Sur le chemin, un ami m'attendait et m'a accompagné dans mon périple.
Ils ont, semble-t-il, manqué le dernier vol... vers le sud mais n'ont pas l'air de trop s'embêter pour autant!
Majestueux et à la fois sans attrait.
Et finalement, l'endroit local pour se sustenter, ça s'appelle le "RatSnack".
Qui suis-je?
mardi 13 janvier 2009
mercredi 31 décembre 2008
Voyage du temps des fêtes
Il y a parfois des événements auxquelles on ne s’attend pas qui font que la vie est si mignonne. De quoi je parlerais bien comme exemple pour étoffer mon sujet. Tiens, j’ai une idée. Un boni de fin d’année non prévu attribué aux employés pour leur faire plaisir, tout simplement. Bon, ça ne m’est pas arrivé et j’aurais plutôt tendance à croire que pour plusieurs employeurs, le discours de fin d’année a plutôt été du genre : « … avec la récession qui se prépare aux USA, l’année sera probablement très difficile et nous aurons tous à nous serrer la ceinture. De ce fait, j’aurais une faveur à vous demander… ». OK, un autre exemple! Avant-hier, en patientant dans les bureaux de la SAAQ, j’ai aperçu par terre un objet louche. Je n’ai pas crié aux terroristes, je n’ai pas appelé le 911 mais je me suis plutôt approché tranquillement, mine de rien avec l’allure d’un spécialiste du contre-espionnage que même James Bond n’aurait pu reconnaître parmi mille. C’est au moment où je me suis penché pour le ramasser que mes allures à la Monte Carlo se sont vite dissipées et on aurait peut-être pu me voir venir avec mes gros sabots – comme Marilou me l’a si gentiment fait remarquer avec une remarque du genre : « Qu’est-ce que tu fais papa? » comme si je ne me penchais jamais – mais comme le but était pratiquement atteint, on n’y a vu que du feu. Et qu’est-ce qui était plié en milles plis comme cela, je vous le demande? Un beau dollar américain en papier vert. Un vrai! C’est-t’y pas un bel événement qui fait que la vie est mignonne, non? Je vais probablement m’en souvenir longtemps de celle-là, comme dirait l’autre.
Le temps des fêtes que je vis cette année est rempli de ce type d’événement. Tenez, pour ma fête, ce qui n’a rien d’inhabituel soit dit en passant puisque ça fait maintenant 45 fois que ça m’arrive dans le temps des fêtes, j’ai plutôt eu un cadeau bien spécial. Étonnamment, il ne se trouvait pas en-dessous de l’arbre parmi les autres destinés à l’autre événement secondaire qui vient de se passer comme d’habitude le sont mes cadeaux de fête. Il n’était pas non plus caché dans une garde-robe ou au grenier, bref, les endroits habituels où on vérifie lorsque l’on cherche ses cadeaux en catimini et en avance parce que l’on ne croit plus au Père Noël mais que l’on croit encore à l’événement marketing en soit. En fait, il est apparut comme cela sans rien dire et m’a fessé en pleine face, pas tout à fait en pleine face mais un peu sur le côté, directement dans l’oreille gauche. Une ottite. Je ne saurais dire s’il s’agit d’une ou d’un ottite même si ça l’a surement un genre puisque dans le temps où j’étais abonné, on appelait cela un mal d’oreille. Ce que le modernisme et la Révolution Tranquille ont pu apporter avec eux au Québec lorsqu’ils sont débarqués! Des noms scientifiques à des événements quotidiens de natures anodines. Je devais trainer cela depuis un de mes derniers voyages mais est-ce que je l’ai attrapé à 20 000 pieds d’altitude ou dans une réserve du nord du Québec, je ne saurais le dire. J’en étais donc à me poser ces questions existentielles en pleine nuit en m’enveloppant l’oreille de la main comme si ça pouvait améliorer mon sort lorsque je me suis dit qu’il serait temps d’aller faire un tour à l’urgence. Je me suis donc armé d’un bon livre, du DS à ma blonde et d’une bouteille d’eau pour ensuite réveiller ma blonde et l’affoler juste assez pour qu’elle ne se rendorme pas parce que je voulais l’avertir de ne plus me chercher dans le lit puisque je n’y serais plus, étant à l’urgence… Bref, à GO, on part! Je pars donc avec un léger arrêt au Tim pour faire le plein de café et virer à droite pour l’hosto. Le gardien de sécurité – dans ma tête, je n’ai pu m’empêcher de l’appeler Dieudonné mais comme il ne portait pas de pancarte avec son nom dessus… -- qui m’a vu arriver attriqué de cette façon a dû trouver que j’étais équipé pour veiller tard mais que voulez-vous, aller à l’urgence ça peut parfois être long et comme la patience n’est pas une de mes vertus et que mon mal d’oreille qui a maintenant un nom scientifique n’aidait en rien à l’améliorer, valait mieux être prêt!
J’ai donc suivi les panneaux qui m’indiquaient comment me rendre à l’urgence puisqu’il y avait des travaux d’améliorations temporaires à l’urgence comme il y a deux ans si je me rappelle bien. Telle une tête de bétail, je me suis rendu au triage. Personne à l’horizon. Pratiquement pas plus de monde dans la salle d’attente non plus. C’est bon signe, ce ne devrait pas être trop long. Ça y est, je suis déjà en train de me faire des « cartoons » quant au temps que ça prendra. Alain, calmes-toi, tu seras probablement déçu, tu es à l’urgence, comme son nom le dit, ce sera long! À l’occasion, une madame passe mais comme elle est armée d’une chaudière et d’une serpillère – lire moppe – je me dis qu’elle ne doit pas être docteur ou infirmière mais peut-être que je porte un jugement de valeur moi là! Le même agent de sécurité dont j’avais à peine mentionné le nom précédemment, passe devant moi d’un pas qu’on pourrait qualifier de décidé en me déclarant solennellement : « Je les ai appelé! » Content de l’apprendre parce que ça doit ben faire une quinzaine de minutes que je suis assis ici et que tel que stipulé sur l’affiche, j’ai enlevé mon manteau et j’ai sorti ma carte d’hôpital et ma carte d’assurance-maladie. Je dois avouer qu’après avoir remarqué ladite pancarte, je me suis dit l’espace d’un instant que peut-être il y avait une caméra avec laquelle les gens de l’hôpital vérifiait si les patients étaient vraiment prêts avant de les appeler mais après coup, je me suis vite ravisé puisqu’ils ne doivent plus avoir le droit de filmer parce que ça doit aller à l’encontre de la Chartre des droits et libertés.
Après 30 minutes, je m’agite un peu sur mon siège, plus pour me désengourdir qu’autre chose puisque je suis encore seul à attendre d’être trié. Toujours pas d’action et Dieudonné semble moins fier que tantôt. Apparemment que son appel n’a pas eu l’effet escompté. Encore un autre 15 minutes se passe avant qu’une madame, qui a l’air ben plus magannée que moi, vienne s’asseoir à mes côtés. Ça me donne par contre l’idée d’avoir l’air un peu plus malade moi aussi, ça m’aidera surement à passer plus vite si jamais je passe l’étape du triage. Pendant que je mijote mon coup, la porte s’ouvre subitement et Tina – je l’ai vu sur sa pancarte – apparaît sur le seuil en disant « suivant! ». Je bondis alors de ma chaise, toujours en ayant l’air malade quoique j’avais faillit l’oublier dans ma joie de la voir apparaître ainsi.
Je m’asseois, on jase et elle prend des notes sur l’ordi du triage. Je semble exister dans le système ce qui est une bonne nouvelle selon elle. Je ne souris pas trop, je fais un peu pitié pour garder ma stratégie. En terminant, elle me dit que ce ne devrait pas être trop long. Dois-je la croire? Et pour détourner mon attention, elle me dit que je dois maintenant passer par l’enregistrement. Je me lance donc vers l’enregistrement en question et devinez quoi? Il n’y a pas un chat là non plus. Remarquez que je comprends que personne ne veuille se tenir là, ça m’a l’air d’être d’un ennui mortel. Dans la salle d’attente, il y a une Tivi HD qui diffuse un vieux film de trois heures du matin. La madame de l’enregistrement – nous l’appellerons Doris, pas de pancarte – revient aussi motivée que possible de ce qui devait être sa pause. Elle aussi trouve que le fait que j’existe dans le système soit une bonne nouvelle. Ce doit être une rengaine pour encourager les gens à patienter. Elle termine notre conversation en me disant elle aussi que ce ne devrait pas être trop long. Ça doit faire partie du même « speech de vente ».
Je progresse, je suis maintenant assis dans la salle d’attente. Content, le gars? Pas vraiment puisque rien acquis pour le moment. Je sors le DS de ma blonde qui me fait une joke à l’ouverture que je trouve presque drôle. Je vais me faire un Sudoku ou quelques trucs du genre que je me dis, ça devrait passer le temps. Je n’ai pas vu passer le temps que j’ai entendu dans le micro : « Alain Bayeux, salle 3 ». Je me suis rapidement reconnu malgré l’accent et me suis dirigé d’un pas décidé vers ladite salle 3. En entrant, je me suis assis sur la table recouverte de papier en me disant que ça pourrait prendre un certain temps et mon ami Ben est arrivé immédiatement. Ben étant le nom que je viens d’attribuer au docteur. J’ai alors un peu hésité sur le choix du siège puisque je me suis dit que Ben aurait besoin d’une échelle pour aller voir mon oreille mais on s’est rapidement accordé sur le sujet. Il a vérifié cela, il a aussi rapidement conclu que c’était une ottite sans toutefois me préciser si le mot était féminin ou masculin. Il a décidé de m’insérer une mêche là-dedans et je ne vous répéterai pas les mots qui sont sortis de ma bouche au moment où il s’est exécuté parce que ce fut vraiment mais vraiment très douloureux. Il a fait glisser quelques gouttes de quelque chose dans ladite mêche, il m’a donné une prescription ainsi que deux Empracet qu’il m’a formellement interdit de prendre avant d’arriver chez moi et que je n’ai donc pas écouté et m’a donné rendez-vous dans quinze jours pour le revoir. Voilà tout était réglé et en moins de deux heures, j’étais de retour chez moi. Me semble que lors du débat, il y en a au moins un qui a martelé l’autre en parlant d’au moins 6 heures d’attente dans les urgences. Je crois donc qu’il faut avoir l’air malade pour passer rapidement dans les urgences. Ce n’est que mon opinion mais je la partage, encore une fois.
L’ottite va un peu mieux et j’espère que ce sera encore mieux demain et après-demain…
Sur ce, je tiens à souhaiter à toute la planète et ses alentours une excellente année 2009.
Alain
Le temps des fêtes que je vis cette année est rempli de ce type d’événement. Tenez, pour ma fête, ce qui n’a rien d’inhabituel soit dit en passant puisque ça fait maintenant 45 fois que ça m’arrive dans le temps des fêtes, j’ai plutôt eu un cadeau bien spécial. Étonnamment, il ne se trouvait pas en-dessous de l’arbre parmi les autres destinés à l’autre événement secondaire qui vient de se passer comme d’habitude le sont mes cadeaux de fête. Il n’était pas non plus caché dans une garde-robe ou au grenier, bref, les endroits habituels où on vérifie lorsque l’on cherche ses cadeaux en catimini et en avance parce que l’on ne croit plus au Père Noël mais que l’on croit encore à l’événement marketing en soit. En fait, il est apparut comme cela sans rien dire et m’a fessé en pleine face, pas tout à fait en pleine face mais un peu sur le côté, directement dans l’oreille gauche. Une ottite. Je ne saurais dire s’il s’agit d’une ou d’un ottite même si ça l’a surement un genre puisque dans le temps où j’étais abonné, on appelait cela un mal d’oreille. Ce que le modernisme et la Révolution Tranquille ont pu apporter avec eux au Québec lorsqu’ils sont débarqués! Des noms scientifiques à des événements quotidiens de natures anodines. Je devais trainer cela depuis un de mes derniers voyages mais est-ce que je l’ai attrapé à 20 000 pieds d’altitude ou dans une réserve du nord du Québec, je ne saurais le dire. J’en étais donc à me poser ces questions existentielles en pleine nuit en m’enveloppant l’oreille de la main comme si ça pouvait améliorer mon sort lorsque je me suis dit qu’il serait temps d’aller faire un tour à l’urgence. Je me suis donc armé d’un bon livre, du DS à ma blonde et d’une bouteille d’eau pour ensuite réveiller ma blonde et l’affoler juste assez pour qu’elle ne se rendorme pas parce que je voulais l’avertir de ne plus me chercher dans le lit puisque je n’y serais plus, étant à l’urgence… Bref, à GO, on part! Je pars donc avec un léger arrêt au Tim pour faire le plein de café et virer à droite pour l’hosto. Le gardien de sécurité – dans ma tête, je n’ai pu m’empêcher de l’appeler Dieudonné mais comme il ne portait pas de pancarte avec son nom dessus… -- qui m’a vu arriver attriqué de cette façon a dû trouver que j’étais équipé pour veiller tard mais que voulez-vous, aller à l’urgence ça peut parfois être long et comme la patience n’est pas une de mes vertus et que mon mal d’oreille qui a maintenant un nom scientifique n’aidait en rien à l’améliorer, valait mieux être prêt!
J’ai donc suivi les panneaux qui m’indiquaient comment me rendre à l’urgence puisqu’il y avait des travaux d’améliorations temporaires à l’urgence comme il y a deux ans si je me rappelle bien. Telle une tête de bétail, je me suis rendu au triage. Personne à l’horizon. Pratiquement pas plus de monde dans la salle d’attente non plus. C’est bon signe, ce ne devrait pas être trop long. Ça y est, je suis déjà en train de me faire des « cartoons » quant au temps que ça prendra. Alain, calmes-toi, tu seras probablement déçu, tu es à l’urgence, comme son nom le dit, ce sera long! À l’occasion, une madame passe mais comme elle est armée d’une chaudière et d’une serpillère – lire moppe – je me dis qu’elle ne doit pas être docteur ou infirmière mais peut-être que je porte un jugement de valeur moi là! Le même agent de sécurité dont j’avais à peine mentionné le nom précédemment, passe devant moi d’un pas qu’on pourrait qualifier de décidé en me déclarant solennellement : « Je les ai appelé! » Content de l’apprendre parce que ça doit ben faire une quinzaine de minutes que je suis assis ici et que tel que stipulé sur l’affiche, j’ai enlevé mon manteau et j’ai sorti ma carte d’hôpital et ma carte d’assurance-maladie. Je dois avouer qu’après avoir remarqué ladite pancarte, je me suis dit l’espace d’un instant que peut-être il y avait une caméra avec laquelle les gens de l’hôpital vérifiait si les patients étaient vraiment prêts avant de les appeler mais après coup, je me suis vite ravisé puisqu’ils ne doivent plus avoir le droit de filmer parce que ça doit aller à l’encontre de la Chartre des droits et libertés.
Après 30 minutes, je m’agite un peu sur mon siège, plus pour me désengourdir qu’autre chose puisque je suis encore seul à attendre d’être trié. Toujours pas d’action et Dieudonné semble moins fier que tantôt. Apparemment que son appel n’a pas eu l’effet escompté. Encore un autre 15 minutes se passe avant qu’une madame, qui a l’air ben plus magannée que moi, vienne s’asseoir à mes côtés. Ça me donne par contre l’idée d’avoir l’air un peu plus malade moi aussi, ça m’aidera surement à passer plus vite si jamais je passe l’étape du triage. Pendant que je mijote mon coup, la porte s’ouvre subitement et Tina – je l’ai vu sur sa pancarte – apparaît sur le seuil en disant « suivant! ». Je bondis alors de ma chaise, toujours en ayant l’air malade quoique j’avais faillit l’oublier dans ma joie de la voir apparaître ainsi.
Je m’asseois, on jase et elle prend des notes sur l’ordi du triage. Je semble exister dans le système ce qui est une bonne nouvelle selon elle. Je ne souris pas trop, je fais un peu pitié pour garder ma stratégie. En terminant, elle me dit que ce ne devrait pas être trop long. Dois-je la croire? Et pour détourner mon attention, elle me dit que je dois maintenant passer par l’enregistrement. Je me lance donc vers l’enregistrement en question et devinez quoi? Il n’y a pas un chat là non plus. Remarquez que je comprends que personne ne veuille se tenir là, ça m’a l’air d’être d’un ennui mortel. Dans la salle d’attente, il y a une Tivi HD qui diffuse un vieux film de trois heures du matin. La madame de l’enregistrement – nous l’appellerons Doris, pas de pancarte – revient aussi motivée que possible de ce qui devait être sa pause. Elle aussi trouve que le fait que j’existe dans le système soit une bonne nouvelle. Ce doit être une rengaine pour encourager les gens à patienter. Elle termine notre conversation en me disant elle aussi que ce ne devrait pas être trop long. Ça doit faire partie du même « speech de vente ».
Je progresse, je suis maintenant assis dans la salle d’attente. Content, le gars? Pas vraiment puisque rien acquis pour le moment. Je sors le DS de ma blonde qui me fait une joke à l’ouverture que je trouve presque drôle. Je vais me faire un Sudoku ou quelques trucs du genre que je me dis, ça devrait passer le temps. Je n’ai pas vu passer le temps que j’ai entendu dans le micro : « Alain Bayeux, salle 3 ». Je me suis rapidement reconnu malgré l’accent et me suis dirigé d’un pas décidé vers ladite salle 3. En entrant, je me suis assis sur la table recouverte de papier en me disant que ça pourrait prendre un certain temps et mon ami Ben est arrivé immédiatement. Ben étant le nom que je viens d’attribuer au docteur. J’ai alors un peu hésité sur le choix du siège puisque je me suis dit que Ben aurait besoin d’une échelle pour aller voir mon oreille mais on s’est rapidement accordé sur le sujet. Il a vérifié cela, il a aussi rapidement conclu que c’était une ottite sans toutefois me préciser si le mot était féminin ou masculin. Il a décidé de m’insérer une mêche là-dedans et je ne vous répéterai pas les mots qui sont sortis de ma bouche au moment où il s’est exécuté parce que ce fut vraiment mais vraiment très douloureux. Il a fait glisser quelques gouttes de quelque chose dans ladite mêche, il m’a donné une prescription ainsi que deux Empracet qu’il m’a formellement interdit de prendre avant d’arriver chez moi et que je n’ai donc pas écouté et m’a donné rendez-vous dans quinze jours pour le revoir. Voilà tout était réglé et en moins de deux heures, j’étais de retour chez moi. Me semble que lors du débat, il y en a au moins un qui a martelé l’autre en parlant d’au moins 6 heures d’attente dans les urgences. Je crois donc qu’il faut avoir l’air malade pour passer rapidement dans les urgences. Ce n’est que mon opinion mais je la partage, encore une fois.
L’ottite va un peu mieux et j’espère que ce sera encore mieux demain et après-demain…
Sur ce, je tiens à souhaiter à toute la planète et ses alentours une excellente année 2009.
Alain
dimanche 14 décembre 2008
Sur les traces de Santa C...
Si je dis le 53e parallèle nord, à première vue ça vous évoque quoi? Personnellement sans y avoir trop pensé, ça ne me disait pas grand-chose. Vendredi dernier toutefois, je marchais dans les pas perdus de l’aéroport de Wemindji. Il faut dire que ces derniers ne peuvent pas tellement se perdre puisque l’aéroport en question est à peine plus grand que mon salon. Ce n’est pas très long qu’on y est fait le tour. On marche vers la fenêtre, on regarde un peu pour constater qu’il ne s’y passe pas grand-chose sur la piste puisque le seul vol qui passera par ici aujourd’hui n’est pas encore arrivé. Pour continuer à passer le temps, on marche vers l’autre mur, c’est la fenêtre qui donne sur le stationnement. Sur le troisième mur, il y a le comptoir d’Air Creebec. Vide. L’hôtesse, le bagagiste, le technicien et tout le personnel est composé d’une seule personne qui est actuellement… ailleurs. Il me reste le quatrième. Je vais aller voir pour voir. Une belle carte du Québec y est affichée sans route mais avec le nom des villes – pas toutes mais quelques-unes – dont Montréal d’où je suis parti mercredi, Chibougamau ma halte routière ainsi que ma destination finale; Wemindji. C’est haut par rapport à Montréal. Très haut. J’observe donc le tout de plus près. Il y a des lignes qui traversent la carte. Je me souviens vaguement de mes cours de géographie. Ce sont les parallèles. Il y en a quelques-uns sur la planète, dont un qui passe juste sous Wemindji, je suis donc sa trace jusque sur le bord de la carte pour en trouver l’origine. C’est le 53e! et si je me souviens bien Montréal est au 46e, je ne l’affirmerais pas toutefois mais pour Wemindji j’en suis certain. Ai-je dit que je trouvais cela haut? Une belle place par zemple. Des maisons, toutes pareilles. Un genre d’hôtel de ville qui ne doit pas s’appeler ainsi puisqu’on est sur une réserve. Il y a comme un drapeau, mais pas de « warriors » puisque les gens là-bas me semblent assez pacifiques. Mêmes sympathiques. Un peu froid comme région par contre, moins trente quelques puisqu’à partir de moins trente, ce qui en dépasse n’a pas vraiment d’importance. C’est le genre « frette » parce que tout le monde sait que frette c’est plus froid que froid. Il y a un vent constant qui provient du trou d’eau en face du village. Le trou d’eau en question est gelé et et de plus. Il s’agit de la Baie James.
J’ai donc vu le 53e parallèle. Content, le gars!
Avant cela, je suis passé en banlieue de Chibougamau à Waswanipi. Une autre réserve. Là aussi c’était assez frette. D’autres gens fort sympathiques. Mais le tout a débuté à PET, encore. Une bonne place pour débuter un périple au loin. Mercredi n’était pas tellement une bonne journée pour partir de Montréal. Après la patinoire qui s’était formée partout à l’extérieur, il mouillait à mon départ du domicile familial. Il a donc fallut déglacer le véhicule moteur avant de partir. Résultat : le bonhomme était tout trempé en embarquant dans le char. Une très bonne idée de partir tout trempé lorsque l’on s’en va vers le nord où il fait environ moins vingt, peut-être un peu moins.
Pourquoi partir si tôt quand dans le fond, on sait bien que le vol sera en retard, comme d’habitude. Le temps passé dans un aéroport est parfois très long. On en vient à penser à toutes sortes de trucs. Je me suis souvenu de la joke des deux personnes qui parlait d’un avion au loin. Le premier qui dit au second : « As-tu vu la belle avion? » et l’autre de lui répondre que c’était un avion. Le premier s’interrogeant sur le fait de pouvoir reconnaître le sexe d’un avion de si loin et tout et tout… Je vous le confirme, même de proche, je n’ai pas réussi à déterminer le sexe de tous ces appareils qui étaient gelés au sol. Peut-être n’étais-je pas encore assez proche? Pourtant à cette grosseur là, ce devrait être évident, non? En tout cas, moi je ne l’ai pas trouvé. Celui ou celle qui l’a déterminé dans le premier dictionnaire avait probablement pu le voir de plus proche.
Le week-end s’est finalement pointé avec au rendez-vous une petite Marilou qui relevait d’une brosse. Non ce n’est pas vrai, elle relevait d’une gastro qu’elle a pogné la semaine passée à l’école. La résultante est quand même semblable. On s’est donc fabriqué une petite journée relaxe en allant chez Canadian Tire pour récupérer le sapin qui égaye maintenant notre salon. Un ben beau sapin! Ça a probablement fait du bien à Marilou puisque vers la fin de la journée, elle semblait aller beaucoup mieux déjà. Faut dire que je n’ai pas vécu la veille avec elle comme ma blonde l’a fait parce que, apparemment ce n’était vraiment pas beau à voir. Par les deux bouts que ça sortait! Enfin, je vous fais grâce des détails. Aujourd’hui, Marilou avait été invitée à une fête d’enfants, sa première. Je crois que ce ne sera pas la dernière parce que, depuis que celle d’aujourd’hui a été callée à l’école, toutes les filles rivalisent d’imagination pour s’inventer des nouvelles dates d’anniversaire ou autres trucs du genre. Bref, ce n’est pas fini et je crois même qu’il y aura ben du ptit monde dans la cour cet été pour la fête à Marilou.
Demain, j’ai pris congé question de régler certains petits détails de dernière minute qui se présentent généralement à ce temps-ci de l’année.
Ah oui, j’ai aussi entendu dire là-haut que le Père Noël, le vrai s’en venait et à très grands pas à part de cela. À grands coups de sabots de caribous! Ils me l’ont dit là-bas. Ils le savent car ils ont quasiment tous un caribou dans la boîte de leur « truck ». J’imagine qu’ils les font parler avant de les buter.
Bye là,
Alain
J’ai donc vu le 53e parallèle. Content, le gars!
Avant cela, je suis passé en banlieue de Chibougamau à Waswanipi. Une autre réserve. Là aussi c’était assez frette. D’autres gens fort sympathiques. Mais le tout a débuté à PET, encore. Une bonne place pour débuter un périple au loin. Mercredi n’était pas tellement une bonne journée pour partir de Montréal. Après la patinoire qui s’était formée partout à l’extérieur, il mouillait à mon départ du domicile familial. Il a donc fallut déglacer le véhicule moteur avant de partir. Résultat : le bonhomme était tout trempé en embarquant dans le char. Une très bonne idée de partir tout trempé lorsque l’on s’en va vers le nord où il fait environ moins vingt, peut-être un peu moins.
Pourquoi partir si tôt quand dans le fond, on sait bien que le vol sera en retard, comme d’habitude. Le temps passé dans un aéroport est parfois très long. On en vient à penser à toutes sortes de trucs. Je me suis souvenu de la joke des deux personnes qui parlait d’un avion au loin. Le premier qui dit au second : « As-tu vu la belle avion? » et l’autre de lui répondre que c’était un avion. Le premier s’interrogeant sur le fait de pouvoir reconnaître le sexe d’un avion de si loin et tout et tout… Je vous le confirme, même de proche, je n’ai pas réussi à déterminer le sexe de tous ces appareils qui étaient gelés au sol. Peut-être n’étais-je pas encore assez proche? Pourtant à cette grosseur là, ce devrait être évident, non? En tout cas, moi je ne l’ai pas trouvé. Celui ou celle qui l’a déterminé dans le premier dictionnaire avait probablement pu le voir de plus proche.
Le week-end s’est finalement pointé avec au rendez-vous une petite Marilou qui relevait d’une brosse. Non ce n’est pas vrai, elle relevait d’une gastro qu’elle a pogné la semaine passée à l’école. La résultante est quand même semblable. On s’est donc fabriqué une petite journée relaxe en allant chez Canadian Tire pour récupérer le sapin qui égaye maintenant notre salon. Un ben beau sapin! Ça a probablement fait du bien à Marilou puisque vers la fin de la journée, elle semblait aller beaucoup mieux déjà. Faut dire que je n’ai pas vécu la veille avec elle comme ma blonde l’a fait parce que, apparemment ce n’était vraiment pas beau à voir. Par les deux bouts que ça sortait! Enfin, je vous fais grâce des détails. Aujourd’hui, Marilou avait été invitée à une fête d’enfants, sa première. Je crois que ce ne sera pas la dernière parce que, depuis que celle d’aujourd’hui a été callée à l’école, toutes les filles rivalisent d’imagination pour s’inventer des nouvelles dates d’anniversaire ou autres trucs du genre. Bref, ce n’est pas fini et je crois même qu’il y aura ben du ptit monde dans la cour cet été pour la fête à Marilou.
Demain, j’ai pris congé question de régler certains petits détails de dernière minute qui se présentent généralement à ce temps-ci de l’année.
Ah oui, j’ai aussi entendu dire là-haut que le Père Noël, le vrai s’en venait et à très grands pas à part de cela. À grands coups de sabots de caribous! Ils me l’ont dit là-bas. Ils le savent car ils ont quasiment tous un caribou dans la boîte de leur « truck ». J’imagine qu’ils les font parler avant de les buter.
Bye là,
Alain
dimanche 7 décembre 2008
Wemindji Beach
Euh salut!
Belle journée en ville aujourd’hui pour toute la ptite famille. Ce matin, comme il se doit à ce temps-ci de l’année, nous nous sommes tapés « la traditionnelle visite » chesz le Père Noël du complexe Desjardins. Apparemment que ce serait le vrai. En tout cas, c’est ce qu’on dit dans la pub. Ça doit être vrai. Marilou a semblé le croire encore une fois cette année. C’est encore magique cette visite. Elle nous dit qu’elle préfère faire ses demandes en direct que par la poste. Je ne lui ai pouratant jamais parlé des vertues particulières de la malle royale, c’est promis. Elle lui a donc demandé son chandail des Canadiens, mais rose c’est mieux ainsi qu’une poupée princesse mais nous espérons fortement que le vieux a certains problèmes d’ouïes qui lui aurait fait entendre des souliers de princesse parce que, voyez-vous, ces derniers sont déjà cachés dans la garde-robe du sous-sol et attendre leur « call » pour faire leur apparition sous l’arbre qui poussera prochainement dans le salon familial.
Parlant de l’arbre, il a été jugé aujourd’hui que c’était assez froid et ma fille et moi avons donc exécuté la tâche de poser quelques lumières à l’extérieur dans les fenêtres pour ainsi égayer ces longues nuits d’hiver qui nous restent à passer d’ici Noël, étape fatidique qui donne en quelque sorte le départ à l’allongement de ces jours qui nous amènera ultimement au printempset ses beaux jours. Je sais, je fabule mais il n’y a rien que je puisse y faire, l’espoir fait vivre. Ça fait que, si on peut penser de monter l’interrupteur vers le haut au moment jugé opportun, il devrait y avoir de charmantes et jolies tites lumières qui scintilleront chez nous prochainement.
En attendant, le train-train quotidien m’emmènera au loin encore une fois cette semaine. Voici le tracé prévu Montréal – Laval – Montréal – Chibougamau – Waswanipi – Chbougamau tencore – Wemindji – Chibougamau retencore – Montréal. Avant que des sourires pointent à l’horizon, j’aimerais préciser que l’objectif ultime dans ce cas-ci est un retour possible vendredi.Comme on dit souvent : « C’est quoi ton feeling? » Dans mon moi-même, je dirais que mon feeling est plutôt bon. On verra bien. De toute façon, j’en reparle ici-même dedans le futur. Pour ceux ou celles qui se demanderaient c’est où au juste Wemindji, je vais tenter une légère précision. Vous souvenez-vous de mon voyage à Eastmain avant les fêtes l’an dernier? Pas vraiment, hein? Moi non plus en fait mais c’est parce que géographiquement c’était et ça doit l’être encore, assez près de l’objectif de ma semaine actuelle. OK, un autre essai. Chibougamau, est-ce plus clair? En partant de là, disons à vol d’oiseau direction nours-ouest, genre! Vers la Baie d’Hudson, pas le magasin mais le trou d’eau qui doit déjà être gelé, en fait un peu plus au sud dans l’autre Baie, celle de James, genre à la moitié de celle-ci à l’Est parce qu’à l’Ouest du fameux trou d’eau, c’est un peu l’Ontario et là-bas ce n’est pas tellement le territoire que je dois couvrir. Le beau côté de l’affaire c’est que cette fois je pars avec une autre compagnie aérienne que Air Labrador. Cette fois-ci, ce sera l’affaire d’Air Creebec. Me semble que ça augure mieux, non? J’en reparle prochainement.
Alain
Belle journée en ville aujourd’hui pour toute la ptite famille. Ce matin, comme il se doit à ce temps-ci de l’année, nous nous sommes tapés « la traditionnelle visite » chesz le Père Noël du complexe Desjardins. Apparemment que ce serait le vrai. En tout cas, c’est ce qu’on dit dans la pub. Ça doit être vrai. Marilou a semblé le croire encore une fois cette année. C’est encore magique cette visite. Elle nous dit qu’elle préfère faire ses demandes en direct que par la poste. Je ne lui ai pouratant jamais parlé des vertues particulières de la malle royale, c’est promis. Elle lui a donc demandé son chandail des Canadiens, mais rose c’est mieux ainsi qu’une poupée princesse mais nous espérons fortement que le vieux a certains problèmes d’ouïes qui lui aurait fait entendre des souliers de princesse parce que, voyez-vous, ces derniers sont déjà cachés dans la garde-robe du sous-sol et attendre leur « call » pour faire leur apparition sous l’arbre qui poussera prochainement dans le salon familial.
Parlant de l’arbre, il a été jugé aujourd’hui que c’était assez froid et ma fille et moi avons donc exécuté la tâche de poser quelques lumières à l’extérieur dans les fenêtres pour ainsi égayer ces longues nuits d’hiver qui nous restent à passer d’ici Noël, étape fatidique qui donne en quelque sorte le départ à l’allongement de ces jours qui nous amènera ultimement au printempset ses beaux jours. Je sais, je fabule mais il n’y a rien que je puisse y faire, l’espoir fait vivre. Ça fait que, si on peut penser de monter l’interrupteur vers le haut au moment jugé opportun, il devrait y avoir de charmantes et jolies tites lumières qui scintilleront chez nous prochainement.
En attendant, le train-train quotidien m’emmènera au loin encore une fois cette semaine. Voici le tracé prévu Montréal – Laval – Montréal – Chibougamau – Waswanipi – Chbougamau tencore – Wemindji – Chibougamau retencore – Montréal. Avant que des sourires pointent à l’horizon, j’aimerais préciser que l’objectif ultime dans ce cas-ci est un retour possible vendredi.Comme on dit souvent : « C’est quoi ton feeling? » Dans mon moi-même, je dirais que mon feeling est plutôt bon. On verra bien. De toute façon, j’en reparle ici-même dedans le futur. Pour ceux ou celles qui se demanderaient c’est où au juste Wemindji, je vais tenter une légère précision. Vous souvenez-vous de mon voyage à Eastmain avant les fêtes l’an dernier? Pas vraiment, hein? Moi non plus en fait mais c’est parce que géographiquement c’était et ça doit l’être encore, assez près de l’objectif de ma semaine actuelle. OK, un autre essai. Chibougamau, est-ce plus clair? En partant de là, disons à vol d’oiseau direction nours-ouest, genre! Vers la Baie d’Hudson, pas le magasin mais le trou d’eau qui doit déjà être gelé, en fait un peu plus au sud dans l’autre Baie, celle de James, genre à la moitié de celle-ci à l’Est parce qu’à l’Ouest du fameux trou d’eau, c’est un peu l’Ontario et là-bas ce n’est pas tellement le territoire que je dois couvrir. Le beau côté de l’affaire c’est que cette fois je pars avec une autre compagnie aérienne que Air Labrador. Cette fois-ci, ce sera l’affaire d’Air Creebec. Me semble que ça augure mieux, non? J’en reparle prochainement.
Alain
samedi 22 novembre 2008
Extrait du journal
Journal de bord du Capitaine
Log # 200811221135
Je suis assis dans un aéroport, genre à Sept-Iles pour faire changement, perdu dans mes pensées. Il y a 45 ans, JF Kennedy se faisait tirer. Un grand choc pour nous tous à l’époque. Je m’en souviens, j’étais confortablement installé dans le ventre de ma mère lorsqu’elle a légèrement tressaillit en écoutant les nouvelles à la radio. Elle en a même versé quelques larmes. Je le sais, car à l’époque rien ne nous séparait. Le temps a passé et l’événement est un peu moins médiatisé maintenant. Quoiqu’avec Obama au pouvoir, on risque d’entendre ou de voir des choses jamais ou presque jamais vues auparavant. Soyons prêts!
Je regarde donc la neige tomber en me disant que mon vol peut encore être annulé. C’est arrivé déjà cette semaine. J’ai bien hâte de revoir ma blonde et ma fille que j’ai abandonnées dans la grande ville à leur propre sort. Je crois qu’elles peuvent se débrouiller. Après tout, ma blonde est en compagnie d’une vraie montréalaise qui sait comment se débrouiller dans cette brousse urbaine. Aux dernières nouvelles, mon vol avec la prestigieuse Air Labrador prévu pour hier à 19h30 et reporté aujourd’hui à 12h50 est maintenant prévu pour 13h50. Il y a de l’espoir. Quoiqu’avec la tempête qui sévit, je ne crierai victoire qu’au moment de quitter la piste. Beaucoup de quoique en jeu. Le monsieur qui conduisait le taxi que je vais appeler Edgar m’a dit qu’on devrait partir sans problème. Il doit le savoir lui puisque son métier c’est de conduire. En tout cas c’est ce que je me dis. Apparemment qu’il fait beau à Montréal.
Je bois mon café tranquillement et je me sens observé puisque les locaux m’ont immédiatement repéré puisque je ne prends pas mon café avec une paille. J’ai noté cela ce matin au Tim, tout le monde ici et plus à l’est d’ailleurs prend son café avec une paille. Bizarre. Il doit bien y avoir une raison. Je vais tenter d’en apprendre davantage avant de décoller. Peut-être est-ce une affaire de secte ou je ne sais trop.
Si j’arrive à temps, j’aimerais bien pouvoir voir la montée du numéro 33 dans les hautes sphères du Centre de la téléphonie Alexandrienne. Le match aussi devrait avoir un certain intérêt puisque ce sera le retour de Milan, pas la ville mais le gars de Boston en terre montréalaise. Tout le monde s’attend à voir notre nouveau Georges lui souhaiter la bienvenue! C’est important un comité d’accueil pour un ptit gars qu’on aime bien comme Milan.
Pour le moment donc, je fais ce que j’ai fait toute la semaine, j’attends. Je ne peux malheureusement pas publier le tout immédiatement, faute de connexion avec le nuage quoique des nuages j’en entrevois ou plutôt je les imagine puisqu’avec la neige qui tombe actuellement, c’est certain qu’il y a au moins un nuage dans le ciel. Aucun nuage du web à l’horizon toutefois.
J’écris donc la suite un peu plus tard pour la conclusion de mon épopée sur la basse côte.
Log # 200811221935
Les brins de neige virevolte au gré du vent qui lui, rafale sans arrêt depuis le milieu de l’avant-midi. Je surveille cela de la fenêtre de ma chambre d’hôtel, toujours à Sept-Iles. Ben oui, je ne suis toujours pas parti, cette fois-ci à cause de la température. La vie n’est quand même pas trop dure pour moi compte tenu du fait que je vais quand même pouvoir assister au match des Glorieux directement de ma chambre. Patrick vient d’être honoré et est revenu à la maison. Gino vient de passer pour me livrer une belle peperoni-fromage. Toute ma chambre sent maintenant la pizzeria du coin. Quelle ambiance! Je me suis trouvé différents trucs pour passer la soirée.
Je ne suis toutefois pas rendu à Montréal. Mon vol de retour est maintenant cédulé pour demain dimanche à 16h40. La fatigue commence à se faire sentir mais on y arrivera.
Je vais donc tenter de relaxer un peu en surveillant le tout tel un vrai gérant d’estrade. J’espère ne pas avoir à trop échanger de joueurs ce soir.
On s’en reparle,
Alain
Log # 200811221135
Je suis assis dans un aéroport, genre à Sept-Iles pour faire changement, perdu dans mes pensées. Il y a 45 ans, JF Kennedy se faisait tirer. Un grand choc pour nous tous à l’époque. Je m’en souviens, j’étais confortablement installé dans le ventre de ma mère lorsqu’elle a légèrement tressaillit en écoutant les nouvelles à la radio. Elle en a même versé quelques larmes. Je le sais, car à l’époque rien ne nous séparait. Le temps a passé et l’événement est un peu moins médiatisé maintenant. Quoiqu’avec Obama au pouvoir, on risque d’entendre ou de voir des choses jamais ou presque jamais vues auparavant. Soyons prêts!
Je regarde donc la neige tomber en me disant que mon vol peut encore être annulé. C’est arrivé déjà cette semaine. J’ai bien hâte de revoir ma blonde et ma fille que j’ai abandonnées dans la grande ville à leur propre sort. Je crois qu’elles peuvent se débrouiller. Après tout, ma blonde est en compagnie d’une vraie montréalaise qui sait comment se débrouiller dans cette brousse urbaine. Aux dernières nouvelles, mon vol avec la prestigieuse Air Labrador prévu pour hier à 19h30 et reporté aujourd’hui à 12h50 est maintenant prévu pour 13h50. Il y a de l’espoir. Quoiqu’avec la tempête qui sévit, je ne crierai victoire qu’au moment de quitter la piste. Beaucoup de quoique en jeu. Le monsieur qui conduisait le taxi que je vais appeler Edgar m’a dit qu’on devrait partir sans problème. Il doit le savoir lui puisque son métier c’est de conduire. En tout cas c’est ce que je me dis. Apparemment qu’il fait beau à Montréal.
Je bois mon café tranquillement et je me sens observé puisque les locaux m’ont immédiatement repéré puisque je ne prends pas mon café avec une paille. J’ai noté cela ce matin au Tim, tout le monde ici et plus à l’est d’ailleurs prend son café avec une paille. Bizarre. Il doit bien y avoir une raison. Je vais tenter d’en apprendre davantage avant de décoller. Peut-être est-ce une affaire de secte ou je ne sais trop.
Si j’arrive à temps, j’aimerais bien pouvoir voir la montée du numéro 33 dans les hautes sphères du Centre de la téléphonie Alexandrienne. Le match aussi devrait avoir un certain intérêt puisque ce sera le retour de Milan, pas la ville mais le gars de Boston en terre montréalaise. Tout le monde s’attend à voir notre nouveau Georges lui souhaiter la bienvenue! C’est important un comité d’accueil pour un ptit gars qu’on aime bien comme Milan.
Pour le moment donc, je fais ce que j’ai fait toute la semaine, j’attends. Je ne peux malheureusement pas publier le tout immédiatement, faute de connexion avec le nuage quoique des nuages j’en entrevois ou plutôt je les imagine puisqu’avec la neige qui tombe actuellement, c’est certain qu’il y a au moins un nuage dans le ciel. Aucun nuage du web à l’horizon toutefois.
J’écris donc la suite un peu plus tard pour la conclusion de mon épopée sur la basse côte.
Log # 200811221935
Les brins de neige virevolte au gré du vent qui lui, rafale sans arrêt depuis le milieu de l’avant-midi. Je surveille cela de la fenêtre de ma chambre d’hôtel, toujours à Sept-Iles. Ben oui, je ne suis toujours pas parti, cette fois-ci à cause de la température. La vie n’est quand même pas trop dure pour moi compte tenu du fait que je vais quand même pouvoir assister au match des Glorieux directement de ma chambre. Patrick vient d’être honoré et est revenu à la maison. Gino vient de passer pour me livrer une belle peperoni-fromage. Toute ma chambre sent maintenant la pizzeria du coin. Quelle ambiance! Je me suis trouvé différents trucs pour passer la soirée.
Je ne suis toutefois pas rendu à Montréal. Mon vol de retour est maintenant cédulé pour demain dimanche à 16h40. La fatigue commence à se faire sentir mais on y arrivera.
Je vais donc tenter de relaxer un peu en surveillant le tout tel un vrai gérant d’estrade. J’espère ne pas avoir à trop échanger de joueurs ce soir.
On s’en reparle,
Alain
vendredi 21 novembre 2008
En direct de… Sept-Iles, encore!
Me semble que je vous ai écris des choses de Sept-Iles mercredi? Ce doit être un endroit tellement exotique que je voulais être certain de pouvoir le refaire là maintenant, un vendredi soir? Je ne vois pas autre chose.
Je vous avais écrit mercredi soir… de 7-Iles aussi si je me souviens bien. C’était juste avant que je ne m’embarque pour la basse côte. En passant, je sais maintenant pourquoi ça s’appelle la basse côte. Parce que, apparemment, la côte sur le bord de la mer c’est assez plat, genre pas trop de montagnes les boys hier soir. Jeudi matin donc, on était supposés partir de 7-Iles à 06h00, vous souvenez-vous? Moi je m’en souviens en tout cas. On est finalement partis, mais vers 09h00. Ça aurait été pas pire de pouvoir dormir un peu plus, je pense. On a presque vécu l’état des mesures de guerre de PET il y a 37 ans et quelque. Vu le grand vent, on n’avait plus le droit d’avoir trop de bagages à main. Ni trop dans la soute à cause des vents contraire. Un peu plus et ils m’envoyaient chez Weight watchers pour une session ou deux avant de partir! On a skippé le stop à Natashquan parce que c’était considéré comme trop dangereux, donc ça prenait du « fuel » pour continuer plus loin. D’où la surveillance de l’excès de poids tel que précédemment mentionnée. Je dirais que ça l’a brassé un peu dans les airs même si certaines personnes qui m’entouraient ont trouvé l’expérience plus que pénible. La Caroline dont je ne mentionnerai pas le nom, encore une fois, n’a pas du tout apprécié cette expérience si enrichissante. Mon nouvel ami Sylvain, quant à lui, a trippé comme dans un manège de l’Expo parce qu’apparemment ça peut être vraiment drôle. Après deux passages dans ces fameux manèges – le décollage et l’atterrissage – nous nous sommes finalement posé dans la magnifique municipalité de Chevery. L’aéroport que je croyais aussi grand qu’un cabanon avait grandit depuis mon souvenir du printemps. Il est maintenant grand comme trois ou quatre cabanons. Je crois qu’il va venir grand quand il sera à l’âge adulte. Il s’enligne pour dépasser sa mère, c’est certain. Je dois avouer que je ne connais ni sa mère ni son père, il s’agit donc de pures spéculations de ma part. Je tiens donc à m’excuser auprès de ses parents si j’ai pu froisser quelqu’un.
Quoiqu’un peu fatigué par les événements, je me suis tout de même précipité chez le client pour faire l’installation de mes terminaux – c’est quand même cette personne qui était là pour me cueillir à l’aéroport – le plus rapidement possible. Nous avons donc convenu ensemble que je donnerais mon cours le soir même pour être certain que je sois encore là pour le donner. Les gens de ce coin de pays, en plus de parler un drôle d’anglais qui me rappelle vaguement un accent « British » dont j’ai déjà parlé n’ont pas tout à fait la même notion du temps que par chez nous dans le village. Le temps passe et c’est comme cela. Ils ne tentent pas de le ratrapper comme nous pouvons si innocemment le tenter par chez nous. C’est un peu plus cool je crois. Après mon installation, je suis retourné au Misty river motel où en plus du motel, on retrouve aussi le resto de la place ainsi que le bar et probablement d’autres services dont je n’ai point osé demander s’ils existaient. J’ai tenté de faire une petite sieste question de me donner un peu d’énergie pour ce cours du soir que je m’en allais donner à des « Brits » de Chevery. Je vous ai mentionné le drôle d’anglais parlé là-bas? Dites-vous que c’est un peu la même chose pour le français. De plus, ils n’hésitent pas à mélanger tout cela dans la même phrase. Vraiment un beau cocktail que ces conversations qu’on peut entendre au centre d’achats. C’est vrai, il n’y a même pas de centre d’achats là-bas. Je suis allé donner mon cours qui a bien été, soit dit en passant Et par la suite, je me suis garoché dans le noir parce que, me semble qu’il fait beaucoup plus noir là-bas que sur Papineau je trouve. Comment on dit cela plus noir que noir? Anyway, j’ai marché de chez le client jusqu’au motel qui est aussi pourvu d’un bar comme je vous le disais pour vérifier si MES CANADIENS faisaient quand même bien malgré mon éloignement. De plus, mon chum Sylvain qui ne s’appelle pas tellement Sylvain m’attendait de pied ferme parce que, lui n’était pas encore rendu à destination et avait bien le goût de prendre une bière lui aussi. Nous nous sommes donc dirigés comme de joyeux lurons vers ledit bar. Un choc. Les gars présents n’écoutaient même pas le hockey, ils jouaient aux dards. Quel crime de lèse-majesté! On s’est donc installé au bar et avons poliment demandé au barman (Pete) s’il avait RDS sur son gramophone. Rdquoi qu’il m’a demandé dans son meilleur anglais parce que j’étais comme un étranger pour lui encore à ce moment. J’ai donc dû lui expliquer que je désirais voir les Canadiens à la tivi. Une précision s’impose. Là-bas, l’équipe de l’heure ce sont les Maple Leafs de Toronto. Nous allons leur pardonner cet écart puisqu’ils viennent de loin. On a donc trouvé le match ou ce qu’il en restait sur Sportsnet. C’était correct pour moi, d’autant plus que Pete ne mettait pas de son à son gramophone puisque le son qui nous venait aux oreilles était de la magnifique musique country. Oui, vous n’avez pas mal lu. Une game des Canadiens au son du country. Hi Ha!!! Ils ont quand même gagné mais entre-temps mon nouveau chum sylvain et moi avons eu le temps de se faire d’autres nouveaux amis. Freeman – je ne savais pas que ça pouvait être un prénom puisque le seul Freeman que je connaisse est Morgan et qu’il ne vient pas du tout de la basse côte – vient de la côte lui. Il est technicien pour Telus et sympatique en plus. Il y avait aussi Gervais – encore une fois un nom de famille placé au début du nom de même, ça surprend un peu, mais bon – qui est un bon vivant aimant bien la vie et ses à-côtés mais surtout ses à-côtés. Le troisième s’appelait et doit encore s’appeler ainsi; Junior. Assez original, hein? Faut le pardonner, c’est un vrai newfie. Il s’agit d’ailleurs d’un de ses deux nicknames, l’autre étant bitch. Je ne suis pas allé plus à fond dans ma recherche sur le sujet, désolé. Le dernier du quatuor c’était Pete le barman qui ne parlait pas beaucoup, ni en anglais ni en français mais qui riant de toutes les niaiseries qu’elles soient dans l’une ou l’autre des deux langues officielles. Les quatre jouaient donc aux dards et avaient bien que mon collègue et moi nous mettions en marche nous aussi vers le summum des activitées de la place comme eux le faisaient si bien. Nous avons bien joué quelques parties mais je ne crois pas que je vais devenir un adepte. Sylvain non plus je pense. Pouvez-vous imaginer qu’il faut compter des points à ce jeu? Ils ont même des petits tableaux électroniques pour les compter, un peu comme aux quilles. Sylvain est allé faire dodo, je l’ai suivi peu de temps après. Pour ce qui des autres locaux, je ne sais trop mais j’ai entendu dire qu’ils ont fermé la place.
Ce matin, après avoir paqueté mes trucs qui devaient revenir par ici, j’étais « full » motivé à revenir en ville. Mon vol, initialement prévu pour 16h00 et qui avait été changé pour 16h30 était maintenant rendu à 17h50. Soyons positifs que je me suis dis, j’ai encore du temps pour me rendre à 7-Iles pour ma connexion avec le vol pour Montréal. On est finalement partis à 18h15 (heure locale). J’étais un peu nerveux mais pas trop quand même. Nous sommes débarqués à 7-Iles à 19h00 et ma connexion était à 19h30. Tout semblait OK. C’est au comptoir de Air Labrador que j’ai déchanté lorsque la madame m’a dit en me voyant : « Bonsoir monsieur Balleux ». Shiiit que je me suis dit, comment me connaissait-elle déjà? Je n’avais encore dit aucune niaiserie. Elle se souvenait du moi du mercredi précédent et de plus, nous n’étions que deux de ce vol à poursuivre jusqu’à montréal. L’autre étant un éminent médecin polonais. J’imagine qu’il était éminent parce qu’il parlait pas mal fort et de plus avec l’accent, je crois que c’était polonais ou quelque chose de semblable provenant de ce coin. On était même pas en retard parce que l’appareil qui était censé nous ramener en terre promise était cloué au sol de la Capitale à cause d’un bris mécanique. Je n’étais même pas surpris. Après la semaine qui venait de s’écouler, le contraire m’aurait drôlement étonné. Je suis donc ici à relater ces événements avec un léger sourire en coin parce que je commence à peine à décompresser même si je ne suis pas encore rendu. Il reste à passer l’épreuve de demain qui consiste à aller prendre un autre avion d’Air Labrador pour me rendre jusqu’à PET. J’ai confiance.
Mon prochain blog devrait s’écrire de Montréal. Si ce n’est pas du positivisme cela!
Alain
Je vous avais écrit mercredi soir… de 7-Iles aussi si je me souviens bien. C’était juste avant que je ne m’embarque pour la basse côte. En passant, je sais maintenant pourquoi ça s’appelle la basse côte. Parce que, apparemment, la côte sur le bord de la mer c’est assez plat, genre pas trop de montagnes les boys hier soir. Jeudi matin donc, on était supposés partir de 7-Iles à 06h00, vous souvenez-vous? Moi je m’en souviens en tout cas. On est finalement partis, mais vers 09h00. Ça aurait été pas pire de pouvoir dormir un peu plus, je pense. On a presque vécu l’état des mesures de guerre de PET il y a 37 ans et quelque. Vu le grand vent, on n’avait plus le droit d’avoir trop de bagages à main. Ni trop dans la soute à cause des vents contraire. Un peu plus et ils m’envoyaient chez Weight watchers pour une session ou deux avant de partir! On a skippé le stop à Natashquan parce que c’était considéré comme trop dangereux, donc ça prenait du « fuel » pour continuer plus loin. D’où la surveillance de l’excès de poids tel que précédemment mentionnée. Je dirais que ça l’a brassé un peu dans les airs même si certaines personnes qui m’entouraient ont trouvé l’expérience plus que pénible. La Caroline dont je ne mentionnerai pas le nom, encore une fois, n’a pas du tout apprécié cette expérience si enrichissante. Mon nouvel ami Sylvain, quant à lui, a trippé comme dans un manège de l’Expo parce qu’apparemment ça peut être vraiment drôle. Après deux passages dans ces fameux manèges – le décollage et l’atterrissage – nous nous sommes finalement posé dans la magnifique municipalité de Chevery. L’aéroport que je croyais aussi grand qu’un cabanon avait grandit depuis mon souvenir du printemps. Il est maintenant grand comme trois ou quatre cabanons. Je crois qu’il va venir grand quand il sera à l’âge adulte. Il s’enligne pour dépasser sa mère, c’est certain. Je dois avouer que je ne connais ni sa mère ni son père, il s’agit donc de pures spéculations de ma part. Je tiens donc à m’excuser auprès de ses parents si j’ai pu froisser quelqu’un.
Quoiqu’un peu fatigué par les événements, je me suis tout de même précipité chez le client pour faire l’installation de mes terminaux – c’est quand même cette personne qui était là pour me cueillir à l’aéroport – le plus rapidement possible. Nous avons donc convenu ensemble que je donnerais mon cours le soir même pour être certain que je sois encore là pour le donner. Les gens de ce coin de pays, en plus de parler un drôle d’anglais qui me rappelle vaguement un accent « British » dont j’ai déjà parlé n’ont pas tout à fait la même notion du temps que par chez nous dans le village. Le temps passe et c’est comme cela. Ils ne tentent pas de le ratrapper comme nous pouvons si innocemment le tenter par chez nous. C’est un peu plus cool je crois. Après mon installation, je suis retourné au Misty river motel où en plus du motel, on retrouve aussi le resto de la place ainsi que le bar et probablement d’autres services dont je n’ai point osé demander s’ils existaient. J’ai tenté de faire une petite sieste question de me donner un peu d’énergie pour ce cours du soir que je m’en allais donner à des « Brits » de Chevery. Je vous ai mentionné le drôle d’anglais parlé là-bas? Dites-vous que c’est un peu la même chose pour le français. De plus, ils n’hésitent pas à mélanger tout cela dans la même phrase. Vraiment un beau cocktail que ces conversations qu’on peut entendre au centre d’achats. C’est vrai, il n’y a même pas de centre d’achats là-bas. Je suis allé donner mon cours qui a bien été, soit dit en passant Et par la suite, je me suis garoché dans le noir parce que, me semble qu’il fait beaucoup plus noir là-bas que sur Papineau je trouve. Comment on dit cela plus noir que noir? Anyway, j’ai marché de chez le client jusqu’au motel qui est aussi pourvu d’un bar comme je vous le disais pour vérifier si MES CANADIENS faisaient quand même bien malgré mon éloignement. De plus, mon chum Sylvain qui ne s’appelle pas tellement Sylvain m’attendait de pied ferme parce que, lui n’était pas encore rendu à destination et avait bien le goût de prendre une bière lui aussi. Nous nous sommes donc dirigés comme de joyeux lurons vers ledit bar. Un choc. Les gars présents n’écoutaient même pas le hockey, ils jouaient aux dards. Quel crime de lèse-majesté! On s’est donc installé au bar et avons poliment demandé au barman (Pete) s’il avait RDS sur son gramophone. Rdquoi qu’il m’a demandé dans son meilleur anglais parce que j’étais comme un étranger pour lui encore à ce moment. J’ai donc dû lui expliquer que je désirais voir les Canadiens à la tivi. Une précision s’impose. Là-bas, l’équipe de l’heure ce sont les Maple Leafs de Toronto. Nous allons leur pardonner cet écart puisqu’ils viennent de loin. On a donc trouvé le match ou ce qu’il en restait sur Sportsnet. C’était correct pour moi, d’autant plus que Pete ne mettait pas de son à son gramophone puisque le son qui nous venait aux oreilles était de la magnifique musique country. Oui, vous n’avez pas mal lu. Une game des Canadiens au son du country. Hi Ha!!! Ils ont quand même gagné mais entre-temps mon nouveau chum sylvain et moi avons eu le temps de se faire d’autres nouveaux amis. Freeman – je ne savais pas que ça pouvait être un prénom puisque le seul Freeman que je connaisse est Morgan et qu’il ne vient pas du tout de la basse côte – vient de la côte lui. Il est technicien pour Telus et sympatique en plus. Il y avait aussi Gervais – encore une fois un nom de famille placé au début du nom de même, ça surprend un peu, mais bon – qui est un bon vivant aimant bien la vie et ses à-côtés mais surtout ses à-côtés. Le troisième s’appelait et doit encore s’appeler ainsi; Junior. Assez original, hein? Faut le pardonner, c’est un vrai newfie. Il s’agit d’ailleurs d’un de ses deux nicknames, l’autre étant bitch. Je ne suis pas allé plus à fond dans ma recherche sur le sujet, désolé. Le dernier du quatuor c’était Pete le barman qui ne parlait pas beaucoup, ni en anglais ni en français mais qui riant de toutes les niaiseries qu’elles soient dans l’une ou l’autre des deux langues officielles. Les quatre jouaient donc aux dards et avaient bien que mon collègue et moi nous mettions en marche nous aussi vers le summum des activitées de la place comme eux le faisaient si bien. Nous avons bien joué quelques parties mais je ne crois pas que je vais devenir un adepte. Sylvain non plus je pense. Pouvez-vous imaginer qu’il faut compter des points à ce jeu? Ils ont même des petits tableaux électroniques pour les compter, un peu comme aux quilles. Sylvain est allé faire dodo, je l’ai suivi peu de temps après. Pour ce qui des autres locaux, je ne sais trop mais j’ai entendu dire qu’ils ont fermé la place.
Ce matin, après avoir paqueté mes trucs qui devaient revenir par ici, j’étais « full » motivé à revenir en ville. Mon vol, initialement prévu pour 16h00 et qui avait été changé pour 16h30 était maintenant rendu à 17h50. Soyons positifs que je me suis dis, j’ai encore du temps pour me rendre à 7-Iles pour ma connexion avec le vol pour Montréal. On est finalement partis à 18h15 (heure locale). J’étais un peu nerveux mais pas trop quand même. Nous sommes débarqués à 7-Iles à 19h00 et ma connexion était à 19h30. Tout semblait OK. C’est au comptoir de Air Labrador que j’ai déchanté lorsque la madame m’a dit en me voyant : « Bonsoir monsieur Balleux ». Shiiit que je me suis dit, comment me connaissait-elle déjà? Je n’avais encore dit aucune niaiserie. Elle se souvenait du moi du mercredi précédent et de plus, nous n’étions que deux de ce vol à poursuivre jusqu’à montréal. L’autre étant un éminent médecin polonais. J’imagine qu’il était éminent parce qu’il parlait pas mal fort et de plus avec l’accent, je crois que c’était polonais ou quelque chose de semblable provenant de ce coin. On était même pas en retard parce que l’appareil qui était censé nous ramener en terre promise était cloué au sol de la Capitale à cause d’un bris mécanique. Je n’étais même pas surpris. Après la semaine qui venait de s’écouler, le contraire m’aurait drôlement étonné. Je suis donc ici à relater ces événements avec un léger sourire en coin parce que je commence à peine à décompresser même si je ne suis pas encore rendu. Il reste à passer l’épreuve de demain qui consiste à aller prendre un autre avion d’Air Labrador pour me rendre jusqu’à PET. J’ai confiance.
Mon prochain blog devrait s’écrire de Montréal. Si ce n’est pas du positivisme cela!
Alain
mercredi 19 novembre 2008
La patience est de mise
Ce matin, debout à 04h00. On part pour la basse Côte – lire basse Côte nord – comme ils disent par là-bas. Détail très intéressant, je n’aurai pas à me taper le traffic sur le Métropolitain à cette heure, quel bonheur! J’avais tenté de m’endormir tôt hier soir pour compenser. Il n’y a rien de pire que de se coucher tôt pour compenser. En tout cas, dans mon cas. J’ai joué un peu à la pitoune! Pis tourne d’un bord pis tourne de l’autre! Ça ne devait pas faire trop longtemps que je ne tournais plus lorsqu’un des deux yeux s’est ouvert pour regarder le réveil qui lui disait comme cela, tout bonnement, 03h58 et que mon cerveau lui a répondu tout de go : « Es-tu malade? Je viens à peine d’arrêter de tourner. » Nécoutant donc que mon courage, je me suis levé pour entreprendre cette rude journée qui m’attendait mais que je ne croyais pas si pénible à passer ce matin à 04h00. Je suis donc arrivé à PET vers 05h00. Bon, peut-être seulement 04h45! Je me suis dirigé vers le comptoir d’Air Labrador – non je ne parle pas de la bière – pour constater que j’y étais bien avant le « staff ». Soyons donc un peu patient que je me suis dit en ne sachant pas que je me répéterais cette toune une bonne partie de la journée. Le gars que nous appellerons Bill parce que c’est la première idée qui me vient à l’esprit et que, contrairement aux gens d’Air Canada qui porte fièrement une pancarte qui dit en plus de leur nom, le fait qu’ils sont supposés être bilingue mais ça j’en ai déjà parlé auparavant, lui n’avait pas de pancarte au cou pour s’identifier, s’est finalement souvenu qu’il travaillait et s’est pointé d’un pas plutôt labradorien je dirais.
Je suis ensuite passé par la sécurité qui elle aussi s’était donné le mot d’ordre du jour : « Éprouvons la patience d’Alain! » parce qu’il y avait deux bonshommes en entrainement qui vérifiait si j’étais un terroriste. Eux autres aussi c’était écrit dans leur cou. Un autre file d’attente au Tim pour ma paire de toasts et mon très grand café et ça y était presque. Je suis finalement arrivé à la porte 12 seulement dix minutes avant l’heure officiellement prévue… pour l’attente. On était 4 à l’embarquement. Il y avait donc ben de la place entre Montréal et la Capitale. Pas les galeries mais la ville, on s’entend. À Québec, ça s’est pas mal remplit. Enfin pas vraiment plein mais assez pour que je doive changer de place pour pouvoir profiter pleinement de mon double siège tranquille. Je me suis donc retrouvé au siège 2C mais aussi avec une vbelle senteur de fond de tonne qui accompagnait, elle, un gentil monsieur que nous appellerons Guy parce que c’est court et que ça se tape rapidement sur le clavier. Guy avait donc probablement festoyé la veille ou bedon il festoie sur une base régulière parce que figurez-vous donc que j’ai eu l’occasion d’en reparler avec Caroline et Sylvain – qui sont toujours des noms fictifs – et que la théorie de la régularité – pas les All Bran – dans le cas de Guy s’applique possiblement. Rien n’a toutefois été vérifié scientifiquement mais le nez fait souvent très bien le travail sans aucune étude exhaustive pour l’appuyer. Je vous fais aussi grâce des autres odeurs dont nous avons aussi bénéficié considérant que certaines personnes liront probablement ces lignes très tôt demain matin. Toujours est-il qu’à Québec, le départ a été retardé parce qu’il manquait du « vent » dans un des pneus. C’est ce que la madame qui parlait dans son téléphone de travers et qui s’appelait Marie-Hélène nous a dit en tout cas. Du vent! On a donc passé une bonne demie-heure à constater que le vent avait surtout été appliqué avec une « patch » -- on ne parle pas d’un produit Microsoft pour ceux ou celles qui auraient eu de mauvaises idées à ce sujet – et de la colle mais bon, pour le moment on n’en faisait pas trop de cas. On repart donc vers l’aventure et surtout pour Sept-Iles, la prochaine destination. Un bon vent de dos fait qu’on n’a pratiquement pas pris de retard, donc plus de temps à attendre là-bas. On est arrivé en sol sept-ilois si je peux m’exprimer ainsi, vers 09h30 et mon départ pour Natashquan – Chevery devait s’ébranler à 11h20. L’avion dans lequel j’étais devait poursuivre jusqu’à Wabush. Il ne l’aura jamais fait puisqu’à l’heure actuelle, il est probablement encore « parqué » sur la piste d’atterrissage au loin. À un moment donné, on aperçoit les gens qui étaient restés à bord dudit appareil entrer dans le le terminal l’air penaud. Si j’avais su à ce moment que j’aurais cet air un peu plus tard, j’aurais probablement un peu moins souris quand je les ai vus. Leur avion qui n’était plus le mien avait maintenant deux « flats ». Chanceux tu dis, le gars! Une chance que je n’allais pas à Wabush. Chanceux oui et non puisque ces derniers nous ont littéralement subtilisé notre appareil pour se rendre à bon port. « À tous les voyageurs du vol 8322 en partance pour Natashquan, le vol est retardé à 13h00. Je vais attendre un peu que je me dis. On apprend un peu plus tard que nous prendrons cet appareil lorqu’il reviendra de Wabush. Entre-temps, on apprend aussi qu’il ne fait pas très beau à Natashquan et compagnie et que c’est supposément pour cela que nous ne partons pas immédiatement. « Patience et longueur de temps valent mieux que… je ne me souviens plus réellement du reste de la maxime mais je crois que tout le monde l’a pognée. Le vol est maintenant retardé jusqu’à au moins 15h30. Vers 15h00, l’appareil qu’on attend de Wabush réapparaît dans le beau ciel bleu de Sept-Iles. Mauvaise nouvelle toutefois, il ne nous est plus destiné parce qu’il retourne à Montréal. Je commence à être un peu moins patient mais à peine!
Pour se désennuyer lors de situation semblable, les gens qui attendent peuvent facilement devenirnos meilleurs amis ou les pires. Parlez-en à Caroline. Je ne vous ai pas présenté Caroline, hein? J’ai rencontré un ptit couple de Lévis qui ne se connaissait même pas au début de la journée mais qui venait de la même place. Nous les appellerons Caroline et Sylvain mais n’allez surtout pas croire que ce sont leurs vrais noms. Caroline est dans le domaine de la santé pour ne pas trop préciser et Sylvain, qui ne connaît pas beaucoup Caroline pour le moment quoique du même patelin, est dans le domaine des télécommunications. C’est assez vague aussi comme description mais c’est mieux ainsi. Il y a aussi eu Paul qui ne s’appelle pas Paul mais vous savez pourquoi et qui vient du coin et qui semble avoir de la parenté tout le long de la Côte. Ça fait que… on a jasé en masse. De grâce, ne me demandez surtout pas de détails à ce sujet car j’ai promis de ne pas trop en mettre sous peine de représailles judiciaires. C’est même pas vrai! C’est vers 16h00 que le vol a été annulé officiellement. On s’est donc tous organisé pour se rendre au village, pardon la ville, pour se trouver logis et boustifaille. Il n’y a rien qu’un St-Hub ne peut pas régler dans cette matière. On a encore jasé. Je connais donc maintenant des gens de Matane, Lévis, St-Rédempteur, St-Nicolas, St-donat, Tête-à-la-Baleine, Blanc-Sablon et j’en passe. Pour ce qui est des noms de villes et villages, ils sont vrais et même pas fictifs.
Je suis donc à écrire ces lignes à Sept-Iles dans une chambre d’hôtel en attendant demain matin 06h00 pour le nouveau départ de ce voyage. Je reviendrai chez moi seulement vendredi soir tard tard au lieu de jeudi soir tard ordinaire. J’espère seulement que le Misty River Motel de Chevery a le câble et que surtout, il a RDS dans son câble parce que demain soir c’est probablement tout ce que j’aurai à faire : regarder le match.
Dans le carnet
On parle dossier familial ici. Notre 5 ans de Marilou a réussi à me faire blanchir un peu les cheveux la semaine dernière. Que ceux ou celles qui sourit parce qu’ils ne croient pas que cette chose rose sur ma tête puisse encore blanchir se rétracte le sourire immédiatement. Il m’en reste au moins … trois. On était donc au cinéma pour voir Madagascar 2 parce qu’il mouillait et que ça nous tentait tous les trois de voir ce chef-d’œuvre cinématographique et on attendait que la représentation débute. Marilou, comme toujours bougeait et ne restait pas tellement en place quoique, parquée entre nous deux elle ne pouvait pas tellement aller loin. Quelques sièges plus loin, une autre petite famille constituée d’une maman, d’un papa – je ne leur ai pas demandé leur passeport mais disons que c’était des parents – et un fiston d’à peu près l’âge de Marilou qui ne restait pas tellement en place lui non plus. Jusqu’ici, rien de grave, tout va bien. À un moment, Marilou se rapproche de nous et nous chuchote : « Est-ce que j’ai les joues rougies? » C’est un peu sombre dans le cinéma mais je me demande surtout pourquoi elle me demande cela. « Pourquoi tu dis cela Marilou? » Parce que je suis amoureuse qu’elle me répond avec son plus beau sourire. 5 ans! Je trouve cela un peu vite. On m’avait dit de me préparer à l’adolescence, que ce ne serait pas nécessairement facile mais quand même! 5 ans.
À ce jour, il n’y a pas eu de suite à cette aventure. En tout cas, à ce que je sache. Étant à 1200 kilomètres de mon port d’attache, il me serait difficile de l’affirmer mais j’y crois et c’est ce qui compte pour le moment.
Ma blonde m’a aussi fait part de ce qu’elle voulait pour Noël et j’ai cru bon lancer un appel à tous pour résoudre mon problème. Je ne sais si c’est la venue prochaine du salon des métiers d’art ou le fait que je sois un peu dans le bois mais ce qu’elle voudrait c’est une « sacoche gossée dans de l’écorce d’érable ». Je n’en ai pas vu au Wal-Mart. Moi qui croyais qu’on pouvait trouver n’importe quoi dans ce truc d’américain! Si quelqu’un a une suggestion, je suis ouvert.
On s’en reparle, hein?
Alain
Je suis ensuite passé par la sécurité qui elle aussi s’était donné le mot d’ordre du jour : « Éprouvons la patience d’Alain! » parce qu’il y avait deux bonshommes en entrainement qui vérifiait si j’étais un terroriste. Eux autres aussi c’était écrit dans leur cou. Un autre file d’attente au Tim pour ma paire de toasts et mon très grand café et ça y était presque. Je suis finalement arrivé à la porte 12 seulement dix minutes avant l’heure officiellement prévue… pour l’attente. On était 4 à l’embarquement. Il y avait donc ben de la place entre Montréal et la Capitale. Pas les galeries mais la ville, on s’entend. À Québec, ça s’est pas mal remplit. Enfin pas vraiment plein mais assez pour que je doive changer de place pour pouvoir profiter pleinement de mon double siège tranquille. Je me suis donc retrouvé au siège 2C mais aussi avec une vbelle senteur de fond de tonne qui accompagnait, elle, un gentil monsieur que nous appellerons Guy parce que c’est court et que ça se tape rapidement sur le clavier. Guy avait donc probablement festoyé la veille ou bedon il festoie sur une base régulière parce que figurez-vous donc que j’ai eu l’occasion d’en reparler avec Caroline et Sylvain – qui sont toujours des noms fictifs – et que la théorie de la régularité – pas les All Bran – dans le cas de Guy s’applique possiblement. Rien n’a toutefois été vérifié scientifiquement mais le nez fait souvent très bien le travail sans aucune étude exhaustive pour l’appuyer. Je vous fais aussi grâce des autres odeurs dont nous avons aussi bénéficié considérant que certaines personnes liront probablement ces lignes très tôt demain matin. Toujours est-il qu’à Québec, le départ a été retardé parce qu’il manquait du « vent » dans un des pneus. C’est ce que la madame qui parlait dans son téléphone de travers et qui s’appelait Marie-Hélène nous a dit en tout cas. Du vent! On a donc passé une bonne demie-heure à constater que le vent avait surtout été appliqué avec une « patch » -- on ne parle pas d’un produit Microsoft pour ceux ou celles qui auraient eu de mauvaises idées à ce sujet – et de la colle mais bon, pour le moment on n’en faisait pas trop de cas. On repart donc vers l’aventure et surtout pour Sept-Iles, la prochaine destination. Un bon vent de dos fait qu’on n’a pratiquement pas pris de retard, donc plus de temps à attendre là-bas. On est arrivé en sol sept-ilois si je peux m’exprimer ainsi, vers 09h30 et mon départ pour Natashquan – Chevery devait s’ébranler à 11h20. L’avion dans lequel j’étais devait poursuivre jusqu’à Wabush. Il ne l’aura jamais fait puisqu’à l’heure actuelle, il est probablement encore « parqué » sur la piste d’atterrissage au loin. À un moment donné, on aperçoit les gens qui étaient restés à bord dudit appareil entrer dans le le terminal l’air penaud. Si j’avais su à ce moment que j’aurais cet air un peu plus tard, j’aurais probablement un peu moins souris quand je les ai vus. Leur avion qui n’était plus le mien avait maintenant deux « flats ». Chanceux tu dis, le gars! Une chance que je n’allais pas à Wabush. Chanceux oui et non puisque ces derniers nous ont littéralement subtilisé notre appareil pour se rendre à bon port. « À tous les voyageurs du vol 8322 en partance pour Natashquan, le vol est retardé à 13h00. Je vais attendre un peu que je me dis. On apprend un peu plus tard que nous prendrons cet appareil lorqu’il reviendra de Wabush. Entre-temps, on apprend aussi qu’il ne fait pas très beau à Natashquan et compagnie et que c’est supposément pour cela que nous ne partons pas immédiatement. « Patience et longueur de temps valent mieux que… je ne me souviens plus réellement du reste de la maxime mais je crois que tout le monde l’a pognée. Le vol est maintenant retardé jusqu’à au moins 15h30. Vers 15h00, l’appareil qu’on attend de Wabush réapparaît dans le beau ciel bleu de Sept-Iles. Mauvaise nouvelle toutefois, il ne nous est plus destiné parce qu’il retourne à Montréal. Je commence à être un peu moins patient mais à peine!
Pour se désennuyer lors de situation semblable, les gens qui attendent peuvent facilement devenirnos meilleurs amis ou les pires. Parlez-en à Caroline. Je ne vous ai pas présenté Caroline, hein? J’ai rencontré un ptit couple de Lévis qui ne se connaissait même pas au début de la journée mais qui venait de la même place. Nous les appellerons Caroline et Sylvain mais n’allez surtout pas croire que ce sont leurs vrais noms. Caroline est dans le domaine de la santé pour ne pas trop préciser et Sylvain, qui ne connaît pas beaucoup Caroline pour le moment quoique du même patelin, est dans le domaine des télécommunications. C’est assez vague aussi comme description mais c’est mieux ainsi. Il y a aussi eu Paul qui ne s’appelle pas Paul mais vous savez pourquoi et qui vient du coin et qui semble avoir de la parenté tout le long de la Côte. Ça fait que… on a jasé en masse. De grâce, ne me demandez surtout pas de détails à ce sujet car j’ai promis de ne pas trop en mettre sous peine de représailles judiciaires. C’est même pas vrai! C’est vers 16h00 que le vol a été annulé officiellement. On s’est donc tous organisé pour se rendre au village, pardon la ville, pour se trouver logis et boustifaille. Il n’y a rien qu’un St-Hub ne peut pas régler dans cette matière. On a encore jasé. Je connais donc maintenant des gens de Matane, Lévis, St-Rédempteur, St-Nicolas, St-donat, Tête-à-la-Baleine, Blanc-Sablon et j’en passe. Pour ce qui est des noms de villes et villages, ils sont vrais et même pas fictifs.
Je suis donc à écrire ces lignes à Sept-Iles dans une chambre d’hôtel en attendant demain matin 06h00 pour le nouveau départ de ce voyage. Je reviendrai chez moi seulement vendredi soir tard tard au lieu de jeudi soir tard ordinaire. J’espère seulement que le Misty River Motel de Chevery a le câble et que surtout, il a RDS dans son câble parce que demain soir c’est probablement tout ce que j’aurai à faire : regarder le match.
Dans le carnet
On parle dossier familial ici. Notre 5 ans de Marilou a réussi à me faire blanchir un peu les cheveux la semaine dernière. Que ceux ou celles qui sourit parce qu’ils ne croient pas que cette chose rose sur ma tête puisse encore blanchir se rétracte le sourire immédiatement. Il m’en reste au moins … trois. On était donc au cinéma pour voir Madagascar 2 parce qu’il mouillait et que ça nous tentait tous les trois de voir ce chef-d’œuvre cinématographique et on attendait que la représentation débute. Marilou, comme toujours bougeait et ne restait pas tellement en place quoique, parquée entre nous deux elle ne pouvait pas tellement aller loin. Quelques sièges plus loin, une autre petite famille constituée d’une maman, d’un papa – je ne leur ai pas demandé leur passeport mais disons que c’était des parents – et un fiston d’à peu près l’âge de Marilou qui ne restait pas tellement en place lui non plus. Jusqu’ici, rien de grave, tout va bien. À un moment, Marilou se rapproche de nous et nous chuchote : « Est-ce que j’ai les joues rougies? » C’est un peu sombre dans le cinéma mais je me demande surtout pourquoi elle me demande cela. « Pourquoi tu dis cela Marilou? » Parce que je suis amoureuse qu’elle me répond avec son plus beau sourire. 5 ans! Je trouve cela un peu vite. On m’avait dit de me préparer à l’adolescence, que ce ne serait pas nécessairement facile mais quand même! 5 ans.
À ce jour, il n’y a pas eu de suite à cette aventure. En tout cas, à ce que je sache. Étant à 1200 kilomètres de mon port d’attache, il me serait difficile de l’affirmer mais j’y crois et c’est ce qui compte pour le moment.
Ma blonde m’a aussi fait part de ce qu’elle voulait pour Noël et j’ai cru bon lancer un appel à tous pour résoudre mon problème. Je ne sais si c’est la venue prochaine du salon des métiers d’art ou le fait que je sois un peu dans le bois mais ce qu’elle voudrait c’est une « sacoche gossée dans de l’écorce d’érable ». Je n’en ai pas vu au Wal-Mart. Moi qui croyais qu’on pouvait trouver n’importe quoi dans ce truc d’américain! Si quelqu’un a une suggestion, je suis ouvert.
On s’en reparle, hein?
Alain
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