Qui suis-je?
lundi 4 mai 2009
Une journée père-fille
Hier donc, c’était la journée père-fille. En plus des activités qu’elle avait en tête, papa avait sa petite liste de « todo » à faire pour compléter la fin de semaine en bon « uniforme » aussi ce qui allait sans contredit compliquer un peu la tâche. Il s’agissait donc d’arriver à marier tous ces trucs ensemble en lui faisant croire que le tout pouvait être drôle. Une bonne job de vente, quoi!
Ce que je n’avais pas tout à fait prévu toutefois, en bon gestionnaire de projets que je puisse être, c’est que la 5 ans et trois quarts fait maintenant des plans, souvent pas facilement négociable.
En avant-midi, on a donc pris cela un peu relax. Mes plans étaient simplement de passer par l’épicerie pour pouvoir manger cette semaine et aussi d’aller faire le plein parce que le véhicule moteur même s’il roule beaucoup moins qu’il fut un temps, consomme encore de l’essence qu’on doit se procurer à la station-service où il n’y a même plus de service de toute façon.
En arrivant à la station-pas-de-service, je me suis dit que je ferais une tite-vite en payant à la pompe, genre.
- Papa, il faudrait laver l’auto!
- Pourquoi? On l’a lavé la semaine passée…
- Ben, elle est encore sale et ça lui ferait du bien je trouve.
- En plus, tu trouverais ça drôle, c’est cela?
Sourire angélique.
On a donc relavé l’auto. Quel beau sourire elle avait lorsque l’on s’est fait garocher de l’eau tout partout sur le char. Le lave-auto est un très beau manège je trouve. Pour ce qui est du lavage, on repassera par contre. Mais ce n’est pas grave, ça valait le sourire. Il ne nous restait qu’à passer par l’épicerie pour ramasser les items que j’avais sur ma liste. En bon homme que je suis, j’avais pris la précaution de demander à ma blonde ce que l’on avait besoin. Pas fort, hein? Les paniers dans cette épicerie sont parfaits selon ma fille. Elle peut s’asseoir dans le panier supérieur et superviser les opérations sans rien écraser de l’épicerie. Et surtout, elle peut à l’occasion, crier des trucs du genre : « Allez, hue! Cheval » quand je ne vais pas assez vite à son goût.
- Papa, si on se prenait une baguette pour diner?
- Une baguette?
- Oui, avec des cretons c’est bon.
- Avec des cretons?
- On pourra aussi mettre des champignons parce que c’est bon pour la santé. C’est bon pour la santé des champignons, hein papa?
- Oui c’est meilleur que les cretons!
- Mais avec des fruits…
- Oui, des fruits!
- On va manger cela ce midi parce que pour souper, on va aller chez Lionel! – Lire Boston Pizza.
- Ah oui? Tu viens de décider cela de même toute seule.
- Je suis capable!
- Ben oui!
Ça fait que le menu venait de se régler tout d’un coup pour la journée. Une vraie gestionnaire. L’efficacité même! On a donc mangé notre baguette qui ne fut pas une baguette qui ne fut pas une baguette mais plutôt un Belge. J’ai quand même gagné sur un point. C’est important de lui rappeler qu’elle n’aura pas tout ce qu’elle veut dans la vie.
Nous sommes donc partis par la suite pour l’Écomuseum pour aller voir les petites bêtes qui y trainent et aller prendre l’air un peu. Il faisait très beau. Il n’y avait pas grand monde sur la route et la vie était belle. Marilou chantait comme seule elle peut le faire. Elle chante en anglais qu’elle dit. Elle a deux versions de chanson. Une chanson d’amour dans laquelle elle baragouine des sons incompréhensibles pendant environ 5 minutes en terminant par un beau « I love you ». C’est beau, hein? L’autre version est un peu semblable à la première mais dans les paroles inintelligibles, le terme « Carey Price » revient continuellement. Je crois qu’elle est un peu influencé… par la partisannerie de son père. Elle ne peut pas déjà tripper sur le bonhomme, elle ne l’a vu qu’avec son masque et de plus, il est beaucoup trop vieux pour elle! Non mais quinze ans de différence, je trouve cela un peu trop. On est donc arrivés sains et saufs à destination. J’étais donc à essayer de prendre le dindon en portrait lorsque j’entendis soudain ma fille lâcher un retentissant pleur! Non mais un pleur à vous faire paniquer en tant que père. Je me retourne donc aussi rapidement que mes membres me le permettent tel un karatéka dans un film de Kung Fu avec les sons qui ne fittent pas tellement ils sont vites. Ma fille a profité d’un moment d’inattention de ma part pour s’aventurer sur les abords du marais voisin. Elle s’y est avancée juste assez pour caler dans l’eau jusqu’à peu près la hauteur de ses genoux. J’imagine que ce doit être froid. Ou peut-être n’est-ce que la surprise? Toujours est-il qu’elle est figée là sans bouger, mais elle pleure, elle pleure tellement fort. Et son imbécile de père qui ne trouve rien d’autre à faire que de rire aux éclats. Je la ressort donc de son marasme en tentant de ne pas trop rire. Évaluation des dégâts. Les espadrilles neuves de Dora brunes et roses sont maintenant un peu plus brunes. Je crois que c’est ça le plus grand malheur de ma fille. Je lui offre de retourner à la maison pour se sécher. On est un peu loin mais bon… Après un moment, la rivière de ses pleurs s’assèche peu à peu et elle me dit qu’elle n’a pas froid et qu’elle préfère continuer notre balade. Ça fait un peu drôle de la voir avec le bas des pantalons humides jusqu’aux genoux mais comme elle est heureuse, on poursuit donc notre route. Rendus aux lynx, elle me dit :
- Papa, après l’Écomuseum, j’aimerais aller au parc.
- Au parc?
- Oui, au parc de l’école, il y a plus de monde que je connais.
- Au parc de l’école?
- Oui, en vélo avec la girafe!
- Nous voilà repartis pour une « run » de cheval!
- Oui! J’aime cela quand ça va vite!
On est donc repartis de l’Écomuseum pour la maison dans le but de récupérer vélo, girafe, casques et cossins nécessaires à la prochaine activité. On est allés au parc. Les balançoires étaient fraîchement installées. Ma fille était super contente. Mon ouïe par contre, l’a trouvé un peu plus difficile. Ça grinçait sur un méchant temps. Un petit coup de Jig-a-loo n’aurait pas fait de tort. On est ensuite revenus à la maison parce qu’on avait quand même du travail à faire avant de se rendre chez Lionel. En équipe – elle qui supervise et moi qui exécute – on a donc préparé deux soupers pour cette semaine ainsi que les lunchs pour aujourd’hui. On a aussi fait son devoir de la semaine. Saviez-vous qu’une maternelle a des devoirs à faire? Cette semaine, Marilou devait écrire sur une feuille son arbre généalogique. Les noms et dates de naissance de ses grands-parents, ses tantes et oncles et progénitures correspondantes, ses parents et elle-même. Je vous dis que ça en fait des lettres à aligner, tout cela! Spécialement quand on ne sait officiellement pas encore lire. Je l’ai aidé un peu. Pas trop quand même mais juste assez pour qu’on puisse souper pas trop tard.
Comme récompense, on avait donc gagné un souper en tête-à-tête au Boston Pizza. Elle a pris les bibittes – les bibittes sont des pâtes en forme de bibittes arrosées d’une sauce blanche et pas trop cher à produire – et moi un plat de penne aux trois fromages. J’ai aussi pris une salade pour débuter, mais césar je dois l’avouer. Et même pas de bière! Je m’en viens vieux, je pense.
On est revenus à la maison pour le bain, casse-tête presqu’en dormant et l’histoire du vrai dodo. Environ trois minutes après la fin de l’histoire, je crois qu’elle dormait déjà sur ses deux oreilles. Le sommeil du juste c’est beau à voir en joualvert.
Popa est donc descendu au sous-sol pour aller se reposer devant un beau gros casse-tête de nature pas facile à compléter…
Quelle belle journée nous avons eue ensemble!
vendredi 1 mai 2009
Des yeux qui voient trop petits
J’en reviens donc à ma fameuse recette. Imaginez un peu de me voir tourner le truc dans tous les sens en pensant que la luminosité n’était pas adéquate, en tentant de m’allonger le bras pour arriver à le lire parce que les maudites lettres bougent ou ne sont pas claires.
Pour les habitués de la chronique avec plus d’ancienneté, vous sourirez probablement en lisant ceci puisque j’avais déjà placoter du fait que mon optimiste que je trouvais plutôt pessimiste lors de ma dernière visite pour l’état de mes charmants yeux m’avait gentiment parlé des foyers progressifs et que je l’avais moi-même renvoyé sur les roses parce que mon « je » n’était tout simplement pas prêt à cela. J’avais plutôt opté pour deux paires de lunettes, une pour tout le temps et l’autre pour lire. Je m’étais dit à l’époque. Pas de problème, je sortirai les lunettes de lecture le soir quand je lirai un peu, ce sera suffisant. Sachez que j’avais tort.
Travaillant dans un bureau, en face d’un ordinateur, j’utilise un peu plus souvent mes lunettes de lecture dans le cadre de mon travail. Mon principal problème se situe au moment où je me lève de mon poste, mais sans enlever lesdites lunettes. C’est un peu flou. Je dois avouer qu’après quelques pas, on s’habitue mais c’est probablement parce que je connais mes chemins. Vive les repères. Si je sors des sentiers battus toutefois, je ne suis pas tout à fait à l’aise. C’est généralement à ce moment que je les enlève du bout de mon nez pour réaliser que je n’ai pas mes autres lunettes avec moi. Ceux qui me connaissent un peu plus me diront, « Hey le smart, tu vois pareil sans tes lunettes ». Ce n’est effectivement pas comme si je n’y voyais rien mais je me dis que c’est quoi le point d’avoir des lunettes si je ne les ai pas avec moi lorsque je devrais les avoir en face des yeux. Encore questionnements.
J’ai déjà en tête certains de mes lecteurs ou lectrices qui sourient à la lecture de ces lignes. Riez tant que vous voulez, un jour viendra où autres non plus vous n’aurez plus le choix d’avoir vos châssis doubles à l’année comme mon humble personne ainsi que beaucoup d’autres de nos pairs.
Erratum
Ça a l’air – une collègue qui check la game mieux que moi – que les lignes cellulaires rentrent aussi sur la ligne orange entre Berri et Square-Victoria. Comme je descends à Berri le matin pour changer de ligne, je n’avais pu le vérifier. Dorénavant, avant d’affirmer de telles aberrations, je promets de peut-être m’informer auprès d’autorités compétentes.
Truc du jour avec des rimes qui riment en crime!!!
La nuit, tous les chats sont gris.
Lorsque le temps est gris lui aussi,
trainez un parapluie.
Culture
Si vous plantez vos plantes trop tôt en saison, vous risquez de les voir geler. Une année en Abitibi ma mère avait fait l’erreur de le faire avant la St-Jean-Baptiste et un matin on s’était levé pour constater qu’une mince couche de neige était venue s’étendre au sol pour nous faire un ptit coucou. Si c’est pas de la culture ça!
jeudi 30 avril 2009
Communications
Un défi culturel
Une lectrice fidèle d’Ahuntsic – le monde est ptit, hein? Surtout quand on me regarde! – m’a mis au défi. Elle donc m’a envoyé un mot par le truchement – la dernière fois que j’ai entendu ce mot, ça devait être Jean-Maurice Bailly qui s’exprimait sur les ondes de notre belle société d’État qu’est Radio-Canada – du WEB. Non seulement elle ne m’a pas envoyé de définition avec ledit mot mais elle m’a en plus mis au défi d’arriver à une définition correcte sans utiliser Antidote du mot hyperonyme. Elle ne m’a pas interdit de dictionnaire papier mais je serai bon joueur. Je m’engage donc à tenter une définition sans outil. Évidemment que par la suite pour ne pas être en reste avec le public en délire qui réclame la vérité à tout prix, j’irai retrouver la vraie définition dans les bas-fonds du processeur de l’ordinateur que j’utilise actuellement.
Je me lance donc. Hyperonyme. Me lance-je vers les contraires ou les pareils? Tel est la question. Comme dans les temps de verbe, il y a le plus-que-parfait, j’aurais tendance à m’enligner vers cette piste aussi. Est-ce qu’un plus-que-synonyme ça existe? Genre, plus jumeau que deux jumeaux? Je ne suis plus tellement certain de mon coup. J’hésite. Que faire? Je ne pense plus maintenant que ce soit possible. Le doute s’installe. Si je suis ma piste des contraires maintenant, ce ne sera pas mieux. Imaginez un peu si je vous disais, trouvez-moi le plus-que-antonyme du mot « ouvert »? L’antonyme normal serait probablement « fermé » mais qu’en est-il de son hyperonyme? Je crois que je serais mieux de laisser la place à mon chum Antidote, il doit être meilleur que moi.
Hyperonyme, nom masculin
[LINGUISTIQUE] Mot plus générique qu’un mot donné. Le mot animal est un hyperonyme de mammifère, qui est lui-même un hyperonyme de chien.
Et tant qu’à y être, voilà un deux pour un, juste pour toué mon chum!
Je propose donc comme seconde définition paradigme qui me fut, quant à lui, suggéré par une collègue de bureau. Je n’oserais me lancer dans une définition maison dans ce cas, alors je laisse donc le plancher à mon ami Antidote le soin de vous le dire.
Paradigme, nom masculin
Modèle de pensée.
Conception théorique dominante qui a cours à une certaine époque dans une communauté scientifique. La théorie de la relativité a entraîné un véritable changement de paradigme en physique.
[GRAMMAIRE] Ensemble des formes fléchies (déclinaison, conjugaison) d’un mot pris comme modèle. Le paradigme du verbe finir.
Ce mot lui-même, pris comme modèle. Le verbe finir, paradigme des verbes du deuxième groupe.
[LINGUISTIQUE] Ensemble des unités linguistiques entretenant entre elles un rapport d’interchangeabilité dans un contexte donné.
Pas de truc du jour aujourd'hui, je n'en ai pas en stock.
Alain
mercredi 29 avril 2009
Doux printemps, quand reviendras-tu?
Je m’adresse donc à mes antennes qui sont ailleurs, genre à Amos, Québec, Chicoutimi ou même Sept-Iles; Y a-t-il déjà des gougounes avec des orteils qui dépassent qui se poussent dans le métro à la sortie de Berri-UQAM dans votre coin? Voilà, c’est tout simplement impossible de retrouver cette espèce à ce temps-ci de l’année à cet endroit précis! J’adore les études sociologiques où les hypothèses de base sont impossibles. Ça peut donner libre cours à de savants penseurs qui arriveront sans aucun doute à des résultats d’études rocambolesques que la majorité des ours ne pourra comprendre mais qui sera d’autant plus indispensable à l’avancement de la science. Je m’écarte toutefois de mon objectif de base.
J’en reviens donc à ce dont je voulais traiter aujourd’hui. Le printemps. Est-il vraiment arrivé? Et quand est-il de l’été. Il y a vraiment lieu de s’interroger. En tout cas, j’en ai une à la maison qui est vraiment intriguée. Non mais si le mercure monte à 32 degrés une journée pour retomber à 12 degrés le lendemain, remonter à près de 30, redescendre dans la quinzaine une couple de jours et ainsi de suite, il y a de quoi se poser quelques questions. Je me dis que c’est peut-être le réchauffement de la planète qui fait une répétition générale un samedi, effectue quelques peaufinages le dimanche, fait un autre test le lundi et ainsi de suite. Peut-être n’est-ce aussi que l’effet du hasard qui fait que les citations que l’on se répète d’une génération à l’autre puissent avoir l’effet désiré. Serait-ce simplement ceux ou même celles qui tirent les ficelles en haut qui s’amusent à nous mélanger pour que les cinq ans et trois quarts puissent s’éveiller aux différents phénomènes naturels? Ça doit être juste cela. Ça doit être ce que l’on appelle le printemps. OK, je vais en parler à Marilou en ces termes : « C’est l’histoire d’une saison, comprends-tu… » J’imagine de voir ses yeux me regarder en disant : OK papa! Ça va, je n’ai pas compris mais qu’importe, viens te rouler dans le gazon jaune et vert avec moi. Ma fête est juste au mois de juillet et ce n’est pas tout de suite. Fais-moi signe le 15 juillet et ce sera parfait. »
À un moment donné, le bonhomme va comprendre lui aussi. Il est jeune encore, c’est le seul espoir.
Trucs du jour
- En ressortant un manteau de printemps, fouillez dans toutes les poches, vous y retrouverez peut-être un beau billet du Dominion de 10$. Remarquez que, comme moi, vous y retrouverez peut-être 2 ou 3 vis et quelques boulons que je traîne d’une saison à l’autre parce que à un certain moment, j’ai dû monter un truc quelconque dans lequel il y avait des instructions, des pièces et des vis correspondantes et que, à la fin, j’avais trop de pièces. Ça m’arrive des fois.
- Demain sera la dernière journée internationale de transmission de vos déclarations d’impôts sur le revenu au fédéral et provincial pour 2008. Repérez la petite boîte rouge au plus vite ou bien tentez l’expérience de la transmission via le NET. Parlant du NET, je ne sais pas dans quel état comment seront les serveurs des deux ministères – fédéral et provincial – demain vers, disons 23h45? Une question de même.
- Si jamais vous recevez un appel – je veux dire au téléphone et que vous possédez l’option Afficheur – et que vous voyez 438 comme indicatif régional, il s’agit peut-être seulement de votre voisin et non quelqu’un des USA ou même du Nouveau-Brunswick. Depuis octobre 2007, il y a un nouvel indicatif régional pour accompagner le fameux 514 dont je me suis si souvent glorifié face à des 450. Le fameux adage qui dit que quand on crache en l’air, ça peut nous retomber sur le nez s’applique donc tout à fait à mon cas puisque mon nouvel appareil mobile a un numéro débutant avec le 438. C’est toujours un peu embêtant d’avoir à expliquer des nouveautés semblables à chaque appel.
- Une petite dernière. Si vos pneus d’hiver sont encore en train de rouler sous votre véhicule moteur, vous pourriez considérer le changement dès maintenant. On devrait être assez chanceux pour ne plus avoir de neige avant octobre prochain, peut-être même novembre si on est chanceux. Encore une fois, au risque de me répéter, ce commentaire s’applique à la région dans laquelle je survis. Des exceptions pourraient s’appliquer dépendant des régions.
Culture
Si en travaillant sur un « Mots croisés » un jour, on vous demande le mot correspondant à la définition de « Esquimau », la réponse sera très certainement Inuit. Sachez toutefois que la vraie définition du mot esquimau – qui provient de l’inuktitut, la langue parlée par les Inuits – est « mangeur de viandes crues » et que ce terme est une insulte pour ces populations et qu'eux-mêmes déplore son usage. Pour avoir vu de mes yeux vus de vrais Inuits en personne, je peux vous affirmer que ce ne sont pas nécessairement juste des mangeurs de viandes crues. Ils sont souvent mieux équipés que beaucoup de gens en ville dans leurs cuisines, genre pour faire cuire la viande. Et seconde preuve de mon affirmation, je n’ai pas vu de restos de Sushis dans le coin. Bon, est-ce que le poisson c’est de la viande? Non mais comme j’y voyais un rapprochement dans le fait que ce soit cru aussi, je me suis senti dans l’obligation d’en parler, vous me connaissez.
Si je dis « tarmac » maintenant? Certains penseront peut-être à l’abréviation déguisée d’un gros mot que je ne devrais jamais utiliser devant Marilou parce qu’elle a tendance à répéter tous ces mots – jamais au bon moment – et à me demander à quoi ça sert – surtout quand je lui dis que ce n’est pas tellement beau provenant de sa bouche à elle – et est-ce qu’on peut les utiliser durant telle ou telle saison. La vraie définition est plutôt « La partie d’un aérodrome réservée à la circulation, au stationnement et à l’entretien des avions. Au Québec, on utilise plutôt aire (de trafic, de manœuvre, de service, de stationnement). Cet anglicisme est toléré ailleurs dans la francophonie ». C’est ce qu’en pense Antidote. Le mot m’est venu tout bonnement en tête en pensant au prochain qui s’en vient pour nous. Est-ce que j’avais mentionné que « je vais aller au cirque! »?
lundi 27 avril 2009
Quand on vient de Mars…
Les questions étaient assez basiques, du genre que j’aurais probablement pu répondre sans l’aide de Google, d’un dictionnaire ou d’une grammaire quelconque. Sauf que…
À une certaine question qui demandait le type de parents qu’on pouvait être, je me serais attendu à des choix du genre : Bons, Très bons ou même pas bons. Ce n’était pas vraiment ce qu’ils voulaient savoir car j’imagine qu’ils le savent qu’on est les meilleurs! À bons enfants, bons parents? Suis-je en train de vanter la famille au complet moi là? OK, ça suffit le bon parent, calmes-toi un peu. J’en reviens donc à mes moutons. Depuis plusieurs années qu’on entend l’expression « monoparental », on le sait. Ma blonde elle, elle le savait. Nous – ma blonde et moi – on est ce qu’on appelle des parents nucléaires. Oui oui, nucléaires! Me semble que ça fait martien. Peut-être dans le sens qu’ils ne s’en fait plus ou je ne sais trop mais dans mon livre à moi comme le dirait si gentiment notre ami Stan, me semble que ça fait… rares!
Ma blonde nucléaire et moi, tout brillant de radioactivité que j’étais avons donc complété ledit questionnaire, ma blonde avec un certain flegme digne des plus grands bretons et moi tout excité de cette nouvelle radioactivité qui m’habitait.
Juste de même, sans trop y penser, combien le savait à propos de la parenté nucléaire? Ne trichez surtout pas. J’aimerais seulement m’assurer que je n’étais pas seul dans mon vaisseau… nucléaire.
Voyage
Pour notre prochain périple, on sait maintenant les dates, comment on part, où on loge ainsi qu’une partie des activités qu’on tentera de faire pendant notre séjour. On a « booké » le spectacle du Cirque du soleil « Ô » hier. Pour moi, ce sera une première. J’ai beau demeurer à un jet de pierre – c’est beau, hein? – du Cirque depuis près de sept ans, je n’ai jamais eu le plaisir de les voir. Je passerai donc par Las Vegas pour les voir. Je me demande combien de petits québecois sont sur les shows de Vegas? Parce qu’il y en a plus d’un. Ma blonde m’a dit que c’est celui qu’elle voulait voir, alors ce doit être le meilleur! Ma blonde elle, elle est « Jetset »! Elle l’a déjà vu le Cirque. Depuis hier donc, je n’ai qu’une phrase en tête. Elle est tiré d’un long-métrage dont je ne me souviens plus du nom mais qui mettais en vedette un célèbre gaulois dont je ne me souviens plus du nom et dont l’acteur de soutien qui jamais remporté de titre se prénomme Obélix et qui est par-dessus tout mon idole. Dans le film, en tout cas dans la BD, à un certain moment le Centurion – je sens le début d’un concept ici – récompense un de ses légionnaires en l’envoyant au cirque et celui-ci de s’exclamer sans arrêt, en tout cas pendant quelques pages : « Je vais aller au cirque, je vais aller au cirque, je vais aller au cirque… » Dans le style assez fatigant. Tout cela pour dire que moi aussi je vais aller au cirque. Ça m’a fait du bien d’en parler.
Culture
Parlant de vocabulaire, mes asperges font des petits. À preuve que vous n’êtes pas seuls à lire mes extravagances, Lucie, pour ne pas la nommer, qui est très connu dans le monde du scrapbooking de ma blonde et de la planète Québec et qui est aussi un peu plus scientifique que la moyenne des ours parce qu’elle travaille dans le domaine des pharmaceutiques mais je ne la nommerai surtout pas même si je pourrais dire qu’elle est de lignée royale, m’est revenu sur les asperges en me parlant du mot « turion ». Elle m’a dit et je la cite puisque de toute façon, elle est déjà publique because elle s’est exprimé sur le blog comme tel :
- Ah vois-tu, moi c'est le turion qui me fascine cette fois-ci :)
- Et quand tu a cent turions, est-ce un centurion?
Je ne commenterai pas la deuxième de ses phrases puisque je ne connais pas exactement le nombre que peut contenir un paquet dans un élastique, qu’il soit bleu ou rouge… Elle m’a quand même forcé à ouvrir l’Antidote qui traîne sur mon bureau pour lui demander :
- Aie, salut mon Antidote de mes deux! Comment ça se passe de ton bord?
- Les nerfs ponpon, je suis en train d’ouvrir…
- Toujours est-il que je voudrais savoir la définition d’un mot, ça-te-tentes tu?
- Ouin ouin, je suis en train d’ouvrir.
- Je me demande si le fait de trouver un dictionnaire et de l’ouvrir pour trouver le mot me prendrait moins de temps.
- La veux-tu ta définition oui ou non?
- Un logiciel avec une attitude, non mais on n’arrête pas le progrès!
- C’est quoi ton mot le smatt?
- Euh, attends un peu…
- Ça valait la peine de me stresser!
- Essaies donc turion, espèce de toi!
- Turion?
- Oui me semble que c’est ce que je viens de te dire…
- Définition de turion,… nom masculinBourgeon souterrain ou à fleur de terre d’une plante vivace. Turion d’asperge.
- Ah oui? D’asperges, hein?
- Asperges ou turions?
- Oublie cela…
- On s’en reparle à la prochaine question?
- OK, bye là.
Moi et mes relations logicielles. Ça m’apprendra à surveiller un peu mieux mes fréquentations. Ma mère ne m’avait pourtant pas mis en garde contre les logiciels que je ne connais pas, juste les inconnus… humains. Faudrait que je prenne une note d’ajuster mon discours pour Marilou.
Truc du jour
J’avais déjà mentionné le fameux : « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Je me souviens aussi qu’il n’était pas tout à fait à propos parce qu’il faisait encore moins 158 degrés au moins à ce moment précis. Samedi, j’ai eu l’air un peu fou quand j’ai tenté d’expliquer tout cela à Marilou. Il faisait à peu près 25 degrés si ce n’est pas plus. On est toutefois vite retourné à un peu plus frais le lendemain. Anyway, un peu trop froid pour qu’une cinq ans et trois quarts puisse sortir à manches courtes et surtout, pas de collant! Essayez d’expliquer cela à une enfant qui cherche encore la différence précise le printemps et l’automne. Dorénavant chez nous, on ne peut plus s’exclamer du genre WOW, c’est l’été en plein mois d’avril parce qu’il fait 25 degrés. Il y a continuellement une paire d’yeux interrogateurs accompagnée d’une bouche questionneuse qui nous ramènent à la réalité en posant des questions du genre, « On es-tu l’été? » avec comme sous-entendu, « On remplis-tu la piscine, on manges-tu dehors ou que sais-je encore ? »
Ma vie et mes actes sont donc constamment surveillées, quand ce n’est pas ma fille, il y a « Big Brother » dont on a jamais vu la fraise mais dont on peut être certain qu’il nous surveille du haut des airs, soit via le NET ou même dans un hélicoptère.
Alain
jeudi 23 avril 2009
Des précisions
L’asperge est une plante potagère originaire de l'est du bassin méditerranéen. Connue des Romains, elle est cultivée en France depuis le XVe siècle. Le terme désigne aussi ses pousses comestibles, qui proviennent de rhizomes d'où partent chaque année les bourgeons souterrains ou turions qui donnent naissance à des tiges s'élevant entre 1 et 1,5 mètre.
La cuisson des asperges
Dans tous les cas, il faut couper les extrémités ligneuses (le talon) pour les rafraîchir, éplucher la partie blanche, jusqu'à quatre centimètres sous le bourgeon, des asperges les plus vieilles et les plus grosses. Pour conserver leur couleur et leur texture, il faut les faire cuire aussi peu de temps que possible.
La cuisson des asperges doit de préférence se faire dans un cuit-vapeur pour conserver toute leur délicatesse. Elle peut se faire aussi dans un faitout étroit et haut, au mieux doublé d'un panier perforé. Sinon, placez les asperges liées en botte, debout, l'eau devant affleurer légèrement en-dessous des pointes afin qu'elles cuisent à la vapeur.
Utiliser de l'eau bien salée, faire bouillir à vive allure, pour une cuisson rapide qui préservera au mieux la texture et la saveur des asperges. Une fois l'eau à ébullition, prolonger la cuisson de douze à dix-huit minutes, selon la grosseur des tiges.
Astuce: pour conserver leur belle couleur aux asperges vertes, les arroser d'eau glacée juste après les avoir retirées de l'eau de cuisson.
Quelques idées de préparation
Asperges vertes au beurre blanc.
Les servir de façon classique accompagnées d'une vinaigrette à la moutarde, d'une sauce mousseline ou d'une sauce beurre blanc.
Préparer les tiges en mousse ou en velouté et les pointes en salade tiède.
Servir les asperges vertes accompagnées d'une sauce maltaise ou d'une vinaigrette au jus de citron et à l'huile d'olive.
Si elles sont fines, les faire sauter avec des champignons des bois, et les servir en accompagnement d'une pintade.
Pour le côté traditionnel, les asperges à la flamande constituent une spécialité gastronomique de Flandre. Elles sont servies parsemées d'œuf dur coupé fin après les avoir fait revenir dans du beurre, que l'on rajoute sur le tout après.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Asperge
Évidemment que ça vient de l’autre côté du trou d’eau qu’on appelle l’océan Atlantique et que l’idée est un peu teintée par nos amis français mais comme on a tous côtoyé à un moment ou à un autre de notre vie une personne provenant de par là-bas, on pourra certainement en comprendre l’essentiel.
Culture
Quand on dit que l’argent attire l’argent… J’imagine que la culture attire aussi son lot de culture? La preuve en est que depuis que j’ai commencé ce petit jeu, certaines personnes, prévisibles dans certains cas mais complètement surprenantes dans d’autres, se sont mis à m’envoyer des mots accompagnés de leurs définitions. À l’occasion, on me met même au défi de trouver la bonne définition. J’y arrive des fois mais ça me demande un léger effort.
J’ai donc trois définitions à offrir aujourd’hui pour l’avancement de la culture. La première est moins officielle mais quand même! Ce midi, une de mes collègues est arrivée avec un sac de sushis. Jusque là, tout va bien. Toutefois lorsqu’elle s’est mis à nous expliquer qu’il y avait un nouveau qui apprenait à « sushier », je me suis poser quelques questions, vous me connaissez! Selon elle, le fait de fabriquer des sushis serait le verbe « suchier ». Je sais que ça sonne drôle mais essayez seulement de vous l’imaginer en anglais? La collègue en question était toutefois catégorique et certaine de son coup. Probablement qu’on devrait le voir apparaître dans des dictionnaires plus officiels très bientôt dans un cinéma près de chez vous.
Pour les deux autres toutefois, c’est un peu plus officiel.
Sui generis, adjectif
[Par plaisanterie] Qui est singulier, spécial, particulier.
Synonymes : caractéristique, déterminant, distinctif, particulier, propre, spécial, spécifique, typique.
Rhizome, nom masculin
[BOTANIQUE] Tige souterraine des plantes vivaces, souvent horizontale, qui donne naissance à des racines adventives et à des bourgeons se transformant en tiges aériennes.
Les rhizomes avaient été mentionnés dans la définition des asperges. Pour ce qui est du "sui generis", qui doit provenir d'un latin quelconque - pas une personne mais plutôt la langue - et dont je n'avais jamais entendu parler avant ce matin.
Alain
Petites annonces
À vendre
- Charmant petit drapeau à apposer sur le rebord de la fenêtre d’un véhicule moteur. Volant au vent, c’est très « in ». Couleurs vives. N’a presque pas servi. Petit détail à noter mais pas trop quand même : il est à l’effigie des Canadiens de Montréal et ce n’est pas possible de le mettre en berne.
- Faux chandail des Canadiens parce que pas acheté dans une boutique des Canadiens, donc moins dispendieux. A déjà été beaucoup porté. Spécialement les lendemains de défaites pour faire du ménage, du jardinage ou n’importe quoi de salissant. Toute offre raisonnable sera acceptée et aucun représentant n’ira chez vous. Faites une offre!
À échanger
- Casquette du centenaire des Canadiens (portée moins d’un an) contre n’importe quelle autre casquette assez discrète pour jouer au golf l’été.
- Une fierté perdue récemment contre une âme disponible.
À donner
- 11 joueurs autonomes grassement payés qui désirent fuir à grands pas la métropole. Personne ne devrait tenter de les retenir puisque la personne responsable de le faire a probablement déjà quitté son poste aussi.
À louer
- Un bureau de grandeur modeste situé près d’une chambre de joueurs, grassement payés aussi. Disponible depuis le début de mars.
- Un autre bureau, plus haut un peu et plus grand, situé non loin du bureau du président et du propriétaire qui prennent à l’occasion des décisions à la place du locataire dudit bureau. Aussi disponible, probablement maintenant.
Un fan désabusé