon père lui, il ne connaît rien à l’art. Il dit que c’est pas n’importe quelle couleur qui va avec n’importe laquelle. Quand les œufs ont tous été peinturés, ma mère a ajouter du « glitteur ». Je ne sais pas si c’est comme ça qu’il faut dire mais c’est très beau parce que c’est brillant.

Après, on n’avait plus d’œufs, alors on a été obligé d’aller faire des commissions, encore. Moi je n’aime pas trop aller faire des commissions sauf quand il y a des paniers, que j’embarque dedans et que mon père le pousse. Des fois mon père il voudrait embarquer dedans à ma place et que moi je pousse mais moi je trouve qu’il est trop lourd à pousser ça fait que, il ne le fait jamais. On a aussi râcler le terrain et réparer le garage. Il y a aussi eu du ménage à faire et je les ai beaucoup aidé. Une chance que j’étais là. J’ai aussi été au parc avec ma mère pour que mon père puisse laver son plancher tranquille. Oups, il m’avait dit de ne pas le dire qu’il lavait le plancher mais je ne sais pas pourquoi.

On a fait un casse-tête de 100 morceaux ensemble mon père et moi avant d’aller faire dodo. Faut que je fasse un beau dodo pour être en forme demain parce qu’on a une grosse journée.

Samedi

Aujourd’hui, on doit aller souper au resto avec mes cousines Kim, Olivia, Charlyne et Angélyne. Il va aussi y avoir mon cousin William mais lui c’est un garçon. Il est drôle parce qu’il porte ses souliers comme à l’envers. La boucle de ses lacets est en bas de ses œillets contrairement à d’habitude. C’est mon père qui me l’a dit parce que moi de toute façon, j’ai des velcros, ça fait que les boucles… Faudrait bien que je demande à mes parents comment on fait cela, hein?

Dans l’après-midi, on est allés voir les oies à Maskinongé sur le bord de la 40. C’est gros une oie! Il y en avait au moins cent mille quatre vingt dix-sept. Elles étaient loin que mon père a dit. Il y avait aussi des bernaches. C’est quand elles ne sont pas blanches qu’elles ne sont pas des oies. C’est les autres. Maskinongé c’est loin parce que je me suis endormie pour m’y rendre. Après on est allé souper et on s’est couché très tard. J’ai quand même eu une petite histoire avant de m’endormir mais pas de casse-tête.

Dimanche

Aujourd’hui c’est Pâques et mes grands-parents vont venir pour diner. On va manger du chocolat. C’est une belle journée, hein? Je suis contente de voir grand-maman et grand-papa Balleux. Grand-maman joue toujours à cache-cache avec moi.

Lundi

Enfin la dernière journée de congé. J’ai hâte de retourner à l’école. Au programme aujourd’hui : brunch et des commissions. Peut-être qu’on va aussi aller au parc. J’aime cela aller au parc parce qu’il y a des jeux. Mais je vais aussi faire de la cuisine avec ma mère. J’aime cela faire de la cuisine et mon père arrête pas de dire de ne pas perdre ce goût pour pouvoir prendre la relève. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire mais ma mère rit à toutes les fois.

J’ai donc passé une très belle fin de semaine et j’ai hâte au prochain congé vendredi soir.

Bye là,

Marilou

jeudi 9 avril 2009

Un certain jeudi

Jeudi Saint aujourd’hui. La semaine se poursuit tranquillement et se termine d’ailleurs aujourd’hui. Quelle belle nouvelle! Un beau congé de quatre jours! On se souhaite un peu de soleil et pas trop de pluie. C’est Pâques quand même. Selon ma mère, Marilou devrait porter une tite robe soleil avec un chapeau de paille, voyez le genre! Si on est chanceux, peut-être qu’elle sortira avec pas de tuque. Pas certain toutefois.

Dans ma dernière chronique, il y a une catégorie que j’avais omise. Le troupeau. Le troupeau est constitué de toutes ces catégories en plus du reste du vrai monde qui s’agglutinent dans le gouffre du métro. La publicité dit qu’on est environ un million de personnes à le faire à tous les jours. C’est beaucoup de monde, je trouve. Si j’avais un tant soit peu de claustrophobie en moi, je pourrais me mettre à paniquer un peu. Je ne panique pas. Tout est cool. C’est important de le savoir, de pouvoir se le rappeler. Aujourd’hui donc, j’aimerais en profiter pour remercier les 999 999 autres citoyens – à quelques exceptions près – qui dévalent les escaliers comme moi soir et matin de le faire si civilement. C’est apprécié.

Ce n’est pas souvent que je fais des souhaits à un si grand nombre de personnes à la fois mais comme ça en valait le coup, j’en ai profité. Faire des souhaits! Ce n’est pas souvent que je le fais… dans les bons temps. J’ai quelques dates que je n’oublie pas comme la naissance de ma fille parce que j’y étais un peu. La fête de ma blonde même si elle préfèrerait parfois que je l’oublie. Mes parents car, heureusement ils ont fait cela à une dizaine de jours d’intervalle, ça me donne une petite chance. Mon frère parce que je n’en ai qu’un, probablement. Après cela, je dois me fier à un Outlook ou calendrier quelconque. Il ne faut donc pas que ma machine ne plante parce que je suis dans la shnoutte. En passant alain, n’oublie pas le rendez-vous de Marilou le 4 juin! Trop d’informations.

La mémoire est une faculté qui oublie, disent les savants penseurs et je ne peux qu’adhérer à cette secte. La mienne est comme « vive ». Pas dans le sens d’alerte mais plutôt informatique! J’ai l’impression que rendu au soir lorsque je mets le processeur à OFF pour le dodo, la mémoire se vide un peu. Pour faire de la place pour le jour prochain. Suis-je normal, docteur? Probablement pas mais qu’est-ce que la normalité aujourd’hui? Je vous le demande.

Parlant de mémoire, quelqu’un pourrait-il mettre dans la tête de nos Glorieux que la saison est pratiquement terminée et que, s’ils veulent de la danse du printemps, ils devraient commencer à y penser, genre là. Je dis cela de même en passant des fois qu’un de ces guerriers (sic) lise mon blog (re-sic) – ce n’est pas que je doute de la qualité de mes écrits mais plutôt des capacités de ces individus – puisqu’il est un peu écrit dans la langue de Molière plutôt dans celle de Brassepoire. Pas facile la vie d’anglo au village. Je ne plierai toutefois pas, j’insiste. Parlant de cynisme, ce midi je dévalais les allées souterraines du « plus long tunnel intérieur mondial de Montréal » selon Raymond (que je n’ai jamais nommé question de confidentialité) qui le dévalait à mes côtés et en passant en face de la boutique de La Capsule Sportive, on est entrés pour voir s’il n’y aurait pas des sacs bruns à l’effigie des Canadiens à vendre. Elle n’a pas très bien compris, je pense. Ça doit être une question de langue.

Section Culture

Après la fameuse tinette dont mon fraternel a longuement argumenté en ce qui a trait à la quantité et bien d’autres sujets, je propose maintenant la burette. Ma collègue vient à peine de s’informer de la définition de la burette. Je savais, de par mon passé religieux, qu’une burette était les tites bouteilles dans lesquelles il y avait de l’eau et du vin et que l’on devait trimballer jusqu’au prêtre au moment jugé opportun lors de la messe si l’on y faisait office de servant de messe. J’ai proposé ladite définition à ma collègue mais comme ça ne semblait pas faire son affaire, je me suis lancé. N’écoutant donc que mon courage et utilisant mon clavier et ma souris, je me suis donc empressé d’interroger antidote à ce sujet. Voici ce qu’il m’a dit de beau :

Flacon à goulot long et étroit. Burette d’un huilier.
Tube de verre muni d’un robinet à sa base. La burette du chimiste.
Récipient métallique muni d’un tube effilé, destiné au graissage de pièces mécaniques.
[LITURGIE] Petit récipient destiné à contenir les saintes huiles, ou l’eau et le vin de la messe.
Burettes : [Très familier] testicules.

Je le savais que je n’étais pas trop loin du but. Juste pas dans le bon domaine. Comme la chimie et la mécanique ne font pas tellement partie de mon répertoire, c’est normal. Pour ce qui est de la familiarité, jamais je n’aurais eu l’audace d’en user mais je promets que dorénavant, je surveillerai mes burettes plutôt que de les présenter à un prêtre!

Truc du jour (ou des deux jours)

Maintenant que j’ai commencé cela, certains m’en voudront si je ne poursuis pas, hein? De quoi je traiterais bien aujourd’hui? J’ai pensé aux mouchoirs dans le bout des bottes de la ptite mais c’est un peu trop banal. Comment détacher, pas un soulier, mais une tache de graisse mais comme je ne connais pas la réponse! OK, je l’ai! Et retenez-la bien parce que je ne la répéterai pas : « En avril, ne te découvre pas d’un fil! ». Ni même en mars d’ailleurs comme l’avaient déjà fait plusieurs d’entre vous parce que vous risquez de pogner une grippe ou un rhume parce que, moi, je n’ai toujours pas compris la différence entre les deux.

Sur ce, je souhaite aux 999 999 autres usagers du transport en commun quotidien de Montréal ainsi qu’à tous les autres qui ne l’utilisent pas parce qu’ils n’en ont pas besoin ou bedon qui ne demeurent tout simplement pas dans la région et qui l’attendent encore à l’épicerie de très joyeuses Pâques ou un bon congé tout court.

mardi 7 avril 2009

Par une moche journée

C’était plutôt moche dehors aujourd’hui. Ce doit être la semaine Sainte. Me semble par contre qu’il ne doit commencer à mouiller que le vendredi à 15h? Les temps changent. Comme le temps est moche, j’ai décidé d’écrire un article moche. Le thème du jour. La mocheté! Ça se peut la mocheté? Disons que je viens de l’inventer sans toutefois avoir vérifié dans un dictionnaire quelconque. Et de un, je n’en ai pas en papier à ma disposition, c’est-à-dire à portée de la main et deux, j’aimerais croire que j’ai inventé quelque chose, au moins une fois dans ma vie. Inventer pendant un jour moche. Me semble que ça rend le jour moins moche.

J’étais dans le métro ce matin et ça n’a pas aidé à rendre le jour moins moche. Remarquez que c’est comme impossible de passer à côté de l’idée de prendre le métro pour moi depuis une couple de mois maintenant mais mettons que ce matin, c’était pire étant donné le temps dégoûtant ou plutôt dégouttant qui faisait rage sur nos imperméables et qui se transportait dans les bas-fonds en notre compagnie. Question d’odeur encore je pense. J’en discutais donc avec une collègue hier et ça m’a donné une idée. Une autre! Je devrais envoyer mes idées à Canal D ou Télé-Québec, j’ai tellement à cœur la culture dont personne ne se soucie que je pourrais y avoir ma propre émission.

Les différents types de personnalités qui se croisent dans les rames bleus pâles peuvent être à la fois intéressantes et aussi dérangeantes, dépendant de la situation. J’avais déjà mentionné les gens avec la double personnalité qui se prenaient pour des danseuses exotiques avec les poteaux mais il y en a aussi d’autres.

Le sac à dos
C’est le nom le plus sympathique que j’aie pu trouver pour cette catégorie de gens. Pour être plus précis, imaginez-moi partir en voyage dans les Rocheuses avec mon sac à dos. À faire du pouce dans les montagnes à la recherche de contrées perdues et de vertes prairies. Vous voyez l’image? L’espace d’un instant, imaginez aussi que par une télé-transportation quelconque je me retrouve tout à coup sur le quai à Berri-Demontigny, Oups, Berri-UQAM vers 17h00. C’est bondé parce qu’il vient d’y avoir un ralentissement d’annoncé à cause d’un bris de frein. En plus de la frayeur engendrée par cette annonce – pas la peur de ne pas pouvoir freiner à temps mais plutôt celle d’arriver en retard à la maison et de manquer Pierre Bruneau et son 18H – vous allez devoir œuvrer dans ce fouillis avec, en plus, un crétin qui a décidé de ne pas se défaire de son sac à dos et qui en plus, se prend pour une girouette, parce qu’il ne trouve plus la cime des montagnes qu’il admirait tranquillement pas vite un instant plus tôt. Le personnage que je viens de décrire pourrait, à la limite, paraître sympathique. Mais imaginez-le en montréalais ou montréalaise pressé qui se fout complètement de la plèbe alentour et frappe tout le monde avec son sac à dos. Moi je dis que ça mérite d’emblée un : « Hey le grand! Enlève donc ton sac à dos SVP! » Imaginez seulement les dangers que ça peut impliquer que d’oser dire cela à un individu qu’on ne connaît même pas. Ma mère qui m’a toujours dit de ne pas parler aux étrangers. Et qui sait ce qui peut lui passer par la tête à cet individu.

Le pressé
Le pressé ou la pressée c’est la personne qui s’est probablement levé à la dernière seconde et qui croit que tous les malheurs de la planète s’Abattent tranquillement sur elle et elle seulement et qu’elle va être en retard parce que la lumière à laquelle elle vient à peine de traverser avant de s’engouffrer dans le métro est tombée jaune mais qu’elle a quand même traversé le boulevard, qu’elle s’est fait klaxonné par plusieurs automobilistes, à tort évidemment, et qui en entrant dans ledit métro, il y avait une file de gens, inhabituelle aussi c’est certain, qui lui a fait perdre au moins 36 secondes de son précieux temps qu’elle n’a déjà pas en quantité industrielle. Pour compenser donc, cette personne pousse les gens un peu, soupire bruyamment, et laisse savoir à la planète entière, la même que celle précédemment mentionnée, son mécontentement. Tout le monde est pressé le matin. Je n’en connais pas beaucoup qui partent vraiment d’avance juste pour le fun d’être d’avance. Mais le pressé est plusse pressé que les autres. Imaginez quand il entre en collision avec un pas-pressé (il devrait être décrit ultérieurement). Je dois avouer que dans mon cas, lorsque le pressé fonce sur moi, il a tendance à comme dirait l’autre frapper un mur étant donné la masse frappée mais les gens ne sont pas tous du même gabarit et leur centres de gravité n’est pas toujours situé aux bons endroits – je sais que je suis un peu technique – ce qui crée parfois des situations un peu embêtantes pour lesdits centres de gravité ainsi que les individus qui les accompagnent.

Le pas-pressé
Comme j’avais dit que j’en parlerais…
Le pas-pressé est l’opposé du précédent. Il ne va pas vite. Je n’ai rien contre ceux qui sont un peu plus lents que la moyenne des ours mais quand même, il y a des limites – non écrites – qu’un individu un tant soit peu évolué devrait respecter. Avez-vous remarqué comment les pas-pressés ont tendance à se planter dans le milieu du chemin comme pour nous dire ou se vanter que, eux ils ne sont pas pressés. Ils sont quand même moins oppressants que les pressés. Je peux mieux vivre avec cette catégorie.

Violent, type métro de Tokyo
Ceux qui poussent peuvent parfois passé pour des pressés mais il y a quand même une nuance. En attendant sur le quai que les gens débarquent du métro avant d’embarquer – ce qui me semble logique en soi – il n’est pas rare que certains de ces individus n’hésitent pas à pousser un peu les autres dans l’espoir d’entrer plus rapidement dans le métro. J’aime autant les avertir immédiatement que c’est inutile d’essayer de le faire sur moi parce que, un, je ne bougerai probablement pas et deux, comme ça m’énerve un peu, je risque fortement de tomber tout à coup dans la catégorie des pas-pressés quand on tente de me pousser. Voilà, qu’ils se le tiennent pour dit.

Les non-entendants

Eux, ce sont les gens qui n’entendent pas lorsque l’on leur demande poliment de se tasser un peu, histoire de sortir du métro lorsqu’arrivé à la bonne station. Ça peut être une vraie déficience physique mais la plupart du temps il s’agit plutôt d’indifférence ou même d’un malaise simplement causé par une sorte de cancer qui traînent dans leurs oreilles – qu’on appelle aussi ipod ou lecteur mp3 – et les empêchent ainsi d’entendre quoique ce soit comme son qui puisse parvenir par toute autre source. Il n’y a pas grand-chose à faire contre cela si ce n’est que de crier un peu plus fort pour se faire entendre. Et ça marche, je vous le dis!

Les gagne-temps
Avez-vous déjà remarqué des gens qui montent dans le métro et qui, entre les stations, remontent dans la rame comme on voit dan les films qui se passent à New York mais qui ne peuvent ici, passer d’une rame à l’autre, et ainsi attendent l’autre station pour changer de rame et ainsi de suite? Je ne sais pas si, rendus au bout, ils repartent dans l’autre sens, telle une petite bête -- ou grosse c’est selon – qui refait toujours son chemin dans une cage.

Les odorants
Je ne voulais pas revenir sur le sujet mais comme il y en a tellement dans cette catégorie, je dirais même plus, il y a plusieurs sous-catégorie sur lesquelles je n’élaborerai pas. En résumé, le métro est un laboratoire géant pour les voies nasales. On peut y jouer à deviner ou à simplement tenter de les éviter quoique ce ne soit pas toujours facile. Peu importe, c’est toujours un défi de taille à relever.

Le solitaire

Il y a aussi ceux qui parlent seuls. Des fois pas trop fort mais aussi des fois un peu pour le bénéfice de tous les auditeurs alentour. Ils ne sont généralement pas trop méchants à moins qu’on ose les interrompre dans leur monologue.

Le voleur de gratuités
Combien de fois j’ai vu des gens s’étirer pour lire le contenu de ce que la personne voisine est en train de lire. Je me dis que ce pourrait être considéré comme un délit mais quand on pense que la majorité des fois, la personne qui possède ladite information ne l’a pas payé considérant que le 24 heures ou le métro sont des quotidiens gratuits. Ce n’est peut-être pas un si gros crime finalement. Je dois aussi admettre avoir été coupable à quelques occasions. Si on considère que les deux sont gratuits et grandement offerts à l’entrée de tous les métros, je n’en prends qu’un chaque matin. On doit quand même considérer l’environnement! Sauf que dans le métro, si le voisine lit l’autre, je ne peux m’empêcher de vérifier si on lit les mêmes affaires. Maudit voisin gonflable, va!

Le « manque de sommeil profond »
Ce sont généralement les plus drôles. En résumé, ils dorment. Ils sont généralement assis et bien accotés sur les parois pas nécessairement très propres de la fenêtre du métro quoique j’en ai vu qui arrivaient à dormir… debout! Faut le faire. C’est trop drôle lorsque l’envie leur prend. Ça débute par un léger abaissement de la tête, soit par l’avant ou sur un des côtés. Par en arrière, ils ne le font généralement pas trop longtemps parce qu’ils ont tendance à se réveiller eux-mêmes par un ronflement trop bruyant. Ça arrive des gens qui arrivent à se réveiller eux-mêmes, j’en connais moi-même quelques-uns. Par la suite, le processus ressemble étrangement au principe du « Bubble-head » dans le sens où la tête semble être en équilibre sur un genre de ressort. Ça descend, ça remonte et ainsi de suite. C’est assez rigolo à observer. Étrangement, ces gens-là ne semblent jamais manquer leur station. Peut-être que ça arrive mais personne ne s’en vante, je suis certain.

Le fixeux
Ça ne m’est pas arrivé personnellement mais on me dit aussi – imaginez que j’ai un écouteur dans l’oreille et que, soudainement, je me pogne l’oreille parce que quelqu’un me beugle de l’info comme à la tivi – qu’il y a ce type de personne qui vous fixe mais qui se retourne aussitôt que vous levez les yeux sur elle. Vous-savez, genre maniaque ou céréal killeur? Apparemment que ça arrive et pas seulement à New York ou dedans un bon film de bout de siège.

Combien d’autres types sont susceptibles d’exister mais comme la modération a bien meilleur goût, je me limiterai don un peu.

Truc du jour

À mon tour de jouer aux trucs de grand-mère. Ma nouvelle expérience de « mangeux de lunchs » m’a appris quelque chose d’intéressant. Bon, enfin! Peut-être pas intéressant pour tout le monde mais ceux qui utiliseront l’info en seront probablement ravis. Le truc du jour est donc : Une banane murie pas mal plus vite quand elle passe un peu de temps dans le réfrigérateur. Moi, je ne le savais pas et ça m’a quand même pris quelques bananes pour le réaliser. Pour ceux ou celles qui le savaient déjà parce qu’il y en aura toujours pour se vanter, je vous mets au défi de m’en faire parvenir un autre. S’il est vraiment bon, je le publierai peut-être.

Section culture

Dans un autre ordre d’idées, je tenais à vous faire part d’un mot qui est apparu à mes oreilles hier et dont je voulais partager avec tous dans un but tout à fait culturel. Le mot est le suivant : tinette. Une idée de sa signification? Quand Chantal m’en a parlé hier soir – c’était dans le livre qu’elle lisait et à deux reprises en plus – je me demandais bien ce que pouvait signifier ce mot même si, avec le contexte, on pouvait y arriver un peu. Toujours pas d’idée?

Le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française ou plus précisément le www.Grandictionnaire.com nous précise qu’une tinette est un baquet servant au transport des matières fécales, qui supplée à l'absence de fosse d'aisances. En plus clair, on pourrait aussi dire un genre de bécosse qui tient son origine de l’anglicisme « back house » parce lesdites bécosses étaient toujours parqués en arrière de la maison. Ça devait être une question de vent! Je l’avais dit que la journée était moche, non?

Alain

jeudi 2 avril 2009

Pot-pourri du printemps

Le retour du printemps

La guerre à l’hiver est déclarée officiellement. Au Tim la semaine dernièere, ils ont enlevé les tapis d’hiver. Ça glisse mieux! Il y a aussi certains montréalais que je ne nommerai pas qui se sont débarrassés de leurs bottes, de leurs foulards, de leurs tuques ou chapeaux et même de bas dans certains cas. Le vieil adage qui dit : « En avril, ne te découvres pas d’un fil! » ne fonctionne même plus puisque tout ce dont je parle, ou plutôt écris s’est passé sous mes yeux en plein mois de mars. Et pour terminer cet énoncé concernant l’arrivée du printemps, j’ai cru déceler certaines odeurs émanant de nos vertes campagnes qui ne sont pas encore vertes. Genre fumier de quelque chose dont je ne nommerai pas la provenance mais qui ressort à partir du printemps puisque l’hiver, comme le reste de la planète Québec, ça gèle.

La femme à barbe

Je dois aussi me confier à propos d’un autre sujet qui me travaille un peu. Au Tim, encore, la madame qui me sert mon café qui est supposé contenir un cadeau en dérrroulant le rrrrebord qu’on ne déroule pas, soit dit en passant, mais qu’on gruge avec les dents d’en bas because c’est trop difficile à faire avec les doigts mais cela n’est que mon opinion qui ne vaut pas grand-chose dans les sondages actuels… Toujours est-il que la madame en question a une moustache. Je veux dire, une vraie moustache! Ça marque toujours un peu le matin au moment d’acheter son café. Après la femme à barbe du cirque qu’on n’a jamais vue, voici la femme à moustache du Tim!

Le temps des sucres

La cabane à sucre maintenant. Vu le temps de l’année, c’est de circonstance d’en parler. À la shoppe donc, une cabane à sucre était organisée. Je me suis donc dit qu’une fois par année, il est de bon ton d’y aller. Ma 5 ans est surement d’accord! J’en ai donc parlé avec ma blonde et elle m’a répondu que la dernière fois qu’on y était allés, elle était enceinte. C’est fou comme le temps passe. Je n’avais même pas réalisé qu’il y avait déjà au moins cinq ans que je ne m’étais pas régalé d’un bon repas mélangé qui goûte toute la même affaire! Voyez-vous, je suis du genre à ne pas nécessairement apprécier le sucré avec le salé. Ils appellent cela la haute cuisine quand ça se passe dans la même assiette. C’est probablement beaucoup plus bas que ça se passe dans la mienne. Éducation traditionnelle oblige j’imagine. La soupe, la viande pis les patates et pour terminer le dessert. Un vrai par zemple. Genre de la tire sur la glace pas trop froide comme à la shoppe ce midi. Il ne faut pas trop mélanger l’ordre dans lequel tout cela se pointe sur la table car ça me dérange un peu. Je m’améliore et j’y travaille mais ce n’est pas facile. Samedi donc, on se retrouve donc toute la ptite famille pour un joyeux repas du temps des sucres avec les amis du bureau. La joie!

La flanelle, la très-Sainte

Il y a aussi nos amis Les Glorieux qui me chicotent en ce moment. Vont-ils faire les séries? J’espère un peu car ça fait quelque chose à jaser pendant les temps morts. On peut aussi en parler sans les Glorieux mais c’est moins drôle un peu. De toute façon, une source généralement bien informée que je ne nommerai pas mais qui s’appelle Raymond me dit que Carey est retombée dans sa bulle et qu’on est OK pour un bout de temps. Il prédit même des ailes gratuites ce soir! Bon, carey a pogné un ptit rhume apparemmant mais enfin…

Camps de jour

À la maison, on se prépare fébrilement – pas si fébrile que cela quand même – aux camps de jour qui débuteront cet été pour la 5 ans de la maison. Le magasinage est fait mais le contenu fatigue un peu le papa en moi. Je commence donc ma carrière de « papa-qui-doit-apprendre-à-laisser-aller-un-peu-des-fois-mais-pas-trop-souvent-pour-épargner-son-ti-cœur… »

Downtown

Jai aussi entendu dire qu’il y a des machines qui vomissent de l’argent mais pas le bon au centre-ville. Ma source à ce sujet c’est Denise mais je ne dois surtout pas le dire car ça doit rester secret tant que c’est secret. J’en reparle quand ce ne sera plus secret

Je joue toujours au barman à temps perdu le jour et c’est pourquoi je me défoule en ces lieux.

Alain

samedi 21 mars 2009

Récits du capitaine Moton

Log200903111700

Aujourd’hui fut une grande journée pour la famille. Une grande journée et une première aussi. C’est la première fois que l’on tentait l’expérience de partir de Plattsburg pour la Floride. Un peu d’anxiété de la part de papa. L’inconnu n’est pas facile à gérér pour le paternel qui est en moi. Notre vol était à midi mais ma blonde me connaissant n’a annoncé aucune difficulté quand je lui ai mentionné mon idée de quitter tôt, juste en cas.

Ça fait qu’on est parti assez tôt. Le coq étant réveillé vers 06h00, le reste de la famille a très tôt emboîté le pas. Vers 07h30 donc, nous étions dans le véhicule moteur à chanter notre départ pour les vacances. En plein trafic montréalais, on se croyait quasiment s’en aller au travail mais avec un sourire supplémentaire comparé à tous ces individus motivés par le boulot qui se rapprochait d’eux peu à peu, pare-chocs à pare-chocs. Un peu de résistance rencontrée donc sur Papineau ne nous a toutefois pas empêchées de se rendre au Pont Jacques-Cartier. Ce fut très facile de traverser puisque nous étions à l’envers du fameux trafic entrant en ville. Je tiens à réitérer encore une fois mon très grand respect pour les banlieusards qui se tapent le trafic tous les jours pour entrer en ville. Batinsse que ce doit être long!

La 132 nous a mené très rapidement à la 15. Et sur la 15, nous sommes arrivés en un rien de temps aux douanes américaines. Une longue file d’attente… de deux chars nous attendait là-bas. Nous avons donc perdu environ 11 minutes – vraiment approximatif – de temps à cette étape. Un pet! Le douanier américain a même été sympathique. À 09h15, on était en ligne pour domper nos bagages au comptoir d’Allegiant Air Lines. Un autre élément d’incertitude pour moi et ma famille. C’est tout à fait joli comme aéroport à Plattsburg. Le stationnement est pas mal gratuit, en plus! Ce n’est pas rien.

L’avion est même arrivé bien avant son temps. Nous sommes donc partis à temps. Le vent nous a même aidés. Ce qui fait que nous avons atterris à Fort Lauderdale en avance. Les bagages ne se sont même pas perdus en chemin. À date donc, la conclusion est excellente!

Log200903122100

Aujourd’hui, ce fut la journée plage et marche. Ce matin, on est allé en famille pour étudier le phénomène plage et mer avec Marilou. Le sable, les coquillages, les jelly fishs et tout le kit. C’est fou ce que les questions incessantes d’une cinq ans et demie peuvent être intéressantes. Et Dieu sait qu’elle en a des questions. Je dirais, en résumé, qu’elle a encore un peu peur des vagues. Bonne nouvelle! On a poursuivi l’épopée vers la piscine. Ça c’est un peu plus cool car il y a moins de vagues que dans la mer. Grand-maman nous a gentiment offert de s’occuper de la cinq ans et demie en après-midi si on voulait se faire une séance de photos dans le quartier « Art Déco » de Miami. Après un lunch bourratif mais très rapide, on est donc partis pour l’aventure. On s’est donc tapé, ma blonde et moi, une marche de la première rue jusqu’à la 36e en passant par Ocean Drive et le Boardwalk qui longe la mer.C’est le Défi 5/30 qui va être fier de moi. On en a vu de toutes les couleurs dans ce quartier et je ne parle pas seulement de l’architecture. Ils sont drôles les Amérécains! Quoi de mieux qu’un bon caffe latte, du soleil, la mer et les palmiers pour passer du bon temps en compagnie de ma blonde. Heureusement que la batterie de la caméra de Chantal a lâché car on a quand même pris 401 photos. OK, je le dis tout de suite, ce blog en est un de paroles et les photos ne pleuvent donc pas ici. J’en mettrai probablement quelques-unes sur ma page question d’impressionner la collectivité facebookienne mais sans plus. Je crois bien que Chantal en « postera » quelques unes sur « Flickr » mais pour en être certain faudrait lui demander. Nous avons terminé la journée par un souper exotique dans un réel « Buffet chinois amérécain ».

Là, tout le monde dort parce que demain, une autre journée de plein air floridien nous attend. Dire que je ne peux même pas vérifier si nos glorieux gagnent encore.

Log200903171900

Saviez-vous que l’eau de la fontaine sise en face de la Maison Blanche est verte aujourd’hui? Non, il ne manque pas de chlore, c’est juste que c’est la St-Patrick et que tout semble vert ou presque dans le coin. Ça me rappelle un Pub Irlandais que j’avais visité un 17 mars en compagnie de Chantal et de mon filleul Jean-François il y a quelques années. Même ma Bud m’avait été servi en vert! Pour ce qui est du jeune Jeff qui n’avait pas encore l’âge légal de consommer mais qui paraissait vraiment plus que son âge, il s’était laissé aller dans une sorte de jus huileux noirâtre qu’il n’avait pas détesté du tout. Quel dévergondé je fus de le laisser faire ainsi. Enfin…
Pour en revenir à la présente aventure, tout se déroule bien pour le moment. Notre magasinage de cancer de la peau se porte à merveille. Le soleil est beau et il fait chaud en masse.

Log2009031911600

Non mais quelle routine! Ça faisait bien une semaine qu’il faisait beaucoup trop beau pour faire autre chose que de la plage ou de la piscine. C’est ce que nous avons donc fait avec un réel plaisir. Aujourd’hui, la pluie nous a attaqué de plein fouet et nous avons donc été forcés de concéder ce point à la température et ainsi trouver une activité intérieure. Nous nous sommes donc rués vers le Sawgrass Mills Mall. Comme tout le monde l’aura deviné, il s’agit d’un magnifique centre commercial avec tout pleins de « Outlet boutiques ». Pleins de boutiques mais aussi pleins de québecois qui parlent en français. Selon moi, on y parle plus Français là qu’au Rockland Center qui est à peine dans l’ouest, à Montréal.

Qu’est-ce que j’y ai vu aussi? Ah oui! Les amérécains sont beaucoup plus « accrocs » à leurs appareils cellulaires que nous pouvons l’être ici. Enfin, c’est mon impression. Tout le monde jase ou texte sur son cellulaire. En mangeant, en marchant, en cyclant et il va sans dire en conduisant. C’est épouvantable, un vrai fléau. On nous a interdits de le faire au Québec en conduisant récemment et avec le recul, je crois de plus en plus que ce fut une excellente idée. Cette loi n’englobe toutefois pas les marcheurs, cyclistes ou autres mouvances quelconques et c’est un peu dommage. Nous serons bientôt envahis par ce monstre, je le prévois.

J’ai aussi vu un autre drôle de phénomène dans le mail. Comme dans n’importe quel mail, il y a des ilots dans lesquels les vendeurs s’évertuent et rivalisent d’imagination pour nous vendre leurs cossins. Ça, je n’en avais encore jamais vu – même si je ne suis pas celui qui se tient nécessairement là – de ce type. Il s’agit d’un kiosque autour duquel sont alignés, disons 4 fauteuils qui font face audit kiosque. Sur ces fauteuils, il y a généralement du monde assis, je veux dire du vrai monde. Comment exprimer ce qui se passe par la suite. Je cherche un peu… Bon, j’ai trouvé! Vous souvenez-vous du temps où on roulait en vélo? Nous n’avons pas tous le même âge mais pour préciser un peu l’époque, essayer de vous souvenir des « bycicles Mustang à siège banane ». Une image se fait-elle tranquillement dans votre esprit? Quand on installait un miroir – genre rectangulaire – dans lequel on ne pouvait jamais rien voir sur la poignée. Ce fameux miroir me ramène donc à mon sujet de kiosque. Les gens assis dans les fauteuils ont ce genre de truc qui leur est comme rentré dans la bouche et qui sert à blanchir les dents. Sans rire, c’est vrai je l’ai vu et ma blonde aussi. Apparemment que 15 minutes de ce traitement miracle et votre dentition redevient d’une blancheur éclatante. Je n’ai pas osé m’informer du prix parce que mon sourire à moi était beaucoup trop éclatant. Je ne pouvais m’empêcher de rire, c’était plus fort que moi. Parlant de sourire, je ne sais comment est celui de notre ami Bob. Ce fameux Bob qui a congédié le général Carbo la veille de mon départ et à qui j’avais souhaité intérieurement, malgré mon attachement pour la Sainte-Flanelle, d’en perdre quelques-unes. Mon souhait se serait-il réalisé par hasard? Comme ce n’est pas exactement facile de se connecter sur le web ici et que les nouvelles sportives ne font pas nécessairement état de ce qui se passe dans les arénas du circuit Bettman, je me demandais. Fallait que j’en parle.
Il ne nous reste qu’à boucler nos valises pour boucler la boucle car c’est déjà le temps pour nous de rentrer au pays. C’est beau comme expression, non? Demain matin, nous rembarquons dans l’avion qui nous ramènera vers le nord et surtout vers Plattsburg. Nous devrions rentrer à la maison vers 13h00.

Log2009031911600

On est finalement débarqués comme prévu hier après-midi. Tout s'est très très bien déroulé. Je recommande donc très facilement et sans aucune obligation de ma part que la prochaine fois que vous irez dans le sud, l'idée de Plattsburg est très intéressante.

Aujourd'hui, c'est la fête de ma blonde. Un printemps de plus à son compte. Plus ça va et moins la différence de nos deux âges par rapport à notre âge total divisé par deux est grande. Avez-vous compris mon raisonnement? Je n'ai pas trop compris moi non plus mais moi et les calculs ça fait deux. Bonne fête Chantal!

Tel que prévu aussi selon ma profhétie du sud, notre ami Bob et son centenaire sont de plus en plus dans le trouble pour se rendre à la fête.

C'est le retour au boulot dès lundi. Yé!

Bye là,

Alain

dimanche 8 mars 2009

Pourquoi je n’ai pas fait plombier

Les français, je veux dire ceux de la France l’autre bord du trou d’eau, utiliseraient plus l’expression : « Pourquoi j’ai pas fait médecine? ». C’est beaucoup plus « hot » que plombier même si les deux travaillent des tuyaux. Enfin… dans le cas qui nous préoccupe, étant donné l’anecdote racontée, j’aurais été mal avisé d’utiliser les termes si chers à Hypocrate plutôt que les non-moins dispendieux de Crane.

L’autre jour donc, pour attirer un locataire potentiel et pour rendre l’endroit un epu plus attrayant, on décide qu’on va changer le comptoir dudit appartement. Le paternel du nouveau locataire était même prêt à participer! Il me dit que si je trouve le matériel, il s’occupait de l’installation. Le rêve pour un concierge. Ça fait que, en compagnie de mon ptit bonheur, je me rends tout pimpant chez Réno pour la cueillette des matériaux et l’accumulation des milles en prime. Avant même d’entrer dans la place, je me trouve un beau chariot vert-turquoise-un-peu-rouillé-énorme-et-qui-fait-un-vacarme-à-tout-casser-quand-je-le-fais-avancer. J’étais motivé. Couic-couic qu’il me répète sans arrêt, le chariot. Après une couple de tentatives infructueuses dans ma rencontre de bonshommes en tablier « vert-turquoise…un-peu-rouillé? », je me rends finalement dans la bonne allée; celle des comptoirs, juste à côté de celle de la plomberie. Le hasard es-tu assez ben fait pareil? Est-ce que je me choisis un comptoir et otus mes trucs ou bedon je trouve l’associé des comptoirs avant? Tellement de questionnements. Je prends donc le temps de choisir le bon comptoir qui équivaut pas mal selon moi au moins dispendieux. Un beau chamoiré pas trop foncé qui aura pour effet d’éclaircir la cuisine et qui ne sera pas salissant pentoute. Un vrai vendeur que je me dis. Parlant de vendeurs, y en a pas beaucoup par ici, hein? Je crois que j’en vois un qui se cache là-bas. Je vais m’approcher de lui, subrepticement.

- Salut!
Il fait comme s’il ne m’avait pas trop vu.
- Oui, oui, vous l’homme en vert-turquoise…
- Je peux vous aider?, semble-t-il me dire pas trop convaincu.
- Oui, pour mon comptoir si j’ai les mesures, pouvez-vous me le couper de la bonne longueur?
- Oui, sans problème.
- Et pour le trou?
- Quel trou?
- Ben c’est dans une cuisine qui va aller. Généralement, dans une cuisine, il y a un évier et tout aussi généralement, l’évier on le met dans le comptoir, non?
- Ah, ce trou là! Si on fait le trou, c’est nous qui devons l’installer.
- Ah oui?
- Ah oui.

Bon. Je me dis que finalement, ce n’est peut-être pas le père du nouveau locataire qui l’installera.

- Ok, c’est combien?
- Pour cela, il faut parler avec Roland.
- Allons voir Roland dans ce cas.
- Vous le retrouverez dans la rangée…
- Non non, tu viens chercher Roland avec moi mon ami. Tu ne t’en sauveras pas comme cela.
- Monsieur, ce n’est pas mon département et…
- Embarques sur le chariot qui couic si tu veux mais tu viens avec moi, ok?
Nous voilà donc en route vers chez Roland. Je raconte de nouveau mon histoire de comptoir à Roland en n’omettant surtout pas l’aventure du trou que je dois à nouveau lui expliquer. Peut-être suis-je un peu martien que de vouloir insérer un évier dans une cuisine après tout.
- Alors mon Roland, tu peux donc tout m’installer cela? Combien?
- Entre nous soit dit mon ami, nos installateurs de comptoirs ne sont pas tellement plombiers.
- Je ne comprends pas là, je devrai payer mais tu me dis qu’ils ne sont pas très bons?
- Non je veux seulement dire que vous devriez faire vous-même le travail de raccordement de la plomberie.
- En résumé, parce que je veux que tu fasses le trou dans mon comptoir, je dois utiliser tes services d’installation qui ne font pas tout le travail.
- …
Roland était un peu sans voix. On a continué à jaser. On a aussi argumenté quelque peu à propos de la date d’installation. C’est à ce moment qu’il a faillit complètement échapper la vente. Ceux qui font l’installation pas tout à fait au complet, ne le font pas le soir. Nous en sommes donc venus à une entente de principe pour le lundi suivant. Demain. Mon ami Roland me dit donc que l’installateur m’appellera pour me confirmer l’heure où il passera le lundi. Parfait mon Roland, merci bonsoir!

La semaine dernière, l’installateur m’appelle.

- Oui monsieur, pour l’installation du comptoir, je pourrais passer jeudi ou vendredi.
- Pardon?
- Jeudi ou vendredi…
- Je pense monsieur l’installateur qu’on ne se comprend pas parce moi jeudi ou vendredi je dois travailler pour payer le comptoir, l’installation et tout le bataclan. Monsieur Roland m’avait dit que ce serait lundi, alors…
- Il peut pas faire des affaires de même sans m’en parler, j’ai d’autres choses moi lundi!
- C’est donc un excellent temps de vous parler! Parce que moi, je ne peux pas jeudi ou vendredi! Clic.

Fin de la conversation. J’étais un peu fâché. Je dirais que moins d’une heure après, le même monsieur me rappelait pour me dire qu’il serait chez moi lundi matin. Bravo Alain!

Entretemps, hier je me suis lancé dans mon contrat de plomberie. J’ai coupé l’eau et suis monté dans l’appartement pour y effectuer mes travaux armé de mes outils et de toute ma bonne volonté. J’ouvre donc les robinets pour vider les tuyaux. Ça coule pis ça coule… Ai-je refermé le bon robinet. Redescends en bas, vérifie tout cela et réalise même si j’ai coupé le tout, le chauffe-eau était plein d’eau. Ça coule pis ça coule… Ça coule pis ça coule… Ça coule pis ça coule…un peu moins. Je me dis que c’est le temps de couper le tuyau et d’insérer ma nouvelle valve. Je coupe donc. Batinsse qu’il y en a de l’eau là-dedans encore. Ça coule pis ça coule…Je m’enfarge dans tout ce qui traine à côté de moi. Faut dire que quand je me déplace, ça en déplace de l’air et de l’eau aussi. Le doigt pris dans le tuyau m’empêche de me rendre à la chaudière. Je dois donc le lâcher pour attraper ladite chaudière. Ça coule pis ça coule… Dans une contorsion digne du Cirque du Soleil, j’y arrive finalement, non toutefois sans y avoir mouillé une partie du plancher ainsi que mon cul qui s’y trouvait. J’éponge un peu. La chaudière se remplit rapidement. Je la vide un coup dans l’évier. J’éponge un peu. Je me décide à effectuer le travail au travers de l’eau qui en coule encore. C’est tout à fait humide comme travail. La chaudière se remplit encore. Vais-je réussir avant qu’elle soit pleine? Non, vaut mieux la vider de nouveau avant de terminer. J’éponge un peu. Je termine la première valve. Ça ne coule plus. Pur couper le second tuyau, je devrai chauffer car la personne qui a fait le travail avant moi la dernière fois a soudé les deux tuyaux ensemble. Je ne peux couper s’ils sont collés. Je démarre la torche à souder que je viens d’acquérir pour les besoins de ces travaux. Ça marche. J’ai le feu. Non seulement au bout du chalumeau mais aussi ailleurs. Je chauffe, je chauffe. Assez pour me bruler sur le tuyau en essayant de le détacher de son ptit frère. Des vrais siamois ces deux-là. Après quelques brulures, quasiment au troisième degré, j’y arrive. Je recommence mon petit manège de coupure, d’éclaboussures et de fermeture. J’éponge un peu, je ramasse les preuves, dans un effort surhumain je me relève de là et d’un air satisfait, je contemple l’œuvre ainsi effectuée. Je suis donc prêt pour la prochaine étape qui sera demain, soit l’installation du fameux comptoir. Il a d’affaire à être à l’heure.

Dans le carnet

J’ai déjà reçu quelques suggestions pour le changement de nom du blogue suite à ma demande de la dernière publication. Denise me propose Vingt milles mots... sur le clavier! J’aime bien. Pierre, quant à lui, est influencé par le dernier écrit et me propose vingt milles lieux sous la terre.Matante Carole qui vit trop souvent dans le sud selon moi et a été trop longtemps éloigné du village me propose Sous les palmiers de Mont Réal. Il n’y en a pas de palmiers à Montréal matante! Lucie, la banlieusarde du 450 propose le Panthéron ou 20 minutes en métro. Comme suggestion, j’ai aussi eu de façon anonyme, la déroute dans ces lieux. J’aime aussi. Le concours n’est pas terminé, j’attends toujours vos suggestions.

Alain

mardi 3 mars 2009

Bravo...

Il y avait longtemps que j’avais sévit en ces lieux. Je me devais de réagir avant de ne plus agir. Comme mon mandat de voyageur est terminé et que je suis maintenant des plus sédentaires depuis un peu plus d’une semaine, j’étais en plein dilemme. Comment discourir de voyages et de déplacements parce le titre de mon blogue en fait état sans toutefois me déplacer sur les routes du Québec ou d’ailleurs sur une base régulière.

J’ai donc créé un comité consultatif sur le sujet qui est composé de moi-même, ma conscience, mes dix doigts et sur une base intérimaire et à temps partiel, mon cerveau pour évaluer la pertinence du site, ses incidences sur la société en général ainsi que l’influence que le tout pourrait avoir sur la migration des oies blanches le printemps prochain, si printemps il y a évidemment.

Après maintes discussions à n’en plus finir considérant le nombre de membres du comité. Le fameux dit comité en est arrivé à la conclusion suivante : « Le blogue nommé Vingt milles lieux… sur la route pourra continuer de publier des écrits non-essentiels au bien-être et à l’équilibre de la société en général si toutefois, dans un délai raisonnable de moins de 365 jours ouvrables il se débaptise pour ainsi retrouver dans une cure de jeunesse incommensurable un nom plus approprié. » Ça n’a vraiment pas été facile d’en arriver là. Je témoignerais bien des travaux mais une clause de non-divulgation m’a été imposée par les membres du comité pour une période plus ou moins égale à la somme de ses parties, ça fait que…

Je peux toutefois raconter un peu ce qui se passe dans mon « je » actuellement. Le tout se résume à quelques points sur lesquelles j’élaborerai mais pas trop quand même!
BMWÉpices et saveursL’académie des starsLa vie de barmanLes danseuses exotiques
Je trouve que ça augure bien. La BMW, comment dire? C’est un peu ma nouvelle vie. Non, je n’ai pas gagné à la loterie même si j’y pense un peu, à l’occasion. Tout le monde le sait, enfin presque tout le monde mais l’acronyme BMW est souvent utilisé pour Bus, Métro & Walk et comme j’ai récemment troqué mon véhicule moteur pour cette combinaison dans un but tout à fait environnemental, économique et pratico-pratique, je me dois de vous avouer que j’ai maintenant adhérer à cette secte sur une base quotidienne depuis plus d’une semaine sans tricher. Je crois entendre fuser quelques « Bravo Alain! » dans cette salle qui n’existe pas et qui contient quand même quelques chaises droites qui n’existent toujours pas mais qui sont quand même installées en rond et sur lesquelles sont assises des personnes que je ne connais pas et qui m’encourage dans une quête qui m’est inconnue mais dans laquelle je m’engage à fond au péril de ma vie.
Ce nouveau mode de transport m’emmène donc à vivre plusieurs aventures quotidiennes que je ne raconterai pas toutes par respect pour les personnes que je peux rencontrer mais il y en a tout de même quelques-une de « racontables » dont je me permettrai de faire profiter le public qui, s’il ne s’est pas encore endormi au moment de lire ces lignes, ne se peut plus d’attendre pour tout connaître à ce sujet.

Après ma marche quotidienne du matin, quelquefois agrémenté d’une superbe attrapée de l’autobus au passage se poursuit dans les bas-fonds de la grande ville par une course-poursuite à travers deux lignes différentes de notre charmant métro. Tout d’abord, montrajet débute par une descente du nord au sud sur ce que les sites touristiques du monde entier appelle la ligne Orange. Les différentes étapes ou stations que l’on y rencontre sont souvent parsemées de différentes saveurs ou même épices. Vous savez, les épices, ça peut aussi bien être intéressant pour les sens que non-intéressant. Il y des fois de ces odeurs dont on se souvient à jamais mais qu’on voudrait à tout prixé Batinsse qu’y en a qui ont de la misère avec leur hygiène. J’imagine que je vais m’y faire mais je me devais d’en parler, ne serait-ce que pour en parler… La suite de mon aventure se poursuite ensuite sur la ligne est-ouest du sud qui n’est pas vraimenrt est-ouest et qui s’appelle plus communément la ligne verte. Prenez tout ce dont je viens de parler à propos de la ligne orange et multipliez-le par environ un peu plus et vous pourrez visualiser le résultat à travers vos pensées les plus intimes. C’est juste que je trouve la verte un peu plus nauséabonde que l’orange mais ce n’est que mon opinion.

Dans le métro, on retrouve aussi plusieurs « tartistes ». Pas le matin parce qu’il est beaucoup trop tôt pour cette race de monde mais en fin de journée, ça commence à grouiller un peu. Ce n’est pas toujours agréable pour les appendices auditifs mais quand même, on s’en sort pas, il faut se le taper. Vendredi en sortant à la station Jarry, il y en avait un qui se lamentait tellement fort qu’on l’entendait déjà sur le quai. Dans ma tête, je me suis offert pour prendre son micro et dieu sait que le chant n’est pas tout à fait ma tasse de thé et j’aurais pourtant cru entendre dans le fond d’un de mes tiroirs du cerveau un genre de : « Bravo Alain !». Encore des bravos internes. Je ne fournis plus moi là! Alors des fois je me dis que l’académie qui passe à la tivi n’est pas si pire que cela.

Je sais que je ne suis pas tellement mon plan de match mais je me dois à ce stade-ci de parler des individus qui se lovent sur les poteaux dans le métro tels des danseuses exotiques comme ils disent dans les télé-séries pour éviter d’autres termes que des jeunes pourraient entendre en lisant ces lignes. J’ouvre donc une autre parenthèse : ces derniers, les jeunes, ne pourront entendre ces lignes qu’en les lisant à voix haute. Valait mieux le préciser! Je referme donc la parenthèse. Donc, pour conclure en matière d’exotisme, je me permettrai seulement une simple suggestion pour tous ces loveurs de poteaux de métro. Les poteaux de métro, c’est commun donc ça n’appartient pas seulement à une personne mais à tous. Est-ce que j’entends d’autres bravos dans mes oreilles tout à coup?

Pour conclure, je dois avouer que mon travail de barman me plaît énormément. Les histoires que les gens racontent pour se rendre intéressant peuvent être incroyables. Disons que je trouve cela très intéressant.

Je lance donc pour vraiment terminer pour vrai le concours pour donner un nouveau nom au blogue que vous lisez présentement. Les suggestions sont attendues avant une date quelconque. Je ne sais pas vraiment quand à vrai dire. Comme grand prix, je propose toute ma reconnaissance. Pas pire comme concours, hein? Qu'est-ce que j'entends donc? Bravo peut-être?

J’attends donc vos suggestions,

Alain