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lundi 27 octobre 2008

Les Croisades: Isaac et les Cascades

De nature plus prosaïque que fantastique, jamais il me serait venu à l’esprit un jour d’écrire à propos d’une croisade. Le sujet étant trop sérieux pour les lignes qui se retrouvent habituellement en ces lieux. Comme le sujet est important, je me devais toutefois de vous en toucher un mot.

Les croisés dont je veux traiter ne font pas partie des classiques du genre. Contrairement aux originaux, ils ne portent pas de cottes de mailles mais des jeans dont le fond de culotte est souvent à la hauteur des genoux. Peut-être pas les plus jeunes mais les ainés y aspirent fortement. Ils ne portent pas d’épées ni de boucliers mais plutôt un iPod ou même un cellulaire accompagné d’un « Bluetooth » à l’oreille. Les armes du 21e siècle. Dans un certain sens, ça peut être aussi efficace. L’ignorance peut vaincre des montagnes. La quête pour laquelle ils se battent a aussi changé de nom quoiqu’elle puisse être aussi noble dans certains cas. L’évangélisation du temps s’appelle maintenant les campagnes de financement. Évidemment, les conquis ont aussi changé puisqu’ils s’appellent maintenant parents au lieu d’insoumis qu’ils étaient dans le temps.
Comme notre Marilou a débuté sa carrière scolaire cet automne, il fallait s’attendre à ce genre d’événement tôt ou tard. De plus, comme le papa voulait s’impliquer dans ladite vie scolaire pour fouiner un peu ou même aider à sa façon. Comme on dit souvent, un dans l’autre ou bedon si t’additionnes les deux : me voilà pris dans l’engrenage de la vie scolaire. Tout un monde, je dois l’avouer. Ça fait que je vais laisser le micro à ma file qui a des choses à vous dire :

« Bonjour, je m’appelle Marilou et j’ai cinq ans. Depuis quelques temps – je ne sais pas encore vraiment compter les jours – je vais à l’école St-Isaac-Jogues et j’apprends plein de choses. Avant je savais mon nom; Marilou Balleux. Maintenant je sais presque l’écrire avec des vraies lettres et un vrai crayon. C’est le fun, hein? On dessine aussi et des fois on a une période de repos. Le mardi, on a l’éducation physique, c’est ça hein papa? On va aussi à la bibliothèque pour prendre des livres et les lire. Ben moi je peux pas encore les lire mais maman ou papa me les lise quand j’en ai. Je me suis aussi fais des amies. Alexandra, Alyssa, Julia sont dans ma classe avec Amélie. Il y en a aussi d’autres.

Pour faire des activités, on a besoin des sous. C’est pour cela que, il y a des madames et des messieus qui y ont pensé, on vend des affaires au monde pour se faire du fi…nance…ment. Le financement c’est un mot à la mode dans ce temps ci parce que tout le monde y pense à cause d’un monsieur qui a fait peur à tout le mondedans un pays du sud où je vais des fois en Floride voir grand-maman et grand-papa.

Les affaires qu’on vend c’est pas du chocolat, pas assez pratique! On vend du papier hy…gié… quoi donc papa? Ah c’est cela, du papier de toilette. C’est du recyclé à 100% que papa m’a dit. C’est du Cascades! C’est bon pour notre planète la Terre. On le vend dans des caisses.
C’est comme cela papa qui fallait que je dise? »

- C’était parfait ma grande, tu feras une excellente vendeuse ou même une bonne politicienne si ça va pas comme tu le veux.

Voilà! Nous voilà rendus dans le commerce du papier. Et pas que du banal papier. On parle ici de papier c… oups!, je m’abstiendrai de mentionner le nom que j’avais en tête par crainte d’offenser de chastes yeux. Mais j’imagine que tout le monde a bien compris ce que je voulais dire. Le genre de papier bref dont personne ne peut se passer. Même le pape s’en sert apparemment. Non mais… on ne rit plus. Je n’ai malheureusement pas son adresse pour le solliciter. Tout le monde s’en sert donc, c’est bon pour la planète et en plus, ça aide lea petits poux et les moins petits du quartier à s’occuper les méninges et les muscles du corps. Moi, je n’y vois que du bon. Et vous?
Dès que j’ai d’autres détails, je vous en reparle. Je sais que le besoin de se tor… ne se contrôle pas non plus, alors si Marilou peut vous aider pour l’acquisition du matériel nécessaire et que vous pouvez attendre, n’hésitez surtout pas à ma le laisser savoir, je suis son agent.

Le Jardin Botanique

La semaine dernière, nous sommes passés par le Jardin botanique pour aller saluer Esmeralda de jour et contempler les lanternes le soir. C’était une première pour moi. Je dois avouer que j’ai été enchanté. Les effets de lumière dans le jardin de Chine sont parfois époustouflants. Je crois que la petite famille revivra l’expérience à nouveau l’an prochain. Si je vous disais que les mots me manquaient pour décrire l’événement, c’est tout dire. Je vous en reparle dès l’an prochain.

Changement d’heure d’automne

C’est en fin de semaine ue l’on change d’heure. Yé! Ça veut dire qu’au lieu de partir à la noirceur pour le bureau, je vais partir dans la pénombre. Ah oui! Le soir venu, il va faire noir plus tôt, on devrait donc revenir du bureau à la noirceur itoo. La clarté devrait donc nous revenir en force dans six mois environ. Dire qu’on a presque pas eu de soleil cet été. Je vous rassure, la neige s’en vient. Vous souvenez vous de ce que peut avoir l’air la neige? Moi je m’en souviens en tout cas. Ça me rappelle une certaine souffleuse que je n’ai pas eue. Mon cardio n’a qu’à bien se tenir. Je suis prêt, comme disait l’autre!

On s’en reparle,

Alain

mardi 14 octobre 2008

Sports amateurs royaux

Samedi matin, le roi, sa femme et son petit prince sont venus chez moi pour me serer la pince, mais comme j’étais pas là… Ben oui, on était déjà partis quand ils sont arrivés ces royaux là! Notre princesse à nous, Marilou première, avait comme à tous les samedis ses cours de gymnastique artistique au Centre Claude-Robillard au Club Gymnix. La gym artistique ça ressemble un peu au patinage artistique mais sans patin? Pour un néophyte comme je l’étais dans les deux domaines il y a quelques semaines, la question était de mise. Je ne m’y connais toujours pas en patinage artistique si ce n’est des Olympiques d’hiver où la tivi nous montre des gens de talent qui effectuent de jolis sparages dans les airs et qu’en retombant, ils brisent complètement la glace – c’est mon grand frère qui me l’a dit et il doit le savoir lui, parce qu’il joue souvent au hockey après des séances de patinage artistique dedans son aréna – et qui souvent se font juger de façon pas très objective par des juges brésiliens qui n’ont même jamais vu de glace. D’aucun diront que je dois maintenant connaître un peu mieux la gymnastique artistique étant donné mon expérience visuel de quelques séances. Comme le dirait l’autre : « Eh ben, écoute, écoute mon Jean-Maurice, le momentum est de notre côté et puis, je pense qu’et puis… », je vous laisse donc imaginer la fin de cette phrase qui pourrait tout aussi bien tourner d’un bord comme de l’autre. Je vous dirais que malgré cette courte ancienneté dans le domaine, l’activité semble intéressante pour Marilou, selon moi, ils ont l’air d’apprendre quelque chose même si je ne sais toujours pas quoi pour le moment mais j’ai confiance et je vous en reparlerai probablement éventuellement.

Imaginez-vous donc que le Prince et ses vieux se sont repointés chez nous un peu plus tard mais on n’y était toujours pas. Par cette magnifique journée, nous avions décidé – nous étant un bien grand mot, mais enfin… -- de se rendre dans le nord ouest de la métropole qui n’en est plus une selon TSN et toute la population de Toronto, vers St-joseph-du-lac pour la cueillette annuelle de citrouilles pour l’événement de la fin du mois qui consiste à se déguiser pour les plus petits pour aller ramasser des sucreries qui font le plaisir des dentistes et des sous noirs qui font celui de l’UNICEF ou CENTRAIDE ou que sais-je encore. La pèche a été bonne. Trois belles citrouilles qu’on va creuser et vider en équipe pour mettre une chandelle dedans toujours en équipe, que m’a affirmé sans hésitation Marilou.Je dois mentionné que pour Marilou, le travail d’équipe c’est papa qui creuse et travaille avec elle qui surveille le tout en faisant des commentaires toujours très à propos au sujet du travail effectué en équipe pendant que maman Chantal prend des beaux portraits de l’activité de travail d’équipe pour en conserver de précieux souvenirs qui emplissent lentement mais surement le disque dur de l’ordinateur.

Dimanche matin, le roi, sa femme et son petit prince sont venus chez moi pour me serer la pince, mais comme j’étais pas là… Il faisait encore très beau, on en a donc profité pour faire une visite au zoo de Granby. Nous sommes partis très tôt pour éviter la cohue. On a bien fait. En après-midi, c’était plus que bondé comme place. Comme c’était le dernier week-end d’ouverture, le prix d’entrée était très réduit et les hot dogs étaient aussi en spécial. On ne pouvait tout simplement pas manquer cela. On ne l’a pas manqué. En sortant du zoo, on ne pouvait pas ne pas s’arrêter à la Scrapbookerie. On est donc arrêté. Et on est finalement rentrés après le souper. La petite avait son voyage et je pense que ses parents aussi. Une bien belle journée avec pleins de portraits d’animaux qu’il n’y pas dans les ruelles de Montréal. Des rats disons, un peu différents en aspect et en taille de ceux qui trainent dans mon coin. Non mais, un rat avec une trompe avez-vous déjà vu cela?

Lundi matin, le roi, sa femme et son petit prince sont venus chez moi pour me serer la pince, mais comme j’étais pas là… en fait, nous y étions mais le roi et sa famille étaient en congé férié, alors ils ne se sont pas vraiment pointés. Dommage! On en a donc profité pour faire quelques trucs annonciateurs. Genre libérer de l’espace dans le garage pour pouvoir y cacher un véhicule l’hiver. Pas facile de réussir à insérer un véhicule dans un garage double. Ce n’est tout simplement pas assez grand. Encore une fois toutefois, mon génie logistique est arrivé à une solution des plus acceptables et vélos et articles d’été sont maintenant bien entassés les uns par-dessus les autres et attendent tranquillement le retour des beaux jours. Pas question un cossin d’été avant avril 2009 toutefois. À une exception près, mon sac de golf peut être récupéré sans aucune difficulté et très rapidement si une urgence se pointe à l’horizon. Il faut savoir gérer les priorités.

On a aussi profité de la journée pour trouver un déguisement pour Marilou pour l’événement citée précédemment dans le même texte. Elle sera donc un clown cette année. Heureusement, le trip morbide n’est pas encore arrivé chez nous. Je trouve cela pas mal beau un clown. À mort Dracula, et aux poteaux et dans les tombeaux les vampires!
La journée s’est terminée pour ma part devant la tivi pour vérifier si la tenue du week-end de nos Glorieux était véridique. « Eh ben, Jean-Maurice, écoutes, je crois que la flanelle devrait bien faire en cette année du centenaire. »

Juste avant que ça ne commence, je voulais aussi vous dire que le vote s’achève actuellement et que les chefs sont aussi très nerveux ,à l’heure actuelle. Apparemment qu’ils sont allés voter chacun dans leur comté. On les a vus à la tivi. Je ne comprends pas que personne ne soit venu me filmer pendant que je grifonnais mon « X » dans la petite boite de carton.

Bye là,

Alain

lundi 6 octobre 2008

Le temps des roses

Depuis le 24 septembre que rien de nouveau ou d’excitant me trottait dans la tête. En fait, rien qui se publie parce que je dois avouer qu’il y en a eu des idées qui ont trotté dans cette tête depuis le temps. Il était donc plus que temps que je réveille ces doigts qui sommeillaient et paressaient paisiblement au gré du vent d’automne. Je me délie donc les muscles en guise d’introduction. Depuis le temps, j’ai eu droit à mon baptême de l’OPP, au tournoi de golf annuel de la shoppe ainsi que plusieurs autres petites aventures. Je ne voulais surtout pas manquer l’occasion de me prononcer une fois de plus sur le débat qui déchire actuellement le Canada tout entier à propos de la prochaine élection qui fera rage dans tous les comtés canayens lundi prochain, oups! mardi prochain. Bon, dans l’ordre ou le désordre? Question de vous mélanger un peu j’irai donc dans le désordre.

Golf

Pour mettre fin à ma saison de golf ou à peu près avait lieu le 27 septembre dernier le tournoi annuel de la shoppe pour laquelle je travaille et dont je tairai le nom question de protéger l’identité de certaines personnes qui risqueraient de se reconnaître mais qui soit dit en passant les personnages de ce feuilleton sont tout à fait fictifs et quiconque verrait une ressemblance perceptible ou pas avec la réalité se verra complètement dans le champ gauche puisque c’est absolument impossible que ce soit véridique. Ceci étant dit, le tournoi. Le plus gros défi à relever pour cette journée fut probablement pentdant toute la semaine le précédant, de vaincre la météo. Les prévisions n’étaient vraiment pas encourageantes. Il y a même eu des rumeurs à l’effet que quelques golfeurs émérites comme par exemple Raymond -- pour ne pas en nommer puisque ces personnages étant tout à fait fictifs…-- ne s’y pointeraient pas pour cause de pluie probable. Eh ben, Jean-Maurice comme le disait si bien son analyste du temps, il a su déjouer toutes les défensives et les savants calculs adverses et nous est arrivé vêtu de ses plus beaux atours. Comme le disaient si bien les meilleures commères sur le perron de l’église le dimanche matin au siècle dernier dans la plupart de nos villages québecois : « Il était sur son 31 notre beau Raymond! » Vous auriez dû le voir arriver avec son beau chapeau de cowboy Heineken, son T-shirt gris et ses jeans, mais noir donc ça ne compte pas vraiment selon lui. Dois-je vous rappeler que nous étions sur des allées de golf, probablement le sport le plus étiqueté que je connaisse après peut-être le polo pratiqué en Angleterre? Je tiens donc à féliciter Raymond pour son courage à faire tomber les barrières. Je te dis donc Raymond : Molson salue les vrais! En plus de Raymond, un autre intrus s’est aussi pointé. Les plus vieux d’entre vous se souviendront probablement d’un dénommé Galarneau qui était la vedette d’un téléroman appelé « La couleur du temps ». Ce Galarneau arrivait généralement après une couple de jours de pluie le lundi. Toujours est-il que le soleil s’est même pointé contre toute attente. Notre score d’équipe fut des plus satisfaisants quoique nous n’ayons jamais su le meilleur de la journée, l’événement étant d’abord et avant tout participatif mieux connu sous le vocable de mouvement coopératif comme dans Caisse Polaire. Molson ou Bud saluent donc aussi René, Pierre et Alain qui ont donné leur 110%. Un beau « A » pour l’effort car elle y était. Une petite mention aussi pour une autre collègue qui a travaillé très fort durant la journée et qui a été surnommée par son équipe : miss motte car elle a passé sa journée à courir après les mottes d’un certain Pierre qui la frappait assez « grasse » comme on dit quand le bâton passe un peu plus dans le gazon que directement en-dessous de la balle.

L’OPP et le Parti Vert

D’abord une précision, l’OPP ne signifie pas « Organisation des pays exportateurs de pétrole » mais plutôt l’organisme de participation des parents qui agit dans le cadre des activités scolaires d’une institution publique. En l’occurrence l’école où Marilou aime encore aller à tous les matins après plus d’un mois. Donc, il s’agit d’un groupe de parents bénévoles qui agit pour le bien des enfants fréquentant ladite institution. Bref, bien des plaisirs en perspective pour l’année qui vient. Je vous en reparlerai prochainement. Un indice : le recyclage! Parlant de recyclage, je voulais aussi parler du Parti Vert. Je me demandais si en votant Vert, on foutait simplement notre vote dans le composte ou bien que notre vote était recyclé en vote Conservateur, Libéral, Bloquiste ou Néo-démocrate. Je me demandais comme cela en passant. Il y a de ces questions importantes qu’il y a lieu de poser à la veille des élections et il me fait plaisir de poser les vraies questions pour vous tous et qu’ainsi vous soyez informés de façon plus qu’objective. Ça c’est du journalisme d’enquête. Le Devoir n’a qu’à aller se rhabiller.

Migration vers le nord

En fin de semaine en sortant dehors, j’ai entendu des sons familiers provenant des cieux. Un magnifique vol d’outardes survolait la métropole. En les observant plus à fond, j’ai réalisé une chose mais comme je n’en étais pas tout à fait certain, je me suis précipité vers mon véhicule moteur pour l’alimenter et ainsi vérifier la direction où s’en allaient les bipèdes en question. Après vérification électronique donc infaillible, je peux affirmer que ces cervelles de moineaux voguaient allègrement vers le nord. Je me suis donc informé dès ce matin à un vrai gars de terrain, un montréalais pure laine mais qui sort de son faubourg à l’occasion pour des excursions de pêche ou de chasse. Rien de violent mais quand même un peu plus réel que ma simple passion pour les oiseaux, avait donc sa théorie là-dessus. Claude donc, pour ne pas le nommer lui non plus afin de préserver son identité croit fermement que tout cela a un lien avec nos champs de maïs québecois et tout ce qu’on y retrouve à l’intérieur. Selon lui, les oiseaux voyageant vers le sud s’arrêtent fréquemment dans nos champs pour une halte « Mari ». D’où l’idée des beautés du nord au lieu des magnifiques plages du sud. C’est donc décidé! Mardi prochain, je vote Bernache!

Alors, n’oubliez pas d’exercer votre droit et bon vote à tous!

Bye là,

Alain

mercredi 24 septembre 2008

Pensées de bois

Je roulais paisiblement sur une route boisée de bois-francs, (j’imagine que c’était du bois franc parce que j’étais dans cette region mais ne prenez surtout pas cette affirmation pour du “CASH” puisque mes connaissances en terme de bois se limite à... pas grand chose) perdu dans mes pensées – comme quoi il n’y a pas que le cellulaire qui peut être une source de danger au volant, spécialement si on considère en plus, la bouffe, les breuvages, le maquillage ou même la lecture... d’un GPS – à propos du fait que ça faisait vraiment longtemps que je ne m’étais pas arrêté à songer à quelque chose de brillant à partager avec mes lecteurs. Que pensez vous de cette phrase comme introduction? Moi je la trouve franchement longue mais bon! Quand faut y aller, faut y aller!

Le bel âge

Vendredi dernier, comme à tous les deux vendredis qui ne mouille pas trop ou que le sol n’est pas trop enneigé, je suis allé à mon rendez-vous habituel avec mon beau-père favori – je n’en ai qu’un mais il pourrait aussi être le pire – pour une ronde de golf à St-Jérôme. La saison doit achever puisqu’il ne faisait que cinq malheureux degrés au départ. Mais le soleil était au rendez-vous lui aussi alors, munis de ma tuque et de mes mitaines, rien ne pouvait m’arrêter. Pour nous accompagner, le « starter » nous avait jumelé à un ptit couple. Aline et Robert. Quand un ptit couple joue au golf ensemble, je trouve toujours cela fascinant à voir aller. Jouer au golf en couple ça pourrait être considéré comme quand un des deux enseigne à l’autre comment conduire « manuel ». Ça peut facilement viré à la catastrophe.

Pas pour Aline et Robert par contre. Dans la joie et le bonheur, la ronde s’est déroulée comme pourrait le dire si élégamment notre ami Yoda le sage. Robert m’a confié très fièrement à un certain moment qu’il aurait bientôt 83 ans. Sa douce Aline devait le suivre de pas tellement loin même si je n’ai pas osé lui demander son âge. Comme vous le savez probablement, les d’incompatibilité entre les femmes et l’âge sont très fréquents et comme je ne voulais pas briser le moment, je me suis abstenu de combler cette curiosité qui me tenaillait. Su je fais un calcul rapide, ils doivent être ensemble et probablement mariés depuis environ 63 ans – mes parents tomberont dans la vénérable catégorie des 50 ans de mariage l’an prochain et j’ai beaucoup d’admiration pour cet exploit. Peut-être même que ça fait 40 ans et plus qu’Aline et Robert jouent au golf ensemble – pas mes parents par contre. WOW et re-WOW! Ça c’est du sport. Tout cela dans le bonheur. C’est beau, hein? Robert m’a aussi confié, toujours sous le couvert de l’anonymat, qu’ils n’aimaient pas tellement jouer avec des « ptits vieux ». Non mais Bob, C’est quoi des vieux quand on part à 83? Sacré Bob, va! Longue vie à aline et Robert ainsi qu’à leur si charmant couple. D’autre part, aujourd’hui j’avais une classe de six jeunes filles où la moyenne d’âge devait être dans les alentours de 70 ans. Encore une fois, je ne me suis pas risquée à demander des précisions parce qu’on étaient même pas sur un terrain de golf mais plutôt dans une classe et que... bon, j’imagine que vous avez compris. Pendant un moment, je me suis mis à penser à ces jeunes filles accompagnant leurs conjoints sur un terrain de golf et je me suis arrêté aussi vite parce que ce n’était pas aussi beau qu’Aline et Robert. Je n’ai jamais vu ces fameux conjoints mais la présence féminine que j’avais en face de moi fut suffisante pour me convaincre. Dure journée au bureau!

Un peu de politicailleries

Faut bien en parler parce que nous sommes en pleine campagne... électorale et que, pas grand monde ne semble s’y intéresser. Bon, peut-être que Stephen va finir par s’empêtrer suffisamment dedans sa culture pour réussir à éveiller notre fibre, comment déjà? Natialo-Politique? Oui c’est cela, la fibre machin qui nous permettra de réveiller nos passions. Stéphane quant à lui ne réussira probablement pas à s’enfarger dans les fleurs du tapis mais pourrait par contre « trébucher sur la moquette à motifs naturels ». Je le sens pas ce gars-là. Ce doit être quelque chose de ressemblant à un robot. Trop parfait comme image. Me semble que ça se peut pas. Jack, pour sa part, a l’air plus naturel. Son français n’est pas tellement parfait et je ne suis pas certain que son anglais le soit non plus. Un vrai « party animal » celui-là! Le beau Gilles maintenant? Que dire de ce personnage? Il doit être contre de toute façon. Il y a l’autre aussi dont on est obligé de parler maintenant. Je ne sais pas son nom mais elle est verte. Une vraie schroumpfette, mais verte! Comment? Il faudrait débattre des idées? Ah oui, leurs idées. Ils en ont. Enfin, je l’espère.

Je crois que ce sera tout pour la chronique policailleries parce que ça risquerais de devenir sérieux et comme le but de ce papier n’est vraiment pas de l’être on va se contenter de parler de sujets plus légers comme par exemple, le prix de l’essence. Voici mon opinion à ce sujet que j’ai d’ailleurs déclaré ce soir à la commis en payant après le plein quand elle m’a mentionné : « Je ne sais pas ce qui se passe, pourtant on l’a baissé pas mal et il n’y a pratiquement pas de monde.
Et moi de répliquer : « Vous l’avez baissé?
- Ben oui, il était à 129,9 et on l’adescendu à 128,9.
- Wow!
- Ben quoi, vous êtes pas content?
- Tant qu’il ne se rapprochera pas de 50¢, il sera franchement trop haut.

Fin de la discussion. Je crois qu’elle ne s’attendait pas à ce montant. Je dois être vieux-jeu, mais juste un peu quand même.

Varia

- Gros tournoi de golf de la shoppe samedi. Les organisateurs ont commandé du beau temps, mais je crois qu’il est en B.O. Ça risque donc d’être humide un peu.
- Le temps des allergies d’automne est bel et bien commencé. Ne m’en parlez surtout pas si vous me rencontrez, je risque de vous éternuer cela tout d’un coup.
- La ptite Marilou aime encore l’école après presque un mois d’ancienneté.
- Nos Glorieux ont recommencé à patiner, et pas seulement à montréal mais aussi à Hockeyville!
- Je voudrais prendre une couple de lignes pour féliciter Chantal Petitclerc pour ses exploits paralympiques. Bravo!

Fin des émissions pour ce soir.

Alain

lundi 8 septembre 2008

Du football au téléphone

Vaut mieux être riche, en santé, avoir une dent en or et vivre au village que d’être pauvre, malade, le cul sur la paille et vivre dans le rang me disait récemment quelqu’un qui a probablement vécu au village mais qui n’a pas de dent en or, à ma connaissance.

Je n’ai pas de dent en or mais je crois que mes dents sont assez bonnes. Ma santé est quand même pas trop pire. Elle pourrait être mieux mais le bon côté de la chose c’est qu’elle pourrait être vraiment pire que cela. Je suis super riche quand je pense à mes deux amours, ma blonde et ma fille. Sur Papineau à Montréal, peut-on considérer ceci comme étant au village? Je pense que oui. J’en conclus donc que mon sort est vraiment intéressant si je me fie à l’adage.

Ceci étant réglé, passons maintenant à l’actualité révisée.

La saison de football qui débute

Oui, je sais que nos moineaux ont presque la moitié de leurs saisons de complété avec un « record » assez intéressant mais je parlais de football de la National Football League qui a préséance aux États-Unis de l’amérique parfois profonde. La Canadian Football League quant à elle, dans laquelle évolue nos moineaux a un ptit quelque chose qui lui manque. Un genre d’essai manquant à chaque série de jeux. Donc, j’en reviens à la NFL. La saison s’est mise en branle ce week-end. Brett a réussi Là où personne ne croyait qu’il le ferait. Tom s’est cassé quelque chose et la NFL a failli ne pas s’en remettre. Tony a aussi gagné plusieurs « yards » ce qui fait que mon équipe a remporté son match initial. La Caroline, qui perdait 24-19 avec quelques secondes à faire (seulement deux en fait) a réussi un touché dramatique et désespéré pour remporter le match 26-24 sur San Diego. Pleins de belles affaires comme celle-ci se sont donc passées hier sur les terrains de football de l’amérique toujours aussi profonde que ce que j’avais déjà pensé un peu plus haut dans mon texte ou dans ma tête.

Je vous ai dit que des fois il y a des libellules et toutes sortes d’autres bébittes dans cette tête? Non je ne crois pas alors imaginez simplement que je que je n’en ai jamais parlé. Du vrai football donc dont je vais probablement reparlé un peu plus tard durant la pluvieuse saison qui s’amorce.

Chantal fait son entrée dans le 21e siècle

Ça faisait un bout de temps que je voulais faire du ménage dans les frais de télécommunications familiaux. Les castors de Bell ainsi que sa soucoupe, son modem et son traditionnel bigophone sont donc sortis de la maison pour faire place à des remplaçants pour la tivi et de l’accès à l’Internet à moindre coût. Restait aussi à remplacerle réel Alexandre Graham Bell qui ne servait plus beaucoup de toute façon. L’idée était donc de remplacer la ligne terrestre assez fixe par un appareil plus mobile que Chantal pourrait trainer avec elle. Chantal fait partie de la catégorie de consommateur qui avait toujours su résister à la nécessité du portable.

Ce week-end, dimanche pour être plus exact, on magasinait tranquillement au Centre Rockland question de se dépayser un peu. Nous déambulions doucement sur le marbre des anglais de Ville-Mont-royal lorsque je décidai de m’arrêter à un kiosque canin de la cellularité pour vérifier l’état des prix de leur meilleur forfait. Une nouvelle patente vient de sortir. On me dit que je serais ben fou de m’en passer. Un bref coup d’oeil alentour me dit que des concurrents du chien existent aussi et qu’ils meurent d’envie de me parler, mais de vive voix. La boutique de la compagnie Américano-Romaine de téléphone. La gentille représentante, qui soit dit en passant parle très bien français malgré l’enclave, me fait part de son offre – encore meilleure que celle de la race canine d’en face – à laquelle on peut difficilement résister. Chantal a quant à elle choisi la couleur. Rouge. Ce qui fait que la madame a maintenant un portable dans sa sacoche. Un portable qui remplace dorénavant l’appareil traditionnel de la maison. Nous faisons donc maintenant partie de le classe ouvière ne possédant plus de téléphone à la maison. La fin d’une ère.

Imaginez un peu le pauvre diable qui avait évoqué l’idée que : « Vaut mieux être riche, en santé, avoir une dent en or et vivre au village que d’être pauvre, malade, le cul sur la paille et vivre dans le rang. » en utilisant un téléphone qu’il fallait « crinquer » avec une manivelle et qui pouvait aboutir chez n’importe quel voisin. Un téléphone avec même pas de fil!

Ne tentez donc pas de nous appeler sur notre ligne filaire à partir du 12 parce qu’elle n’existera même plus.

Faut maintenant que j’avise ma mère qu’on a même plus de téléphone. Elle va être un peu découragée. Je ne sais pas si elle sera découragée parce qu’on change encore de numéro ou bien parce qu’on n’a plus de ligne conventionnel. À un époque, ce fut bien vu d’avoir le téléphone.

Faudrait bien que je l’appelle pour lui expliquer avant qu’elle ne tombe sur le message : « Il n’y a plus de service au numéro demandé! ».

Je vous laisse, j’ai un téléphone à faire.

Alain

mercredi 3 septembre 2008

en passant par Victoriaville

Tranquillement attablé dans un box situé en angle – traduire par banquette de biais – du restaurant, je tente de me concentrer sur mon « James Patterson » en attendant que la serveuse se pointe dans ma direction. Voilà finalement qu’elle se décide à venir me piquer une petite jasette.

- Bonjour, mon nom est Nancy! C’est moi qui vais vous servir ce soir. Je peux vous offrir un apéritif?
- Non, mais on se connaît même pas et vous m’offrez déjà une consommation? Je suis impressionné! Je ne croyais pas pogner comme cela.
- Non, non, je voulais dire, prendriez-vous une consommation, ajouta-t-elle, rouge de confusion.
- Non merci, comme le disait la publicité. Mais je prendre de la pizza quand même.
- Ce sera?
- Pour avoir la croute farcie, je dois prendre au moins une médium, c’est cela?
- Une médium ou une large.
- Je suis quand même seul, je vais me garder une pêtite gêne, tout d’un coup que le docteur Le passe par ici. Dans son visage, on peut de nouveau voir une rougeur de confusion, surtout quand je me penche en dessous de la banquette pour vérifier si quelqu’un d’autre m’accompagne. D’un air décidé, je lui déclare donc, « Ce sera donc une médium pépéroni-fromage avec pas trop de listériose SVP. Je vais aussi prendre un grand Pepsi diète en cas que le docteur se pointe ici ».

Elle repart donc aussi vite qu’elle est apparue et je peux constater, toujours dans son regard, qu’elle est pleine de questionnements. Je ne peux que l’imaginer en entrant dans la cuisine pour caller la commande : « Ah oui, il a demandé avec pas trop de listerine dedans! C’est quoi donc de la liste machin? Depuis quand on a cela dans nos pizzas? Est-ce une nouvelle saveur?» Elle ne m’en a pas reparlé de toute façon alors je ne fais que l’imaginer.

Je retourne donc dans ma pseudo méditation-lecture en fixant du regard le tout-Victoriaville qui revient inlassablement du boulot. C’est l’heure de pointe sur le Boulevard Jutras. En bruit de fond, un poste de radio, probablement local, crache une toune de Lapointe – Pas Jean parce qu’il est maintenant et depuis longtemps sénateur mais probablement Éric puisque la voix qui s’en échappe semble plutôt crier que de chanter – mais ce n’est que mon opinion. Des gens discutent dans les box voisins.

- Bonjour vous avez fait votre choix? C’est Nancy qui récidive avec une nouvelle approche.
- Oui, ca va dêtre(1)... une pizza toute garnie.

Je crois qu’il vaut mieux retourner vers mes pensées. Sur le mur, il y a des vérités à propos de la pizza et de ses chiffres, genre qu’un ours moyen mange 23 livres de fromage par année, probablement aux États-Unis de l’Amérique que je me dis. Ça me fait réfléchir un peu. Y a-t-il des gens qui ne mangent pas de fromage? Ça doit. Les phrases chocs sont dans un style graffitis, ça fait plus chic. Ce qu’on ne ferait pas pour qu’un mur soit attrayant! À preuve, quelques murs célèbres. Le Mur des lamentations à Jérusalem, apparamment construit en 516 avant J.C. qui a beaucoup évolué mais comme son nom l’indiquait à son origine ne devait pas être très heureux. La muraille de Chine qui daterait aussi de cette époque ou à peu près qui a servi à séparer des bons et des méchants pendant longtemps et dont les médias ont abondamment traiter dernièrement dans le cadre des jeux de Beijing 2008, le Mur des Je t’aime de Paris qui daterait de la fin du 20e siècle ou début du 21e, je ne saurais dire exactement et qui sert à écrire des Je t’aime dans toutes sortes de langues dans le coin de Paris, où d’autre qu’à Paris on pourrait penser à bâtir un mur... romantique, le mur de Berlin qui lui serait né en 1961 et qui est probablement beaucoup moins rose qu’à Paris, le mur du son qui est arrivé aussi vite qu’il est reparti, un peu comme Nancy ou le mur, mieux connu sous le nom de « the wall » de la Floyd rose et datant de 1979. Tant de noms pour tant de murs. Me voilà parti sur une dissertation mur à mur. Qu’est-ce qui m’arrive? Ça doit être Victo ou st-Georges hier, je ne sais trop.

Pour celles ou ceux qui oseraient se poser la question, je n’ai pas mangé toute la pizza. J’en ai laissé un peu.

Demain, après mon cours à Victo, retour à la maison. À l’horaire plus tard cette semaine, vendredi un peu de golf si possible parce que c’est vendredi et que je suis en congé et que le tournoi s’en vient et que je dois me trouver des raisons pour mal jouer ou pour ne pas être en reste avec les Canadiens bleus-blancs-rouges qui ont aussi un tournoi et qui sont même bons au golf. Pour ce qui est de samedi ou dimanche, je ne suis pas encore au courant de l’agenda socio-familial du week-end. Je crois qu’on va se reprendre pour le week-end passé.

Note scolaire

La rentrée de la petite s’est très bien passée mais je dois dire qu’un fait bien anodin a attiré mon attention. Dans le temps à l’école, je me souviens que j’étais souvent assis à l’avant de la classe parce que mon nom commence par B et que ça se passait pas mal par ordre alphabétique. Imaginez vous donc que ma fille qui porte le même nom que moi qui commence par un b est la sixième en liste de sa classe! Je n’en reviens tout simplement pas des noms commençant par A qui précèdent le Ba de celui de ma fille. Et croyez moi ce ne sont pas nécessairement des « Asselin ».

(1) Ndlr : Je ne sais quel temps de verbe a été utilisé pour la commande en question mais comme il s’agit maintenant d’une expression consacrée que je n’arrive toujours pas à assimiler, je lance donc ici un appel à tous pour en comprendre la signification. D’où vient donc ce « D » dans le mot dêtre?

dimanche 31 août 2008

Dernière heure

Je viens d’apprendre que mon beau-père favori vient, encore une fois, de remporter le championnat des joueurs, catégorie B du Club de golf de St-Jérôme avec deux rondes consécutives de 85. Comme ça venait de sortir sur le fil de presse, je me devais de le mentionner. L’an dernier, il n’avait pu répéter l’exploit qu’il avait réussi il y a deux ans. Il reprend donc son titre et peut maintenant voguer en paix vers le sud telle une Bernache ou autre canard du genre pour la froide saison qui s’en vient à grands pas, dois-je vous le rappeler. D’ici là, je me prépare mentalement au tournoi annuel de la « shoppe ». Je ne vous garantis toutefois pas un score aussi éblouissant que ce que vient de réaliser le susmentionné. Même si la formule « Vegas à 4 » sera de mise, le but premier de l’événement sera le plaisir. En tout cas, pour mes coéquipiers René, Pierre et Raymond ainsi que moi-même c’est le but à atteindre est bien clair. Et il sera certainement atteint. On m’a toujours dit que c’est préférable de se donner des objectifs réalisables. La vie est plus facile.

Dans le carnet

Un petit mot en passant pour vous rappeler que demain, c’est la Fête de ceuzes qui travaillent. Pour les autres, je ne sais ce qu’ils fêtent. Certainement pas le travail, hein?

Une première chez nous aussi hier. Ma blonde a essayé de faire cuire la viande sur le BBQ. Il fallait bien un jour qu’elle puisse tenter de vaincre cette peur classique qui fait que les filles n’ont pas tendance, en général, à s’approcher du BBQ. Bravo Chantal!

On s’en reparle,

Alain